Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Soeur ivoirienne, Présidente de la fraîchement née Association des Africains d’Attigliano, abrégée “3A”.

Il y a six mois, faisait sa sortie l’Association des Africains d’Attigliano (3A). A la présentation officielle, qui s’était tenue dans les locaux de l’église de la ville, étaient intervenus le Président de l’Association, Chantal GnaKouri Dohoun, le frère ivoirien Djédjé Arthur ainsi que les Autorités d’Attigliano. Après une dégustation gratuite de spécialités typiques africaines, la manifestation avait été clôturée par des rythmes et danses africains. Votre journal Afri-Nous a échangé avec Chantal, deux mots sur l’Association «3A» qu’elle préside.

Afri-Nous: Quel est parcours qui a porté à la naissance de l’Association "3A"?

Chantal GnaKouri Dohoun: Notre association est née depuis 6 mois, on a fait notre première sortie, le 17 juillet. Elle est née avec beaucoup de difficultés car ça n’a pas été facile de rassembler les Africains mais, avec la patience et la persuasion, on a réussi. Tout d’abord on n’était pas nombreux mais c’est en tapant même aux portes de nos frères qu’ils ont vu l’importance de se mettre ensemble. Et maintenant, ils répondent présents. Dans tous les cas, on est vraiment au début.

Afri-Nous: "3A" c’est Association des Africains d’Attigliano. Combien de communautés africaines y a-t-il au sein de votre association?

Chantal GnaKouri Dohoun: Il y a une dizaine de communautés africaines qui vivent à Attigliano mais dans l’Association 3A, sont représentées la Côte d’ivoire, Centrafrique, Congo, Ethiopie, Ghana, Nigeria et Togo. La porte est ouverte pour l’adhésion des autres communautés.

Afri-Nous: Qu’est-ce que ça représente  d’être femme, immigrée et présidente de l’association panafricaine d’une ville italienne?

Chantal GnaKouri Dohoun: D’abord c’est pour moi une très grande fierté car ce n’est pas facile pour une femme de recueillir la confiance de toute une communauté africaine, surtout aussi que j’ai été élue avec les voix de beaucoup d’hommes. Donc c’est vraiment une grande dignité pour moi. Je crois que les Africains ont fait mieux de se rassembler, de s’organiser parce que sans l’organisation,  dans un village comme Attigliano, c’est difficile de communiquer et de se rapporter avec les autorités locales et les habitants. Et comme femme, je crois que c’est un lourd fardeau, c’est un défi à relever, à tout moment, avec l’énergie de l’association toute entière. On a tous ensemble le même objectif et on fera tout pour l’atteindre, honorant l’opinion positive, l’estime et la confiance que la communauté attiglianaise met en nous.

Afri-Nous: Quelles sont alors vos relations avec les autorités locales?

Chantal GnaKouri Dohoun: Nous avons un très bon rapport avec eux surtout qu’ils nous qualifient d’immigration de choix parce que les Africains d’Attigliano sont  une communauté qui se comporte très bien. Attigliano est une cité dortoir pour nous, c’est-à-dire que le matin tout le monde sort et on rentre le soir. On essaie de participer aussi aux événements de la cité. On est quand même obligés participer aux activités sur place. Les rapports sont bons et ce sont les autorités elle-mêmes qui nous ont soutenu au départ et nous ont même émis l’idée, nous ont encouragés à nous réunir en association car souvent ils ont des communications à nous transmettre mais ils n’ont pas d’interlocuteur. Ils nous ont beaucoup soutenus et chaque fois qu’on a eu besoin, ils ont répondu présent. A notre inauguration, toute la mairie était représentée et maintenant, chaque fois qu’il y a des manifestations culturelles, nous sommes toujours associés dans les programmes.

Afri-Nous: Quels sont les objectifs primaires de l’Association "3A"?

