Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Président de la Région du Loh Djiboua.

Le journal "Leccoonline", dans sa parution du samedi 25 juillet 2015, écrivait un article ainsi intitulé: "Les Ivoiriens seront aidés directement dans leur pays d'origine". En effet, l'article du journal "Leccoonline" fait suite à la tournée du Ministre Zakpa Koménan Tchekoura Rolland, Président du Conseil Régional du Loh-Djiboua, en Europe, plus précisément en France, en Italie, en Allemagne et en Allemagne, afin de conclure des protocoles d'accords pour le développement de sa région et, partant, de la Cote d'Ivoire. Le Doyen des Communautés Ivoiriennes d'Italie, le grand frère Raymond Lobé, retrace ici les points positifs qui ont marqué la réussite du fructueux séjour du Ministre Zakpa Komenan.

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Située au Centre-Ouest de la Cote d'Ivoire, la Région du Loh-Djiboua, peuplée à l'origine par le peuple Djiboua dont la langue est le "Dida", a pour chef-lieu la ville de Divo. Comptant environ 1.024.376 habitants sur une superficie de 10.650 km2, elle comprend: 

● 3 départements qui sont: Divo, Lakota et Guitry;

● 10 sous-préfectures fonctionnelles;

● 5 communes fonctionnelles;

● 20 cantons;

● 203 villages;

● 4.753 campements.

L'objet de la visite du Ministre Zakpa Koménan est de «repenser l'agriculture ivoirienne en général et celle d Loh-Djiboua en particulier».

Il est question pour le Ministre de «changer de paradigme pour toutes les activités agricoles, passer du principe "Production - Commercialisation" à celui de "Recherche - Production - Formation - Transformation - Commercialisation».

Pour réaliser ces objectifs, le Ministre compte:

◙ construire une université des Sciences Agricoles;

◙ encadrer les agriculteurs pour passer d'une agriculture extensive à une agriculture intensive;

◙ mettre à la disposition de la population locale des plants sélectionnés;

◙ motiver la population en général et la jeunesse en particulier à s'intéresser à l'agriculture, en créant des plantations clés en main pour 1000 jeunes;

◙ faire bénéficier d'un encadrement technique, financier et commercial aux femmes dans le vivrier;

◙ créer et construire:

● des firmes agro-industrielles;,

● un marché régional de gros moderne à Divo;

● des marchés de gros dans les grands centres de production agricole;

● un marché du bétail;

● un centre de formation de 12.000 jeunes sur les techniques culturales du riz;

◙ assurer la sécurité alimentaire des habitants de la région et la Cote d'Ivoire, à travers un fond de financement pour la culture du riz et du mais;

◙ procurer des revenus décents et réguliers à nos populations rurales en permettant la formation des jeunes et des femmes sur les techniques culturales de production.

Le Ministre Zakpa Komenan, initiateur de la "politique du concret", n'a pas que des objectifs à atteindre, il a également des projets en cours, à savoir:

◙ 22.000 hectares de terre arable disponible pour créer des plantations industrielles et modernes;

◙ une société coopérative agricole, l'USOCEALD COOP CA (Union des Sociétés Coopératives et Exploitants Agricoles du Loh-Djiboua), regroupant 7 départements repartis en cultures pereenes, cultures maraichères, cultures vivrières, ressources halieutiques, ressources animales, horticulture et ressources forestières.

◙ une ferme agricole avec la technique hors sol, en collaboration avec des partenaires israéliens (CHAMP ECOLE LOH-DJIBOUA, Africulture moderne, un modèle de développement durable).

Au cours de son séjour italien, le Ministre a conclu avec la crème des industriels italiens, des protocoles d'accords sous la dénomination "New Building Technology", et relatifs à:

◙ la construction d'une usine de traitements d'ordures ménagères, industrielles et électroniques;

◙ la construction de 6.000 logements sociaux;

◙ le jumelage de la Lombardie et du Loh-Djiboua;

◙ la construction d'une université agraire aux techniques innovantes.

