Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Président de la Région du Loh Djiboua.

Le journal "Leccoonline", dans sa parution du samedi 25 juillet 2015, écrivait un article ainsi intitulé: "Les Ivoiriens seront aidés directement dans leur pays d'origine". En effet, l'article du journal "Leccoonline" fait suite à la tournée du Ministre Zakpa Koménan Tchekoura Rolland, Président du Conseil Régional du Loh-Djiboua, en Europe, plus précisément en France, en Italie, en Allemagne et en Allemagne, afin de conclure des protocoles d'accords pour le développement de sa région et, partant, de la Cote d'Ivoire. Le Doyen des Communautés Ivoiriennes d'Italie, le grand frère Raymond Lobé, retrace ici les points positifs qui ont marqué la réussite du fructueux séjour du Ministre Zakpa Komenan.

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Située au Centre-Ouest de la Cote d'Ivoire, la Région du Loh-Djiboua, peuplée à l'origine par le peuple Djiboua dont la langue est le "Dida", a pour chef-lieu la ville de Divo. Comptant environ 1.024.376 habitants sur une superficie de 10.650 km2, elle comprend: 

● 3 départements qui sont: Divo, Lakota et Guitry;

● 10 sous-préfectures fonctionnelles;

● 5 communes fonctionnelles;

● 20 cantons;

● 203 villages;

● 4.753 campements.

L'objet de la visite du Ministre Zakpa Koménan est de «repenser l'agriculture ivoirienne en général et celle d Loh-Djiboua en particulier».

Il est question pour le Ministre de «changer de paradigme pour toutes les activités agricoles, passer du principe "Production - Commercialisation" à celui de "Recherche - Production - Formation - Transformation - Commercialisation».

Pour réaliser ces objectifs, le Ministre compte:

◙ construire une université des Sciences Agricoles;

◙ encadrer les agriculteurs pour passer d'une agriculture extensive à une agriculture intensive;

◙ mettre à la disposition de la population locale des plants sélectionnés;

◙ motiver la population en général et la jeunesse en particulier à s'intéresser à l'agriculture, en créant des plantations clés en main pour 1000 jeunes;

◙ faire bénéficier d'un encadrement technique, financier et commercial aux femmes dans le vivrier;

◙ créer et construire:

● des firmes agro-industrielles;,

● un marché régional de gros moderne à Divo;

● des marchés de gros dans les grands centres de production agricole;

● un marché du bétail;

● un centre de formation de 12.000 jeunes sur les techniques culturales du riz;

◙ assurer la sécurité alimentaire des habitants de la région et la Cote d'Ivoire, à travers un fond de financement pour la culture du riz et du mais;

◙ procurer des revenus décents et réguliers à nos populations rurales en permettant la formation des jeunes et des femmes sur les techniques culturales de production.

Le Ministre Zakpa Komenan, initiateur de la "politique du concret", n'a pas que des objectifs à atteindre, il a également des projets en cours, à savoir:

◙ 22.000 hectares de terre arable disponible pour créer des plantations industrielles et modernes;

◙ une société coopérative agricole, l'USOCEALD COOP CA (Union des Sociétés Coopératives et Exploitants Agricoles du Loh-Djiboua), regroupant 7 départements repartis en cultures pereenes, cultures maraichères, cultures vivrières, ressources halieutiques, ressources animales, horticulture et ressources forestières.

◙ une ferme agricole avec la technique hors sol, en collaboration avec des partenaires israéliens (CHAMP ECOLE LOH-DJIBOUA, Africulture moderne, un modèle de développement durable).

Au cours de son séjour italien, le Ministre a conclu avec la crème des industriels italiens, des protocoles d'accords sous la dénomination "New Building Technology", et relatifs à:

◙ la construction d'une usine de traitements d'ordures ménagères, industrielles et électroniques;

◙ la construction de 6.000 logements sociaux;

◙ le jumelage de la Lombardie et du Loh-Djiboua;

◙ la construction d'une université agraire aux techniques innovantes.

A la conclusion des protocoles d'accords, le Ministre a exprimé sa satisfaction totale: «Nous n'aurons plus de villages mais des villes à part entière dans le Loh-Djiboua. Nos compatriotes vivront chez nous comme l'on vit en Europe. Il ne leur manquera rien dans leur logement, Nous avons tout prévu, des installations d'eau chaude pour ceux qui en veulent, des splits de climatisation jusqu'à l'énergie renouvelable et enfin du matériel flambant neuf de dernière génération. En réalité, nos parents n'auront plus à envier ceux qui vivent en Europe et éviteront de penser que le bien-etre est seulement en Europe. Plaise à Dieu que le rendez-vous de novembre soit également productif".

Raymond Lobé 

RENCONTRE DU MINISTRE ZAKPA KOMENAN  AVEC LE SECRETAIRE PROVINCIAL DE LA LIGUE DU NORD, FLAVIO NOGARA, DANS LE CADRE DU  PROJET:  "AIDER LES IVOIRIENS CHEZ EUX"

Le samedi 25 juillet 2015, s'est tenue dans un bar de la Calolziocorte (Province de Lecco), une rencontre informelle entre Messieurs Flavio Nogara (Secrétaire provincial de la Ligue du Nord), Paolo Arrigoni (Sénateur de la Ligue du Nord) et le Ministre Zakpa Komena  Tchekoura Rolland (Président du Conseil Régional de l'une des régions les plus importantes de la Cote d'Ivoire, le Loh-Djiboua).

Cette rencontre avait pour but de créer un cadre d'échanges sur le développement économique régional, à l'aide de ressources agricoles.

Dans ses propos liminaires, le Secrétaire provincial de la Ligue du Nord, M. Flavio Nogara, a affirmé: «Nous avons compris les idées fondamentales que la Cote d'Ivoire recherche pour son développement et ce que la Région Lombardie peut faire pour l'aider.  A partir de ce contact, la Ligue du Nord veut signifier à tous qu'elle représente un mouvement politique qui travaille pour une coopération internationale en collaboration directe et permanente avec des associations humanitaires, notamment "UMANITARIA PADANA et COPAM, qui ont pour objecyif d'aider les pays pauvres à partir de leur espace terrestre, car nous croyons que développer un cadre économique dans ces pays est le seul moyen, un gage de respect vis-à-vis d'eux et reste l'une des meilleures solutions pour les deux parties. Notre souhait c'est de créer des emplois chez eux afin de contribuer à l'enrayement de l'immigration incontrolée».