Chantal GnaKouri Dohoun:D’abord notre objectif primaire, c’était celui d’intermédiaire entre l’Administration attiglianaise et la Communauté africaine. Mais il y a aussi les relations entre nous car, à la base, nous sommes tous des Africains, nous vivons dans une même cité mais on ne se connaît pas, si ce n’est que de vue. «Bonjour! Bonsoir!» à la gare, mais on ne se parlait pas et on ne se fréquentait pas. L’association c’est donc d’abord pour nous permettre de nous connaître et être là quand chacun a besoin, ne pas rester isolé dans un petit village, et  surtout savoir et pouvoir compter les uns sur les autres.
Nous voulons aussi faciliter l’intégration vis-à-vis de la vie attiglianaise et italienne en général. Et ça passe par quoi? Surtout par la langue! Je mets un accent très particulier sur l’apprentissage de la langue italienne, c’est le premier instrument d’intégration ici. C’est ainsi donc qu’on a demandé des professeurs de cours de langue italienne.

Afri-Nous: Quels sont au contraire les objectifs futurs de l’Association "3A"?
Chantal GnaKouri Dohoun: Etant à l’étranger ici , notre objectif c’est aussi  de voir comment aider nos parents que nous laissons en Afrique. La Mairie est disposée et nous a dit qu’il suffit qu’on ait des projets bien concrets pour qu’elle nous donne un coup de main à les réaliser. Il ne faut compter seulement sur l’Administration pour réaliser ce que nous voulons faire chez nous mais comptons d’abord sur nous-mêmes et, eux, ils sont prêts à nous encadrer. Etant également une communauté pleine d’enfants, on a aussi demandé de pouvoir disposer de salles pour les enfants après l’école, puisqu’ils ne fréquentent que le matin. Beaucoup de femmes sont obligées de porter leurs enfants à Rome, toute la journée. On est donc en train de voir avec la Mairie pour pouvoir organiser des  moyens pour s’occuper de ces enfants, en attendant que les mères ne rentrent. Nous sommes une association naissante, nous voyons d’abord nos besoins et on discutera ensuite pour voir comment s’en sortir.


Afri-Nous: Avez-vous déjà organisé des activités à Attigliano?
Chantal GnaKouri Dohoun: Nous avons organise des activités culturelles africaines qui ont recueilli la participation de la population locale. ça a été de bons laboratoires constructifs d’échanges entre nos communautés et la population locale.

Milton Kwami


Premier pas vers l’introduction de la technologie Hyst en Côte d’Ivoire.

Dans le cadre de l’initiative d’information menée auprès des représentations diplomatiques africaines en Italie, pour expliquer la technologie Hyst, Son Excellence l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire près le Quirinal, M. Bah Jeannot Zoro Bi, a reçu une délégation de la société BioHyst qui a expliqué les caractéristiques de ce nouveau système révolutionnaire, unique au monde, inventé par l’Ingénieur italien Umberto Manola (Afri-Nous: mai - juin - juillet - octobre 2010), illustrant également les stratégies sociétaires visant la sécurité alimentaire, à travers la promotion et la diffusion gratuite des iusines BioHyst en Afrique, par le système du commodat d’utilisation. Votre journal Afri-Nous était comme toujours de la rencontre.

C’est le 27 octobre que s’est tenue,  dans une des atmosphères des plus hospitalières, comme il se doit à l’africaine, la première réunion de travail entre la société BioHyst et l’Ambassade de Côte d’Ivoire, en la personne de Son Excellence M. Zoro Bi Jeannot,  accompagné de M. Joseph Roua (Conseiller économique et culturel) et de Mme Millet Angèle Dihiro (Premier cecrétaire)

La délégation de la société BioHyst était, elle, composée des trois responsables: Dott.sa Maria Vanni (Administrateur délégué), Dott.sa Barbara Carubba (Département Relations Externes) et Ing. Pierpaolo Dell’Omo (Département Recherche et Développement).

