ASSOCIATION "LES AMIS DE SADA KANE": Interview au président, l'écrivain sénégalais Majid Ba - Africa Nouvelles

COMMUNAUTÉS AFRICAINES

La littérature et la lecture comme outils d'épanouissement culturel! 

«Les Amis de Sada Kane», du nom du célèbre et apprécié "Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial", est une Association à vocation internationale pour la littérature, le livre, la culture en général, le savoir et contre l'illettrisme, sans distinction d'origine, de religion et de couleur. L'Association est ouverte à tous et à toutes celles qui en partagent les idéaux. Votre journal "Africa Nouvelles" a échangé avec le président de l'Association, l'écrivain Majid Ba, qui a bien voulu accorder cette interview à bâtons rompus, dans laquelle il illustre l'historique, les objectifs, les activités menées et les actions futures de l'Association qu'il a l'honneur de diriger, ainsi que la portée universelle de cette belle initiative culturelle.

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Vous êtes le président de l’Association «Les Amis de Sada Kane». Depuis quand est-elle née et pouvez-vous faire un historique de sa création? 

Toute cette histoire est née de ma rencontre avec Sada Kane, en mars 2013. En visite au Sénégal, j’ai eu l’honneur d’être invité par Sada dans son émission «Impressions». J’ai été charmé et séduit par ses qualités humaines, son humilité, sa simplicité et surtout par sa générosité. C’était la première fois que je le rencontrais même si pendant plus de vingt-cinq ans, je le suivais à travers ses émissions littéraires telles que  «Regards» sur la RTS. C’est pour moi le Bernard Pivot africain, un Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial. C’est ainsi qu’à mon retour à Paris, j’ai eu cette idée de lui rendre hommage pour tout ce qu’il a fait pendant 36 ans pour la culture en générale et la littérature en particulier. Je me suis dit qu’il méritait cette reconnaissance de son vivant. J’ai créé la page et je lui en ai parlé après. Il était ravi. Le projet d’association est né le 26 juillet 2014 lors de mon passage à Dakar. Nous nous étions rencontrés avec les membres actifs de la page facebook et Sada Kane souhaitait nous recevoir chez lui.  J’ai proposé l’idée de créer un bureau et d’avancer. Nous étions une dizaine. J’ai été désigné comme le président, car c’est moi qui avais créé et qui animais la page facebook "Les Amis de sada Kane", depuis une dizaine de mois. 

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Combien de membres compte l’Association et qu’elle est son étendue géographique et sa structure organisationnelle? 

Là-dessus, il faut différencier les membres actifs (qui ont leur carte d’adhésion) de ceux qui sont des "amis" (qui publient régulièrement des poèmes et des notes de lecture sur la page «Les Amis de Sada Kane»). Donc, comme membres actifs nous sommes une vingtaine à travers le monde. Sinon, nous sommes 1100 amis. Et tous les jours, je reçois en moyenne 5 à 10 demandes.

L’association a vocation internationale et ouverte à toutes les personnes qui aiment la littérature. Nous avons des représentants aux USA: New-York, Ousmane Touré et Birmingham, Alabama, Aissatou Sy. En Italie, Saloum Baro, à Paris un bureau avec Marianne Essantialité (chargée de la communication), Amadou Bâ (en charge des affaires littéraires et les relations avec les institutions), Souleymane Condé (organisation et pédagogie), Fatimata Dème (alphabétisation) et Mandoumbé Diouf (culture et affaire scolaire).   

A Dakar, il y a le bureau central avec comme Président d’honneur Sada Kane, un président, une vice- présidente, trésorière, une secrétaire générale et son adjoint, une commissaire au compte et son adjoint. Au-delà du bureau, des délégations comme chargé de la pédagogie,  de la culture, de la communication et des relations extérieures ont été créées.  

Quels sont les objectifs de l’Association et les activités principalement menées? 

Notre objectif premier est de promouvoir la littérature auprès des jeunes écoliers sénégalais. Leur faciliter les moyens d’accès à la littérature, leur donner le goût à la lecture, à l’ouverture culturelle par le Livre. Hors aujourd’hui, nos gamins ne lisent plus. Peut-être parce qu’on ne leur donne pas les chances ou parce que lire un livre est devenu inaccessible pour eux. Notre objectif est de «Libérer les livres», «faciliter l’accès à la lecture», venir en aide aux plus démunis, permettre à tous les enfants d’être instruits et de lutter contre l’illettrisme….etc. 