Le ministre Zakpa Komenan Tchekoura Rolland, en réponse aux propos de son interlocuteur, a soutenu: «Nous avons une région agricole et très riche où l'on cultive le cacao, le café et la banane mais nos techniques culturales restent moyenageuses et rudimentaires. Pour rémédier à cette situation, nous sommes venus nous inspirer des techniques agricoles de Lombardie afin de muer notre agriculture, d'une agriculture extensive en agriculture intensive et d'avant-garde. Au delà de l'intensification de la production de notre agriculture, nous désirons fournir une instruction adéquate à notre jeunesse, créer des emplois, construire des logements sociaux et améliorer les confitions de vie de nos concitoyens. La réalisation de ces objectifs empechera l'exode rural et l'immigration clandestine, a contrario, elle fournira la main d'oeuvre nécessaire pour notre développement parce que nos parents n'auront plus à envier ceux qui vivent en Europe et éviteront de penser que le bien-etre est seulement en Europe. Nous avons tout prévu».

En guise de conclusion, le Secrétaire provincial de la Ligue du Nord a assuré au Ministre qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir afin que leur initiative se traduise en réalité.

Lecconotizie.com

Jusqu'au mardi 30 juin 2015 - Dernier délai! 

L’ivoirien vivant à l’étranger peut présenter, pour son inscription sur la liste électorale, sa Carte Nationale d’Identité ou le certificat de nationalité ou le Passeport biométrique ou la Carte Consulaires. 

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES 

Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité;

Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’établissement de la liste électorale.

En application du Code électoral qui prescrit la mise à jour périodique de la liste électorale pour tenir compte des mutations intervenues dans le corps électoral, le présent décret fixe les modalités de la révision de la liste électorale en vue des échéances électorales prochaines.

Ainsi, ce décret précise que pour les élections générales de 2015, la liste électorale est établie sur la base de la liste électorale de 2010. 

L’inscription des nouveaux électeurs et la révision de la liste électorale se dérouleront du 1er au 30 juin 2015, sous l’autorité et la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante (CEI). 

Aussi, il est rappelé que tout Ivoirien âgé de 18 ans au moins, remplissant les conditions pour être électeur, est tenu de se présenter en personne, muni de sa Carte Nationale d’Identité (CNI) ou d’un certificat de nationalité ivoirienne, pour s’inscrire sur la liste de la circonscription électorale de son choix, s’il y a son domicile ou sa résidence ou des intérêts économiques ou sociaux. 

IMPORTANT: L’ivoirien vivant à l’étranger peut présenter, pour son inscription sur la liste électorale, sa Carte Nationale d’Identité ou le certificat de nationalité ou le Passeport biométrique ou la Carte Consulaires. Un de ces documents est suffisant.

I camerunensi: ‘primi della classe’ negli atenei e pionieri in ambito imprenditoriale.

Il Camerun è un paese bilingue (francese e inglese) dell’Africa centrale con una popolazione di circa 20 milioni di abitanti. Chiamato anche ‘triangolo nazionale’ per la sua forma geografica, questo paese si contraddistingue da sempre per la sua tradizione intellettuale, con un tasso di alfabetizzazione che si aggira intorno a 80% (tra le più alte percentuali del continente) secondo i dati dell’Unicef.

L’interesse per lo studio da parte dei camerunensi sembra non essere calato neanche quando a causa della crisi economica che colpì duramente il paese negli anni Novanta il governo decise di sospendere la gratuità dell’iscrizione nelle università statali e buona parte delle borse di studio per gli studenti. Tuttavia, nello stesso periodo, si assisté ad un boom migratorio degli studenti verso l’Occidente, dovuto probabilmente al sistema universitario locale sempre più carente.

Prima di questa ondata migratoria, già all’indomani dell’indipendenza, la Francia e la Gran Bretagna in particolare, in quanto ex paesi colonizzatori, iniziarono ad accogliere un flusso regolare, ma molto ridotto all’inizio, dei camerunensi (di solito nell’ambito della formazione accademica e/o professionale in vista dell’inserimento di un personale qualificato nella funzione pubblica di questo paese africano). Forte dei vantaggi logistici (borse di studio, residenze universitarie, etc.) e accademici (qualità della didattica, opportunità di lavoro dopo gli studi, etc.) del suo sistema universitario, l’Italia, dopo la Germania, ed esclusi i due ex paesi colonizzatori, è probabilmente il paese europeo che ha attratto il più gran numero di camerunensi in Europa nell’ultimo ventennio. 

Secondo il 21° Dossier Statistico Immigrazione curato dalla Fondazione Migrantes e la Caritas italiana, il Camerun è il:

43° paese in Italia con il maggior numero di residenti;

1° paese dell’Africa centrale e meridionale dal punto di vista demografico.

Nel 2011, si contavano 10.324 camerunensi in Italia, tra cui 4.865 femmine e 5.459 maschi, ossia il 0,22 % della popolazione straniera in Italia.

La maggior parte dei camerunensi (oltre 97%) è concentrata nelle regioni del Centro-Nord. Le province italiane con il più gran numero di immigrati di questo paese sono rispettivamente:

● Torino (699);

● Perugia (677);

● Padova (644);

● Roma (605);

● Bologna (599)

● Milano (597).

La regione camerunense da cui proviene il maggior numero degli immigrati è quella occidentale che attira  circa il 70% del totale. In questa regione è presente l’etnia bamiléké, conosciuta in tutto il paese, oltre alla sua devozione per il commercio, anche per la sua dedizione allo studio e alla ricerca.

