Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Doubles célébrations marquées par une grande participation de la Communauté camerounaise en Italie.

Les Ambassades du Cameroun près le Quirinal et le Saint-Siège ont célébré la Fête nationale et le 50e anniversaire de la Réunification, offrant chacune une réception pour la Communauté camerounaise d'Italie, dans la ville de Rome.


AMBASSADE DU CAMEROUN PRÈS LE QUIRINAL

 

Au lendemain du séjour acclamé de la visite du chef d’Etat Paul Biya au Vatican, la Communauté camerounaise d’Italie a célébré à Rome, la Fête nationale du Cameroun, quelques jours après les festivités officielles marquant la dite solennité au pays, sous le thème: «Armée camerounaise, creuset de l’unité nationale, socle des institutions stables et démocratiques, garante du développement socio économique».

Une fête de l'indépendance pas comme ailleurs et pas comme les autres, grâce à un double événement offert à ses hôtes et invités par l’Ambassadeur permanent de la République du Cameroun près le Quirinal, Son Excellence Monsieur Dominique et Mme Patience Awono Essama, qui ont célébré la 39ème fête nationale du Cameroun et le cinquantenaire de la Réunification nationale.

L'Ambassadeur du Cameroun près le Quirinal, en Italie a convié ses compatriotes, au prestigieux Hôtel Crowne Plaza de Rome, de 19h à 21h.
Aidée par une météo clémente et le retour  du beau temps estival dans la ville éternelle, la solennelle célébration a vu la participation de plus de 300 invités, parmi lesquels: les Consuls honoraires du Cameroun à Firenze et Trieste, respectivement Leurs Excellences M. Morelli Ildo et M. Massimiliano Fabian, plusieurs personnalités italiennes, les membres du Corps diplomatique, les Institutions des Nations Unies ainsi que de nombreux travailleurs et étudiants Camerounais, venus en masse de toute l'Italie, notamment: Firenze, Trieste, Parma et Perugia.

Un super buffet gastronomique de spécialités variées du pays, bien garni, a été très apprécié par les palais des membres de la Diaspora camerounaise présents et de tous les autres invités, qui ont, une fois de plus, eu l’agréable occasion de déguster des plats et des mets de toutes les régions du Cameroun, arrosés d'un choix de bons vins; le tout adouci par des gâteaux décorés aux couleurs du pays.
Les poissons frits, le "ndolè", le poulet braisé, le bâton de manioc, sans oublier tous les accompagnements typiques, ont satisfait les appétits de la foule, qui a pu, aider sa digestion en jouant des jambes et des hanches aux rythmes irrésistibles  de la musique camerounaise ("bikutsi", "makossa", "assiko") et autres.

Un pari réussi, grâce au dynamisme de l’ambassadeur et son personnel.
«L’organisation et les préparatifs de cet événement ont été réalisé sous la coordination de l’ambassadeur, qui a assigné des taches spécifiques aux diplomates»  a dit Mr Médi Moungui, le 2ème Conseiller.

L’un des temps forts a été le mot de l’ambassadeur, aux fils et aux amis du Cameroun, en face du gâteau d’anniversaire confectionné aux couleurs du drapeau Camerounais.
«Le Cameroun reste et demeure votre pays et si pour un certain notre de raison nous nous sommes éloignés de la maire patrie, nous restons attachés à cette mère-patrie par le cordon ombilical, qui s’appelle le patriotisme qui nous rassemble ici ce soir»: un message qui a provoqué des applaudissements nourris.

Il ensuite convié son Collègue du Saint Siège, Son Excellence M. Antoine Zanga à couper le gâteau. Un grand repas de l’amitié, qui s’est achevé dans la joie, la gaieté e la bonne humeur, dans l’espoir d’être présents l’année prochaine.



AMBASSADE DU CAMEROUN PRÈS LE SAINT-SIÈGE

 

Au lendemain du passage remarqué du chef d’Etat Paul Biya, venu pour la cérémonie de Béatification du Pape Jean Paul II et un jour après la double fête organisée par l’ambassadeur du Cameroun près le Quirinal, la petite communauté camerounaise du Saint Siège a, elle aussi, célébré à sa manière la 39ème fête nationale du pays.