Quelles en sont les actions et les projets futurs? 

En trois mois, nous avons réussi d’abord à l’ouverture internationale en créant des antennes. D’autres suivrons bientôt telles que le Danemark, Norvège, Suède, Belgique, la Guinée Conakry. Nous restons ouverts à tout le monde. A Paris, en octobre dernier, nous avons organisé au Square du Temple une collecte de livres au profit des enfants du Sénégal. J’ai lancé un appel auprès de mes relations et connaissances pour recueillir des livres. Je viens de recevoir une quinzaine de cartons qui iront bientôt au Sénégal. Nous avons des projets ambitieux dans le futur. Par exemple, créer l’association en France selon le droit français, une bibliothèque bus-ambulante au Sénégal, des bibliothèques dans  les établissements des villages  sénégalais, la construction ou rénovation d’écoles dans les villages les plus reculés du Sénégal, faire connaitre des auteurs africains en France et inversement au Sénégal. Actuellement, le bureau de Dakar composé pour la plus part par des professeurs de littérature (Bity Kébé, Sakoura Diagne Syr, Anta Gassama, Ndèye Khadidiatou Dieng..) va cette année organiser des conférences et débats autour d’une œuvre en invitant l’auteur dans leur Lycée…Editer des recueils de poèmes de nos différents poètes. En partenariat avec des maisons d’éditions, nous comptons aussi éditer des élèves talentueux. Nous avons aussi l’idée de créer le Prix des amis de Sada kane avec un jury qui choisira le meilleur roman, poème, nouvelle… Enfin, des projets nous en avons plein. Mais nous allons lentement et sûrement. Réussir à ce que la culture et la littérature soient un vecteur de connexion humaine et mondiale… 

Quel est le rapport de l’Association avec le Sénégal et la Diaspora sénégalaise en particulier et africaine en général? 

Avec le Sénégal, le rapport de l’association est évident. Elle est née au Sénégal, œuvre pour   la littérature, c’est -à dire inciter et donner du goût à la lecture aux jeunes sénégalais. Le bureau central est basé au Sénégal. L’association est je peux dire à 95% destinée au Sénégal. Nous avons pu grâce aux cotisations et la vente des cartes, permettre à une élève en 3e (qui n’avait pas les moyens) de continuer ses études au collège afin de passer son brevet, en payant intégralement ses fournitures (cahiers, livres, sac et stylos…) cette l’année. Pour la Diaspora Sénégalaise et Africaine, le bureau parisien a prévu d’assister, d’orienter et faire des cours d’alphabétisation pour nos frères et sœurs qui ont des difficultés à parler ou à écrire la langue française, pour leur meilleure intégration dans la société française. Une fois de plus, l’Association est panafricaine, multiculturelle et mondiale autour de la littérature. Toute personne qui se reconnait dans ces idéaux est la bienvenue. 

On connait votre histoire personnelle brillamment illustrée dans votre livre «La sardine du Cannibale». En tant que président quel poids ont les expériences de votre vécu dans la conduction de l’Association? 

Peut-être que mon parcours m’a permis de constater les manques dans notre pays, en comparaison avec la France et d’essayer d’apporter des solutions. La chance que j’ai, c’est d’avoir de vraies personnes autour de moi qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes ambitions et les mêmes projets pour la littérature. Au sein du bureau, nous sommes avant tout amis et surtout une famille autour de la personnalité de Sada Kane. Ce qui compte pour moi, c’est comment arriver ensemble à ces objectifs que nous nous sommes fixés. Et l’équipe que j’ai actuellement, je sais que je  peux compter sur elle. Parce qu’on partage les mêmes valeurs humaines, de patriotisme pour le devenir de notre pays et surtout l’avenir de la nouvelle génération. 

Quels sont les critères pour pouvoir adhérer à l’Association? 