Maria Vanni a introduit la séance de travail illustrant les caractéristiques de l’invention de l’Ingénieur Umberto Manola ainsi que les stratégies sociétaires de la BioHyst, consistant en la commercialisation de la tecnologie Hyst dans les pays riches pour la distribuer gratuitement dans les pays africains, à commencer par l’Afrique de l’Ouest pour ensuite étendre la diffusion du système à tout le Continent.

«Cela rentre dans la politique d’action de notre société en faveur de la sécurité alimentaire et de la création d’opportunités d’emplois pour la population locale, pour le développement des pays africains», a-t-elle souligné.

A tel propos, Barbara Carubba a illustré comment, pour chaque pays, il a été fait des études de projets spécifiques, basées sur les produits typiques locaux.

L’ingénieur Pierpaolo Dell’Omo a décrit la technologie Hyst qui est «très facile à utiliser et donc particulièrement indiquée pour créer de petites unités industrielles, distribuées sur le territoire, de manière capillaire. Pour une unité de 5 tonnes / heure, il suffit seulement un espace de 100 m2 et l’énergie électrique».

Puis il a illustré comment du manioc ou du son de riz, on tire des produits à très haute valeur nutritionnelle et égalementi économiques pour la pharmacopée par exemple, ce qui est un gros potentiel de développement.
Il a aussi expliqué comment la technologie Hyst est la seule au monde capable de transformer la cellulose en sucres simplifiés et donc fermentables pour obtenir des bio carburants et des produits pour la zootechnie.

«Je vous remercie, nous avons lu votre invention dans le journal Africa Nouvelles et nous avons un intérêt particulier à en savoir plus. Nous allons donc prendre votre documentation et saisir nos autorités pour une visite en Italie ou en Côte d’Ivoire, afin de définir comment on peut appliquer la technologie Hyst chez nous. Je suis très curieux et je serai votre avocat pour que ça puisse fonctionner chez nous aussi. Parce que toutes ces découvertes qui permettent de transformer et récupérer nos produits nous intéressent au plus haut point,  surtout que cela apporte des plus-values à ce qui existe», a dit S. E. M. Zoro Bi Jeannot.

Et de poursuivre observant que «le grand problème de nos pays africains c’est la transformation de nos produits, il y a beaucoup de déperdition, surtout dans l’alimentation et d’autres secteurs. Par exemple en période de récolte de bananes, il y en a une grande quantité sur le marché et la conservation étant faible, au bout de 3 mois, on a perdu une quantité importante qu’on n’a pas pu utiliser. Donc une telle technologie qui peut nous aider ne peut qu’être la bienvenue. Surtout que l’application est très variée, on peut avoir du bioénergétique, de  l’alimention humaine et animale. Nous apprécions vraiment ça».

Répondant à une question de Mme Millet Angèle Dihiri, l’Ing. Pierpaolo Dell’Omo a rassuré que «le modèle que nous avons pensé est de créer des réalités de production où la société BioHyst met à disposition les installations et s’occupe de leur entretien et de la manutention ainsi que de la formation des techniciens, en fournissant toute l’assistance technique nécessaire afin que le projet puisse continuer dans le temps. Les installations peuvent être suivies par une entreprise locale publique ou privée».

Sur les délais prévus pour l’activation du projet, sujet abordé par M. Joseph Roua, il a donné des délais indicatifs de 8 mois environ.

Le rendez-vous a été donné pour la visite pratique d’une unité industrielle Hyst.

Milton Kwami

Qu'en est-il resté de la Coupe du Monde FIFA d’Afrique du Sud 201?

Comme partout sur le continent, la Coupe du Monde d’Afrique 2010 a été vécue, célébrée et fêtée, à Rome au FIFA FAN FEST, à Villa Borghese - Piazza di Siena, où le stand de l’Ambassade du pays de l’arc-en-ciel a été, un mois durant, le centre de la passion du foot africain. Quelles leçons doit-on tirer de la massive et chaleureuse participation de la communauté africaine à la fièvre de la Coupe du Monde FIFA d’Afrique du Sud 2010.