L’Ambassadeur du Cameroun près le Saint-Siège et l’Ordre Souverain de Malte, Son Excellence M. Antoine Zanga et Mme Célestine Zanga ont convié la Diaspora camerounaise vaticaniste, les amis du Cameroun, les autorités du Vatican et les membres du corps diplomatique au Saint Siège, à une réception, le 24 mai dernier à l’Hôtel villa Carpegna, au centre de Rome.

L’ambassade du Cameroun auprès du Vatican en est à sa troisième organisation.
Chaque année est une nouvelle expérience et, pour cette 39ème fête nationale, les choses ont été vues en grand par l’Ambassadeur qui a souligné: «Nous avons fait appel à la diaspora camerounaise: les religieux et les média, et le personnel de l’ambassade».
C'est donc fort du soutien des compatriotes, et sous la supervision de l’Ambassadeur, que la Communauté camerounaise vaticaniste a célébré avec fierté le 20 mai. Au programme de la soirée, un buffet de spécialités variées du pays, bien fourni et accompagnés de quelques menus italiens.

Plus de 300 invités, qui, tout comme ça a été le cas de la fête organisée la veille par l'Ambassade du Cameroun près le Quirinal, ont été gâtés par un banquet gastronomique "100% made in Cameroun" qui a reproposé la panoplie culinaire des spécialités des diverses régions du pays, sur lesquelles, encore une fois, le bon vin n'a pas manqué de couler à flots tandis que les pieds ont là encore trépidé sur la colonne sonore des rythmes typiques nationaux: du "bikutsi" au "makossa" en passant par l'"assiko"  et autres.

L’Ambassadeur du Bénin près le Saint Siège a parlé d’un moment exceptionnel:  «C’est un moment de joie. Comme africain, je suis à l’aise avec mes frères du Cameroun, on est dans l’ambiance africaine, la nourriture et la musique sont africains».

Sur le même diapason, s'est également exprimée Mme Ankolo Suzanne, Agent comptable à l'Université de Yaoundé, de passage à Rome Un moment unique «C'est une fête formidable, différente de l’organisation au pays: pas de défilé, mais seulement une réception pour tous les Camerounais et leurs amis. ça fait chaud au cœur de revoir les vieille connaissances, voir des compatriotes à l’aise dans un pays étranger» a-t-elle chaleureusement déclaré.

La célébration s'est conclue dans la joie, la gaieté et la bonne humeur des participants qui se sont séparés en se promettant de renouveler, l’année prochaine, ce qui est devenue, depuis maintenant trois ans, une véritable tradition.


Flavie Ngah

Les Africains de la Diaspora pleurent un des membres les plus représentatifs de la communauté camerounaise et africaine  en Italie.
Il y a près de 4 mois, notre frère camerounais Bernard Ledoux nous a quittés, le jeudi 23 juin 2011, aux premières heures du jour, pour être inhumé le samedi 25, le jour même de l'inauguration d'un grand évenement de promotion de la culture africaine dont il était, depuis Radio Popolare de Milano, un des pionniers et plus valables et assidus promoteurs en Italie.


La nouvelle a été improviste et elle a choqué tout le monde: les frères camerounais et africains, tout comme ses nombreux amis italiens. Nous nous resserrons tous autour de la douleur de sa famille et de ses proches qui ne méritaient pas d'être privés de si tôt de l'affection de ce jeune dynamique africain, dont le parcours, a marqué l'histoire de la Diaspora africaine en Italie. 

Bernard  Ledoux! La première question que je me suis posée est: "Pourquoi es-tu parti si vite et ainsi à l'improviste?"
Car pour nous, tu avais encore beaucoup à réaliser sur cette terre, avec tout le dynamisme positif que nous t'avons  tous connu.

C'était un bon moment de réalisation pour toi. Nous le sentions tous, Surtout avec tous les projets qu'après tant de dévotion et de préparation, tu étais sur le point de faire démarrer. Mais ça se voit que Dieu en a décidé ainsi.
Ton optimisme nous manquera, cet optimisme qui sortait de ton cylindre des tas de beaux projets, l'un plus valable que l'autre. Tu es un patrimoine intarissable pour la diffusion de la culture africaine en Italie.

