Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Célébration des 50 ans d’Indépendance du Sénégal, à Rome.

Une réception solennelle offerte, le 17 juin, par Son Excellence l’Ambassadeur du Sénégal auprès du Quirinal, M. Cheikh Saadibou Fall, dans l’accueillant cadre du prestigieux Hotel Villa Pamphili, a été l’occasion pour la communauté sénégalaise d’Italie de célébrer l’historique jalon du demi-siècle d’indépendance.

Discours de Son Excellence M. Cheikh Saadibou Fall
(Ambassadeur du Sénégal auprès du Quirinal)

Au nom du Sénégal et du peuple sénégalais, je vous remercie d’avoir eu la gentillesse de répondre à notre invitation pour fêter avec nous le cinquantenaire de notre indépendance.
Nous l’avons un peu différé parce que j’ai dû me rendre à Dakar pour les festivités et je tenais cette année à associer tous nos collègues africains, parce que nous sommes tous un peu logés à la même enseigne, à l’instar du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, nous sommes tous en train de fêter ces anniversaires qui sont un moment crucial pour nous, pour dresser ensemble le bilan de ce que nous avons fait depuis la colonisation jusqu’à maintenant.
Nous pouvons être fiers de l’Afrique malgré les périodes difficiles qu’on traverse dans certaines zones, tout en espérant que dans peu de temps tout cela va être du passé et que l’Afrique va aller dans le sens du développement, de la paix et du bien être de son peuple.
Le Sénégal en  tout cas, en ce qui le concerne, a tenu  à marquer ce jour.
J’en profite aussi pour souhaiter que l’Afrique continue sur son chemin de la prospérité et de la paix. Et que partout où il y a des conflits, des problèmes, la crise puisse cesser afin que nous retrouvions la prospérité.
Je rends hommage à toutes les dames, particulièrement à mon épouse Mme Fall qui ne cesse de me soutenir.
Et également je remercie tout le personnel de l’ambassade et mes collaborateurs dévoués, pour le travail excellent qu’ils sont en train de faire pour satisfaire nos compatriotes.

SOUS L'ARBRE A PALABRES

Mahamed Diop
(Président de l’Association des Sénégalais d’Avellino)
Nous remercions l’Ambassadeur pour nos bons rapports. Nous cherchons des partenaires avec qui travailler au Sénégal. Et Son Excellence joue un important de pont entre le gouvernement et nous. Notre voeu est de concrétiser nos projets.


Mamadou Sy
(Président de la diaspora sénégalaise de Caserta)
A travers l’invitation de S.E. l’Ambassadeur à tous ses compatriotes, le Sénégal a retrouve sa joie de l’indépendance. J’appelle tous nos frères qui veulent émigrer, à avoir au moins une certaine profession pour mieux s’intégrer car l’immigration en Italie est dure.


El Hadji Moussa Ndiaye
(Consultant à Napoli)
La fête a été très belle, vraiment nous remercions l’ambassadeur pour cette initiative. C’est pas permis à tous de fêter 50 ans. Depuis 2006 j’assiste à cette fête qui devient chaque année plus grande. Nous prions Dieu pour que Dieu nous donne longue afin d’assister à celle de l’année prochaine.


Cheikh Dieng
(Communauté de Ladispoli)
C’est une belle fête symbolique, un moment de convivialité et de retrouvailles. Cette année la fête a un aspect culturel très fort avec l’inauguration du monument de la renaissance: une fierté pour la diaspora car il représente l’ouverture pour le futur. Et fêter en Italie en est une autre.


Amy Ndiaye
(Communauté de Ladispoli)
«Alhamdoulila», d’être encore présente à cette fête. Nous remercions Dieu d’avoir assisté aux 50 ans de la fête de l’indépendance du Sénégal que l’Ambassadeur organise chaque année. La crise est là mais nous devons unir nos cœurs et nos forces pour s’en sortir. Notre Président est entrain de travailler afin de laisser des traces pour ses jeunes.  Nous  prions pour qu’il puisse  réaliser tous ses projets. Je profite de cette occasion pour remercier mon mari et toute ma famille.

Milton Kwami & Ndèye Fatou Seck

VISITE A LADISPOLI (ROME): un fort accueil a été tributé au vénérable marabout mouride, Serigne Mame Mor Mbacké Mourtada.