L’Association, comme je l’ai dit,  est à vocation internationale, multiculturelle, multiraciale, ouverte au monde de la littérature autour de Sada Kane. Pour être membre, il faut acheter la carte (10 euros) pour l’international), 3 et 1,50 euros pour les étudiants et élèves. Il y a aussi la carte pour les membres d’honneurs qui sont libres de donner le montant qu’ils veulent. 

Selon vous, à quel point est la culture africaine et quelles seraient vos recettes pour son meilleur épanouissement? 

Très sincèrement, je pense que l’Afrique en plus d’être le berceau de l’humanité, est un vivier culturel énorme mais mal exploité. Le continent a connu de grands écrivains, poètes et philosophes tels que Léopold Sédar Senghor, Amadou Hampathé Bâ, Cheikh Amidou Kane, Cheikh Anta Diop, Chinua Achébé, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ et tant d’autres. Cependant, malheureusement, je constate qu’elle est mal dirigée par ses ministres de tutelles qui ne savent et ne comprennent rien de la culture. Donc, elle est au point zéro. Prenons l’exemple du Sénégal: il y a 25 ans, dans toutes les régions, il y avait des salles de cinémas. Aujourd’hui, il n’y en a nulle part. Il est aussi regrettable qu’il n’y ait pas de bibliothèques municipales ou des CDI dans les établissements scolaires sénégalais. Pour un meilleur rayonnement de nos cultures, nous devons nous l’approprier, la vulgariser en allant à la source et surtout mettre des hommes de cultures à la tête et les moyens. Je pense qu’une vraie politique publique de la culture, bien menée pourrait être un vecteur de développement économique pour l’Afrique à l’image de la France.  Un être cultivé est un être ouvert au monde, aux savoirs et par la même un vecteur de développement. 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes d’aujourd’hui? 

Je ne pense pas qu’il y ait une recette miracle. Je leur dirais avant tout de se cultiver, s’instruire, de s’ouvrir culturellement et de beaucoup lire. Car la lecture est le seul moyen d’ouverture culturelle en vers le monde. Comme il est mentionné sur nos cartes de membres «Un homme qui lit en vaut deux». Qu’ils sachent aussi que la construction de leurs nations leur appartient s’ils veulent un réel changement.

Et enfin, nous rejoindre sur la page « Les Amis de Sada Kane » ou nous contacter par mail : [email protected]

La littérature et la lecture comme outils d'épanouissement culturel! 

«Les Amis de Sada Kane», du nom du célèbre et apprécié "Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial", est une Association à vocation internationale pour la littérature, le livre, la culture en général, le savoir et contre l'illettrisme, sans distinction d'origine, de religion et de couleur. L'Association est ouverte à tous et à toutes celles qui en partagent les idéaux. Votre journal "Africa Nouvelles" a échangé avec le président de l'Association, l'écrivain Majid Ba, qui a bien voulu accorder cette interview à bâtons rompus, dans laquelle il illustre l'historique, les objectifs, les activités menées et les actions futures de l'Association qu'il a l'honneur de diriger, ainsi que la portée universelle de cette belle initiative culturelle.

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Vous êtes le président de l’Association «Les Amis de Sada Kane». Depuis quand est-elle née et pouvez-vous faire un historique de sa création? 

Toute cette histoire est née de ma rencontre avec Sada Kane, en mars 2013. En visite au Sénégal, j’ai eu l’honneur d’être invité par Sada dans son émission «Impressions». J’ai été charmé et séduit par ses qualités humaines, son humilité, sa simplicité et surtout par sa générosité. C’était la première fois que je le rencontrais même si pendant plus de vingt-cinq ans, je le suivais à travers ses émissions littéraires telles que  «Regards» sur la RTS. C’est pour moi le Bernard Pivot africain, un Baobab culturel et littéraire sénégalais, africain et mondial. C’est ainsi qu’à mon retour à Paris, j’ai eu cette idée de lui rendre hommage pour tout ce qu’il a fait pendant 36 ans pour la culture en générale et la littérature en particulier. Je me suis dit qu’il méritait cette reconnaissance de son vivant. J’ai créé la page et je lui en ai parlé après. Il était ravi. Le projet d’association est né le 26 juillet 2014 lors de mon passage à Dakar. Nous nous étions rencontrés avec les membres actifs de la page facebook et Sada Kane souhaitait nous recevoir chez lui.  J’ai proposé l’idée de créer un bureau et d’avancer. Nous étions une dizaine. J’ai été désigné comme le président, car c’est moi qui avais créé et qui animais la page facebook "Les Amis de sada Kane", depuis une dizaine de mois. 