Faisant connaître les premières notes de la musique africaine sur les ondes des radios, tu as donné une contribution gigantesque à sa promotion et à sa vulgarisation, non seulement auprès des Italiens (qui ont ainsi eu l'occasion de la découvrir, apprécier, adopter et même imiter et jouer) mais aussi auprès de tous tes frères africains qui (à part le bain nostalgique dans les atmosphères laissées au pays) ont aussi eu un instrument d'orgueil à pouvoir afficher face à la culture du pays qui nous a accueillis.

Tu as fait connaître en Italie la musique africaine, la vraie musique africaine, car en expert musicologue, tu savais comment l'accompagner de tous les habits qui permettaient de mieux l'apprécier, au-delà de la simple jouissance auriculaire.
Tu étais un grand homme de communication, un grand journaliste, un expert showman et un authentique africain panafricain. Un vrai black! Et le tout avec un esprit pacifique, doux et empreint d'une approche constructive envers ton prochain.

Tu nous manqueras avec le style de ton langage, un label si particulier et si original, ce même style que tu as laissé indélébile auprès de tous tes fans, à partir de ceux qui ont eu le plaisir de te suivre, dès tes débuts dans les studios de "Radio Popolare", à Milano.
Tu es et tu resteras un motif de fierté et d'orgueil pour nous tous Africains, pour ton pays, le Cameroun, et pour l'Afrique.

Merci au nom de la Diaspora!  
Que le Bon Dieu t'accueille dans sa gloire!

Milton Kwami

Soeur ivoirienne, Présidente de la fraîchement née Association des Africains d’Attigliano, abrégée “3A”.

Il y a six mois, faisait sa sortie l’Association des Africains d’Attigliano (3A). A la présentation officielle, qui s’était tenue dans les locaux de l’église de la ville, étaient intervenus le Président de l’Association, Chantal GnaKouri Dohoun, le frère ivoirien Djédjé Arthur ainsi que les Autorités d’Attigliano. Après une dégustation gratuite de spécialités typiques africaines, la manifestation avait été clôturée par des rythmes et danses africains. Votre journal Afri-Nous a échangé avec Chantal, deux mots sur l’Association «3A» qu’elle préside.

Afri-Nous: Quel est parcours qui a porté à la naissance de l’Association "3A"?

Chantal GnaKouri Dohoun: Notre association est née depuis 6 mois, on a fait notre première sortie, le 17 juillet. Elle est née avec beaucoup de difficultés car ça n’a pas été facile de rassembler les Africains mais, avec la patience et la persuasion, on a réussi. Tout d’abord on n’était pas nombreux mais c’est en tapant même aux portes de nos frères qu’ils ont vu l’importance de se mettre ensemble. Et maintenant, ils répondent présents. Dans tous les cas, on est vraiment au début.

Afri-Nous: "3A" c’est Association des Africains d’Attigliano. Combien de communautés africaines y a-t-il au sein de votre association?

Chantal GnaKouri Dohoun: Il y a une dizaine de communautés africaines qui vivent à Attigliano mais dans l’Association 3A, sont représentées la Côte d’ivoire, Centrafrique, Congo, Ethiopie, Ghana, Nigeria et Togo. La porte est ouverte pour l’adhésion des autres communautés.

Afri-Nous: Qu’est-ce que ça représente  d’être femme, immigrée et présidente de l’association panafricaine d’une ville italienne?

Chantal GnaKouri Dohoun: D’abord c’est pour moi une très grande fierté car ce n’est pas facile pour une femme de recueillir la confiance de toute une communauté africaine, surtout aussi que j’ai été élue avec les voix de beaucoup d’hommes. Donc c’est vraiment une grande dignité pour moi. Je crois que les Africains ont fait mieux de se rassembler, de s’organiser parce que sans l’organisation,  dans un village comme Attigliano, c’est difficile de communiquer et de se rapporter avec les autorités locales et les habitants. Et comme femme, je crois que c’est un lourd fardeau, c’est un défi à relever, à tout moment, avec l’énergie de l’association toute entière. On a tous ensemble le même objectif et on fera tout pour l’atteindre, honorant l’opinion positive, l’estime et la confiance que la communauté attiglianaise met en nous.

