Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

L’Ambassadeur S. E. Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford très intéressée à l’introduction de BioHyst dans son pays.

Dans le cadre de l’initiative d’information de la technologie BioHyst auprès des représentations diplomatiques africaines en Italie, en début octobre, a eu lieu une positive séance de travail entre l’Ambassadeur du Ghana, Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford et la BioHyst Italia Srl qui, outre à expliquer les caractéristiques de la nouvelle technologie révolutionnaire, inventée par l’Ingénieur italien Umberto Manola (Afri-Nous: mai - juin - juillet 2010), a également illustré les stratégies sociétaires visant la sécurité alimentaire, à travers la promotion et la diffusion gratuite des installations BioHyst en Afrique, à travers le système du commodat d’utilisation. Votre journal Afri-Nous était de la rencontre.

C'est dans l’accueillante salle de réceptions des locaux restructurés de l’ambassade, que la délégation de la société BioHyst a été reçue par Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford, Ambassadeur du Ghana et Représentante permanente auprès de la FAO, PAM et FISA, accompagnée de deux membres de son staff, M. Simon Atieku (Responsable politique et économique).
La délégation de la société BioHyst était, elle, composée de trois responsables: Dott.sa Maria Vanni (Administrateur délégué), Dott.sa Barbara Carubba (Département Relations Externes) et Dott.sa Francesca Lucani (Département Recherche et Développement).

Après les présentations de rite, la séance de travail est toute de suite entrée dans le vif du sujet avec Maria Vanni qui a fait l’historique de la société BioHyst, expliquant les points forts de l’invention de l’ingénieur Umberto Manola: une technologie révolutionnaire et unique en son genre au monde.
La technologie BioHyst, articulée en plusieurs brevets de l’Ingénieur Umberto Manola, permet de transformer, à travers un procédé de désagrégation extrémisée de la matière, toute forme de biomasse en dérivés destinés à la triple production alimentaire humaine et animale et bioénergétique.

Les caractéristiques techniques ont été brillamment expliquées par Francesca Lucani qui a insisté notamment sur l’aspect innovateur des caractéristiques de la technologie Hyst:
● facilités d’implantation grâce aux dimensions réduites des installations;
● basse température de fonctionnement (37°: la température humaine);
● basse consommation énergétique (2 Kw/h par tonne de biomasse transformé);
● manutention réduite;
● rythme continu de travail (24h sur 24);
● absence de déchets résiduel, etc.

Barbara Carubba a mis l’accent sur les stratégies de la société BioHyst pour la diffusion du système Hyst en faveur du développement africain.

Se montrant très intéressée au projet d’introduction de la technologie BioHyst dans son pays, Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford a remercié la société BioHyst pour son engagement envers la sécurité alimentaire en Afrique.
Elle s’est notamment promise de se prodiguer non seulement auprès de son gouvernement, en particulier du Ministre de l’Agriculture en visite imminente en Italie, mais aussi auprès de la FAO.

Milton Kwami

Qu'en est-il resté de la Coupe du Monde FIFA d’Afrique du Sud 201?

Comme partout sur le continent, la Coupe du Monde d’Afrique 2010 a été vécue, célébrée et fêtée, à Rome au FIFA FAN FEST, à Villa Borghese - Piazza di Siena, où le stand de l’Ambassade du pays de l’arc-en-ciel a été, un mois durant, le centre de la passion du foot africain. Quelles leçons doit-on tirer de la massive et chaleureuse participation de la communauté africaine à la fièvre de la Coupe du Monde FIFA d’Afrique du Sud 2010.