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Combien de membres compte l’Association et qu’elle est son étendue géographique et sa structure organisationnelle? 

Là-dessus, il faut différencier les membres actifs (qui ont leur carte d’adhésion) de ceux qui sont des "amis" (qui publient régulièrement des poèmes et des notes de lecture sur la page «Les Amis de Sada Kane»). Donc, comme membres actifs nous sommes une vingtaine à travers le monde. Sinon, nous sommes 1100 amis. Et tous les jours, je reçois en moyenne 5 à 10 demandes.

L’association a vocation internationale et ouverte à toutes les personnes qui aiment la littérature. Nous avons des représentants aux USA: New-York, Ousmane Touré et Birmingham, Alabama, Aissatou Sy. En Italie, Saloum Baro, à Paris un bureau avec Marianne Essantialité (chargée de la communication), Amadou Bâ (en charge des affaires littéraires et les relations avec les institutions), Souleymane Condé (organisation et pédagogie), Fatimata Dème (alphabétisation) et Mandoumbé Diouf (culture et affaire scolaire).   

A Dakar, il y a le bureau central avec comme Président d’honneur Sada Kane, un président, une vice- présidente, trésorière, une secrétaire générale et son adjoint, une commissaire au compte et son adjoint. Au-delà du bureau, des délégations comme chargé de la pédagogie,  de la culture, de la communication et des relations extérieures ont été créées.  

Quels sont les objectifs de l’Association et les activités principalement menées? 

Notre objectif premier est de promouvoir la littérature auprès des jeunes écoliers sénégalais. Leur faciliter les moyens d’accès à la littérature, leur donner le goût à la lecture, à l’ouverture culturelle par le Livre. Hors aujourd’hui, nos gamins ne lisent plus. Peut-être parce qu’on ne leur donne pas les chances ou parce que lire un livre est devenu inaccessible pour eux. Notre objectif est de «Libérer les livres», «faciliter l’accès à la lecture», venir en aide aux plus démunis, permettre à tous les enfants d’être instruits et de lutter contre l’illettrisme….etc. 

Quelles en sont les actions et les projets futurs? 

En trois mois, nous avons réussi d’abord à l’ouverture internationale en créant des antennes. D’autres suivrons bientôt telles que le Danemark, Norvège, Suède, Belgique, la Guinée Conakry. Nous restons ouverts à tout le monde. A Paris, en octobre dernier, nous avons organisé au Square du Temple une collecte de livres au profit des enfants du Sénégal. J’ai lancé un appel auprès de mes relations et connaissances pour recueillir des livres. Je viens de recevoir une quinzaine de cartons qui iront bientôt au Sénégal. Nous avons des projets ambitieux dans le futur. Par exemple, créer l’association en France selon le droit français, une bibliothèque bus-ambulante au Sénégal, des bibliothèques dans  les établissements des villages  sénégalais, la construction ou rénovation d’écoles dans les villages les plus reculés du Sénégal, faire connaitre des auteurs africains en France et inversement au Sénégal. Actuellement, le bureau de Dakar composé pour la plus part par des professeurs de littérature (Bity Kébé, Sakoura Diagne Syr, Anta Gassama, Ndèye Khadidiatou Dieng..) va cette année organiser des conférences et débats autour d’une œuvre en invitant l’auteur dans leur Lycée…Editer des recueils de poèmes de nos différents poètes. En partenariat avec des maisons d’éditions, nous comptons aussi éditer des élèves talentueux. Nous avons aussi l’idée de créer le Prix des amis de Sada kane avec un jury qui choisira le meilleur roman, poème, nouvelle… Enfin, des projets nous en avons plein. Mais nous allons lentement et sûrement. Réussir à ce que la culture et la littérature soient un vecteur de connexion humaine et mondiale… 

Quel est le rapport de l’Association avec le Sénégal et la Diaspora sénégalaise en particulier et africaine en général? 