A la conclusion des protocoles d'accords, le Ministre a exprimé sa satisfaction totale: «Nous n'aurons plus de villages mais des villes à part entière dans le Loh-Djiboua. Nos compatriotes vivront chez nous comme l'on vit en Europe. Il ne leur manquera rien dans leur logement, Nous avons tout prévu, des installations d'eau chaude pour ceux qui en veulent, des splits de climatisation jusqu'à l'énergie renouvelable et enfin du matériel flambant neuf de dernière génération. En réalité, nos parents n'auront plus à envier ceux qui vivent en Europe et éviteront de penser que le bien-etre est seulement en Europe. Plaise à Dieu que le rendez-vous de novembre soit également productif".

Raymond Lobé 

RENCONTRE DU MINISTRE ZAKPA KOMENAN  AVEC LE SECRETAIRE PROVINCIAL DE LA LIGUE DU NORD, FLAVIO NOGARA, DANS LE CADRE DU  PROJET:  "AIDER LES IVOIRIENS CHEZ EUX"

Le samedi 25 juillet 2015, s'est tenue dans un bar de la Calolziocorte (Province de Lecco), une rencontre informelle entre Messieurs Flavio Nogara (Secrétaire provincial de la Ligue du Nord), Paolo Arrigoni (Sénateur de la Ligue du Nord) et le Ministre Zakpa Komena  Tchekoura Rolland (Président du Conseil Régional de l'une des régions les plus importantes de la Cote d'Ivoire, le Loh-Djiboua).

Cette rencontre avait pour but de créer un cadre d'échanges sur le développement économique régional, à l'aide de ressources agricoles.

Dans ses propos liminaires, le Secrétaire provincial de la Ligue du Nord, M. Flavio Nogara, a affirmé: «Nous avons compris les idées fondamentales que la Cote d'Ivoire recherche pour son développement et ce que la Région Lombardie peut faire pour l'aider.  A partir de ce contact, la Ligue du Nord veut signifier à tous qu'elle représente un mouvement politique qui travaille pour une coopération internationale en collaboration directe et permanente avec des associations humanitaires, notamment "UMANITARIA PADANA et COPAM, qui ont pour objecyif d'aider les pays pauvres à partir de leur espace terrestre, car nous croyons que développer un cadre économique dans ces pays est le seul moyen, un gage de respect vis-à-vis d'eux et reste l'une des meilleures solutions pour les deux parties. Notre souhait c'est de créer des emplois chez eux afin de contribuer à l'enrayement de l'immigration incontrolée».

Le ministre Zakpa Komenan Tchekoura Rolland, en réponse aux propos de son interlocuteur, a soutenu: «Nous avons une région agricole et très riche où l'on cultive le cacao, le café et la banane mais nos techniques culturales restent moyenageuses et rudimentaires. Pour rémédier à cette situation, nous sommes venus nous inspirer des techniques agricoles de Lombardie afin de muer notre agriculture, d'une agriculture extensive en agriculture intensive et d'avant-garde. Au delà de l'intensification de la production de notre agriculture, nous désirons fournir une instruction adéquate à notre jeunesse, créer des emplois, construire des logements sociaux et améliorer les confitions de vie de nos concitoyens. La réalisation de ces objectifs empechera l'exode rural et l'immigration clandestine, a contrario, elle fournira la main d'oeuvre nécessaire pour notre développement parce que nos parents n'auront plus à envier ceux qui vivent en Europe et éviteront de penser que le bien-etre est seulement en Europe. Nous avons tout prévu».

En guise de conclusion, le Secrétaire provincial de la Ligue du Nord a assuré au Ministre qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir afin que leur initiative se traduise en réalité.

Lecconotizie.com

Jusqu'au mardi 30 juin 2015 - Dernier délai! 

L’ivoirien vivant à l’étranger peut présenter, pour son inscription sur la liste électorale, sa Carte Nationale d’Identité ou le certificat de nationalité ou le Passeport biométrique ou la Carte Consulaires. 

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES 

Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité;

Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’établissement de la liste électorale.

En application du Code électoral qui prescrit la mise à jour périodique de la liste électorale pour tenir compte des mutations intervenues dans le corps électoral, le présent décret fixe les modalités de la révision de la liste électorale en vue des échéances électorales prochaines.

Ainsi, ce décret précise que pour les élections générales de 2015, la liste électorale est établie sur la base de la liste électorale de 2010. 