Afri-Nous: Quelles sont alors vos relations avec les autorités locales?

Chantal GnaKouri Dohoun: Nous avons un très bon rapport avec eux surtout qu’ils nous qualifient d’immigration de choix parce que les Africains d’Attigliano sont  une communauté qui se comporte très bien. Attigliano est une cité dortoir pour nous, c’est-à-dire que le matin tout le monde sort et on rentre le soir. On essaie de participer aussi aux événements de la cité. On est quand même obligés participer aux activités sur place. Les rapports sont bons et ce sont les autorités elle-mêmes qui nous ont soutenu au départ et nous ont même émis l’idée, nous ont encouragés à nous réunir en association car souvent ils ont des communications à nous transmettre mais ils n’ont pas d’interlocuteur. Ils nous ont beaucoup soutenus et chaque fois qu’on a eu besoin, ils ont répondu présent. A notre inauguration, toute la mairie était représentée et maintenant, chaque fois qu’il y a des manifestations culturelles, nous sommes toujours associés dans les programmes.

Afri-Nous: Quels sont les objectifs primaires de l’Association "3A"?

Chantal GnaKouri Dohoun:D’abord notre objectif primaire, c’était celui d’intermédiaire entre l’Administration attiglianaise et la Communauté africaine. Mais il y a aussi les relations entre nous car, à la base, nous sommes tous des Africains, nous vivons dans une même cité mais on ne se connaît pas, si ce n’est que de vue. «Bonjour! Bonsoir!» à la gare, mais on ne se parlait pas et on ne se fréquentait pas. L’association c’est donc d’abord pour nous permettre de nous connaître et être là quand chacun a besoin, ne pas rester isolé dans un petit village, et  surtout savoir et pouvoir compter les uns sur les autres.
Nous voulons aussi faciliter l’intégration vis-à-vis de la vie attiglianaise et italienne en général. Et ça passe par quoi? Surtout par la langue! Je mets un accent très particulier sur l’apprentissage de la langue italienne, c’est le premier instrument d’intégration ici. C’est ainsi donc qu’on a demandé des professeurs de cours de langue italienne.

Afri-Nous: Quels sont au contraire les objectifs futurs de l’Association "3A"?
Chantal GnaKouri Dohoun: Etant à l’étranger ici , notre objectif c’est aussi  de voir comment aider nos parents que nous laissons en Afrique. La Mairie est disposée et nous a dit qu’il suffit qu’on ait des projets bien concrets pour qu’elle nous donne un coup de main à les réaliser. Il ne faut compter seulement sur l’Administration pour réaliser ce que nous voulons faire chez nous mais comptons d’abord sur nous-mêmes et, eux, ils sont prêts à nous encadrer. Etant également une communauté pleine d’enfants, on a aussi demandé de pouvoir disposer de salles pour les enfants après l’école, puisqu’ils ne fréquentent que le matin. Beaucoup de femmes sont obligées de porter leurs enfants à Rome, toute la journée. On est donc en train de voir avec la Mairie pour pouvoir organiser des  moyens pour s’occuper de ces enfants, en attendant que les mères ne rentrent. Nous sommes une association naissante, nous voyons d’abord nos besoins et on discutera ensuite pour voir comment s’en sortir.


Afri-Nous: Avez-vous déjà organisé des activités à Attigliano?
Chantal GnaKouri Dohoun: Nous avons organise des activités culturelles africaines qui ont recueilli la participation de la population locale. ça a été de bons laboratoires constructifs d’échanges entre nos communautés et la population locale.

Milton Kwami

L’Ambassadeur S. E. Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford très intéressée à l’introduction de BioHyst dans son pays.