Un grand merci doit être tributé à Son Excellence Mme Thenjiwe Ethel Mtintso, l’Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud en Italie, qui a aménagé l’accueillant «Espace Afrique», le stand qui a accueilli et hébergé tous les fans du football, entendu comme passion franche et spontanée et instrument d’union et de partage, comme on vit d’ailleurs la fiévreuse coqueluche du ballon en Afrique.
L’ambiance au "Stand Africa" a toujours été à l’enseigne de l’hospitalité africaine et le mérite va sans aucun doute à Son Excellence qui, à commencer par elle-même, a toujours tout de suite mis à l’aise tous ceux qui y transitaient.
L’organisation du mois africain au FIFA FAN FEST a eu le mérite de conjuguer divers aspects de l’Afrique, mettant chaque fois sur pied un programme riche, varié et culturellement riche.
Les visiteurs. toujours bienvenus, n’ont pas ainsi manqué d’apprécier des clichés de la culture et des valeurs sud-africaines et africaines, sous tous les points de vue.
Le "Stand Africa" a donc été l’occasion de sceller le jumelage entre Rome (et à travers elle l’Italie) et le monde de l’Afrique immigrée qui se sont retrouvés, sans, pour une fois, vivre quelque gêne que ce soit.
Et cette accolade fraternisée a eu un point culminant avec la visite du Maire de Rome, Gianni Alemanno, qui s’est déplacé personnellement pour sceller lui aussi cette envie de bâtir ensemble l’intégration dans cette nouvelle société multiethnique que tous, italiens et étrangers, sont appelés à construire ensemble, pour une plus harmonieuse cohabitation réciproquement partagée.
ça a été un beau signe de voir le Premier citadin de Rome "Caput Mundi", déguster les spécialités africaines et aussi souffler sans aucune façon dans la vuvuzéla.
Oui la vuvuzéla, devenue la vraie reine de ce Mondial africain, un instrument merveilleux, gai et écologique, que l’Afrique du Sud a offert au monde entier, comme symbole de la joie innée des Africains, quand ils expriment leur passion pacifique envers l’équipe de leur coeur et loyale envers les adversaires. Pendant un mois, l’Afrique était là, comme cadeau laissé en héritage à Rome et aux Romains.
«Le championnat du Monde FIFA n’a pas été seulement une compétition mais une occasion de célébrer l’humanité et l’unité africaine. Et nous remercions donc l’Afrique du Sud, l’Afrique, Rome, l’Italie et les citoyens du monde», a déclaré dans une brève intervention le nigérian Victor Emeka Okeadu, conseiller adjoint pour l’Afrique au Conseil Municipal de Rome.
Et du plus profond du coeur on ne peut que le joindre dans ses mots et dire tous ensemble: «Merci Afrique du Sud! Vive l’Afrique!» 

Milton Kwami

Le café éthiopien fut à la une au stand de l’Afrique du Sud, au FIFA FAN FEST 2010.

La dégustation du café éthiopien, un des tant d'exaltants moments culturels qui ont animé le stand de l’Afrique du Sud, du FIFA FAN FEST 2010, a d’abord été introduite par un bref traité sur la matière, illustré par le Professeur Lucio Alessandrini, expert italien de l’histoire de l’Ethiopie.