L’inscription des nouveaux électeurs et la révision de la liste électorale se dérouleront du 1er au 30 juin 2015, sous l’autorité et la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante (CEI). 

Aussi, il est rappelé que tout Ivoirien âgé de 18 ans au moins, remplissant les conditions pour être électeur, est tenu de se présenter en personne, muni de sa Carte Nationale d’Identité (CNI) ou d’un certificat de nationalité ivoirienne, pour s’inscrire sur la liste de la circonscription électorale de son choix, s’il y a son domicile ou sa résidence ou des intérêts économiques ou sociaux. 

IMPORTANT: L’ivoirien vivant à l’étranger peut présenter, pour son inscription sur la liste électorale, sa Carte Nationale d’Identité ou le certificat de nationalité ou le Passeport biométrique ou la Carte Consulaires. Un de ces documents est suffisant.

La littérature et la lecture comme outils d'épanouissement culturel! 

«Les Amis de Sada Kane», du nom du célèbre et apprécié "Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial", est une Association à vocation internationale pour la littérature, le livre, la culture en général, le savoir et contre l'illettrisme, sans distinction d'origine, de religion et de couleur. L'Association est ouverte à tous et à toutes celles qui en partagent les idéaux. Votre journal "Africa Nouvelles" a échangé avec le président de l'Association, l'écrivain Majid Ba, qui a bien voulu accorder cette interview à bâtons rompus, dans laquelle il illustre l'historique, les objectifs, les activités menées et les actions futures de l'Association qu'il a l'honneur de diriger, ainsi que la portée universelle de cette belle initiative culturelle.

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Vous êtes le président de l’Association «Les Amis de Sada Kane». Depuis quand est-elle née et pouvez-vous faire un historique de sa création? 

Toute cette histoire est née de ma rencontre avec Sada Kane, en mars 2013. En visite au Sénégal, j’ai eu l’honneur d’être invité par Sada dans son émission «Impressions». J’ai été charmé et séduit par ses qualités humaines, son humilité, sa simplicité et surtout par sa générosité. C’était la première fois que je le rencontrais même si pendant plus de vingt-cinq ans, je le suivais à travers ses émissions littéraires telles que  «Regards» sur la RTS. C’est pour moi le Bernard Pivot africain, un Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial. C’est ainsi qu’à mon retour à Paris, j’ai eu cette idée de lui rendre hommage pour tout ce qu’il a fait pendant 36 ans pour la culture en générale et la littérature en particulier. Je me suis dit qu’il méritait cette reconnaissance de son vivant. J’ai créé la page et je lui en ai parlé après. Il était ravi. Le projet d’association est né le 26 juillet 2014 lors de mon passage à Dakar. Nous nous étions rencontrés avec les membres actifs de la page facebook et Sada Kane souhaitait nous recevoir chez lui.  J’ai proposé l’idée de créer un bureau et d’avancer. Nous étions une dizaine. J’ai été désigné comme le président, car c’est moi qui avais créé et qui animais la page facebook "Les Amis de sada Kane", depuis une dizaine de mois. 

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Combien de membres compte l’Association et qu’elle est son étendue géographique et sa structure organisationnelle? 

Là-dessus, il faut différencier les membres actifs (qui ont leur carte d’adhésion) de ceux qui sont des "amis" (qui publient régulièrement des poèmes et des notes de lecture sur la page «Les Amis de Sada Kane»). Donc, comme membres actifs nous sommes une vingtaine à travers le monde. Sinon, nous sommes 1100 amis. Et tous les jours, je reçois en moyenne 5 à 10 demandes.

L’association a vocation internationale et ouverte à toutes les personnes qui aiment la littérature. Nous avons des représentants aux USA: New-York, Ousmane Touré et Birmingham, Alabama, Aissatou Sy. En Italie, Saloum Baro, à Paris un bureau avec Marianne Essantialité (chargée de la communication), Amadou Bâ (en charge des affaires littéraires et les relations avec les institutions), Souleymane Condé (organisation et pédagogie), Fatimata Dème (alphabétisation) et Mandoumbé Diouf (culture et affaire scolaire).   

