Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Embrassade à l'ambassade!

Des fidèles catholiques partis du Burkina Faso pour un pèlerinage en France et en Italie, ont rendu une visite de courtoisie à Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur Raymond Balima, qui les reçus dans sa résidence, à Rome.

Lourdes, Paris, Lisieux (France) et Rome (Italie) sont les destinations de ce groupe de 55 fidèles catholiques, partis pour un pèlerinage du 12 au 25 août 2012.

Ils ont rendu une visite de courtoisie à l’Ambassadeur du Burkina Faso à Rome SEM Raymond Balima, qui les a reçus à sa Résidence.

Cette visite, première du genre a été l’occasion d’échanges entre les pèlerins et le chef de la mission diplomatique burkinabé en Italie.

Autour d’un sympathique pot de bienvenue offert par l’Ambassadeur, les pèlerins ont situé l’objet de leur pèlerinage qui est de rechercher Dieu et lui adresser des prières pour eux-mêmes, leurs familles et la paix et le bonheur du Burkina.

Le pèlerinage est organisé par l’Eglise Catholique dans le cadre des activités de la Commission Episcopale des Pèlerinages et Congrès Eucharistiques au titre de l’année 2012.

L’Ambassadeur leur a adressé des mots d’encouragement et de persévérance pour leur conquête de la grâce de Dieu qui contribue à la paix sociale et au bonheur du Burkina Faso.

Ambassade Burkina - Rome

Vie de miel au couple Meless!

Emouvant mariage mixte ivoiro - ghanéen! C'est dans la liesse que les communautés ivoirienne et ghanéenne ont célébré, à Rome, le mariage entre Esmel Meless et Francisca Opoku. Une journée de fête qui a fait revivre la tradition Akan.

Ils étaient bien émotionnés les deux frais époux: le frère ivoirien Esmel Meless et sa douce moitié, la soeur ghanéenne Francisca Opoku. Et avec eux, étaient également bien émotionnés tous leurs parents et proches, membres des respectives communautés, amis africains et italiens, qui n'ont pas voulu manquer d'être présents à ce mémorable moment de fête, pour leur témoigner tout leur amour et leur affection.

Esmel et Francisca, des sensations recueillies auprès de tout le monde, sont l'image même de l'amour, dans toute la tendresse de leurs gestes, qu'ils n'ont pas pu manquer de transmettre à toute la foule présente.

C'est toujours une belle image de voir un frère et une soeur immigrés qui, outre à être venus en Italie pour se construire un futur meilleur, aient trouvé ici en Italie, dans cette terre qui est désormais notre seconde patrie, la bénédiction d'ajouter une page d'amour et de bonheur dans le livre de leurs vies, qui désormais couleront ensemble.

La tendre image de Mr et Mme Esmel et Francisca Meless est une belle histoire à raconter et à garder comme exemple pour tous les frères.

Tous, nous nous unissons à leurs rêves de projets pour leur souhaiter de jouir pendant de longues années cette douceur qui berce leurs parcours d'immigré dans un pays qui n'est pas le leur mais l'est devenu.

A Esmel et Francisca, tous les meilleurs voeux d'amour et bonheur sans fin!

Village Afrique... sans fric?

Le "Village Afrique", premier pavillon d'hospitalité du continent noir dans l'histoire olympique, devait être la vitrine de l'Afrique aux Jeux de Londres, mais cette expérience inédite a tourné court après la fermeture prématurée du site pour défaut de paiement.


Le fait de trouver les portes closes a provoqué colère et incompréhension des visiteurs parmi les 20 pays participants.

"C'est déplorable", estime le conseiller économique de l'ambassade du Maroc à Londres, Larbi Bouattaf, dont le pays avait fait venir plusieurs artisans pour animer un véritable souk de 150 mètres carré.

"On est fous furieux", réagit Lotfi Labaied du Comité national olympique tunisien, dont le pays disposait aussi d'un stand. "On se sent lésés. On a engagé beaucoup de frais" en faisant venir des gens, ajoute-t-il, alors que la location d'un espace de 25 mètres carré dans ce village de tentes était facturé 15.800 euros.
Le stand Tunisie proposait notamment des ateliers henné, mosaïque, poterie, et "on cherchait à donner une nouvelle image de la Tunisie après la révolution", poursuit M. Labaied. "C'était positif, et là ça nous tombe sur la tête. On est détruits."