 

La communauté mouride d’Italie a accueilli, comme chaque année, Serigne Mame Mor Mbacké, fils de Serigne Mourtada Mbacké et petit-fils de Serigne Touba, le fondateur du mouridisme. Accompagné d’une forte délégation dont la plupart des chanteurs religieux, le marabout a sillonne les grandes villes de l’Italie. De Brescia à Milan en passant par Rome, Napoli etc, les talibés se sont fortement mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux. L’étape de Rome a été un moment de grandes retrouvailles, marqué par un fort esprit d’appartenance et partage mutuel.

Ils étaient des centaines de personnes (jeunes, hommes, femmes, enfants et mêmes des italiens) venues de toutes la régions du Lazio pour fêter cette journée religieuse et très significative.
La maison de Serigne Touba, plus connue sur le nom de «Casa della Pace» ou «Darou Salam» de Ladispoli, s’est avérée très petite pour accueillir et contenir tout ce monde.
La portée de cette journée c’est de célébrer son père Serigne Mourtada Mbacké, qui avait initié de nombreux voyages à l’extérieur du Sénégal, dans le cadre de la diffusion des enseignements de son vénéré père Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba.
Suivant donc le chemin de son père, Serigne Mame Mor Mbacké vient en Europe , et particulièrement en Italie, pour rappeler aux talibés leurs identités religieux, qui ils sont, quel doit être leurs comportements et surtout leur rappeler les recommandations de son grand-père Serigne Touba.
Mais le marabout sénégalais ne s’arrête pas là car chaque fois qu’il se déplace, il essaie de rencontrer les autorités administratives des localités où vivent les talibés,  pour s’enquérir personnellement de leur situation dans les différentes zones.
En Europe, les risques de déviations sont si nombreux que la présence des personnes religieuses comme Serigne Mame Mor Mbacké sont souhaitées pour faire revenir sur le bon chemin certaines personnes.
A rappeler que le nom de la maison de Ladispoli «Darou Salam» (qui signifie «Demeure de la paix») a été donné par Serigne Mourtada. Aujourd’hui à cause du nom, cette maison religieuse est devenue populaire et avantageuse. Car, comme l’explique un des talibés, qui vit dans la maison, beaucoup d’associations et autorités italienne s’intéressent à cette maison.
A part l’aspect religieux de cette maison, il y a aussi un autre aspect qui est social.
Elle peut servir de demeure aux talibés qui sont dans des situations difficiles jusqu’à ce qu’ils sortent des difficultés.

Dahira Sokhna Diarra Bousso

Les femmes sénégalaise du Dahira «Sokhna Diarra Bousso» n’étaient pas en reste cette année également. Très dévouées derrière leur présidente Amy Ndiaye, elles se sont fortement mobilisées pour préparer les repas.
Un hommage aussi aux deux soeurs italiennes qui se sont converties et sont maintenant baptisées Aicha Mbacké et Khadijatou Fall.

Serigne Mame Mor Mbacké Mourtada

Le guide religieux de la confrérie mouride, Serigne Mame Mor M’backé Mourtada, petit-fils de Cheikh Ahmadou Bamba a été reçu par le maire de la commune de Ladispoli, le docteur Crescenzo Paliotta le dimanche 20 juin 2010 (dans le cadre de sa tournée internationale).
Dans son discours qu’il a prononcé dans l’après midi à la commune de Ladispoli, Serigne Mame Mor a exhorté les nombreux disciples présents de respecter davantage les lois en vigueur et à ne pas perdre leur identité religieuse pour rien au monde.
Il s’est également réjoui du fait que des italiennes se soient converties à l’Islam, par contre il a encouragé les nombreux talibés à s’évertuer à véhiculer une image positive du mouridisme en particulier et de l’Islam en général, afin de pouvoir constituer des exemples de qualité pour  les nouveaux convertis .