A Dakar, il y a le bureau central avec comme Président d’honneur Sada Kane, un président, une vice- présidente, trésorière, une secrétaire générale et son adjoint, une commissaire au compte et son adjoint. Au-delà du bureau, des délégations comme chargé de la pédagogie,  de la culture, de la communication et des relations extérieures ont été créées.  

Quels sont les objectifs de l’Association et les activités principalement menées? 

Notre objectif premier est de promouvoir la littérature auprès des jeunes écoliers sénégalais. Leur faciliter les moyens d’accès à la littérature, leur donner le goût à la lecture, à l’ouverture culturelle par le Livre. Hors aujourd’hui, nos gamins ne lisent plus. Peut-être parce qu’on ne leur donne pas les chances ou parce que lire un livre est devenu inaccessible pour eux. Notre objectif est de «Libérer les livres», «faciliter l’accès à la lecture», venir en aide aux plus démunis, permettre à tous les enfants d’être instruits et de lutter contre l’illettrisme….etc. 

Quelles en sont les actions et les projets futurs? 

En trois mois, nous avons réussi d’abord à l’ouverture internationale en créant des antennes. D’autres suivrons bientôt telles que le Danemark, Norvège, Suède, Belgique, la Guinée Conakry. Nous restons ouverts à tout le monde. A Paris, en octobre dernier, nous avons organisé au Square du Temple une collecte de livres au profit des enfants du Sénégal. J’ai lancé un appel auprès de mes relations et connaissances pour recueillir des livres. Je viens de recevoir une quinzaine de cartons qui iront bientôt au Sénégal. Nous avons des projets ambitieux dans le futur. Par exemple, créer l’association en France selon le droit français, une bibliothèque bus-ambulante au Sénégal, des bibliothèques dans  les établissements des villages  sénégalais, la construction ou rénovation d’écoles dans les villages les plus reculés du Sénégal, faire connaitre des auteurs africains en France et inversement au Sénégal. Actuellement, le bureau de Dakar composé pour la plus part par des professeurs de littérature (Bity Kébé, Sakoura Diagne Syr, Anta Gassama, Ndèye Khadidiatou Dieng..) va cette année organiser des conférences et débats autour d’une œuvre en invitant l’auteur dans leur Lycée…Editer des recueils de poèmes de nos différents poètes. En partenariat avec des maisons d’éditions, nous comptons aussi éditer des élèves talentueux. Nous avons aussi l’idée de créer le Prix des amis de Sada kane avec un jury qui choisira le meilleur roman, poème, nouvelle… Enfin, des projets nous en avons plein. Mais nous allons lentement et sûrement. Réussir à ce que la culture et la littérature soient un vecteur de connexion humaine et mondiale… 

Quel est le rapport de l’Association avec le Sénégal et la Diaspora sénégalaise en particulier et africaine en général? 

Avec le Sénégal, le rapport de l’association est évident. Elle est née au Sénégal, œuvre pour   la littérature, c’est -à dire inciter et donner du goût à la lecture aux jeunes sénégalais. Le bureau central est basé au Sénégal. L’association est je peux dire à 95% destinée au Sénégal. Nous avons pu grâce aux cotisations et la vente des cartes, permettre à une élève en 3e (qui n’avait pas les moyens) de continuer ses études au collège afin de passer son brevet, en payant intégralement ses fournitures (cahiers, livres, sac et stylos…) cette l’année. Pour la Diaspora Sénégalaise et Africaine, le bureau parisien a prévu d’assister, d’orienter et faire des cours d’alphabétisation pour nos frères et sœurs qui ont des difficultés à parler ou à écrire la langue française, pour leur meilleure intégration dans la société française. Une fois de plus, l’Association est panafricaine, multiculturelle et mondiale autour de la littérature. Toute personne qui se reconnait dans ces idéaux est la bienvenue. 

On connait votre histoire personnelle brillamment illustrée dans votre livre «La sardine du Cannibale». En tant que président quel poids ont les expériences de votre vécu dans la conduction de l’Association? 