Jusqu'à sa fermeture, le "Village Afrique", situé dans les jardins de Kensington au coeur de Londres, avait rencontré un beau succès avec 80.000 visiteurs.
Mais suite à un conflit à propos d'une affaire de factures impayées, un groupement de fournisseurs locaux "a décidé, de façon unilatérale et après un marchandage inacceptable, de suspendre ses prestations", affirme la société française Pixcom, spécialisée en communication événementielle.

Les demandes de règlement étaient notamment présentées par une société de sécurité StoneHouse et une entreprise de fourniture de tentes Mar-Key pour un montant "avoisinant le demi-million d'euros", selon l'un des organisateurs qui a requis l'anonymat.

Les entreprises concernées assurent que Pixcom n'a pas honoré ses factures.

L'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (Acnoa), à l'initiative du "Village Afrique", rejette toute responsabilité, dénonçant le "litige entre une entreprise française et des sociétés anglaises" qui a "engendré des conséquences des plus néfastes pour notre continent".

"C'est mortel" pour l'image de l'Afrique, juge M. Labaied. "Vu que c'est l'Afrique, tout le monde va penser que ce sont les Africains qui sont responsables, mais il faut comprendre qu'en aucun cas, les Africains ne sont en cause", insiste-t-il.

"Ce serait malhonnête de mettre ça sur le dos de l'Afrique", représentée par plus de 900 athlètes sur près de 10.500 aux JO de Londres, estime aussi le directeur du village, Gilles Gabillet.

A l'image de la vingtaine de maisons nationales ouvertes au public pendant les JO de Londres, le "Village Afrique" était un espace de convivialité pour accueillir manifestations culturelles et gastronomiques, supporters, athlètes, chefs d'entreprise et simples curieux.

Fierté d'une communauté

La ville de Cisterna (dans la Région Lazio) abrite une importante communauté de Nigérians qui ont longtemps été intégrées et fonctionnent au sein de la ville. Leur engagement à une confrontation pacifique à la situation locale et de l'intégrer à leurs compatriotes, sera à l'honneur dimanche prochain, le 3 mai à Rome, à la Glace Torre Maura Marron, au cours de la «Célébration de la Journée d'Enugu», parrainé par le Enugu Etat (Nigeria) résident dans le Latium. Neuf prix et trois sont des résidents de Cisterna di Latina.

Les gagnants sont Chukwubike Charles Okechukwu, Ilo Michael, Edmund Agbo Ugwu. Outre à la reconnaissance pour leur engagement, la particularité de l'initiative a été l'attribution d'un titre permettant d'identifier les gagnants au sein de la communauté nigériane.

■ Charles Okechukwu Chukwubike, depuis près de 20 ans, vit avec sa famille à Cisterna. Docteur en Sciences de la formation comme Educateur et médiateur culturel. il est le fondateur de l'Association "Welcomw" vpour l'inclusion et l'intégration, la formation et secrétariat social pour les immigrés, assume le titre de "Anya Necheoha", c'est-à-dire «Celui (L'Oeil) qui veille sur le peuple».
■ Ilo Michael prend le titre de "Okenwa Anamuruora", à savoir «le fils du peuple»

■ Ugwu Agbo Edmund  reçoit le titre de "Okwadike" qui veut dire «Le grand lutteur».

«Je suis ravi de cette reconnaissance. C'est la preuve que quand on opère bien, indépendamment de l'origine et l'appartenance ethnique, les résultats arrivent. Je suis aussi personnellement heureux pour Charles que je retiens etre une valeur ajoutée pour notre communauté, en raison de son engagement continu en faveur de l'intégration des étrangers et le rôle important de médiation culturelle et administrative qu'il joue, devenant un point fondamental de référence et un exemple réussi d'intégration et de collaboration», a déclaré le Maire Antonello Merolla.

Un métier clair, tout autre que... clando!

Autrefois réservé aux hommes, le métier de chauffeur de taxi-moto ou "clando" est une activité qui s'ouvre peu à peu aux femmes, au Tchad notamment.