Le prime cinque tipologie di visto rilasciate dall’Ambasciata italiana in Camerun nel 2010 sono:

● turismo (632);

● studio (482);

● affari (403);

● ricongiungimento familiare (269);

● lavoro (132).

Ma le tipologie che influenzano maggiormente l’assetto socio-linguistico italiano sono lo studio, il ricongiungimento familiare e il lavoro perché garantiscono un radicamento duraturo sul territorio attraverso progetti migratori a medio o lungo termine.Al di là di questi dati demografici, molto modesti rispetto ad altri paesi, la forza dell’immigrazione camerunense risiede a livello accademico. Come si può osservare in tutti paesi del mondo dove sono presenti, anche in Italia i camerunensi si contraddistinguono dalla loro integrazione intellettuale.

 

Dopo due decenni d’immigrazione, l’Ambasciata d’Italia in Camerun ha rilasciato circa 4.000 visti di studio. Accanto a questo numero, è utile considerare anche i camerunensi che vengono da altri paesi o che pure arrivando dal Camerun con un altro tipo di visto decidono di studiare in Italia.

In base a questa tendenza, si osserva che circa il 70% dei camerunensi in Italia è studente o è arrivato per motivo di studio. Con una percentuale del 3,9% sul totale degli studenti stranieri  in Italia, il Camerun si colloca alla quinta posizione dei paesi demograficamente più importanti dietro all’Albania, la Cina, la Romania e la Grecia.

Se questi paesi devono il loro primato alla vicinanza geografica, all’appartenenza all’UE, e agli scambi culturali (il caso specifico della Cina), la distanza geografica tra l’Italia e il Camerun così come l’assenza di Accordo di cooperazione culturale tra i due paesi rivelano che la presenza degli studenti camerunensi in Italia deriva da una scelta consapevole e motivata dalla radicata e duratura tradizione intellettuale che accompagna il Camerun da diversi decenni e che lo colloca oggi tra i paesi stranieri con il maggior numero di laureati nelle università italiane.

Dal 2003 al 2009, come rileva il Dossier Statistico Immigrazione 2011,  il numero dei laureati camerunensi in Italia si aggirava intorno a 1.250 unità. E nel 2009, 4,7% dei laureati stranieri erano di origine camerunense. Le principali università italiane frequentate dai camerunensi erano rispettivamente:

Politecnico di Torino (219 iscritti, con una percentuale di 6,7% sul totale);

Università di Parma (213 iscritti, con una percentuale di 15,3% sul totale);

Università di Bologna (205 iscritti, con una percentuale di 4,3% sul totale);

Università di Modena-Reggio Emilia (171 iscritti, con una percentuale di 18% sul totale);

Università di Torino (162 iscritti, con una percentuale di 5,1% sul totale).

Dall’anno accademico 2003-2004 all’anno accademico 2010-2011, gli ambiti di studio che hanno interessato i camerunensi erano rispettivamente:

Medicina (604 studenti);

Scienze economiche e bancarie (516);

Ingegneria dell’informazione (458);

Scienze infermieristiche (380);

Scienze farmaceutiche (186);

Ingegneria industriale (177).

Durante lo stesso periodo, l’immigrazione intellettuale camerunense ha prodotto 388 ingegneri, 222 esperti in economia, 192 medici, 47 farmacisti, numerosi esperti in comunicazione, in mediazione linguistica e culturale e in ben altri settori.

E’ utile osservare che l’integrazione dei camerunensi nella società italiana è agevolata dalla forte diffusione della lingua italiana in Camerun e dalla presenza delle certificazioni di  italiano come lingua straniera che consente loro di accedere direttamente nelle università italiane senza seguire un altro percorso linguistico. Il Camerun è in questo senso l’unico paese africano con le 4 certificazioni di italiano come lingua straniera (CELI, Università per Stranieri di Perugia; CILS, Università per Stranieri di Siena; IT, Università di Roma 3; PLIDA, Società Dante Alighieri) e il paese africano con il maggior numero di candidati a questi esami di certificazione.

Dopo il loro percorso accademico, i camerunensi s’investono nel sistema professionale italiano, anche se secondo un’indagine condotta recentemente presso la comunità universitaria camerunense e illustrata nel già citato Dossier Statistico Immigrazione 2011, si osserva che una piccola percentuale vorrebbe proseguire gli studi altrove (principalmente in Canada o negli USA).

Per chi decide di rimanere in Italia i settori di interesse sono ripartiti come segue:
il terziario, il settore di predilezione, che coinvolge 77% dei camerunensi. La salute, l’informatica, le telecomunicazioni, la banca e le finanze sono le principali aree di interesse. A queste si può aggiungere
il turismo (ristorazione, alberghiero) e il trasporto;
il secondario, con meno di 1/5° dei camerunensi;
il primario che coinvolge solo 2,5% dei camerunensi.

Nel 2009, si contavano 274 imprenditori camerunensi in Italia. Molti di questi sono anche pionieri nei loro settori. Ricordiamo ad esempio che le prime banche per immigrati in Italia sono state create grazie allo spirito di innovazione e di creatività dei camerunensi:
il ‘patriarca’ Otto Bitjoka, imprenditore e primo banchiere extracomunitario nella storia del credito italiano, è l’attuale vice presidente di ‘Extra Banca’;
il medico gastroenterologo Francis Nzepa Sietchiping, titolare di un master in Business administration alla Bocconi di Milano, è l’ideatore della ‘Banca Etica’ della diaspora africana;
la prima radio multietnica in Italia (Radio Asterisco) fu creata da due giornalisti camerunensi: Raymond Dassi e Faustin Akafack;
Genéviève Makaping, scrittrice e docente universitaria, è dal suo canto la prima giornalista immigrata a dirigere un quotidiano italiano (La Provincia consentina).

Questi risultati accademici e professionali così come questo investimento sul territorio italiano hanno anche degli effetti sullo sviluppo socio-economico e culturale del Camerun. Possiamo osservare tali ricadute ad esempio attraverso le rimesse, effettuate tramite gli istituti di credito (meno del 2% rispetto al totale delle rimesse verso tutta l’Africa), e tramite i canali informali. Ad esse si aggiungono anche i doni materiali, i progetti di cooperazione in vari settori (salute, educazione, sociale, ecc.).