Peut-être que mon parcours m’a permis de constater les manques dans notre pays, en comparaison avec la France et d’essayer d’apporter des solutions. La chance que j’ai, c’est d’avoir de vraies personnes autour de moi qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes ambitions et les mêmes projets pour la littérature. Au sein du bureau, nous sommes avant tout amis et surtout une famille autour de la personnalité de Sada Kane. Ce qui compte pour moi, c’est comment arriver ensemble à ces objectifs que nous nous sommes fixés. Et l’équipe que j’ai actuellement, je sais que je  peux compter sur elle. Parce qu’on partage les mêmes valeurs humaines, de patriotisme pour le devenir de notre pays et surtout l’avenir de la nouvelle génération. 

Quels sont les critères pour pouvoir adhérer à l’Association? 

L’Association, comme je l’ai dit,  est à vocation internationale, multiculturelle, multiraciale, ouverte au monde de la littérature autour de Sada Kane. Pour être membre, il faut acheter la carte (10 euros) pour l’international), 3 et 1,50 euros pour les étudiants et élèves. Il y a aussi la carte pour les membres d’honneurs qui sont libres de donner le montant qu’ils veulent. 

Selon vous, à quel point est la culture africaine et quelles seraient vos recettes pour son meilleur épanouissement? 

Très sincèrement, je pense que l’Afrique en plus d’être le berceau de l’humanité, est un vivier culturel énorme mais mal exploité. Le continent a connu de grands écrivains, poètes et philosophes tels que Léopold Sédar Senghor, Amadou Hampathé Bâ, Cheikh Amidou Kane, Cheikh Anta Diop, Chinua Achébé, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ et tant d’autres. Cependant, malheureusement, je constate qu’elle est mal dirigée par ses ministres de tutelles qui ne savent et ne comprennent rien de la culture. Donc, elle est au point zéro. Prenons l’exemple du Sénégal: il y a 25 ans, dans toutes les régions, il y avait des salles de cinémas. Aujourd’hui, il n’y en a nulle part. Il est aussi regrettable qu’il n’y ait pas de bibliothèques municipales ou des CDI dans les établissements scolaires sénégalais. Pour un meilleur rayonnement de nos cultures, nous devons nous l’approprier, la vulgariser en allant à la source et surtout mettre des hommes de cultures à la tête et les moyens. Je pense qu’une vraie politique publique de la culture, bien menée pourrait être un vecteur de développement économique pour l’Afrique à l’image de la France.  Un être cultivé est un être ouvert au monde, aux savoirs et par la même un vecteur de développement. 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes d’aujourd’hui? 

Je ne pense pas qu’il y ait une recette miracle. Je leur dirais avant tout de se cultiver, s’instruire, de s’ouvrir culturellement et de beaucoup lire. Car la lecture est le seul moyen d’ouverture culturelle en vers le monde. Comme il est mentionné sur nos cartes de membres «Un homme qui lit en vaut deux». Qu’ils sachent aussi que la construction de leurs nations leur appartient s’ils veulent un réel changement.

Et enfin, nous rejoindre sur la page « Les Amis de Sada Kane » ou nous contacter par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Leçon de vie! 

Sobuj Khalifa, 33 ans, arrivé du Bangladesh en Italie, en 2008, sans un permis de séjour en poche, s'est jusqu'ici "arrangé", faisant le parking abusif, vendant  des parapluies les jours de pluie ou des fleurs aux couples dans le centre-ville de Rome. Son toit? Un pont! Et entre-temps, il envoie à sa famille au pays les maigres euros qu'il réussit à épargner.

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Mardi 12 mai après-midi, face à l'Ile Tibérine, Sobuj Khalifa a vu une femme se jeter dans le Tibre. Sans hésitation, il a plongé, l'a rejointe et l'a ramenée à la nage sur la rive.  Elle, une touriste israélienne de 55 ans, a été portée à l'hôpital tandis que lui, trempé jusqu'aux os, s'est retrouvé à la police, où a été découverte sa situation de sans-papier.

Mais un héros, ça ne se rapatrie pas! Ainsi donc, la "Questura" a décidé de récompenser le courage de Sobuj Khalifa par un permis de séjour pour motif humanitaire.

Le maire de Rome, Ignazio Marino également l'a appelé: «Je l'ai remercié pour son beau geste héroïque et humain. Je suis vraiment heureux que son action a été "récompensée" avec le permis de séjour». 

