Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

La Suède... persuade! 

Nyamko Sabuni, née à Bujumbura au Burundi, est une femme politique suédoise. Elle est ministre de l'Intégration et de l'Égalité des genres (également responsable de la Démocratie, de la Jeunesse, des Grandes villes et de la Consommation) de la Suède, depuis fin 2006. D'origine congolaise, elle est la première personnalité noire à accéder à un poste d'une telle importance dans ce pays.

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Pour Nyamko Sabuni, plus on permettra aux femmes et aux hommes de concilier une carrière avec une vie de famille, plus les femmes auront de facilités à accepter des postes de direction ou à s’en voir proposer.

Pouvez-vous parler un peu de vous?

Nyamko Sabuni: Je m’appelle Nyamko Sabuni. Je suis née en exil au Burundi. Je suis en fait d’origine congolaise, mes parents viennent du Congo. Je suis arrivée en Suède en 1981, à l’âge de 12 ans. J’ai eu la chance de grandir entourée d’enfants suédois, ce qui m’a permis d’apprendre à parler couramment le suédois et de m’intégrer plus facilement, et probablement aussi de réussir dans ce pays. Aujourd’hui, je suis mariée et j’ai deux petits garçons, des jumeaux de 6 ans.

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre carrière politique parce que vous étiez une femme? Si oui, lesquels? 

Nyamko Sabuni: Non, aucun obstacle proprement dit, mais bien sûr, ce n’est pas évident pour une femme de mener une carrière quand on est supposée tenir une maison et s’occuper des enfants, et qui plus est, d’être à la hauteur, et même probablement meilleure qu’un homme pour attirer l’attention. Ce type d’obstacles existe pour bon nombre d’entre nous, si ce n’est pour nous toutes. En outre, la concurrence est rude, mais c’est vrai pour tout le monde et chacun fait de son mieux.

Y a-t-il des obstacles particuliers qui selon vous empêchent les femmes de devenir des leaders politiques?

Nyamko Sabuni: Non, pas nécessairement. Cependant, s’il y a un obstacle, c’est que les femmes ne peuvent concilier une vie de famille avec une carrière, et c’est là que la politique peut être utile. Plus on permettra aux femmes et aux hommes de concilier une carrière avec une vie de famille, plus les femmes auront de facilités à accepter des postes de direction ou à s’en voir proposer.

La Suède est l’un des pays les plus égalitaires du monde. Quelle vous semble être la priorité quand il s’agit d’œuvrer à l’égalité en Suède?

Nous sommes peut-être à la pointe en matière d’égalité des sexes, mais il y a beaucoup à faire en ce qui concerne le marché de l’emploi, la politique de la famille et le monde de l’entreprise. Cela étant, pour moi, le principal problème en matière d’égalité des sexes, demeure celui de la violence des hommes envers les femmes.C’est un droit fondamental dans la société que de pouvoir préserver son intégrité et d’être à l’abri de la violence physique. C’est avant tout une question de droits de l’homme. La lutte contre la violence faite aux femmes est donc une question prioritaire.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui exercent des responsabilités politiques ou aspirent à de telles responsabilités pour réussir leur carrière?

Nyamko Sabuni: Je leur conseillerais de choisir le bon partenaire, quelqu’un qui puisse les aider à s’épanouir et qui soit prêt à assumer à égalité la responsabilité des enfants et du domicile familial. Je leur dirais: «N’ayez pas peur, croyez en vous, et surtout, entourez-vous d’amis mixtes», j’entends par là qu’il est important d’avoir aussi des amis hommes. Aujourd’hui, il existe divers types de réseaux dont les femmes sont exclues. Il faut donc qu’elles1 essayent de lier des amitiés avec des hommes et d’intégrer ces réseaux. Je suis certaine que les hommes sont tout aussi disposés à choisir une femme qu’un homme.

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Vie de miel au couple Meless!

Emouvant mariage mixte ivoiro - ghanéen! C'est dans la liesse que les communautés ivoirienne et ghanéenne ont célébré, à Rome, le mariage entre Esmel Meless et Francisca Opoku. Une journée de fête qui a fait revivre la tradition Akan.

Ils étaient bien émotionnés les deux frais époux: le frère ivoirien Esmel Meless et sa douce moitié, la soeur ghanéenne Francisca Opoku. Et avec eux, étaient également bien émotionnés tous leurs parents et proches, membres des respectives communautés, amis africains et italiens, qui n'ont pas voulu manquer d'être présents à ce mémorable moment de fête, pour leur témoigner tout leur amour et leur affection.

Esmel et Francisca, des sensations recueillies auprès de tout le monde, sont l'image même de l'amour, dans toute la tendresse de leurs gestes, qu'ils n'ont pas pu manquer de transmettre à toute la foule présente.