Dott. Crescenzo Paliotta (Maire de Ladispoli)

"Ladispoli est honorée d’accueillir votre communauté, c’est une ville jeune qui comprend plusieurs peuples venus des autres régions d’Italie et du monde entier.
Ladispoli a toujours cherché une vie intégrée pour les peuples qui y sont arrivés afin qu’ils puissent se sentir libres et chez eux, dans un lieu où pouvoir exprimer leurs cultures et leurs religions, dans le respect de la ville et des habitants. 
Et en ce sens, je crois que le procès d’intégration à Ladispoli est une expérience réussie.
Il y a bien sûr des problèmes mais l’administration a toujours voulu les affronter et les résoudre avec le concours de tous, notamment celui des communautés comme la vôtre, qui a toujours démontre de respecter les lois de l’Italie, car la légalité, protège tout le monde permettant à chacun de  vivre libre et s’épanouir.
Nous avons particulièrement apprécié vos chants et vos cadeaux que je garderai toujours dans mon coeur, comme signe de votre spiritualité et de votre capacité. Je trouve que c’est un cadeau que vous avez fait à toute la ville.
Enfin le message que je laisse est que tous les hommes sont libres; nous devons tous être libres et respecter la liberté d’expression. Vive la paix!"

Ndèye F.  Seck et Cheikh Dieng

 

 

Une délégation officielle sénégalaise a visité une installation HYST.

Dans le cadre du projet-pilote promu par la société BIOHYST au Sénégal (pour la diffusion de la sécurité alimentaire et le développement soutenable de l’Afrique), une délégation officielle, guidée par S.E. M. Moustapha Ndiaye (Conseiller spécial du président Abdoulaye Wade et Responsable des grands projets) accompagné de M. Lamine Diop et de M. Mbaye Diop, a visité, à Ferrara, une installation industrielle du système HYST, technologie révolutionnaire transformant la fibre en carbo-hydrates digérables, inventée par le savant italien Ing. Umberto (Afri-Nous: mai 2010).

La technologie HYST est un système de traitement des bio-masses dérivées des activités agricoles (paille, foin, bois et déchets végétaux...) et de l’industrie agro-alimentaire (son, marc d’olives et de raisins, résidus des pâtes...), capable d’en récupérer des produits pour l’alimentation humaine, la zootechnie et les bio-combustibles, à des coûts et consommations énergétiques extrêmement bas et sans impact sur l’environnement.

«Ce système satisfait l’animal, l’homme et l’homme véhiculé. La paille et le foin sont des résidus contenant les protéines, l’amidon et la lignine, mais amalgamés au point de ne  permettre d’exploiter chaque élément séparé. Avec le système HYST, nous pouvons obtenir au contraire des protéines, de l’amidon et des fibres utilisables pour l’alimentation humaine et animale et pour l’énergie alternative à bas coût», dit l’Ing. Umberto Manola.

Le savant a amplement illustré son invention, détaillant l’installation et les caractéristiques des produits obtenus, expliquant que par rapport aux meuneries et à l’industrie alimentaire animale conçues sur le broyage des céréales, le système HYST a divers avantages:
mécano-physique: le produit ne subit aucun broyage mais une désagrégation;
biostructurel: la désagrégation met à nu l’amidon et les protéines (produits digérables par l’homme);
qualitatif: aucune limitation sur les bio-masses de départ;
bio-sélectif: élimination totale de tous les composants pouvant limiter l’utilisation du produit;
bactériologique: neutralisation totale de tous les microbes et bactéries; 
écologique: aucune production d’ordure ni déchet et pollution zéro;
économique: bas coût d’exercice et d’exploitation et amortissement de l’investissement en 6 à 12 mois maximums;
sociale: boost de l’aide au développement soutenable.

La démonstration technique, qui a été faite sur de la paille dérivée des plants de mais, a produit trois fractions contemporaines, analysées ensuite dans un tierce laboratoire spécialisé.
■ La première fraction présente un contenu certifié de:
protéines: plus que doublé;
amidon: très élevé (et pratiquement absent dans le matériel de départ).

Le système HYST transforme donc la fibre (en particulier la cellulose et la lignine) en carbo-hydrates digérables.
Il y a en effet une réduction de la lignine (non digérable) de 15-16% par rapport au matériel de départ. 
■ La seconde fraction (40-45% du produit travaillé) a une composition chimique proche de l’orge, céréale de haute qualité et largement utilisé dans divers secteurs:
zootechnie: pour la formulation des aliments d’animaux équilibrés;
industrie alimentaire: pour la production du malt et de la farine de pain.

L’évènement est organisé par l’Ing. Umberto Manola et «Scienza per l’Amore» (Science pour l’Amour), dans le souci de «contribuer aux solutions alimentaires, énergétiques et de l’environnement». 