«J'ai appris à nager dans mon pays. Il y a la mer, mais aussi de nombreuses inondations tout le long de l'année. Ou tu nages ou tu crèves: le courant est fort, plus que dans le Tibre», a déclaré Sobuj Khalifa.

Et quand on a lui fait remarquer que lui, un musulman, a sauvé une femme juive, il a calmement répondu: «Je l'aurais fait pour n'importe qui».

Maintenant, il y en a qui voudraient pour lui une reconnaissance plus grande.

«Nous allons demander au Maire et à la Junte municipale l'attribution de la citoyenneté honorifique à cet homme courageux», annonce Gianluca Peciola, leader du parti SEL (Gauche, Ecologie et Liberté) au Campidoglio (Hôtel de Ville de Rome).

Ce sera peut-être un peu matérialiste mais on peut pas s'empêcher de penser une chose.

Oui, la citoyenneté honorifique, les médailles, les plaques, tout ça c'est bien beau mais, sans doute, ce dont aurait le plus besoin cet "homme courageux", c'est, après toute cette clameur, de ne pas se retrouver (espérons que non) à devoir retourner à continuer dormir sous... son pont!

Présentation des demandes depuis le 30 avril 2015! 

Le Ministère de l'Education rouvre les classements. L'appel d'offres réservé aux Italiens et aux citoyens UE était discriminatoire.  

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Tout est parti en mai 2014, lorsque le ministère de l'Education émana un décret (DM 353/2014) pour la mise en place des listes de cercle et d'institut à utiliser pour les enseignants suppléants (supplenze). 

Parmi les conditions d'admission, fut insérée la "nationalité italienne" ou celle de "l'un des Etats membres de l'UE".

L'unique liste admettant les étrangers était celle pour la "conversation en langue étrangère" et ils auraient dans tous les cas obtenu moins de points que les Italiens et les citoyens UE.

L'ASGI (Association pour les Etudes juridiques de l'Immigration), "Avocati per Niente" et le syndicat CUB présentèrent un recours, accueilli début mars par le Tribunal de Milan.

Le juge a dit que l'appel d'offres en question était discriminatoire et a ordonné au ministère de le rouvrir, tout en acceptant les demandes des étrangers pour lesquels la loi prévoit déjà l'accès aux concours publics:

◙ possesseur du permis CE long terme (ex carte de séjour);

◙ parents de citoyens italiens citoyens UE;

◙ réfugiés politiques;

◙ bénéficiaires de la protection subsidiaire;

◙ travailleurs hautement qualifiés titulaires de la «carte bleue».

Les enseignants étrangers de «conversation en langue étrangère" ne doivent pas subir de pénalités, lit-on encore dans le verdict.

Finalement, le ministère de l'Education s'est aligné! 

Entre le 30 avril et le 29 mai 2015, explique une note envoyée à tous les conseils scolaires régionaux, les professeurs d'approvisionnement remplissant toutes les conditions requises prévues par le décret, pourront présenter une demande à l'école de leur choix, par:

♦ lettre recommandée avec accusé de réception (raccomandata con ricevuta di ritorno);

♦ à la main;

♦ ou courrier électronique certifié. 

IMPORTANT:  Les demandes déjà présentées et injustement rejetées seront reprises en considération.

Il faudra donc réécrire le classement des professeurs d'approvisionnement, valables jusqu'en 2017.

Un nouveau boulot donc pour les écoles et de fâcheuses surprises pour quelque professeur italien qui se verra dépasser par quelque nouveau venu.

Des complications que le ministère de l'Éducation aurait pu éviter, étudiant un peu mieux la loi.

www.stranieriinitalia.it

Ma soeur, on t'adore! 

Elle porte le dossard n°64173, qu'elle a fixé sur sa tenue traditionnelle. Siabatou Sanneh, Gambienne âgée d'une quarantaine d'années, a pris dimanche 12 avril le départ du marathon de Paris, en marchant, un bidon d'eau sur la tête. Son but: sensibiliser l'opinion publique aux problèmes des kilomètres que de nombreux Africains doivent parcourir pour pouvoir accéder à l'eau. 