C'est toujours une belle image de voir deux frères immigrés qui, outre à être venus en Italie pour se construire un futur meilleur, aient trouvé ici en Italie, dans cette terre qui est désormais notre seconde patrie, la bénédiction d'ajouter une page d'amour et de bonheur dans le livre de leurs vies, qui désormais couleront ensemble.

La tendre image de Mr et Mme Esmel et Francisca Meless est une belle histoire à raconter et à garder comme exemple pour tous les frères.

Tous, nous nous unissons à leurs rêves de projets pour leur souhaiter de jouir pendant de longues années cette douceur qui berce leurs parcours d'immigré dans un pays qui n'est pas le leur mais l'est devenu.

A Esmel et Francisca, tous les meilleurs voeux d'amour et bonheur sans fin!

Un beau mariage nigérian très participé.

Le 15  juillet, à Rome, Mike et Chioma Iwuagwu ont célébré leur union conjugale, devant une bonne participation de la communauté nigériane, d'une bonne représentation des communautés aafricaines ainsi que plusieurs amis italiens.

C'est à l'Hotel Capital de  Rome, que le couple a réuni les parents, proches et amis, pour leur faire partager ce jour spécial du couronnement de leur amour.

La communauté nigériane a tenu à partager nombreuse,avec Mike et Chioma, les premières heures de leur merveilleuse aventure conjugale.

Accompagné par une allée de garçons et fillettes d'honneur, le couple a fait une entrée en grande pompe dans la salle, accueilli par les rythmes de la musique afro urbaine de "Steve Emejuru & Friends Rumba Band".

Après le rite de la cola, il y a eu les présentations des grandes personnalités de la communauté nigériane, qui ont adressé leur témoignage sur cet évenement spécial.
Puis l'entremède gastronomique  a conduit à la cérémonie du gateau nuptial.

Steve Emejuru a également hommagé le couple et ses invités avec l'exhibition de son ballet composé exclusivement de dansseuses italiennes de son école de danse, qui ont présenté des chorégraphies tant traditionnelles de la tribu Igbo que des pas de danses africaines modernes. Le tout très apprécié par les présents.

La fete s'est déchainée sous les hits joués par le groupe musical, alterné aux judicieuses sélections des hits proposés par le Disc-jockey.

Les jambes et reins se sont défoulés, chacun à sa manière, mais tous dans le meme esprit de célébration et partage de la joie des nouveaux mariés Mike et Chioma. C'est tard la soirée que la fete a pris fin.

Tous nos meilleurs voeux de bonheur à Mike et Chioma et longue vie à leur amour!

Milton Kwami

Vie de miel au couple Meless!

Emouvant mariage mixte ivoiro - ghanéen! C'est dans la liesse que les communautés ivoirienne et ghanéenne ont célébré, à Rome, le mariage entre Esmel Meless et Francisca Opoku. Une journée de fête qui a fait revivre la tradition Akan.

Ils étaient bien émotionnés les deux frais époux: le frère ivoirien Esmel Meless et sa douce moitié, la soeur ghanéenne Francisca Opoku. Et avec eux, étaient également bien émotionnés tous leurs parents et proches, membres des respectives communautés, amis africains et italiens, qui n'ont pas voulu manquer d'être présents à ce mémorable moment de fête, pour leur témoigner tout leur amour et leur affection.

Esmel et Francisca, des sensations recueillies auprès de tout le monde, sont l'image même de l'amour, dans toute la tendresse de leurs gestes, qu'ils n'ont pas pu manquer de transmettre à toute la foule présente.

C'est toujours une belle image de voir un frère et une soeur immigrés qui, outre à être venus en Italie pour se construire un futur meilleur, aient trouvé ici en Italie, dans cette terre qui est désormais notre seconde patrie, la bénédiction d'ajouter une page d'amour et de bonheur dans le livre de leurs vies, qui désormais couleront ensemble.

La tendre image de Mr et Mme Esmel et Francisca Meless est une belle histoire à raconter et à garder comme exemple pour tous les frères.

Tous, nous nous unissons à leurs rêves de projets pour leur souhaiter de jouir pendant de longues années cette douceur qui berce leurs parcours d'immigré dans un pays qui n'est pas le leur mais l'est devenu.

A Esmel et Francisca, tous les meilleurs voeux d'amour et bonheur sans fin!

Pour une aide durable au développement africain.

Il y a peu qu'est née la Coopérative "PENC", de l'action conjuguée d'un groupe d'immigrés africains en Italie, animés de la volonté de mettre sur pied une structure efficace,  dans l'objectif de  valoriser les énergies positives de la diaspora, en faveur de réalisations ciblées pour une contribution  optimisée au développement durable de l'Afrique et des Africains.  Votre journal  Africa Nouvelles a rencontré le président de la Coopérative PENC, Manga Karamba.