L’exposé gastronomo-culturel a permis ainsi de découvrir qu’il s’agit d’un véritable rite traditionnel faisant partie des coutumes actuelles du mode de vie et de la société éthiopienne.
Le café naît en Ethiopie et, au 14ème siècle, il est porté au Yémen où il prend le nom de  «qahwa», d’où la croyance de l’origine arabe du nom café. En réalité, il provient de la région éthiopienne du Kafa.
En Ethiopie, ce sont surtout les femmes qui préparent le café et c’est donc elles qui s’occupent le rite de sa dégustation, qui se passe dans un coin spécialement choisi de la concession, qui est aménagé avec du gazon et des fleurs.
Avant de commencer le rite du café, on met de l’encens pour donner un parfum et un arôme particuliers au milieu.
On prépare à manger: le pain en particulier qui est coupé en petits morceaux, un plat de pop-corn de mais, et le "kolo", qui est du grain qui est torréfié et assaisonné avec du "berbèrè".
Le rite du café se déroule en trois cycles de bouillonnements:
■ le bouillissage pour les pères, qui est très fort, précédé par l’offre des aliments: pain, pop-corn et "kolo";
■ le bouillissage pour les pères, qui est légèrement moins fort que le premier où au contraire de celui des pères, aucun aliment n’est offert;
■ le bouillissage pour les pères de nouveau précédé lui aussi par l’offre des aliments précités.
Le café est un rite très suivi en Ethiopie, même dans les déjeuners officiels et les occasions spéciales, où la maîtresse de maison s’assoit sur un tabouret et fait bouillir son café, et sert rituellement ses illustres invités.

Milton Kwami

L’Ambassadeur S. E. Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford très intéressée à l’introduction de BioHyst dans son pays.

Dans le cadre de l’initiative d’information de la technologie BioHyst auprès des représentations diplomatiques africaines en Italie, en début octobre, a eu lieu une positive séance de travail entre l’Ambassadeur du Ghana, Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford et la BioHyst Italia Srl qui, outre à expliquer les caractéristiques de la nouvelle technologie révolutionnaire, inventée par l’Ingénieur italien Umberto Manola (Afri-Nous: mai - juin - juillet 2010), a également illustré les stratégies sociétaires visant la sécurité alimentaire, à travers la promotion et la diffusion gratuite des installations BioHyst en Afrique, à travers le système du commodat d’utilisation. Votre journal Afri-Nous était de la rencontre.

C'est dans l’accueillante salle de réceptions des locaux restructurés de l’ambassade, que la délégation de la société BioHyst a été reçue par Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford, Ambassadeur du Ghana et Représentante permanente auprès de la FAO, PAM et FISA, accompagnée de deux membres de son staff, M. Simon Atieku (Responsable politique et économique).
La délégation de la société BioHyst était, elle, composée de trois responsables: Dott.sa Maria Vanni (Administrateur délégué), Dott.sa Barbara Carubba (Département Relations Externes) et Dott.sa Francesca Lucani (Département Recherche et Développement).

Après les présentations de rite, la séance de travail est toute de suite entrée dans le vif du sujet avec Maria Vanni qui a fait l’historique de la société BioHyst, expliquant les points forts de l’invention de l’ingénieur Umberto Manola: une technologie révolutionnaire et unique en son genre au monde.
La technologie BioHyst, articulée en plusieurs brevets de l’Ingénieur Umberto Manola, permet de transformer, à travers un procédé de désagrégation extrémisée de la matière, toute forme de biomasse en dérivés destinés à la triple production alimentaire humaine et animale et bioénergétique.

Les caractéristiques techniques ont été brillamment expliquées par Francesca Lucani qui a insisté notamment sur l’aspect innovateur des caractéristiques de la technologie Hyst:
● facilités d’implantation grâce aux dimensions réduites des installations;
● basse température de fonctionnement (37°: la température humaine);
● basse consommation énergétique (2 Kw/h par tonne de biomasse transformé);
● manutention réduite;
● rythme continu de travail (24h sur 24);
● absence de déchets résiduel, etc.

Barbara Carubba a mis l’accent sur les stratégies de la société BioHyst pour la diffusion du système Hyst en faveur du développement africain.

Se montrant très intéressée au projet d’introduction de la technologie BioHyst dans son pays, Son Excellence Mme Evelyn Anita Stokes-Hayford a remercié la société BioHyst pour son engagement envers la sécurité alimentaire en Afrique.
Elle s’est notamment promise de se prodiguer non seulement auprès de son gouvernement, en particulier du Ministre de l’Agriculture en visite imminente en Italie, mais aussi auprès de la FAO.