Un grand merci doit être tributé à Son Excellence Mme Thenjiwe Ethel Mtintso, l’Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud en Italie, qui a aménagé l’accueillant «Espace Afrique», le stand qui a accueilli et hébergé tous les fans du football, entendu comme passion franche et spontanée et instrument d’union et de partage, comme on vit d’ailleurs la fiévreuse coqueluche du ballon en Afrique.
L’ambiance au "Stand Africa" a toujours été à l’enseigne de l’hospitalité africaine et le mérite va sans aucun doute à Son Excellence qui, à commencer par elle-même, a toujours tout de suite mis à l’aise tous ceux qui y transitaient.
L’organisation du mois africain au FIFA FAN FEST a eu le mérite de conjuguer divers aspects de l’Afrique, mettant chaque fois sur pied un programme riche, varié et culturellement riche.
Les visiteurs. toujours bienvenus, n’ont pas ainsi manqué d’apprécier des clichés de la culture et des valeurs sud-africaines et africaines, sous tous les points de vue.
Le "Stand Africa" a donc été l’occasion de sceller le jumelage entre Rome (et à travers elle l’Italie) et le monde de l’Afrique immigrée qui se sont retrouvés, sans, pour une fois, vivre quelque gêne que ce soit.
Et cette accolade fraternisée a eu un point culminant avec la visite du Maire de Rome, Gianni Alemanno, qui s’est déplacé personnellement pour sceller lui aussi cette envie de bâtir ensemble l’intégration dans cette nouvelle société multiethnique que tous, italiens et étrangers, sont appelés à construire ensemble, pour une plus harmonieuse cohabitation réciproquement partagée.
ça a été un beau signe de voir le Premier citadin de Rome "Caput Mundi", déguster les spécialités africaines et aussi souffler sans aucune façon dans la vuvuzéla.
Oui la vuvuzéla, devenue la vraie reine de ce Mondial africain, un instrument merveilleux, gai et écologique, que l’Afrique du Sud a offert au monde entier, comme symbole de la joie innée des Africains, quand ils expriment leur passion pacifique envers l’équipe de leur coeur et loyale envers les adversaires. Pendant un mois, l’Afrique était là, comme cadeau laissé en héritage à Rome et aux Romains.
«Le championnat du Monde FIFA n’a pas été seulement une compétition mais une occasion de célébrer l’humanité et l’unité africaine. Et nous remercions donc l’Afrique du Sud, l’Afrique, Rome, l’Italie et les citoyens du monde», a déclaré dans une brève intervention le nigérian Victor Emeka Okeadu, conseiller adjoint pour l’Afrique au Conseil Municipal de Rome.
Et du plus profond du coeur on ne peut que le joindre dans ses mots et dire tous ensemble: «Merci Afrique du Sud! Vive l’Afrique!» 

Milton Kwami

Le café éthiopien fut à la une au stand de l’Afrique du Sud, au FIFA FAN FEST 2010.

La dégustation du café éthiopien, un des tant d'exaltants moments culturels qui ont animé le stand de l’Afrique du Sud, du FIFA FAN FEST 2010, a d’abord été introduite par un bref traité sur la matière, illustré par le Professeur Lucio Alessandrini, expert italien de l’histoire de l’Ethiopie.

L’exposé gastronomo-culturel a permis ainsi de découvrir qu’il s’agit d’un véritable rite traditionnel faisant partie des coutumes actuelles du mode de vie et de la société éthiopienne.
Le café naît en Ethiopie et, au 14ème siècle, il est porté au Yémen où il prend le nom de  «qahwa», d’où la croyance de l’origine arabe du nom café. En réalité, il provient de la région éthiopienne du Kafa.
En Ethiopie, ce sont surtout les femmes qui préparent le café et c’est donc elles qui s’occupent le rite de sa dégustation, qui se passe dans un coin spécialement choisi de la concession, qui est aménagé avec du gazon et des fleurs.
Avant de commencer le rite du café, on met de l’encens pour donner un parfum et un arôme particuliers au milieu.
On prépare à manger: le pain en particulier qui est coupé en petits morceaux, un plat de pop-corn de mais, et le "kolo", qui est du grain qui est torréfié et assaisonné avec du "berbèrè".
Le rite du café se déroule en trois cycles de bouillonnements:
■ le bouillissage pour les pères, qui est très fort, précédé par l’offre des aliments: pain, pop-corn et "kolo";
■ le bouillissage pour les pères, qui est légèrement moins fort que le premier où au contraire de celui des pères, aucun aliment n’est offert;
■ le bouillissage pour les pères de nouveau précédé lui aussi par l’offre des aliments précités.
Le café est un rite très suivi en Ethiopie, même dans les déjeuners officiels et les occasions spéciales, où la maîtresse de maison s’assoit sur un tabouret et fait bouillir son café, et sert rituellement ses illustres invités.

Milton Kwami

Le frère sénégalais Cheikh Omar Gaye a débuté très jeune sa carrière artistique. Après plusieurs réalisations au Sénégal, il a décidé de découvrir l’Europe où il a sorti son troisième recueil intitulé «Callweer» (Tourments), publié en bilingue: français et italien.


Afri-Nous:
Parlez-nous un peu de vous et de votre parcours d’artiste?