Nell’ambito della già citata indagine, effettuata su un campione di 50 informanti, tra studenti e studenti-lavoratori, selezionati in base al sesso, al tipo di corso, all’anno di studio e al tempo di permanenza in Italia, il 40% degli intervistati è pronto a tornare in Camerun dopo il percorso accademico, anche se la data precisa non viene indicata.

Tutto lascia pensare, però, che questi intendono tornare in Camerun solo quando avranno delle garanzie  sociali solide e una situazione economica stabile che consentono loro di inserirsi nel sistema camerunense, eventualmente con la possibilità di investirsi con le loro attività imprenditoriali. Idea, questa, che consentirebbe loro di proporre liberamente l’esperienza maturata in Italia. In attesa del ritorno definitivo, molti lavoratori contribuiscono allo sviluppo del paese attraverso progetti seguiti a distanza o attraverso viaggi frequenti in Camerun.

Oltre allo studio, alla competenza plurilinguistica e alle posizioni professionali apicali, la linea di demarcazione dell’immigrazione camerunense in Italia si fonda anche sull’associazionismo. La diversità geolinguistica e socioculturale che caratterizza questo paese, chiamato per l’appunto 'Africa in miniatura', porta i suoi figli ad organizzarsi in diverse tipologie di associazioni (studentesche, professionali, culturali, sportive, per città di residenza in Italia, per villaggi o regioni di provenienza in Camerun, ecc.).

Le attività dell’ 'Associazione Haut Nkam' di Perugia, dell’ 'Associazione Baleveng di Padova', dell’ 'Associazione degli studenti camerunensi di Milano' sono, insieme all’ 'Associazione dei farmacisti camerunensi d’Italia' e al grande lavoro di mediazione linguistica e culturale del ‘decano’  Ndjock Ngana Yogo a Roma, solo alcuni esempi di quanto la comunità camerunense riesca ad integrarsi nel sistema-Italia e nello stesso tempo ad essere utile per il suo paese.

Dal punto di vista politico, i camerunensi hanno a cuore l’attività politica del loro paese e lo dimostrano sia attraverso le discussioni calde che animano le loro associazioni e i loro incontri informali sia partecipando alle consultazioni elettorali indette nel paese. In questo senso, nonostante il forte clima di astenzione diffuso sia nel paese sia nelle comunità della diaspora in tutto il mondo, gli immigrati camerunensi hanno avuto la possibilità di votare in Italia durante le ultime elezioni di ottobre 2011 per scegliere il loro presidente della repubblica. Riguardo all’attività politica italiana, i camerunensi naturalizzati italiani, dal momento in cui non è ancora riconosciuto il diritto di voto e di rappresentanza politica agli immigrati, sono ugualmente implicati nella vita pubblica e politica delle città in qui vivono.

L’esempio emblematico è legato all’impegno del già citato Raymond Dassi, oggi Assessore alla qualità dell’integrazione presso il comune di San Lazzaro di Savena nella provincia di Bologna. Il ‘principe delle montagne Baloum’ (villagio della regione dell’Ovest del Camerun da cui è originario Raymond Dassi), come gli piace essere chiamato, è competente per varie funzioni quali, la cooperazione internazionale, la partecipazione, le politiche dell'integrazione, i progetti web, i sistemi informatici e il volontariato.

E’ opportuno segnalare che Dassi è il primo assessore di origine straniero in tutta l’Emilia Romagna, assieme a Youssef Salmi di origine marocchina. Ma i camerunensi di tutta Italia sono orgogliosi di considerarlo simbolicamente come il loro portavoce nella politica italiana, anche se si deve occupare dei problemi di tutti gli immigrati e degli italiani.

E’ opportuno aggiungere che anche il calcio è un vero ‘ambasciatore’ del Camerun in Italia. Sono tre i fattori che hanno agevolato tale situazione:

l’immagine di questo paese è, infatti, rimasta 'incisa' nel cuore degli italiani anche grazie ai mondiali del 1982 in Spagna dove l’Italia, prima di vincere la coppa, pareggiò appunto con il Camerun nella fase a gironi;

grazie ai mondiali del 1990 in Italia e alla bella prestazione dei Leoni Indomabili del Camerun, arrivati fino ai quarti di finali (la prima squadra africana nella storia), oggi provenire dal Camerun significa in modo metonimico per gli italiani appartenere al paese di Roger Milla e di Thomas Nkono, due leggende del calcio camerunense;

la recente ed impressionante esperienza calcistica di Samuel Eto’o in Italia ha ulteriormente ravvicinato gli italiani dai camerunensi.

Se la questione della fuga dei cervelli continua a fare scorrere fiumi d’inchiostro, l’immigrazione camerunense in Italia, seppur molto contenuta dal punto di vista demografico anche se per il Camerun costituisce un 'brain brain' importante, nel dare il suo contributo in Italia e nell’essere un valore aggiunto, è una dimostrazione di quanto non debba essere la presenza massiccia degli immigrati, attraverso le sue ricadute negative nelle dinamiche sociali quali la paura e la diffidenza, a ‘fare la notizia’.

Come per gli altri immigrati, l’immigrazione camerunense costituisce una risorsa non solo per l’apporto economico, ma soprattutto per la ricchezza plurima che favorisce il plurilinguismo e l’internazionalizzazione in Italia, con il nuovo assetto sociale che ne deriva. In un contesto italiano dove sembra ancora primeggiare la valenza emergenziale del fenomeno migratorio in riferimento alle cosiddette  ‘cinque P’ dei lavori affidati agli immigrati (precari, pericolosi, poco pagati, pesanti, penalizzati) l’esempio del ‘modello camerunense' d’integrazione appena illustrato può essere interpretato come une chiave di lettura valida per altre comunità immigrate in Italia.

Raymond Siebetcheu Y.

Esperto in comunicazione interculturale

 

A la redécouverte des origines de la beauté noire! 