M. Kwami & N. F. Seck


 Conférence “Afrique: 53 pays, une Union”

A la Conférence “Afrique: 53 pays, une Union” organisée par la Fondation présidée par Romano Prodi, le chef de l’Etat a ponctualisé l’exigence de l’intégration politique de l’Afrique. 


La Conférence internationale intitulée «Afrique: 53 pays, une Union» a réuni au "Palazzo Re Enzo" de Bologna, les leaders des pays africains et les représentants des institutions internationales.
Première étape d’un triptyque de rendez-vous (les prochains seront à Washington en 2011 et à Addis-Abeba en 2012), voué à dessiner un parcours de paix et développement pour l’Afrique, cette Conférence a été organisée par la «Fondation pour la Collaboration des Peuples» (présidée par Romano Prodi), avec le concours du Bologna Center de la Johns Hopkins University, le Haut Parrainage des Nations Unies, l’Union Africaine (UA) et la Commission Européenne.
L’objectif de la conférence est d’amener les pays africains à confier à l’Union Africaine (UA) le rôle d’interlocuteur avec le reste du monde.
Outre les représentants de la Banque Mondiale et des autres institutions et organismes particulièrement  engagés dans les questions africaines, la Conférence a été honorée par la présence et les interventions d’illustres personnalités internationales telles que:
■ S.E. M. Abdoulaye Wade (Chef de l’Etat sénégalais)
■ Thabo Mbeki (ex président sudafricain)
■ Asha-Rose Mtengeti Migiro (tanzanienne, Vice-secrétaire général de l’ONU depuis 2007);
■ Abdelkader Messahel  (Ministre algérien pour les Affaires africaines et maghrébines)
■ Joseph Boakai, (Vice président du Liberia);
■ Moussa Dosso (Ministre ivoirien de l’Education)
■ Samuel Sam-Sumana (Vice-président sierra-léonais)
■ Abdoulie Janneh (Commissaire économique de l’ONU pour l’Afrique)
■ Michael A. Battle (Ambassadeur USA auprès de l’UA)
■ Andris Piebalgs (Commissaire européen au développement) 
■ Zhan Shu (Ambassadeur au Département des politiques pour l’Afrique, au Ministère des Affaires Etrangères de la Chine)
Rappelons que Romano Prodi (ex présidente de la Commission Européenne, de 1999 à 2004 et plusieurs fois Ministre et Président du conseil en Italie) est à la tête de la Commission internationale de l’ONU et de l’UA pour les missions de maintien de la paix en Afrique.
«La priorité de l’Afrique est la paix mais ensuite vient la coopération: il y a urgent besoin de travailler ensemble. Jusqu’à présent les relations ont été bilatérales et cela a bousillé les rapports et les politiques: aujourd’hui sous la coordination de l’ONU, il faut que travaillent ensemble l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Chine, les USA et les autres grands pays», a-t-il poursuivi lançant en conclusion une idée:
«Le modèle auquel l’Europe et l’Occident devraient s’inspirer pour les politiques d’aide et soutien à l’Afrique, est celui du Plan Marshall, mis sur pied par les Etats-Unis, à la fin de la guerre au bénéfice de l’Europe en ruines. Ce plan n’était en effet pas limité aux infrastructures, mais orienté également à la reconstruction financière et économique».
M. Abdoulaye Wade a aussi invité les entreprises européennes à investir et produire en Afrique, dans une perspective d’intérêt réciproque
«Désormais je crois que l’Afrique est mure pour prendre en main ses propres choses», a observé le président sénégalais tout en précisant:
«Nous ne refusons pas les aides internationales mais demandons de pouvoir projeter nous-mêmes les actions nécessaires à notre développement. Nous ne voulons pas être privés de notre souveraineté décisionnelle. Nous voulons être souverains».
Il a dénoncé que «ça fait 50 ans qu’ils sont en train de nous rendre dépendants au lieu d’être autonomes dans nos choix», soulignant que «l’intégration économique des pays africains n’est possible qu’à travers l’intégration politique, qui doit représenter «l’objectif commun. Je ne doute que nous réaliserons les Etats-Unis d’Afrique».
Lamentant notamment l’absence sur le plan international de l’Afrique «l’unique continent non représenté au Conseil de Sécurité de l’ONU», le Président Wade a dit que cette injustice doit être réparée «acceptant la présence au Conseil de Sécurité de l’Afrique qui doit avoir le droit de veto».
Milton Kwami

Chef de la délégation officielle sénégalaise en visite à la BIOHYST.