Cheikh O. Gaye:
En bas âge, j’ai fait de la poésie sans le savoir, parce qu’à 12 ans je pouvais inventer de belles histoires et captiver tout mon entourage. Mais c’est réellement en 1985, presqu’à la fin de mon service militaire, que j’ai commencé à griffonner quelques lignes tout en souffrant de ne pouvoir extérioriser ce que je ressentais en profondeur. C’est en 1986 que je parvins enfin à écrire mon premier poème, intitulé «Njureel», poème dédié à ma brave mère. Et c’était parti. Je fus invité à Radio Kaolack où j’enregistrais beaucoup de poèmes qui passaient de temps en temps sur la même chaîne de radio. Quelques mois plus tard, j’ai intégré la troupe théâtrale de cette même radio pour faire du théâtre phonique. Quelques mois après, j’ai rejoint la troupe Bamba Moss Kham (section B). Une année plus tard, j’ai décidé de créer ma propre troupe qui s’intitulait «Pencum Altiné». Et c’est ainsi que j’ai pris l’initiative de former les jeunes du quartier au théâtre. Du coup, toute la ville commença à s’intéresser à ce que je faisais et on m’invitait un peu partout pour réciter en public des poèmes sur divers thèmes. Bref, après la troupe «Bamtaare» fit appel à moi pour que je leur fasse de la mise en scène et je les ai rejoints avec tous les éléments de ma troupe. En 1994, j’ai aussi participé à la 4ème édition du Festival International du Théâtre pour le Développement au Burkina Faso.

J’y suis retourné, deux ans après, pour y décrocher avec ma troupe (Bamtaare) une tournée européenne qui nous a conduits en France, Belgique, Hollande et Luxembourg. C’est de retour de cette tournée que j’ai pris la décision de démissionner de «Bamtaare» avec trois autres éléments pour créer L’ATS (Atelier Théâtre Sénégalais), troupe avec laquelle on a effectué plusieurs tournées en Europe. J’ai entre autre été Président de l’Union Régionale du Théâtre Populaire et de la Musique de Kaolack, Directeur artistique de ATS, Vice-président chargé de la formation et des règlements de la Fédération Sénégalaise du Théâtre Populaire et de la Musique. Depuis 2000, je me suis établi en Italie où je continue à faire du théâtre avec la troupe que j’ai créée avec un groupe d’amis et qui s’appelle «Tukki».


Afri-Nous:
Pourquoi ce titre et est-ce votre premier ouvrage?


Cheikh O. Gaye:
En ce qui concerne le contenu du recueil de poèmes, je dirais que c’est logique parce que le «tourment» ne peut pas être plus grand que subir le racisme et tant d’autres injustices décriées dans ce livre, qui est mon troisième. Le premier intitulé «Kiraama» (Miracle), a été publié au Sénégal en 1996, avec l’appui de feu le Maire de Kaolack, Abdoulaye Diack. Le second, c’est la première version de «Tourment», publiée en 2000, en langue française et "wolof", sous les éditions "Culture croisée" de Paris.


Afri-Nous:
De quoi vous parlez dans votre livre «Walfaar»?


Cheikh O. Gaye:
Ce sont plutôt des thèmes très engagés tels que l’excision, les violences contre les femmes et les enfants, le racisme, le viol, etc. Ce qui m’a le plus inspiré c’est surtout d’apporter ma pierre à l’édifice pour qu’au concert des nations, nous puissions, toutes races confondues, parler d’une seule voix.


Afri-Nous:
Est-ce que ça été facile pour vous de faire publier un livre en Italie?


Cheikh O. Gaye:
Il m’a fallu surtout de la patience parce que je viens de boucler mes dix ans en Italie, et je remercie au passage Samba M’bow et son épouse Bourry Kande pour le soutien qu’il m’ont apporté pour la sortie de ce livre. Et merci aussi à Mercia Pellicioni.


Ndèye Fatou Seck

Allocution de S. E. Mme Thenjiwe Ethel Mtintso
(Ambassadeur d’Afrique du Sud en Italie)

L'occasion des célébrations de la finale de la Coupe du Monde FIFA d'Afrique du Sud 2010, au FIFA FAN FEST de Rome, a été marquée par une allocution pleine de significations, de Son Excellence Mme Thenjiwe Ethel Mtintso, l'Ambassadeur du pays de Nelson Mandela, dont les mots placés conservent, meme à distance de temps, l'actualité des leçons utiles aux Africains, dans leur parcours d'intégration , cohabitation et épanouissement dans la société italienne.   


