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IMMIGRATION ET VOTE
L’immigré tend progressivement vers le centre-droite.

Le 4 mai, s’est tenu à la Chambre des Députés - Salle Mercedes, le séminaire sur le thème «Les nouveaux citoyens dans le centre-droite: une réalité émergente», centré sur une étude conduite par l’ISMU (Institut des Statistiques des Migrations Humaines) selon laquelle il émergerait que la plupart de la population migrante a une idéologie proche du centre-droite.

Contre les habituelles thèses idéologiques de l’appartenance du vote des immigrés à la gauche, un récent sondage de l’ISMU révèle, à surprise (mais peut-être pas tellement) qu’une grande partie des étrangers d’Italie sympathise pour le centre-droite, indiquant une nouvelle tendance de vote.
C’est l’objet du séminaire «Les nouveaux citoyens dans le centre-droite: une réalité émergente» qui a rempli la Salle Mercedes de la Chambre des Députés.
Le débat modéré par le coordinateur de la rencontre, Marco Angelillo, éditorialiste de "Arabiyya", a été marqué par plusieurs interventions de la part de:
■ parlementaires du Peuple de la Liberté (PDL): l’italo-marocaine Souad Sbai, Alfredo Mantovani et Fabio Rampelli;
■ scientifiques et chercheurs: Giancarlo Blangiardo (chercheur de l’ISMU), Maurizio Bonnani (journaliste de l’"Opinione delle Libertà"), Karima Moual (journaliste marocaine de "Il Sole 24 Ore");
■ représentants des communautés étrangères: Ramona Badescu (Déléguée au Maire pour les Rapports avec la Communauté Roumaine d’Italie), Gamal Bouchaid (Président des Musulmans Modérés d’Italie), Bushaj Gjergji et Klodiana Cuka  (Communauté Albanaise), Jacob De Mel (Communauté Ivoirienne), Karimi Davood (Communauté Iranienne), Kobla Bedel (Communauté Togolaise).
Le fait qu’une grande partie des étrangers sympathise pour le centre-droite «est une donnée cruciale sur laquelle la classe politique doit raisonner et réfléchir pour définir et s’approprier des solutions aptes à intercepter les exigences et besoins de cette portion de nouveaux citoyens», a déclaré l’On. Souad Sbai.
Dans un message adressé aux participants, le Président du Parlement Gianfranco Fini (co-fondateur du PDL avec Silvio Berlusconi) a écrit: «Je retiens que le thème choisi puisse offrir des points de grand intérêt au débat politique, dans une phase où les partis se confrontent à une forte demande de participation, pas toujours adéquatement réceptionnée par la politique. Dans une saison complexe des économies européennes mesurées à la crise internationale, il faut multiplier les efforts pour promouvoir une politique de l’inclusion, devant considérer en premier lieu les sujets sociaux les plus faibles:  femmes, jeunes, nouveaux italiens et immigrés. A tel égard, les condamnations de toute forme de racisme ne suffisent pas; il faut un effort spécifique de toutes les forces sociales».
Et Gianfranco Fini de conclure: «L’objectif doit être l’affirmation d’une nouvelle citoyenneté plus mûre et consciente des droits et devoirs naissant de l’appartenance à la communauté nationale».


Jacob De Mel
(Communauté Ivoirienne)
Bien que j’aie pratiquement toujours été avec la gauche, c’est depuis 1998 que je suis rapproché à la droite, à travers le SEI UGL (Syndicat Emigrés Immigrés). Les étrangers doivent aider la droite à valoriser les nombreuses forces et potentialités positives des immigrés.

Kobla Bedel
(Communauté Togolaise)
En Italie, le premier gradin de l’accueil et de la solidarité vient souvent de la gauche. Malheureusement ça ne va pas au-delà de l’assistance: on te donne le pain sans te former à devenir boulanger. Au centre-droite, j’ai pu accéder à des mansions valorisantes comme la rédaction du programme électoral. Faisons en sorte que le rêve de notre immigration  devienne une réalité pour le développement de notre nouveau pays, l’Italie.

Ramona Badescu
(Communauté Roumaine)
Je viens d’un pays qui a souffert le totalitarisme de Ceaucescu, donc hors question de voter à gauche. Les étrangers doivent voter nombreux car le poids des voix des immigrés unis se fera sentir.

Gamal Bouchaid
(Musulmans Modérés d’Italie)
Le centre-droite montre une majeure capacité sur le travail, l’économie et le social. Mais attention à ne pas se rabâcher sur un chauvinisme de secteur; on doit oeuvrer avec tous les italiens, sans perdre de vue le centre-gauche.

Karimi Davood
(Communauté Iranienne)
L’immigration n’appartient pas à un seul camp et elle n’est pas, comme pense la gauche, la politique du bouche-trous, qui laisse les problèmes non résolus. En cela, le centre-droite démontre majeure loyauté envers l’immigré.

Bushaj Gjerji
(Communauté Albanaise)
L’immigration est le moteur d’une sociétè caractérisée par la politique d’action et des idées loyales. En Abruzzo l’action du centre-droite a permis aux immigrés de continuer leur reve.

Klodiana Cuka
(Integra Onlus)
Beaucoup d’immigrés est-européens votent le centre-droite qui, à mon avis,  valorise l’immigré, preuve en est ma propre candidature en Puglia.

Milton Kwami