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Chaussée de simples sandales, la marcheuse porte son message sur des pancartes: «En Afrique, les femmes parcourent chaque jour cette distance pour de l'eau potable», «Aidez-nous à réduire la distance».

«Chaque jour, on va chercher de l'eau et c'est très loin», expliquait-elle avant la course. Cette femme longiligne a accepté de quitter pour la première fois son pays et de se glisser au milieu des 54.000 coureurs du marathon pour «s'aider elle-même, aider sa famille et son village». «Qu'on les aide à avoir de l'eau. Les Africains sont fatigués», exhorte-elle.

Le 12 avril, une date clé! 

Cette participation est hautement symbolique, alors que ce même jour, à Daegu en Corée du Sud, s'ouvre le 7e Forum Mondial de l'Eau, orchestrée par l'ONG britannique Water for Africa. Celle-ci a lancé une campagne de collecte de fonds nommée The Marathon Walker dont le but est de financer des pompes à eau dans des villages africains, dont Bullenghat, où vit Siabatou Sanneh.

L'objectif du périple de Siabatou est aussi de «montrer le contraste entre l'opulence et la beauté de Paris comparé à la pauvreté de l'Afrique», a déclaré Sheryl Greentree, fondatrice de l'ONG. Un puits de pompage coûte 4.900 euros et peut être monté en 5 jours, dit Sheryl Greentree dont l'ONG a déjà financé 120 projets de ce type en Gambie.

Un combat sur plusieurs générations

Siabatou Sanneh doit chercher de l'eau trois fois par jour, accompagnée de ses deux filles de 10 et 4 ans qui ont aussi l'habitude de porter de lourds bidons pour acheminer le précieux liquide, nécessaire «pour boire, pour cuisiner, pour laver les vêtements».

«Depuis que je suis née, j'ai vu mes parents faire ça, je le fais, et je montre à mes enfants», explique-t-elle. Mais parfois, en particulier lors de la saison des pluies, «l'eau n'est pas très bonne et les enfants tombent malades, ont des diarrhées à cause de l'eau».

Selon l'ONG, entre 200 et 300 pompes à eau seraient nécessaires en Gambie pour approvisionner les populations et pallier aux 40 à 60% de puits ou systèmes de pompage qui tombent en ruine.

Caca...o.k.! 

Présidant la 2ème Journée Nationale du Café et du Cacao, qui s'est tenue dans la cour du palais présidentiel de Yamoussoukro, Le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, a donné le nouveau prix du cacao bord champ. 

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"J'ai l'honneur de vous annoncer que le prix du cacao bord champ pour la campagne 2015-2016 est fixé à 1000 CFA. Un record jamais atteint et égalé", a lancé le Président, félicitant et remerciant l'apport des producteurs dans l' économie ivoirienne, et indiquant que si la Côte d'Ivoire est la première productrice aujourd'hui avec 45% de la production mondiale, l'objectif est désormais d'atteindre 50%. Il a aussi insisté sur le fait que le gouvernement tient à ce que la Côte d'Ivoire transforme beaucoup plus de ces productions en terre ivoirienne.

Le ministre de l'Agriculture, Mamadou Coulibaly Sangafowa, a rappelé que depuis la réforme dans cette filière en 2012, le prix du cacao est passé successivement de 500 CFA à 725 CFA, 750 CFA et 850 CFA. "Augmentant ainsi le revenu des paysans qui est passé de 1000 milliards à 1600 milliards CFA, soit une hausse de 50%", a-t-il déclaré. 

A cette cérémonie, plusieurs coopératives et producteurs ont été distingués et ont reçu des enveloppes allant de 3 à 5 millions CFA, des véhicules de 5 tonnes et bien d'autres lots. Le producteur Germain Kadio Morokou d'Abengourou a été distingué meilleur producteur avec le prix Alassane Ouattara et le doyen Bléoué Aka élevé au rang des pionniers de cette filière.

Quant aux planteurs, ils ont décerné au Président Alassane Ouattara un trophée en reconnaissance de ses efforts pour la satisfaction des producteurs du Cacao.

21 jours pour convaincre! 

Cette fois-ci, c'est vraiment parti et bien parti: en effet, suite au putsch de mi-septembre, les élections couplées présidentielle/législatives, initialement prévues pour le 11 octobre, ont dû être reportées au 29 novembre, et à l'heure actuelle, les chevaux sont lâchés! 