Africa Nouvelles: Quel est le sens du nom "Penc" par lequel a été baptisée la coopérative?
Manga Karamba: Le mot "Penc" est l'appellation en "wolof" (langue sénégalaise) d'un lieu de retrouvailles où on  peut se confronter de manière constructive les uns les autres; c'est en sorte comme un arbre à palabres pour des échanges empreints à aboutir à des réalisations utiles pour la collectivité. 

Africa Nouvelles: Depuis quand a été créée la Coopérative Penc?
M. K.:  La Coopérative a été créée cette année, cela fait près de 4 mois maintenant, jour plus jour moins.

Africa Nouvelles: Combien de membres comptent les effectifs de la Coopérative Penc?
M. K.:  Actuellement nous sommes 15 membres dont 4 femmes. Le nombre croit bien sûr progressivement car la Coopérative est un ensemble ouvert à l'extérieur, à toutes les forces de bonne volonté, désireuses, dans l'esprit de l'organisation, d'aporter leur pierre précieuse au batiment que nous nous proposons tous harmonieusement de construire.

Africa Nouvelles: Quel est votre rôle dans la Coopérative Penc?
M. K.:  Je suis le Président et le Coordinateur artistique et culturel est Badara Ndiaye, illustre et dynamique artiste et homme de culture panafricaine.

Africa Nouvelles: Quels sont les objectifs qui ont porté à la création de la Coopérative Penc?
M. K.:  On s'est dit que ça fait longtemps que nous sommes en Italie et pratiquement peu de choses qui ont été concrétisées. Les associations ne tournent pas à régime. On a alors décidé de mettre sur pied une coopérative, qui est une forme meilleure pour aboutir à des résultats plus concrets. Le but est en perspective de faire des réalisations autant au bercail et en même temps ici aussi en Italie.

Africa Nouvelles: Et quels sont les champs d'action de la Coopérative Penc?
M. K.:  Les premiers domaines d'activités ciblés sont l'agriculture, l'élevage, le commerce, le tourisme, la culture. Puis on étendra à des branches comme le logement et d'autres secteurs  clés du développement.

Africa Nouvelles: Quelles stratégies d'interventions compte appliquer la Coopérative Penc?
M. K.:  Avant tout il faut s'ouvrir aux Italiens car, comme c'est dans la philosophie qui a porté à la création de la coopérative, nous cherchons à travailler ensemble avec toutes les forces et les ressources humaines utiles. Comme on le sait, tout seul ça ne marche pas et alors il faut mettre les forces ensemble. Nous mettrons l'accent sur l'agriculture, qui est un volant très important pour aider les jeunes sur place au pays, de manière à désamorcer l'aventure d'émigrer, souvent au péril de leurs propres vies, endeuillant malheureusement très souvent les familles.

Africa Nouvelles: Quels sont vos rapports avec les Autorités?
M. K.:  Nous avons présenté des lettres aux Ambassades pour informer de la naissance de la Coopérative Penc et de la totale disponibilité à conjuguer nos ressources pour des actions vouées au développement et à l'émancipation de nos pays, ainsi que la prospérité de nos populations. Nous avons aussi entamé et poursuivons une collaboration positive avec les Autorités italiennes, à commencer par celles  de proximité jusqu'aux niveaux supérieurs des institutions et des administrations: circonscriptions, communes, provinces, régions et Etat. Car comme je l'ai dit, la Coopérative Penc, c'est la philosophie de l'arbre à palabres., où tout le monde est invité à s'asseoir pour participer positivement. D'ailleurs la Coopérative Penc est naturellement ouverte à toutes les autres communautés et associations.

Africa Nouvelles: Avez-vous déjà quelques initiatives à votre actif?
M. K.:  Nous venons récemment d'organiser un grand évènement culturel, intitulé "Festival Penc Africa" qui, outre à avoir vu un très vaste public hétérogène, a joui du parrainage et de la présence de S.E. l'Ambassadeur du Maroc, et d'un ex-ministre du Roi Hassan II, ainsi que des diplomates du Sénégal, Nigeria et Afrique du Sud.

Africa Nouvelles: Un mot de conclusion?
M. K.:  Les raisons et objectifs ayant conduit à la naissance de la Coopérative Penc en font un instrument que nous mettons, porte ouverte, à disposition de tous les frères africains et amis de l'Afrique, désireux d'apporter leur brique au développement de l'Afrique et des Africains.

M. Kwami & Fatou F. Seck

Embrassade à l'ambassade!