Dans le cadre de l’initiative d’information de la technologie BioHyst auprès des représentations diplomatiques africaines en Italie, en début octobre, a eu lieu une positive séance de travail entre l’Ambassadeur du Ghana, Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford et la BioHyst Italia Srl qui, outre à expliquer les caractéristiques de la nouvelle technologie révolutionnaire, inventée par l’Ingénieur italien Umberto Manola (Afri-Nous: mai - juin - juillet 2010), a également illustré les stratégies sociétaires visant la sécurité alimentaire, à travers la promotion et la diffusion gratuite des installations BioHyst en Afrique, à travers le système du commodat d’utilisation. Votre journal Afri-Nous était de la rencontre.

C'est dans l’accueillante salle de réceptions des locaux restructurés de l’ambassade, que la délégation de la société BioHyst a été reçue par Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford, Ambassadeur du Ghana et Représentante permanente auprès de la FAO, PAM et FISA, accompagnée de deux membres de son staff, M. Simon Atieku (Responsable politique et économique).
La délégation de la société BioHyst était, elle, composée de trois responsables: Dott.sa Maria Vanni (Administrateur délégué), Dott.sa Barbara Carubba (Département Relations Externes) et Dott.sa Francesca Lucani (Département Recherche et Développement).

Après les présentations de rite, la séance de travail est toute de suite entrée dans le vif du sujet avec Maria Vanni qui a fait l’historique de la société BioHyst, expliquant les points forts de l’invention de l’ingénieur Umberto Manola: une technologie révolutionnaire et unique en son genre au monde.
La technologie BioHyst, articulée en plusieurs brevets de l’Ingénieur Umberto Manola, permet de transformer, à travers un procédé de désagrégation extrémisée de la matière, toute forme de biomasse en dérivés destinés à la triple production alimentaire humaine et animale et bioénergétique.

Les caractéristiques techniques ont été brillamment expliquées par Francesca Lucani qui a insisté notamment sur l’aspect innovateur des caractéristiques de la technologie Hyst:
● facilités d’implantation grâce aux dimensions réduites des installations;
● basse température de fonctionnement (37°: la température humaine);
● basse consommation énergétique (2 Kw/h par tonne de biomasse transformé);
● manutention réduite;
● rythme continu de travail (24h sur 24);
● absence de déchets résiduel, etc.

Barbara Carubba a mis l’accent sur les stratégies de la société BioHyst pour la diffusion du système Hyst en faveur du développement africain.

Se montrant très intéressée au projet d’introduction de la technologie BioHyst dans son pays, Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford a remercié la société BioHyst pour son engagement envers la sécurité alimentaire en Afrique.
Elle s’est notamment promise de se prodiguer non seulement auprès de son gouvernement, en particulier du Ministre de l’Agriculture en visite imminente en Italie, mais aussi auprès de la FAO.

Milton Kwami

Pour la première fois depuis 20 ans, une Sénégalaise vient d'avoir la distinction "Hippogrifo d'oro" avec Topsprint.

Cette cérémonie, organisée chaque année, par les autorités locales de la Région Sicilienne, permet de récompenser certains parmi les meilleurs travailleurs, employeurs et Siciliens de l'étranger. C'est ainsi que Mme Aida Fall a été honorée.


Native de Pikine Khourounar, dans la banlieue dakaroise, cette dame opératrice économique, qui œuvre pour l’intégration entre les communautés, fait aujourd'hui la fierté de la Communauté sénégalaise de Catania en particulier, et en général de toute les Sénégalais qui vivent en Italie.

Les Sénégalais de Sicile ont fait de bons témoignages sur elle, de même que les autorités italiennes qui l’ont distinguée.

Mme Aïda Fall, qui réside en Sicile depuis plus de 8 ans, est la Vice-présidente de l’Association des Sénégalais.

«Cette nomination est pour nous une très grande fierté. Ce n’est pas une surprise au regard de l'intégration exemplaire et sans faute de notre compatriote et sœur Mme Aïda Falé qui, tout au long de ces années, s'est dévouée à notre Communauté Sénégalaise sans réserve. Elle nous a toujours dignement représentés » a confie un membre de l’Association des Sénégalais.


Premier pas vers l’introduction de la technologie Hyst en Côte d’Ivoire.