Votre journal Afri-Nous a interviewé S.E. M. Moustapha Ndiaye (Conseiller spécial du président Abdoulaye Wade et Responsable des grands projets), accompagné de l’expert en énergie, M. Lamine Diop, lors de la visite de l’usine HYST, à Ferrara, dans le cadre du projet-pilote promu au Sénégal par la société BIOHYST (p. 9)

Afri-Nous: Comment les solutions agro-alimentaires du système HYST peuvent-elles être fonctionnelles à la réalisation des objectifs du programme GOANA, lancé par le président Abdoulaye Wade?

Moustapha Ndiaye: Notre Président a la vision d’une stratégie très poussée sur l’agriculture sénégalaise, basée sur trois points: la maîtrise de l’eau, la mécanisation, la production de semences certifiées. Il a alors mis sur pieds deux plans: REVA (Retour à la terre) et GOANA (Production en abondance). C’est dans ce cadre de la surproduction que la technologie HYST, nous intéresserait, car la partie déchets représente beaucoup. Si nous prenons l’exemple de l’arachide, avec la GOANA 2, on est arrivé à 1,2 millions de tonnes d’arachide et la base coque représente presque 1/3 des graines. Le système HYST permet de valoriser cette partie.

Afri-Nous: Quelles ont été les considérations du Président Abdoulaye Wade sur le projet présenté à Dakar par les experts de BIOHYST?

Moustapha Ndiaye: La présentation était théorique. Aujourd’hui on a vu que pratiquement c’est faisable. On a bien étudié le dossier avec l’expert en énergie. Le fait d’avoir vu l’usine en Italie, ça nous a permis de valider la partie technique.

Afri-Nous: Quelles sont les démarches à suivre pour utiliser la technologie HYST au Sénégal?

Moustapha Ndiaye: Cette technologie est nouvelle, il faut faire maintenant des preuvres. Il faudra faire la même chose au Sénégal, faire un projet-pilote, avec les matières premières au Sénégal et les conditions atmosphériques pour voir si les produits finis pourraient avoir une valeur économique sur nos marchés sénégalais.

Afri-Nous: Vu le charisme et le prestige du président Wade, le Sénégal pourrait-il être le pays-guide pour diffuser  la technologie HYST en Afrique?

Moustapha Ndiaye: C’est une belle perspective, mais je ne voudrais pas m’avancer aussi rapidement. Il faut que d’abord le Président Wade donne le feu vert. Une fois que c’est validé et que le Président l’accepte comme un produit phare pour le développement de la filière agricole, ça sera une réalité.

Afri-Nous: Comment exploiter le système HYST pour le programme des biocombustibles du Sénégal, notamment dans la préservation des ressources alimentaires et des terres des cultivations traditionnelles?

M. Lamine Diop: Quand on dit biocarburant, on pense souvent à la sécurité alimentaire; c’est vrai que les deux choses sont liées. La technologie HYST trouve son application dans le domaine du biocarburant et de l’alimentation. D’abord dans le domaine du carburant, nous avons constaté, à partir des tests que nous avons vus, que les matières premières au lieu de les utiliser en vrac comme nous avons l’habitude de le faire pour nos besoins de production d’énergie ou de biocarburant, à partir de la technologie HYST, elles peuvent être mieux valorisées, en utilisant le système qui consiste à séparer les différents éléments au niveau des produits de base. Prenons par exemple un morceau de bois, le seul type de valorisation, c’est la valorisation énergétique en le brûlant. Mais avec la technologie HYST, on peut le valoriser d’une autre manière de sorte à en tirer toujours un produit combustible mais aussi un autre produit destiné à l’alimentation, tant humaine qu’animale, grâce à la séparation des protéines et la mise en évidence de l’amidon. Tous ces produits sont utiles pour la production de biocarburant, et la technologie HYST permet de rentabiliser tous ces déchets agricoles qui existent déjà et qui traînent abandonnés dans les pays sous-développés.

Afri-Nous: Le Sénégal cherche des solutions pour l’industrie de la transformation. Quelle contribution la technologie HYST peut fournir en ce sens?