En Afrique du Sud, on a l’habitude de dire «Oui, c’est ça!» mais aujourd’hui nous pouvons dire «Oui, ça a été!».
Mes remerciements vont à la Ville de Rome qui nous a donné son hospitalité, aux Associations IES (Société Italo-Ethiopienne pour le Développement International) et MAIS (Mouvement pour l’Auto Développement dans la Solidarité) et à tous ceux qui ont apporté, durant tous les jours de ce merveilleux mois de fête sportive planétaire, leur précieux soutien constant à l’Afrique du Sud,  comme pays hôte de la Coupe du Monde 2010.
Nous avions promis au monde, et en particulier à notre continent, que nous aurions réalisé le plus beau championnat du monde de l’histoire. Et c’est avec un orgueil national et continental que nous les Sud-africains disons aujourd’hui: «Oui, nous l’avons fait!»
Naturellement, il y en a qui doutaient que quelque chose de bon pouvait venir de l’Afrique, mais, une fois de plus, nous avons démontré que dorénavant nul ne pourra plus dire que l’Afrique n’est pas capable. Nous sommes pleinement capables! .
Au-delà du vainqueur de la Coupe 2010, pour nous les Africains, nous avons marqué notre victoire, dès le Jour Un, nous sommes tous UN!
Nous avons promis d’apporter l’ubuntu, la beauté, la vibration positive à Rome, à ce FIFA FAN FEST. Et nous l’avons fait!
L’important est que nous ayions tissé une nouvelle amitié qui, espérons-le, ne se dissipe pas, mais une amitié que nous soutiendrons pendant très longtemps, après ce championnat du monde.

Car ça doit être une amitié basée sur l’amour, la loyauté , la confiance et le respect réciproque. Et elle durera à jamais!
Nous savons qu’il y a beaucoup d’organismes et associations comme la Commune  de Rome, IES et MAIS, qui font de belles réalisations en Afrique. Nous portons aussi à votre attention le projet «One goal» qui invite à nous focaliser tous ensemble sur l’éducation, la formation et le soutien à l’enfance africaine.
Nous invitons à soutenir ces projets car ils sont pour le futur du monde, pas uniquement pour le futur de l’Afrique, mais pour le futur du monde.
Nous lançons un appel au Peuple Italien contre l’anti-africanisme qui de temps en temps défraie la chronique; les Africains sont de  braves gens capables. Nous vous demandons, comme amis, de partager et diffuser ce message: l’Afrique fait partie du monde et de l’humanité.
Enseignez à vos enfants et dites à vos collègues et voisins que «haïr son prochain, c’est haïr soi-même». Car ton prochain est un être humain comme toi, sans distinction de race, couleur, sexe, ni religion. Nous faisons tous partie du même monde, de la même humanité.
Enfin j’exhorte les Africains à l’unité, comme Africains. Partout, aimons-nous, aimons nos hôtes italiens, montrons que nous sommes Africains et  fiers de notre continent. 

Milton Kwami

Elue “Miss Muretto 2010”: sera-t-elle la nouvelle Naomi Campbell?


Déjà élue «Miss Piacenza Night 2009», Bruna Ndiaye est la première noire à décrocher le sceptre du concours de beauté «Miss Muretto» de la Ville d’Alassio. Elle est aussi la protagoniste de l’imminent livre publié par le photographe Nicola bellotti, pour la célébration du décennal du web magazine "Piacenza Night".


Un autre tabou est tombé en Italie! En effet pour la première fois, après 57 ans, la reine de beauté du concours «Miss Muretto» de la ville d’Alassio est une noire: notre soeur sénégalaise Bruna Ndiaye (19 ans), élue par un jury présidé par le chanteur et show-man Cristiano Malgioglio, qui a fait ses compliments à la splendide Venus noire.

«J’ai toujours désiré faire la mannequin, depuis que j’étais petite», a déclaré Bruna dont les routes se sont ouvertes pour couronner un rêve.


Qu’aurait dit le mythique Nobel écrivain américain, Ernest Hemingway, (auteur de "Autant en emporte le vent"), si non l’inventeur mais du moins le souffleur de l’idée du "Muretto" (Muret)?

Ce fut en effet lui qui conseilla à Mario Berrino, à l’époque jeune patron du "Caffè Roma", de tapisser le petit mur en face du local, de carreaux colorés avec les signatures des personnages célèbres qui passaient par Alessio, jusqu’à en faire le "Muretto", la plus fameuse collection d’autographes du monde, et où depuis 57 ans, les aspirantes Miss Muretto défient Miss Italia pour élire la plus belle de l’été.