"Afro-Italian Nappy Girls" est une community réunissant les filles Afro-Italiennes qui, soucieuses d'affirmer leur propre identité africaine, ont décidé d'abandonner les défrisages chimiques pour arborer, en toute fierté, leur chevelure crépue. 

"Afro-Italian Nappy Girls" est une community réunissant les filles Afro-Italiennes qui, soucieuses d'affirmer leur propre identité africaine, ont décidé d'abandonner les défrisages chimiques pour arborer, en toute fierté, leur chevelure crépue. Interview de la fondatrice, l'italo-ghanéenne Evelyne Sarah Afaawua, imminente Docteur en Economie et Gestion Internationale à l'Université Bocconi de Milano.

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Qui est Evelyne Sarah Afaawua? Et quelle est ton histoire personnelle, avant de devenir une nappy girl? 

Mon nom est Evelyne Afaawua Sarah, j'ai 26 ans, je suis née en France, à Poitiers. À un an, ma famille a déménagé en Italie à la recherche de la stabilité économique. À 3 ans, ma mère eut la force et l'humilité de demander de l'aide, en me plaçant dans une famille italienne, qui a pris la lourde responsabilité de m'élever comme leur fille, sans toutefois jamais prendre la place de mes parents, mais en les aidant, prenant soin de moi en tous sens, me rappelant les sacrifices que mes parents faisaient pour moi. A 12 ans, je suis retournée à ma famille et je suis allée au Ghana pour apprendre l'anglais, mais surtout, pour connaitre ma culture, mes traditions et les coutumes qu'en Italie, j'apprenais  difficilement, têtue que j'étais. Les 4 années au Ghana ont été difficiles au début; après la 1ère année, j'ai commencé mon processus d'intégration,  grâce à ma grand-mère qui m'a aidée dans ce trajet de découverte d'un monde nouveau pour moi. À 16 ans, je suis rentrée en Italie et j'ai continué mes études. J'ai décroché ma "maturità" (Bac italien) avec le maximum des points, à l'Institut Technique Commercial MLK comme "experte d'entreprise et correspondante en langues étrangères". J'ai ensuite poursuivi mes études à l'Université Luigi Bocconi où je fréquente  un cours entièrement en langue anglaise: "Bachelor of International Economics & Management" (Doctorat en Economie et Gestion Internationale). Et j'espère obtenir mon doctorat bientôt. Entre-temps, depuis que j'ai 18 ans, jai fait plusieurs boulots  pour me permettre de terminer le lycée et l'université. Actuellement, je suis réceptionniste dans une grande entreprise multinationale à Milan et, depuis janvier, je suis également définie comme Bloggeuse. 

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Qui sont les Nappy Girls et qu'est-ce que ça signifie d'appartenir à ce «groupe identitaire»? 

Les Nappy Girls sont des filles très normales qui ont décidé de revenir aux racines, mettant l'accent sur leur aspect et montrant leurs cheveux naturels. Nous sommes des jeunes africaines, sud-américaines, métisses, des mammans ayant adopté des enfants noirs, bref, un lieu de rencontre pour tous ceux qui ont des problèmes à gérer leurs chevelures afro, fameuses pour être crépues, bouclées et "apparemment" rebelles; inconsciemment, nous avons toutes un lien avec l'Afrique. Je tiens à rappeler que toute personne ayant un brin minimum d'Afrique dans son ADN, le reflète extérieurement à travers une boucle, crépue ou frisée que ce soit. Outre à l'échange d'informations sur le traitement de nos cheveux, on aimerait que la position que nous avons prise d'accepter notre aspect comme il est, puisse être un moyen de divulguer la conscience du fait qu'il y a  des Afro-italiens, qui apportent une contribution positive, une valeur ajoutée à la société, redorant et redéfinissant le blason de l'Africain moyen, de manière à éliminer les préjugés  souvent affichés à l'ordre du jour. 

Étant d'origine africaine et vivant en Italie, as-tu déjà eu des problèmes d'acceptation? T'es-tu jamais sentie inadaptée? 

Je n'ai jamais eu de problèmes à m'accepter, j'ai toujours vécu dans ma petite ville de la Brianza, où j'ai grandi et où tout le monde me connaît comme la petite Evelyne qui s'en était allée et est revenue. Je me suis mise à me rendre compte de ma diversité quand j'ai commencé à fréquenter Milano, le travail, l'université, en somme, au moment où j'ai franchi ma "zone de sécurité". Jusque-là, j'étais Evelyne, noire, africaine, et je ne m'étais jamais vue comme africaine, jusqu'à, il y a 6 ans. J'ai réalisé que j'étais en train de perdre une partie de moi-même, la partie qui me complétait, la partie que j'avais apprise vivant 4 ans au Ghana, mais que je n'avais jamais exprimée ni arborée avec fierté. Je me suis plusieurs fois demandée pourquoi je n'avais jamais ressenti le besoin de m'exposer, dans toutes mes facettes et, en raisonnant, j'ai réalisé qu'en quelque sorte, je m'étais portée à privilégier ma partie italienne, parce que les yeux de la société renvoient le regard italien et pas celui de l'Afrique. J'ai décidé de prendre ce qu'il y a de positif et de beau dans les deux cultures, sans exclusion et  sans laisser qu'aucune des deux ne prévaille sur l'autre, une union qui doit faire la force et faire de moi une valeur ajoutée dans la société: tel est le message je veux divulguer.

Avant de virer à la Nappy Girl, Comment te rapportais-tu avec la culture africaine? 

Avant mon "retour aux racines", je n'avais aucune approche à la culture africaine, je me limitais à accompagner, de rares fois, mes parents à quelque fête importante ou mariage ou baptême d'amis proches, ou de manger quelques plats typiques ghanéens comme le "foufou" ou le "bankou", mais je pense qu'il faut beaucoup plus pour être Africains et je suis toujours en train de beaucoup apprendre. Maintenant, je sens que l'appel vient de dedans et veut se manifester dehors; et pas que de l'extérieur, je cherche à insérer quelque chose en moi, de force.