Née en 1988, Mémadji Osta est la toute première Tchadienne à être conductrice de taxi-moto. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins de première nécessité. Mais comment lui est venue l'idée d'exercer ce métier?
"J'ai choisi cette activité parce qu'elle m'intéresse. Pendant longtemps nous avons réclamé l'égalité des droits, mais cette égalité n'a jamais été mise en pratique. Donc aujourd'hui, nous commençons à mettre les choses en pratique pour prouver que nous sommes égales. Beaucoup de gens prennent un air étonné quand ils me voient soudain au volant. Ils freinent pour regarder, mais je n'ai pas honte, au contraire je suis fière de ce que je fais".

D'autres jeunes filles de son âge préfèrent aller vagabonder pour se faire de l'argent et gagner ainsi leur vie. Mémadji Osta a-t-elle un message à leur transmettre ?
"On leur conseille, au lieu de se prostituer et de courir le risque d'attraper des maladies et de les transmettre, de venir faire le clando. Elles pourront ainsi subvenir à leurs besoins, payer leur nourriture, leur loyer etc."

Avant d'être conductrice de taxi-moto, Mémadji a tenté sa chance dans l'armée nationale tchadienne, mais elle a été démobilisée. Grâce au taxi-moto, elle peut aujourd'hui couvrir ses propres frais mais aussi ceux de son conjoint. "Comme j'ai été démobilisée et lui aussi et qu'en plus il est étudiant, nous sommes obligés de nous débrouiller de cette façon."

Une femme conductrice de taxi-moto est une première au Tchad. Mais aussi un acte à saluer, comme l'estiment d'autres jeunes filles, interrogées dans la rue.

"C'est une bonne chose, je pense. Mais dans un pays comme le Tchad, où l'insécurité bat son plein, ces femmes courent des risques. Il arrive déjà si souvent que les hommes se fassent tuer par des braqueurs et que leurs motos leur soient arrachées", dit l'une d'elles.

"D'abord je trouve que c'est une bonne chose devant Dieu, une femme qui gagne son pain à la sueur de son front. Ensuite, quand on travaille, on est libre de s'exprimer, libre de faire tout. Elle travaille, ne court pas après les hommes pour leur demander de l'argent pour se payer des crèmes. Elle dépend d'elle-même uniquement", dit une autre jeune Tchadienne.

"Il n'y a pas de métiers pour les hommes et de métiers pour les femmes. Un métier, c'est un truc pour tout le monde.", entend-on dire également.

"Au Tchad, ça peut être un risque parce qu'il y a beaucoup d'insécurité, mais dans d'autres pays il y a des femmes qui font le métier d'hommes, il y a par exemple des conductrices de transports en commun", est l'avis d'une autre Tchadienne.

Et les hommes dans tout cela ? Apprécient-ils cette activité exercée par des femmes? Dontana Titnan est le président de l'Association nationale des clandomen du Tchad: "Au lieu d'aller vadrouiller dans les bars ou faire n'importe quoi, elles se mettent peu à peu à travailler comme conductrices de taxi-motos. Elles vont pouvoir ainsi se débrouiller. C'est une bonne chose."



Africa out!

Les Jeux olympiques ne sont pas que du sport. C'est aussi un moment où plusieurs pays exportent leur culture à travers des villages olympiques et autres stands. C'est le cas du continent noir. Malheureusement, avec la fermeture anticipée de la "Maison Afrique", les visiteurs n'auront plus la chance de découvrir les différentes facettes de la riche culture africaine. Pour cause!


Un litige opposant une entreprise française et des sociétés anglaises a provoqué cette situation et engendré des conséquences des plus néfastes pour notre continent, qui n'avait d'autre souhait en édifiant ce projet que de permettre aux populations anglaises et autres de s'imprégner des richesses africaines, informe l'ACNOA (Association des Comités Olympiques Africains).