Bruna Ndiaye, qui a aussi eu la prestigieuse écharpe du sponsor “LoveMyTime”, rejoint ainsi la galerie d’autres célèbres "Miss Muretto" du passé comme Marisia Allasio, Maria Teresa Ruta, Simona Ventura, Melissa Satta, Elisabetta Mandraccio et autres encore.


«Je suis née à Genova parce que c’est là que mes parents se sont mariés, mais après, mon père nous quittées pour rentrer au Sénégal. Maman a donc décidé de se transférer à Brescia, où il y avait du boulot, faisant tant de sacrifices pour m’élever et me faire étudier», raconte, émue mais fière, dans un parfait italien, Bruna Ndiaye, qui étudie médecine pour devenir pédiatre.
Elle est arrivée seule à Alassio, en train, avec un ami «parce que maman est ouvrière, elle ne pouvait pas venir, elle devait travailler».

Fan de danse moderne, elle adore Ryhanna et Beyoncé, se défonce avec Laura Pausini et Alexia et... n’est pas fiancée!!!


«J’adore le monde de la mode, Ma plus grande aspiration est de pouvoir remplacer Naomi Campbell. C’est naturellement un rêve même si, dans le futur, j’aimerais faire la mannequin», confie Bruna Ndiaye.

Mais de préciser: «Je garde les pieds sur terre bien sûr. Mais je travaillerai pour cela et si je deviendrai célèbre, j’aiderai ma mère qui pourra ainsi cesser de travailler en usine et avoir tout ce que nous n’avons jamais pu nous permettre».


Après une semaine intense de marathons, dégustations, photographies et célébrités, elle devra, un an durant, honorer les multiples engagements de "Miss Muretto".


Dans un monde toujours de plus en plus globalisé et multiethnique, le fait qu’il ait fallu 57 ans pour voir la première miss non blanche, est peut-être plus à blâmer qu’à louer.

Mais Bruna, baptisée comme la “Balotelli Girl” (car comme lui, elle est d’origine africaine mais italienne), portera le message d’intégration, durant toute cette année où elle portera l'écharpe de la plus belle.


«La victoire de Bruna est un signe des nouveaux temps: l’Italie est de plus en plus multiethnique et la victoire de cette demoiselle en est une démonstration», souligne le jeune patron du concours, Francesco Di Biase, à qui a critiqué le sceptre d’une «belle mais "noire"», qui n’a rien à voir avec le "Muretto".

Des polémiques immédiatement suffoquées par le maire d’Alassio, Giovanni Aicardi et l’Assesseur au Tourisme et à la Culture, Monica Zioni, qui coupent court: «Elle est noire, et puis quoi? A part le fait qu’elle soit belle, comme par hasard, elle est née à Genova; de quoi fêter la victoire d’une ligure». Quelle réponse meilleure!  


Ndèye Fatou Seck

Elle est la toute première togolaise à avoir l’honneur de fréquenter l’ENA, prestigieuse Ecole Nationale d’Administration française.


Koboyo Manabawaï Alaba, son nom vous dit quelque chose? Sans doute pas. Elle est pourtant la première togolaise à avoir intégré l’ENA, pas celle de Lomé, mais la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration française. Il s’agit en effet de la grande école supérieure strasbourgeoise qui forme des étudiants qui deviendront plus tard, ministres, capitaines d’industrie, ambassadeurs ou président de la république.

A 29 ans, Mme Koboyo Manabawaï Alaba est fonctionnaire au Ministère de l’Economie et des Finances au Togo.

Elle est titulaire d’un DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées) en Droit des Affaires et Fiscalité, obtenu à l’Université de Lomé (UL).

A Strasbourg, siège de l’ENA, elle suit actuellement le cycle international d’administration publique.

Avant elle, d’autres Togolais ont fréquenté ce temple de la formation et de la rigueur.

Parmi les illustres étudiants qui ont foulé les bancs de l’ENA, citons notamment, Edem Kodjo, ancien Premier ministre et ancien secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA).

«La présence d’une femme togolaise vient une fois de plus témoigner du potentiel dont nous disposons au Togo», explique Koboyo Manabawaï Alaba.

Depuis sa création par le général de Gaulle en 1945, l’ENA a formé 2864 élèves étrangers issus de 118 pays

Ndèye Fatou Seck