Qu'est-ce qui a provoqué ce changement d'approche à tes origines et comment ça s'est passé? De manière naturelle? As-tu rencontré des difficultés? Si oui, lesquelles?  

Il n'y a pas eu un réel changement; je me suis regardée dans le miroir, un jour, et je me suis vue pour tout ce que je suis: italienne, africaine, étudiante, travailleuse, sans rien cacher,   seulement parce que la société a des préjugés. ça c'est moi et la société devra me regarder sous une lentille qui mettra en évidence toutes mes nuances, sans que je n'aie à réprimer quelque chose, de peur de ne pas être acceptée. Je reste toujours Evelyne, moi-même à 100%.

En quoi ton identité d'africaine coïncide-t-elle avec le besoin de garder tes cheveux naturels? Cela ne risque pas d'être une question "éphémère"? 

À ce jour, mon seul souci c'est d'être moi-même à 100%. Je retrouve en moi tellement de qualités que je ne savais pas d'avoir. Je ne les ai jamais vécues ni exprimées pleinement. Inconsciemment, je vivais à moitié. Je veux être moi-même avec toute l'expérience de ma vie, naturelle dedans et surtout dehors. Si je veux que mes cheveux soient eux-mêmes, ils doivent être crépus parce nous ne les avons pas lisses de nature. S'il y a Quelqu'un qui nous a créés avec ces traits, avec ces cheveux, avec cette peau, il y aura forcément une raison et je veux le montrer en toute conscience. Rien de ce que Dieu a créé peut être éphémère. Comme moi, il y a tellement de jeunes qui veulent se montrer comme ils sont, ayant  appris à se connaître et à se reconnaître pleinement. Actuellement, nous sommes anonymes, nous sommes dans un coin, nous sommes dans l'ombre, peu connus mais nous sommes en train de nous révéler sur de nombreux fronts. "Afro-Italian Nappy Girls" utilise les cheveux comme un moyen de communication; Nappytalia raconte les histoires personnelles de jeunes filles qui se font jour dans cette société: il y en a qui écrivent, qui chantent, qui font du sport. Nous avançons sur des actions concrètes qui, difficilement, pourront être oubliées, à mon avis: D'une certaine manière, on est en train d'écrire des pages de l'histoire des Afro-italiens.

Tu penses que c'est le seul facteur, ou du moins le plus déterminant, pour affirmer ton identité d'origine? Et pourquoi? 

Absolument pas, les cheveux sont la crete, la cerise sur le gâteau d'un parcours entrepris, quelques années auparavant; c'est seulement ce qui frappe le plus, à première vue. Il y a des traditions, des coutumes, la musique, la gastronomie, il y a beaucoup plus, avant de pouvoir dire d'être Africaine. Le  premier step consistait en l'accepter, en être conscient; maintenant je veux le valoriser pleinement. Mais tout doit tenir sur un seul plan, l'Italie et le Ghana, parce que c'est ça que je suis: l'évolution de deux cultures. Ce que je veux, c'est de prendre ce qui est positif dans les deux et tout mettre sur le même niveau.

De quelle manière exprimes-tu au contraire ton identité italienne? 

Mon identité n'a pas besoin d'être exprimée. Je suis comme  on me voit, comme je parle, comme je gesticule, comme je salue avec la main droite, comme j'aime le piment, comme j'écoute la musique  italienne mais aussi le hip-hop et l'afro: Il n'y a pas de limite ou frontière, il y a un mélange qui est fantastique et incroyable. J'exprime moi-même! 

N. D. Uyangoda & S. Santoro

La littérature et la lecture comme outils d'épanouissement culturel! 

«Les Amis de Sada Kane», du nom du célèbre et apprécié "Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial", est une Association à vocation internationale pour la littérature, le livre, la culture en général, le savoir et contre l'illettrisme, sans distinction d'origine, de religion et de couleur. L'Association est ouverte à tous et à toutes celles qui en partagent les idéaux. Votre journal "Africa Nouvelles" a échangé avec le président de l'Association, l'écrivain Majid Ba, qui a bien voulu accorder cette interview à bâtons rompus, dans laquelle il illustre l'historique, les objectifs, les activités menées et les actions futures de l'Association qu'il a l'honneur de diriger, ainsi que la portée universelle de cette belle initiative culturelle.

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Vous êtes le président de l’Association «Les Amis de Sada Kane». Depuis quand est-elle née et pouvez-vous faire un historique de sa création? 

Toute cette histoire est née de ma rencontre avec Sada Kane, en mars 2013. En visite au Sénégal, j’ai eu l’honneur d’être invité par Sada dans son émission «Impressions». J’ai été charmé et séduit par ses qualités humaines, son humilité, sa simplicité et surtout par sa générosité. C’était la première fois que je le rencontrais même si pendant plus de vingt-cinq ans, je le suivais à travers ses émissions littéraires telles que  «Regards» sur la RTS. C’est pour moi le Bernard Pivot africain, un Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial. C’est ainsi qu’à mon retour à Paris, j’ai eu cette idée de lui rendre hommage pour tout ce qu’il a fait pendant 36 ans pour la culture en générale et la littérature en particulier. Je me suis dit qu’il méritait cette reconnaissance de son vivant. J’ai créé la page et je lui en ai parlé après. Il était ravi. Le projet d’association est né le 26 juillet 2014 lors de mon passage à Dakar. Nous nous étions rencontrés avec les membres actifs de la page facebook et Sada Kane souhaitait nous recevoir chez lui.  J’ai proposé l’idée de créer un bureau et d’avancer. Nous étions une dizaine. J’ai été désigné comme le président, car c’est moi qui avais créé et qui animais la page facebook "Les Amis de sada Kane", depuis une dizaine de mois. 

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Combien de membres compte l’Association et qu’elle est son étendue géographique et sa structure organisationnelle? 

Là-dessus, il faut différencier les membres actifs (qui ont leur carte d’adhésion) de ceux qui sont des "amis" (qui publient régulièrement des poèmes et des notes de lecture sur la page «Les Amis de Sada Kane»). Donc, comme membres actifs nous sommes une vingtaine à travers le monde. Sinon, nous sommes 1100 amis. Et tous les jours, je reçois en moyenne 5 à 10 demandes.