M. Lamine Diop: Je pense que ça va donner une contribution dans ce sens. On est assez convaincus de ce que nous avons vu en Italie. Il faudrait maintenant, penser à le faire au Sénégal, voir qu’est-ce que le projet peut amener en terme d’emplois, de valeur ajoutée, pour que ce projet puisse s’étendre en Afrique.

Afri-Nous: Serait-ce indiscret de vous demander ce que vous direz au président Wade?

Moustapha Ndiaye: Je lui dirai qu’il y a un scientifique qui a répondu à son appel «Science sans frontière» pour le développement de l’Afrique et qu’il a donné sa contribution. Il faudrait que ce produit soit fabriqué en Afrique: ça ne sert à rien de fabriquer une chose pour l’Afrique et le faire en Italie. Il y a une formation de technologie. Mais d’un autre côté, la société BIOHYST a marqué le pas, elle a montré le chemin aux autres industriels italiens. Il faut que les autres suivent la même mouvance.

M. Kwami & N. F. Seck

Un projet-pilote de la BioHyst est en réalisation au Sénégal

Votre journal Afri-Nous vous fait part des résultats extraordinaires de la technologie HYST (Hypercritical Separation Technology), fruit de 40 ans de recherches de l’Ingénieur Umberto Manola, système révolutionnaire de traitement des biomasses agricoles et industrielles, faisant l’objet d’un projet-pilote au Sénégal, dont les autorités diplomatiques étaient représentées par M. Christian Joseph Assogba, Conseiller chargé des Affaires Economiques et culturelles.

La technologie Hyst de l’Ingénieur Umberto Manola est la solution parfaite aux principaux problèmes économiques, humanitaires et de l’environnement actuels: de l’alimentation (humaine et zootechnique) aux secteurs de la chimie, de la transformations des produits agro-alimentaire jusqu’au secteur énergétique.

On obtient les produits suivants:
● farines alimentaires
● amidon, concentrés protéiques végétaux, fibres, pectines, hydrocolloïdes (industrie alimentaire)
● bases protéiques et énergétiques (zootechnie)
● fibres de cellulose pour le papeteries et l’industrie chimique
● cellulose et hémicellulose pour les industries de biocarburants (éthanol)
● combustibles solides (lignine) pour le secteur des bioénergies
● silice pour les industries chimique, électronique et photovoltaïque.

Les produits obtenus par désagrégation sont prêts pour la commercialisation, sans aucun besoin des traitements supplémentaires, pourtant la technologie HYST permet d’avoir, dans une seule installation, l’ensemble des procédés qui transforment la matière première en produits commercialisables.

Pensons-donc un peu quelle panacée ce serait pour les économies mondiales, ne serait-ce que  pour le simple fait d’éviter, par exemple, l’utilisation peu éthique des produits alimentaires, arrachés à la consommation humaine pour produire les biocarburants.
Ou bien encore, pour nos économies africaines, le fait incroyable de pouvoir récupérer nos produits normalement jetés parce qu’on ne sait pas quoi en faire (noyaux de maïs, coques de cocos, gerbes de riz, déchets résiduels de la moulure des céréales, etc.) et produire de la farine dont la qualité nutritionnelle est de surcroît plus riche et stable. 

La technologie Hyst fait actuellement l’objet d’un projet pilote au Sénégal, que la société BIOHYST entend, dans le cadre du filon parallèle de sa politique humanitaire d’aide au développement, étendre à d’autres réalités du continent.

Votre journal Afri-Nous invite tous les frères à approfondir  cette révolutionnaire opportunité de développement et est à disposition pour promouvoir des rencontres avec les experts de la société BIOHYST, auprès des communautés. N’hésitez donc pas à contacter notre rédaction.

Milton Kwami

PROJET AMICI FEI

Clôture du projet AMICI FEI à la Chambre des Députés.

Organisé par la société NEC’S MEDI, en clôture du Projet AMICI FEI (Actions pour Améliorer et Rénover la Culture de l’Accueil et de l’Intégration) destiné aux jeunes et aux femmes immigrés de 14 à 29 ans, s’est tenu, le 28 avril, à la Chambre des Députés, dans la Salle des Colonnes - Palazzo Marini, le Workshop (Réunion de travail) national, sous le thème: «Intégration, Immigration, Nationalité. Quel futur pour les jeunes étrangers?»