Des fidèles catholiques partis du Burkina Faso pour un pèlerinage en France et en Italie, ont rendu une visite de courtoisie à Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur Raymond Balima, qui les reçus dans sa résidence, à Rome.

Lourdes, Paris, Lisieux (France) et Rome (Italie) sont les destinations de ce groupe de 55 fidèles catholiques, partis pour un pèlerinage du 12 au 25 août 2012.

Ils ont rendu une visite de courtoisie à l’Ambassadeur du Burkina Faso à Rome SEM Raymond Balima, qui les a reçus à sa Résidence.

Cette visite, première du genre a été l’occasion d’échanges entre les pèlerins et le chef de la mission diplomatique burkinabé en Italie.

Autour d’un sympathique pot de bienvenue offert par l’Ambassadeur, les pèlerins ont situé l’objet de leur pèlerinage qui est de rechercher Dieu et lui adresser des prières pour eux-mêmes, leurs familles et la paix et le bonheur du Burkina.

Le pèlerinage est organisé par l’Eglise Catholique dans le cadre des activités de la Commission Episcopale des Pèlerinages et Congrès Eucharistiques au titre de l’année 2012.

L’Ambassadeur leur a adressé des mots d’encouragement et de persévérance pour leur conquête de la grâce de Dieu qui contribue à la paix sociale et au bonheur du Burkina Faso.

Ambassade Burkina - Rome

Un métier clair, tout autre que... clando!

Autrefois réservé aux hommes, le métier de chauffeur de taxi-moto ou "clando" est une activité qui s'ouvre peu à peu aux femmes, au Tchad notamment.

Née en 1988, Mémadji Osta est la toute première Tchadienne à être conductrice de taxi-moto. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins de première nécessité. Mais comment lui est venue l'idée d'exercer ce métier?
"J'ai choisi cette activité parce qu'elle m'intéresse. Pendant longtemps nous avons réclamé l'égalité des droits, mais cette égalité n'a jamais été mise en pratique. Donc aujourd'hui, nous commençons à mettre les choses en pratique pour prouver que nous sommes égales. Beaucoup de gens prennent un air étonné quand ils me voient soudain au volant. Ils freinent pour regarder, mais je n'ai pas honte, au contraire je suis fière de ce que je fais".

D'autres jeunes filles de son âge préfèrent aller vagabonder pour se faire de l'argent et gagner ainsi leur vie. Mémadji Osta a-t-elle un message à leur transmettre ?
"On leur conseille, au lieu de se prostituer et de courir le risque d'attraper des maladies et de les transmettre, de venir faire le clando. Elles pourront ainsi subvenir à leurs besoins, payer leur nourriture, leur loyer etc."

Avant d'être conductrice de taxi-moto, Mémadji a tenté sa chance dans l'armée nationale tchadienne, mais elle a été démobilisée. Grâce au taxi-moto, elle peut aujourd'hui couvrir ses propres frais mais aussi ceux de son conjoint. "Comme j'ai été démobilisée et lui aussi et qu'en plus il est étudiant, nous sommes obligés de nous débrouiller de cette façon."

Une femme conductrice de taxi-moto est une première au Tchad. Mais aussi un acte à saluer, comme l'estiment d'autres jeunes filles, interrogées dans la rue.

"C'est une bonne chose, je pense. Mais dans un pays comme le Tchad, où l'insécurité bat son plein, ces femmes courent des risques. Il arrive déjà si souvent que les hommes se fassent tuer par des braqueurs et que leurs motos leur soient arrachées", dit l'une d'elles.

"D'abord je trouve que c'est une bonne chose devant Dieu, une femme qui gagne son pain à la sueur de son front. Ensuite, quand on travaille, on est libre de s'exprimer, libre de faire tout. Elle travaille, ne court pas après les hommes pour leur demander de l'argent pour se payer des crèmes. Elle dépend d'elle-même uniquement", dit une autre jeune Tchadienne.

"Il n'y a pas de métiers pour les hommes et de métiers pour les femmes. Un métier, c'est un truc pour tout le monde.", entend-on dire également.

"Au Tchad, ça peut être un risque parce qu'il y a beaucoup d'insécurité, mais dans d'autres pays il y a des femmes qui font le métier d'hommes, il y a par exemple des conductrices de transports en commun", est l'avis d'une autre Tchadienne.

Et les hommes dans tout cela ? Apprécient-ils cette activité exercée par des femmes? Dontana Titnan est le président de l'Association nationale des clandomen du Tchad: "Au lieu d'aller vadrouiller dans les bars ou faire n'importe quoi, elles se mettent peu à peu à travailler comme conductrices de taxi-motos. Elles vont pouvoir ainsi se débrouiller. C'est une bonne chose."



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