L’association a vocation internationale et ouverte à toutes les personnes qui aiment la littérature. Nous avons des représentants aux USA: New-York, Ousmane Touré et Birmingham, Alabama, Aissatou Sy. En Italie, Saloum Baro, à Paris un bureau avec Marianne Essantialité (chargée de la communication), Amadou Bâ (en charge des affaires littéraires et les relations avec les institutions), Souleymane Condé (organisation et pédagogie), Fatimata Dème (alphabétisation) et Mandoumbé Diouf (culture et affaire scolaire).   

A Dakar, il y a le bureau central avec comme Président d’honneur Sada Kane, un président, une vice- présidente, trésorière, une secrétaire générale et son adjoint, une commissaire au compte et son adjoint. Au-delà du bureau, des délégations comme chargé de la pédagogie,  de la culture, de la communication et des relations extérieures ont été créées.  

Quels sont les objectifs de l’Association et les activités principalement menées? 

Notre objectif premier est de promouvoir la littérature auprès des jeunes écoliers sénégalais. Leur faciliter les moyens d’accès à la littérature, leur donner le goût à la lecture, à l’ouverture culturelle par le Livre. Hors aujourd’hui, nos gamins ne lisent plus. Peut-être parce qu’on ne leur donne pas les chances ou parce que lire un livre est devenu inaccessible pour eux. Notre objectif est de «Libérer les livres», «faciliter l’accès à la lecture», venir en aide aux plus démunis, permettre à tous les enfants d’être instruits et de lutter contre l’illettrisme….etc. 

Quelles en sont les actions et les projets futurs? 

En trois mois, nous avons réussi d’abord à l’ouverture internationale en créant des antennes. D’autres suivrons bientôt telles que le Danemark, Norvège, Suède, Belgique, la Guinée Conakry. Nous restons ouverts à tout le monde. A Paris, en octobre dernier, nous avons organisé au Square du Temple une collecte de livres au profit des enfants du Sénégal. J’ai lancé un appel auprès de mes relations et connaissances pour recueillir des livres. Je viens de recevoir une quinzaine de cartons qui iront bientôt au Sénégal. Nous avons des projets ambitieux dans le futur. Par exemple, créer l’association en France selon le droit français, une bibliothèque bus-ambulante au Sénégal, des bibliothèques dans  les établissements des villages  sénégalais, la construction ou rénovation d’écoles dans les villages les plus reculés du Sénégal, faire connaitre des auteurs africains en France et inversement au Sénégal. Actuellement, le bureau de Dakar composé pour la plus part par des professeurs de littérature (Bity Kébé, Sakoura Diagne Syr, Anta Gassama, Ndèye Khadidiatou Dieng..) va cette année organiser des conférences et débats autour d’une œuvre en invitant l’auteur dans leur Lycée…Editer des recueils de poèmes de nos différents poètes. En partenariat avec des maisons d’éditions, nous comptons aussi éditer des élèves talentueux. Nous avons aussi l’idée de créer le Prix des amis de Sada kane avec un jury qui choisira le meilleur roman, poème, nouvelle… Enfin, des projets nous en avons plein. Mais nous allons lentement et sûrement. Réussir à ce que la culture et la littérature soient un vecteur de connexion humaine et mondiale… 

Quel est le rapport de l’Association avec le Sénégal et la Diaspora sénégalaise en particulier et africaine en général? 

Avec le Sénégal, le rapport de l’association est évident. Elle est née au Sénégal, œuvre pour   la littérature, c’est -à dire inciter et donner du goût à la lecture aux jeunes sénégalais. Le bureau central est basé au Sénégal. L’association est je peux dire à 95% destinée au Sénégal. Nous avons pu grâce aux cotisations et la vente des cartes, permettre à une élève en 3e (qui n’avait pas les moyens) de continuer ses études au collège afin de passer son brevet, en payant intégralement ses fournitures (cahiers, livres, sac et stylos…) cette l’année. Pour la Diaspora Sénégalaise et Africaine, le bureau parisien a prévu d’assister, d’orienter et faire des cours d’alphabétisation pour nos frères et sœurs qui ont des difficultés à parler ou à écrire la langue française, pour leur meilleure intégration dans la société française. Une fois de plus, l’Association est panafricaine, multiculturelle et mondiale autour de la littérature. Toute personne qui se reconnait dans ces idéaux est la bienvenue. 

On connait votre histoire personnelle brillamment illustrée dans votre livre «La sardine du Cannibale». En tant que président quel poids ont les expériences de votre vécu dans la conduction de l’Association? 

Peut-être que mon parcours m’a permis de constater les manques dans notre pays, en comparaison avec la France et d’essayer d’apporter des solutions. La chance que j’ai, c’est d’avoir de vraies personnes autour de moi qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes ambitions et les mêmes projets pour la littérature. Au sein du bureau, nous sommes avant tout amis et surtout une famille autour de la personnalité de Sada Kane. Ce qui compte pour moi, c’est comment arriver ensemble à ces objectifs que nous nous sommes fixés. Et l’équipe que j’ai actuellement, je sais que je  peux compter sur elle. Parce qu’on partage les mêmes valeurs humaines, de patriotisme pour le devenir de notre pays et surtout l’avenir de la nouvelle génération. 

Quels sont les critères pour pouvoir adhérer à l’Association? 

L’Association, comme je l’ai dit,  est à vocation internationale, multiculturelle, multiraciale, ouverte au monde de la littérature autour de Sada Kane. Pour être membre, il faut acheter la carte (10 euros) pour l’international), 3 et 1,50 euros pour les étudiants et élèves. Il y a aussi la carte pour les membres d’honneurs qui sont libres de donner le montant qu’ils veulent. 

Selon vous, à quel point est la culture africaine et quelles seraient vos recettes pour son meilleur épanouissement? 