Dans le cadre de l’initiative d’information menée auprès des représentations diplomatiques africaines en Italie, pour expliquer la technologie Hyst, Son Excellence l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire près le Quirinal, M. Bah Jeannot Zoro Bi, a reçu une délégation de la société BioHyst qui a expliqué les caractéristiques de ce nouveau système révolutionnaire, unique au monde, inventé par l’Ingénieur italien Umberto Manola (Afri-Nous: mai - juin - juillet - octobre 2010), illustrant également les stratégies sociétaires visant la sécurité alimentaire, à travers la promotion et la diffusion gratuite des iusines BioHyst en Afrique, par le système du commodat d’utilisation. Votre journal Afri-Nous était comme toujours de la rencontre.

C’est le 27 octobre que s’est tenue,  dans une des atmosphères des plus hospitalières, comme il se doit à l’africaine, la première réunion de travail entre la société BioHyst et l’Ambassade de Côte d’Ivoire, en la personne de Son Excellence M. Zoro Bi Jeannot,  accompagné de M. Joseph Roua (Conseiller économique et culturel) et de Mme Millet Angèle Dihiro (Premier cecrétaire)

La délégation de la société BioHyst était, elle, composée des trois responsables: Dott.sa Maria Vanni (Administrateur délégué), Dott.sa Barbara Carubba (Département Relations Externes) et Ing. Pierpaolo Dell’Omo (Département Recherche et Développement).

Maria Vanni a introduit la séance de travail illustrant les caractéristiques de l’invention de l’Ingénieur Umberto Manola ainsi que les stratégies sociétaires de la BioHyst, consistant en la commercialisation de la tecnologie Hyst dans les pays riches pour la distribuer gratuitement dans les pays africains, à commencer par l’Afrique de l’Ouest pour ensuite étendre la diffusion du système à tout le Continent.

«Cela rentre dans la politique d’action de notre société en faveur de la sécurité alimentaire et de la création d’opportunités d’emplois pour la population locale, pour le développement des pays africains», a-t-elle souligné.

A tel propos, Barbara Carubba a illustré comment, pour chaque pays, il a été fait des études de projets spécifiques, basées sur les produits typiques locaux.

L’ingénieur Pierpaolo Dell’Omo a décrit la technologie Hyst qui est «très facile à utiliser et donc particulièrement indiquée pour créer de petites unités industrielles, distribuées sur le territoire, de manière capillaire. Pour une unité de 5 tonnes / heure, il suffit seulement un espace de 100 m2 et l’énergie électrique».

Puis il a illustré comment du manioc ou du son de riz, on tire des produits à très haute valeur nutritionnelle et égalementi économiques pour la pharmacopée par exemple, ce qui est un gros potentiel de développement.
Il a aussi expliqué comment la technologie Hyst est la seule au monde capable de transformer la cellulose en sucres simplifiés et donc fermentables pour obtenir des bio carburants et des produits pour la zootechnie.

«Je vous remercie, nous avons lu votre invention dans le journal Africa Nouvelles et nous avons un intérêt particulier à en savoir plus. Nous allons donc prendre votre documentation et saisir nos autorités pour une visite en Italie ou en Côte d’Ivoire, afin de définir comment on peut appliquer la technologie Hyst chez nous. Je suis très curieux et je serai votre avocat pour que ça puisse fonctionner chez nous aussi. Parce que toutes ces découvertes qui permettent de transformer et récupérer nos produits nous intéressent au plus haut point,  surtout que cela apporte des plus-values à ce qui existe», a dit S. E. M. Zoro Bi Jeannot.

Et de poursuivre observant que «le grand problème de nos pays africains c’est la transformation de nos produits, il y a beaucoup de déperdition, surtout dans l’alimentation et d’autres secteurs. Par exemple en période de récolte de bananes, il y en a une grande quantité sur le marché et la conservation étant faible, au bout de 3 mois, on a perdu une quantité importante qu’on n’a pas pu utiliser. Donc une telle technologie qui peut nous aider ne peut qu’être la bienvenue. Surtout que l’application est très variée, on peut avoir du bioénergétique, de  l’alimention humaine et animale. Nous apprécions vraiment ça».