Milton Kwami

Allocution de S. E. Mme Thenjiwe Ethel Mtintso
(Ambassadeur d’Afrique du Sud en Italie)

L'occasion des célébrations de la finale de la Coupe du Monde FIFA d'Afrique du Sud 2010, au FIFA FAN FEST de Rome, a été marquée par une allocution pleine de significations, de Son Excellence Mme Thenjiwe Ethel Mtintso, l'Ambassadeur du pays de Nelson Mandela, dont les mots placés conservent, meme à distance de temps, l'actualité des leçons utiles aux Africains, dans leur parcours d'intégration , cohabitation et épanouissement dans la société italienne.   


En Afrique du Sud, on a l’habitude de dire «Oui, c’est ça!» mais aujourd’hui nous pouvons dire «Oui, ça a été!».
Mes remerciements vont à la Ville de Rome qui nous a donné son hospitalité, aux Associations IES (Société Italo-Ethiopienne pour le Développement International) et MAIS (Mouvement pour l’Auto Développement dans la Solidarité) et à tous ceux qui ont apporté, durant tous les jours de ce merveilleux mois de fête sportive planétaire, leur précieux soutien constant à l’Afrique du Sud,  comme pays hôte de la Coupe du Monde 2010.
Nous avions promis au monde, et en particulier à notre continent, que nous aurions réalisé le plus beau championnat du monde de l’histoire. Et c’est avec un orgueil national et continental que nous les Sud-africains disons aujourd’hui: «Oui, nous l’avons fait!»
Naturellement, il y en a qui doutaient que quelque chose de bon pouvait venir de l’Afrique, mais, une fois de plus, nous avons démontré que dorénavant nul ne pourra plus dire que l’Afrique n’est pas capable. Nous sommes pleinement capables! .
Au-delà du vainqueur de la Coupe 2010, pour nous les Africains, nous avons marqué notre victoire, dès le Jour Un, nous sommes tous UN!
Nous avons promis d’apporter l’ubuntu, la beauté, la vibration positive à Rome, à ce FIFA FAN FEST. Et nous l’avons fait!
L’important est que nous ayions tissé une nouvelle amitié qui, espérons-le, ne se dissipe pas, mais une amitié que nous soutiendrons pendant très longtemps, après ce championnat du monde.

Car ça doit être une amitié basée sur l’amour, la loyauté , la confiance et le respect réciproque. Et elle durera à jamais!
Nous savons qu’il y a beaucoup d’organismes et associations comme la Commune  de Rome, IES et MAIS, qui font de belles réalisations en Afrique. Nous portons aussi à votre attention le projet «One goal» qui invite à nous focaliser tous ensemble sur l’éducation, la formation et le soutien à l’enfance africaine.
Nous invitons à soutenir ces projets car ils sont pour le futur du monde, pas uniquement pour le futur de l’Afrique, mais pour le futur du monde.
Nous lançons un appel au Peuple Italien contre l’anti-africanisme qui de temps en temps défraie la chronique; les Africains sont de  braves gens capables. Nous vous demandons, comme amis, de partager et diffuser ce message: l’Afrique fait partie du monde et de l’humanité.
Enseignez à vos enfants et dites à vos collègues et voisins que «haïr son prochain, c’est haïr soi-même». Car ton prochain est un être humain comme toi, sans distinction de race, couleur, sexe, ni religion. Nous faisons tous partie du même monde, de la même humanité.
Enfin j’exhorte les Africains à l’unité, comme Africains. Partout, aimons-nous, aimons nos hôtes italiens, montrons que nous sommes Africains et  fiers de notre continent. 

Milton Kwami

Elue “Miss Muretto 2010”: sera-t-elle la nouvelle Naomi Campbell?


Déjà élue «Miss Piacenza Night 2009», Bruna Ndiaye est la première noire à décrocher le sceptre du concours de beauté «Miss Muretto» de la Ville d’Alassio. Elle est aussi la protagoniste de l’imminent livre publié par le photographe Nicola bellotti, pour la célébration du décennal du web magazine "Piacenza Night".