«Nous considérons quant à nous que cette fermeture a été effectuée de manière arbitraire sans même que l'ACNOA et les locataires des stands ne soient prévenus et sans qu'aucun document de la justice anglaise ou des autorités administratives ne soit fourni. il n'est pas sans dire que l'Acnoa a fait preuve de toute la bonne volonté nécessaire en se permettant même d'opérer à des paiements qui ne nous concernaient en aucune manière et en faisant tout son possible pour aider et soutenir les sociétés anglaises», poursuit l'ACNOA, qui se réserve toutefois le droit «d'exiger qu'il soit fait réparation des préjudices causés aussi bien à notre image de marque qu'aux exposants qui se sont vus spolier de leurs expositions au sein desquelles ils n'ont même pas pu accéder», regettent les camarades du président du comité d'organisation, le général Lansana Palenfo.

Rappelons que l'Africa House, regroupant, pour la première fois de l'histoire des Jeux Olympiques, les 53 comités nationaux olympiques du continent africain a été édifié à Hyde park, le plus grand parc du centre de Londres (2 km de longueur et environ 1 km de largeur), pour célébrer leurs athlètes médaillés. Le coût est évalué à 200.000 dollars

Ouvert au public, la «Maison Afrique» se voulait aussi une vitrine culturelle pour mettre les autres délégations au parfum des multiples facettes culturelles du continent, «l'occasion de donner une autre image de l'Afrique à un événement où le monde est focalisé sur Londres», selon Lansana Palenfo.

Concerts, dégustations, promotion des richesses culturelles et économiques de chaque pays africain étaient à la une de ce village olympique, qui attire 30.000 visiteurs par jour.



La race de Rice!

Aux États-Unis, après Quincy Jones ou Spike Lee, l’ex-secrétaire d’État de George W. Bush, Condoleezza Rice, a fait réaliser un test génétique pour déterminer l’origine de ses ancêtres. Un phénomène de mode chez les Afro-Américains.

Pendant de longues années, elle a cru descendre des Ashantis du Ghana. Il n’en est rien. À 57 ans, Condoleezza Rice vient d’apprendre que ses lointaines origines africaines remontent à la plaine Tikar, au centre du Cameroun. À l’instar de milliers d’Afro-Américains, celle qui fut l’austère secrétaire d’État de George W. Bush de 2005 à 2009, la deuxième femme et la première Noire à accéder à ce poste, et qui, aujourd’hui, enseigne à l’université de Stanford (Californie) et soutient le républicain Mitt Romney dans la course à la présidentielle, a cédé elle aussi à la curiosité de remonter son arbre généalogique.

Native de Birmingham, dans l’Alabama, Condi n’est pas la première des Africains-Américains célèbres dont les ancêtres sont originaires du Cameroun, à en croire le verdict de l’un de ces laboratoires qui se sont spécialisés dans la lucrative recherche des origines. Le musicien et producteur Quincy Jones a découvert, lui aussi, qu’il était issu de la même ethnie des Tikars. Et la liste des «Camerounais» s’allonge d’année en année: le réalisateur Spike Lee (Malcolm X, Do the Right Thing), les acteurs Forest Whitaker (Le Dernier Roi d’Écosse) et Chris Tucker (Rush Hour)...

Mise au point en 2003 par le biologiste africain-américain Rick Kittles, la méthode est simple et rapide: un prélèvement buccal analysé en laboratoire permet d’établir la carte d’identité génétique du demandeur. Celle-ci est ensuite comparée à une banque de données constituée grâce aux ossements d’un demi-millier d’esclaves africains morts aux États-Unis et issus de différentes ethnies du continent. Des correspondances sont ensuite recherchées, avec une marge d’erreur. Coût: entre 200 et 1.000 euros.

Grâce aux progrès scientifiques, ces hommes et femmes dont les aïeux sont arrivés en Amérique, il y a plusieurs siècles au fond des cales des négriers, retrouvent ainsi le berceau de leurs ancêtres. Certains entreprennent des voyages de découverte, une nouvelle forme de tourisme qui fait le bonheur des tour-opérateurs et du secteur hôtelier. Ainsi, à la fin de décembre, un groupe de 87 Américains a parcouru le Cameroun du nord au sud. Avec, au programme, une halte devant les lieux de mémoire et une immersion dans la culture africaine. Organisé par l’association ARK Jammers, cet Ancestry Reconnection Program les a notamment conduits à l’ancien port négrier de Bimbia (Sud-Ouest). Selon des historiens, entre 46 000 et 68 000 hommes et femmes d’origine camerounaise ont quitté leur terre natale pour le continent américain.