Répondant à une question de Mme Millet Angèle Dihiri, l’Ing. Pierpaolo Dell’Omo a rassuré que «le modèle que nous avons pensé est de créer des réalités de production où la société BioHyst met à disposition les installations et s’occupe de leur entretien et de la manutention ainsi que de la formation des techniciens, en fournissant toute l’assistance technique nécessaire afin que le projet puisse continuer dans le temps. Les installations peuvent être suivies par une entreprise locale publique ou privée».

Sur les délais prévus pour l’activation du projet, sujet abordé par M. Joseph Roua, il a donné des délais indicatifs de 8 mois environ.

Le rendez-vous a été donné pour la visite pratique d’une unité industrielle Hyst.

Milton Kwami

Qu'en est-il resté de la Coupe du Monde FIFA d’Afrique du Sud 201?

Comme partout sur le continent, la Coupe du Monde d’Afrique 2010 a été vécue, célébrée et fêtée, à Rome au FIFA FAN FEST, à Villa Borghese - Piazza di Siena, où le stand de l’Ambassade du pays de l’arc-en-ciel a été, un mois durant, le centre de la passion du foot africain. Quelles leçons doit-on tirer de la massive et chaleureuse participation de la communauté africaine à la fièvre de la Coupe du Monde FIFA d’Afrique du Sud 2010.

Un grand merci doit être tributé à Son Excellence Mme Thenjiwe Ethel Mtintso, l’Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud en Italie, qui a aménagé l’accueillant «Espace Afrique», le stand qui a accueilli et hébergé tous les fans du football, entendu comme passion franche et spontanée et instrument d’union et de partage, comme on vit d’ailleurs la fiévreuse coqueluche du ballon en Afrique.
L’ambiance au "Stand Africa" a toujours été à l’enseigne de l’hospitalité africaine et le mérite va sans aucun doute à Son Excellence qui, à commencer par elle-même, a toujours tout de suite mis à l’aise tous ceux qui y transitaient.
L’organisation du mois africain au FIFA FAN FEST a eu le mérite de conjuguer divers aspects de l’Afrique, mettant chaque fois sur pied un programme riche, varié et culturellement riche.
Les visiteurs. toujours bienvenus, n’ont pas ainsi manqué d’apprécier des clichés de la culture et des valeurs sud-africaines et africaines, sous tous les points de vue.
Le "Stand Africa" a donc été l’occasion de sceller le jumelage entre Rome (et à travers elle l’Italie) et le monde de l’Afrique immigrée qui se sont retrouvés, sans, pour une fois, vivre quelque gêne que ce soit.
Et cette accolade fraternisée a eu un point culminant avec la visite du Maire de Rome, Gianni Alemanno, qui s’est déplacé personnellement pour sceller lui aussi cette envie de bâtir ensemble l’intégration dans cette nouvelle société multiethnique que tous, italiens et étrangers, sont appelés à construire ensemble, pour une plus harmonieuse cohabitation réciproquement partagée.
ça a été un beau signe de voir le Premier citadin de Rome "Caput Mundi", déguster les spécialités africaines et aussi souffler sans aucune façon dans la vuvuzéla.
Oui la vuvuzéla, devenue la vraie reine de ce Mondial africain, un instrument merveilleux, gai et écologique, que l’Afrique du Sud a offert au monde entier, comme symbole de la joie innée des Africains, quand ils expriment leur passion pacifique envers l’équipe de leur coeur et loyale envers les adversaires. Pendant un mois, l’Afrique était là, comme cadeau laissé en héritage à Rome et aux Romains.
«Le championnat du Monde FIFA n’a pas été seulement une compétition mais une occasion de célébrer l’humanité et l’unité africaine. Et nous remercions donc l’Afrique du Sud, l’Afrique, Rome, l’Italie et les citoyens du monde», a déclaré dans une brève intervention le nigérian Victor Emeka Okeadu, conseiller adjoint pour l’Afrique au Conseil Municipal de Rome.
Et du plus profond du coeur on ne peut que le joindre dans ses mots et dire tous ensemble: «Merci Afrique du Sud! Vive l’Afrique!» 

Milton Kwami