Un autre tabou est tombé en Italie! En effet pour la première fois, après 57 ans, la reine de beauté du concours «Miss Muretto» de la ville d’Alassio est une noire: notre soeur sénégalaise Bruna Ndiaye (19 ans), élue par un jury présidé par le chanteur et show-man Cristiano Malgioglio, qui a fait ses compliments à la splendide Venus noire.

«J’ai toujours désiré faire la mannequin, depuis que j’étais petite», a déclaré Bruna dont les routes se sont ouvertes pour couronner un rêve.


Qu’aurait dit le mythique Nobel écrivain américain, Ernest Hemingway, (auteur de "Autant en emporte le vent"), si non l’inventeur mais du moins le souffleur de l’idée du "Muretto" (Muret)?

Ce fut en effet lui qui conseilla à Mario Berrino, à l’époque jeune patron du "Caffè Roma", de tapisser le petit mur en face du local, de carreaux colorés avec les signatures des personnages célèbres qui passaient par Alessio, jusqu’à en faire le "Muretto", la plus fameuse collection d’autographes du monde, et où depuis 57 ans, les aspirantes Miss Muretto défient Miss Italia pour élire la plus belle de l’été.


Bruna Ndiaye, qui a aussi eu la prestigieuse écharpe du sponsor “LoveMyTime”, rejoint ainsi la galerie d’autres célèbres "Miss Muretto" du passé comme Marisia Allasio, Maria Teresa Ruta, Simona Ventura, Melissa Satta, Elisabetta Mandraccio et autres encore.


«Je suis née à Genova parce que c’est là que mes parents se sont mariés, mais après, mon père nous quittées pour rentrer au Sénégal. Maman a donc décidé de se transférer à Brescia, où il y avait du boulot, faisant tant de sacrifices pour m’élever et me faire étudier», raconte, émue mais fière, dans un parfait italien, Bruna Ndiaye, qui étudie médecine pour devenir pédiatre.
Elle est arrivée seule à Alassio, en train, avec un ami «parce que maman est ouvrière, elle ne pouvait pas venir, elle devait travailler».

Fan de danse moderne, elle adore Ryhanna et Beyoncé, se défonce avec Laura Pausini et Alexia et... n’est pas fiancée!!!


«J’adore le monde de la mode, Ma plus grande aspiration est de pouvoir remplacer Naomi Campbell. C’est naturellement un rêve même si, dans le futur, j’aimerais faire la mannequin», confie Bruna Ndiaye.

Mais de préciser: «Je garde les pieds sur terre bien sûr. Mais je travaillerai pour cela et si je deviendrai célèbre, j’aiderai ma mère qui pourra ainsi cesser de travailler en usine et avoir tout ce que nous n’avons jamais pu nous permettre».


Après une semaine intense de marathons, dégustations, photographies et célébrités, elle devra, un an durant, honorer les multiples engagements de "Miss Muretto".


Dans un monde toujours de plus en plus globalisé et multiethnique, le fait qu’il ait fallu 57 ans pour voir la première miss non blanche, est peut-être plus à blâmer qu’à louer.

Mais Bruna, baptisée comme la “Balotelli Girl” (car comme lui, elle est d’origine africaine mais italienne), portera le message d’intégration, durant toute cette année où elle portera l'écharpe de la plus belle.


«La victoire de Bruna est un signe des nouveaux temps: l’Italie est de plus en plus multiethnique et la victoire de cette demoiselle en est une démonstration», souligne le jeune patron du concours, Francesco Di Biase, à qui a critiqué le sceptre d’une «belle mais "noire"», qui n’a rien à voir avec le "Muretto".

Des polémiques immédiatement suffoquées par le maire d’Alassio, Giovanni Aicardi et l’Assesseur au Tourisme et à la Culture, Monica Zioni, qui coupent court: «Elle est noire, et puis quoi? A part le fait qu’elle soit belle, comme par hasard, elle est née à Genova; de quoi fêter la victoire d’une ligure». Quelle réponse meilleure!  


Ndèye Fatou Seck

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