Le workshop, qui a vu une grande affluence de représentants des institutions, associations, ambassades et jeunes, a présenté les résultats du projet AMICI FEI.
Réalisé par le "Département de la Jeunesse - Présidence du Conseil des Ministres", le projet AMICI FEI est co-financé par le "Fonds Européen pour l’Intégration des Citoyens des Pays Tiers", et coordonné par le "Ministère de l’Intérieur – Département pour les Libertés Civiles et l’Immigration".
Le projet a pour but  de favoriser l’intégration sociale des jeunes étrangers, à travers la diffusion d’une culture de l’accueil, de l’inclusion sociale, de la valorisation et du respect de la diversité.
Des actions de sensibilisation, animation et communication ont été mises en oeuvre pour définir les problématiques de l’intégration et des exigences des bénéficiaires du projet (mineurs étrangers et italiens de 14 à 18 ans, et femmes immigrées de 18 à 29 ans), dans les trois provinces-guides choisies: Alessandria, Bari et Macerata.
Outre à présenter les résultats des activités accomplies par les deux sociétés qui ont réalisé le projet AMICI FEI, la NEC’S MEDI et SOLCO Srl, le workshop national a également représenté un moment de confrontation entre les institutions  nationales et locales, associations et les jeunes étrangers, de seconde génération et italiens, sur les plus importantes questions relatives au futur des nouvelles générations en Italie.
On a aussi présenté les produits de communication multimedia réalisés par la NEC’S MEDI durant le projet et qui sont mis à disposition de tous les opérateurs du secteur et des jeunes, étrangers et italiens:
■ NEXT, un projet éditorial  veut être un trait d’union  entre les jeunes italiens et étrangers en Italie et hors d’Italie, et un moyen de susciter dans les jeunes immigrés et italiens envie de la lecture, l’esprit du débat, le développement de la capacité de dialogue et confrontation entre personnes du même âge, dans le respect des opinions réciproques.
■ la Web-Radio KALIMBA en onde tous les jours au site www.radiokalimba.com avec diverses rubriques: Sons et instruments du monde, Cuisine du monde, Interviews des exposants des communautés, Vidéos, Evènements du monde, Concerts et danses du monde, Nouvelles (Au-delà de la chronique), Coutumes (traditions, religions et moeurs), Santé et bien-être, Ecole, Travail.
■ le PORTAIL www.amicifei.it, est interactif dans le but de promouvoir et réaliser la  cohabitation démocratique et participée orientée à surmonter des et des difficultés de relation .
Le portail amicifei sera également utilisé comme instrument de promotion de l’associationnisme, pour l’institution de groupes d’intérêt (à travers le forum spécial) destinés à la sensibilisation sociale, la promotion  culturelle multiethnique et la prévention des discriminations et l’intégration sociale.
Le workshop a vu les interventions du Chef du Département de la Jeunesse, Andrea Sergio Fantoma, le Vice-préfet Mario Ciclosi et, pour la NEC’S MEDI:
● Clarisse Essane Niagne (Responsable administratif),
●  Mario Parisi (Coordonnateur projet),
● Milton Kwami (Directeur du journal  NEXT et rédacteur en chef du mensuel  AFRICA NOUVELLES),
● Bernard Ledoux Anyagma (Directeur de Radio KALIMBA),
● Samuele Salvucci (Référent Macerata),
● Klodiana Cuka (Référent Bari).
● Emanuele Locci (Référent Alessandria).
Pour la SOLCO sont intervenues Assunta De Nicola et Ivonne Pena.
Au débat, modéré par la Dott.ssa Cristiana Russo (Département de la Jeunesse), ont pris part:
● On. Jean-Léonard Touadì (PD) 
● On. Souad Sbai (PDL) 
● Tatyana Kuzyk (Commune di Roma) 
● M. Godoy Sanchez (Commune di Rome) 
● Franco Pittau (Caritas/Migrantes) 
● Ilaria Fontanin (CISL) 
● Valentino Agnunno (Association Jeune Génération Nigériane) 
● Emanuele Caroppo (Université Catholique du Sacré Coeur de Rome).
La documentation du workshop est disponible sur le site www.amicifei.it.
Milton Kwami & Mario Parisi