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3 semaines de campagne pour la présidentielle à partir de samedi 7 novembre à minuit, en attendant celle des législatives, qui durera 2 semaines pour compter de la semaine prochaine. Ces élections sont, il faut le souligner, historiques, et cela pour au moins 3 raisons: 

primo, ce sont les premières après l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a balayé le régime Compaoré; 

♦ secundo, nous assisterons à la présidentielle la plus ouverte et, cerise sur le gâteau, il n'est pas question de prime au sortant; 

♦ tertio, elles interviennent dans des circonstances sécuritaires particulières marquées par la dissolution du RSP dont certains éléments sont encore dans la nature, l'attaque de Samarogouan et l'affectation de 25.000 éléments de la sécurité à la protection des votes; même que chaque candidat sera flanqué de 3 anges gardiens qui pourraient passer à 6 à sa demande à condition qu'il prenne en charge les 3 de plus. 

Est-ce ce contexte sécuritaire exceptionnel qui nous a valu 2 messages alors qu'habituellement celui du président de la CENI est suffisant? 

La répétition étant pédagogique, Me Barthélémy Kéré a réitéré son appel «à la raison et à la responsabilité de tous les acteurs pour que la campagne qui s'ouvre ne constitue pas un moment de spectacles désobligeants, une tribune de pugilats verbaux, encore moins un espace de prolifération de la violence sous toutes ses formes», tout comme «à la conscience professionnelle et à la responsabilité sociale des médias... »

Comme s'ils s'étaient passé le mot, c'est pratiquement le même appel qu'a lancé M'Ba Michel. On espère qu'il n'y aura pas de pêcheur en eau trouble, car les élections sont comme un jeu, et quel qu'en soit le ou les vainqueurs, c'est d'abord tout le Burkina qui gagne.

Comme a dit le président de la Transition, «restons tout de même vigilants et toujours confiants en la divine providence» pour que tout aille bien.

Enregistre...ment ou ment pas? 

Un document sonore fait couler beaucoup de salive d'Abidjan à Ouagadougou. Il s'agit d'un enregistrement de conversation téléphonique qui daterait du putsch de septembre dernier au Burkina Faso dans lequel on entend deux hommes discuter de la façon d'empêcher l'échec du putsch de Gilbert Diendéré. 

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Le document audio n'est pas authentifié et ne le sera sans doute jamais. On y entend deux hommes évoquer longuement et en détail les moyens d'éviter l'échec du putsch de Gilbert Diendéré au Burkina Faso, au moment crucial où ce coup d'Etat est dans l'impasse. L'un d'eux propose d'organiser des opérations de déstabilisation armées et d'offrir pour cela au second d'importants moyens financiers. Ceux qui révèlent ce document affirment que c'est une conversation entre Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et Djibril Bassolé, qui est en prison à Ouagadougou accusé de haute trahison.

«Un montage grossier»

Les voix des deux hommes sont-elles celles du Burkinabè Djibril Bassolé et de l'Ivoirien Guillaume Soro? Non, rétorque le porte-parole de Guillaume Soro qui évoque un montage grossier fait à l'aide d'un imitateur. Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne a, dit-il, fait mener une expertise indépendante de l'enregistrement pour le prouver.

«C'est un montage, un montage grossier, assure Moussa Touré. Nous avons pris la peine de faire expertiser cet enregistrement par un expert indépendant. Ce rapport explique clairement qu'il y a des distorsions, des altérations, des rajouts de voix qui font que ce document est à 99% un document totalement falsifié. Et pire encore, à partir même souvent d'imitations de la voix de Guillaume Soro», souligne le porte-parole.

Ce document sonore diffusé sur le site d'un journaliste ivoirien qui fut longtemps un partisan de Laurent Gbagbo circulait aussi depuis quelque temps à Ouagadougou, apprend-on de source journalistique. Dans la capitale burkinabè, aucune autorité officielle ne souhaite commenter cet enregistrement. 

(Vidéo dudit enregistrement):  

https://www.facebook.com/matt.tiger.31/videos/10201315247999161/