Avec le Sénégal, le rapport de l’association est évident. Elle est née au Sénégal, œuvre pour   la littérature, c’est -à dire inciter et donner du goût à la lecture aux jeunes sénégalais. Le bureau central est basé au Sénégal. L’association est je peux dire à 95% destinée au Sénégal. Nous avons pu grâce aux cotisations et la vente des cartes, permettre à une élève en 3e (qui n’avait pas les moyens) de continuer ses études au collège afin de passer son brevet, en payant intégralement ses fournitures (cahiers, livres, sac et stylos…) cette l’année. Pour la Diaspora Sénégalaise et Africaine, le bureau parisien a prévu d’assister, d’orienter et faire des cours d’alphabétisation pour nos frères et sœurs qui ont des difficultés à parler ou à écrire la langue française, pour leur meilleure intégration dans la société française. Une fois de plus, l’Association est panafricaine, multiculturelle et mondiale autour de la littérature. Toute personne qui se reconnait dans ces idéaux est la bienvenue. 

On connait votre histoire personnelle brillamment illustrée dans votre livre «La sardine du Cannibale». En tant que président quel poids ont les expériences de votre vécu dans la conduction de l’Association? 

Peut-être que mon parcours m’a permis de constater les manques dans notre pays, en comparaison avec la France et d’essayer d’apporter des solutions. La chance que j’ai, c’est d’avoir de vraies personnes autour de moi qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes ambitions et les mêmes projets pour la littérature. Au sein du bureau, nous sommes avant tout amis et surtout une famille autour de la personnalité de Sada Kane. Ce qui compte pour moi, c’est comment arriver ensemble à ces objectifs que nous nous sommes fixés. Et l’équipe que j’ai actuellement, je sais que je  peux compter sur elle. Parce qu’on partage les mêmes valeurs humaines, de patriotisme pour le devenir de notre pays et surtout l’avenir de la nouvelle génération. 

Quels sont les critères pour pouvoir adhérer à l’Association? 

L’Association, comme je l’ai dit,  est à vocation internationale, multiculturelle, multiraciale, ouverte au monde de la littérature autour de Sada Kane. Pour être membre, il faut acheter la carte (10 euros) pour l’international), 3 et 1,50 euros pour les étudiants et élèves. Il y a aussi la carte pour les membres d’honneurs qui sont libres de donner le montant qu’ils veulent. 

Selon vous, à quel point est la culture africaine et quelles seraient vos recettes pour son meilleur épanouissement? 

Très sincèrement, je pense que l’Afrique en plus d’être le berceau de l’humanité, est un vivier culturel énorme mais mal exploité. Le continent a connu de grands écrivains, poètes et philosophes tels que Léopold Sédar Senghor, Amadou Hampathé Bâ, Cheikh Amidou Kane, Cheikh Anta Diop, Chinua Achébé, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ et tant d’autres. Cependant, malheureusement, je constate qu’elle est mal dirigée par ses ministres de tutelles qui ne savent et ne comprennent rien de la culture. Donc, elle est au point zéro. Prenons l’exemple du Sénégal: il y a 25 ans, dans toutes les régions, il y avait des salles de cinémas. Aujourd’hui, il n’y en a nulle part. Il est aussi regrettable qu’il n’y ait pas de bibliothèques municipales ou des CDI dans les établissements scolaires sénégalais. Pour un meilleur rayonnement de nos cultures, nous devons nous l’approprier, la vulgariser en allant à la source et surtout mettre des hommes de cultures à la tête et les moyens. Je pense qu’une vraie politique publique de la culture, bien menée pourrait être un vecteur de développement économique pour l’Afrique à l’image de la France.  Un être cultivé est un être ouvert au monde, aux savoirs et par la même un vecteur de développement. 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes d’aujourd’hui? 

Je ne pense pas qu’il y ait une recette miracle. Je leur dirais avant tout de se cultiver, s’instruire, de s’ouvrir culturellement et de beaucoup lire. Car la lecture est le seul moyen d’ouverture culturelle en vers le monde. Comme il est mentionné sur nos cartes de membres «Un homme qui lit en vaut deux». Qu’ils sachent aussi que la construction de leurs nations leur appartient s’ils veulent un réel changement.

Et enfin, nous rejoindre sur la page « Les Amis de Sada Kane » ou nous contacter par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.