Très sincèrement, je pense que l’Afrique en plus d’être le berceau de l’humanité, est un vivier culturel énorme mais mal exploité. Le continent a connu de grands écrivains, poètes et philosophes tels que Léopold Sédar Senghor, Amadou Hampathé Bâ, Cheikh Amidou Kane, Cheikh Anta Diop, Chinua Achébé, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ et tant d’autres. Cependant, malheureusement, je constate qu’elle est mal dirigée par ses ministres de tutelles qui ne savent et ne comprennent rien de la culture. Donc, elle est au point zéro. Prenons l’exemple du Sénégal: il y a 25 ans, dans toutes les régions, il y avait des salles de cinémas. Aujourd’hui, il n’y en a nulle part. Il est aussi regrettable qu’il n’y ait pas de bibliothèques municipales ou des CDI dans les établissements scolaires sénégalais. Pour un meilleur rayonnement de nos cultures, nous devons nous l’approprier, la vulgariser en allant à la source et surtout mettre des hommes de cultures à la tête et les moyens. Je pense qu’une vraie politique publique de la culture, bien menée pourrait être un vecteur de développement économique pour l’Afrique à l’image de la France.  Un être cultivé est un être ouvert au monde, aux savoirs et par la même un vecteur de développement. 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes d’aujourd’hui? 

Je ne pense pas qu’il y ait une recette miracle. Je leur dirais avant tout de se cultiver, s’instruire, de s’ouvrir culturellement et de beaucoup lire. Car la lecture est le seul moyen d’ouverture culturelle en vers le monde. Comme il est mentionné sur nos cartes de membres «Un homme qui lit en vaut deux». Qu’ils sachent aussi que la construction de leurs nations leur appartient s’ils veulent un réel changement.

Et enfin, nous rejoindre sur la page « Les Amis de Sada Kane » ou nous contacter par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Aux racines de la beauté noire! 

Pour cette première édition des Nappy Days organisée à Paris, le jury devait désigner les jeunes femmes les plus emblématiques de la beauté noire et métissée, symbolisée notamment par le port d’une chevelure afro naturelle*. 

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Pour cette première édition des Nappy Days organisée à Paris, le jury devait désigner les jeunes femmes les plus emblématiques de la beauté noire et métissée, symbolisée notamment par le port d’une chevelure afro naturelle*. A l’issue d’une soirée festive et élégante, les 10 membres du jury, parmi lesquels Princesse Erika, l’actrice Firmine Richard, Chrystèle Saint Louis Augustin, le célèbre top model, Lucien Jean Baptiste, le comédien, Jacob Desvarieux, un des fondateurs du groupe Kassav, la Princesse Esther Kamatari, une des ambassadrices de Guerlain, la bloggeuse Aude Saint Louis Augustin et Mbathio Beye, Miss Black France 2012, ont désigné Océane Lebubura, ambassadrice de la beauté Nappy.

La jeune fille mêlant origines congolaise et française a devancé d’une courte tête sa première dauphine, la camerounaise Armelle Mbiahe Ndjée, et sa deuxième dauphine, Vanessa Blondo, originaire de la Guadeloupe.

La nouvelle Miss et Armelle, sa première dauphine, représenteront pendant 12 mois la beauté Nappy, par leur participation active aux événements français et internationaux en lien avec la diversité culturelle et la beauté.

Une de leurs étapes sera un voyage aux Etats-Unis pour assister à un Natural Hair Show. Elles incarneront le mouvement Nappy auprès d’un nombre croissant de femmes faisant le choix d’une beauté noire, fière et naturelle.

Le mouvement Nappy est né aux Etats Unis dans la communauté noire, et condense les mots "Natural" et "Happy".

Organisé par Valérie Bonnefons et son équipe, l’événement Nappy Days a réuni plus de 500 visiteurs. La prochaine édition est prévue pour l’automne 2016 et devrait être encore plus festive et haute en boucles. 

Oumy succède à Désirée Diaw 

Le 20 septembre 2014 les Sénégalais d’Italie s’étaient donnés tous rendez-vous à Brescia pour fêter l’élégance et la beauté du pays de la téranga. Abdou NDAO et son équipe, comme chaque année, organise depuis 5 ans, Miss Sénégal en Italie. 

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Le 20 septembre 2014 les Sénégalais d’Italie s’étaient donnés tous rendez-vous à Brescia pour fêter l’élégance et la beauté du pays de la Téranga. Abdou NDAO et son équipe, comme chaque année, organise depuis 5 ans, Miss Sénégal en Italie. Cette année,  Xelmi Head-Office a porté la barre très haute, en choisissant comme Parrain de l’évènement, Idrissa Sanneh. Premier Sénégalais reporter RAI de télévision  dans le monde du calcio Italien, "Idy", comme l’appellent les Italiens, est un personnage très  connu par les Italiens, grâce au rôle qu’il joue dans l’administration de Juventus de Turin. 

La Marraine était Coumba Khadim Thiam, une dame de classe très calme, reconnue par tous comme un exemple de femme. 

De minuit jusqu'à 6h du matin, 8 filles venues de Rome-Milan-Agrate-Brescia-Firenze-Rimini-Poggibonsi-Prato, disputaient la couronne de Désirée Diaw (Miss Sénégal en Italie 2013), dans une salle pleine comme un oeuf. 

Le jury composé de Luigi Balduini, un professionnel des télévisions Italiennes, de la top-model Sénégalaise ’Eva Thione,  d'Adama Thiam et de Ndeye Binta Samb, a eu toutes les difficultés à sortir une miss et ses deux dauphines, tellement toutes les 8 filles étaient belles et intelligentes. 

C’est à 5h du matin que Abdou Ndao annonce le nom de Oumy Ndaiye (17 ans), habitant à Lumezzane (Brescia), Reine de la 5eme édition de Miss Sénégal en Italie. Ce fut l’apothéose du public. 

La maman de la nouvelle reine de beauté, présente dans la salle, est  montée sur le podium pour féliciter et consoler sa fille qui pleurait de joie. 

Ainsi donc les rideaux  de la 5ème édition sont tombés et cap sur la 6ème édition! 

Ndèye Fatou Seck Wade