Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Après une quarantaine d'années, une quarantaine sort l'indépendance de sa mise en... quarantaine?

Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970.

altUne quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

Les Biafrais d'Italie revendiquent le statut de l'indépendance de la Fédération nigériane! Remise de l'horloge en arrière de 40 ans? Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

L'objectif de la manifestation était la  commémoration de ce qui a été baptisé comme le "Jour du Biafra: 30 mai".

C'est en effet la date à laquelle, le regretté leader Igbo, Dim Chukwuemeka Odumegwu-Ojukwu, déclara la République du Biafra en I967, disant que le  temps était venu pour les Igbos d'avoir leur propre République.

Il a fallu près de 3 ans au Gouvernement nigérian pour battre brutalement les séparatistes.

Une déclaration publiée par les "Indigènes du Biafra" à Rome, dénonce que plus de "3,5 millions d'inermes civils Biafrais furent massacrés par les Autorités nigérianes", durant la guerre. Depuis la fin de la guerre, l'organisation dénonce également que plus d'un million de civils ont été tués, toujours par les Autorités nigérianes.

Les participants à la manifestation avaient des drapeaux  et des bannières revendiquant l'indépendance du Biafra. Sur certaines des pancartes, il était écrit: "Donnez-nous le Biafra avant qu'ils ne nous exterminent!", "Libérez-nous des fanatiques religieux!", "Le Biafra ou rien!", "La Liberté: c'est tout ce dont nous avons besoin!", etc.

Tous les orateurs qui ont pris la parole à la manifestation revendiquaient l'indépendance du Biafra vis-à-vis du Nigeria. Mathew Ndubueze, coordinateur des "Indigènes du Biafra" a déclaré que les Biafrais ne se sentent pas sécurisés au Nigeria, à cause des attaques infinies et des meurtres perpétrés par le groupe terroriste Boko Haram. Il a également affirmé que les Biafrais étaient "prêts à tout " pour leur indépendance.

"Nous allons tout faire pour rerétablir le Biafra", a dit M. Ndubueze. Et le coordinateur des "Indigènes du Biafra" d'ajouter qu'il y aura des négociations pacifiques  avec le gouvernement nigérian pour l'indépendance du Biafra, précisant cependant d'etre  préparés à la guerre, si les négociations pacifiques échouaient.

"Le Nigeria ne comprend qu'un seul langage: c'est celui de la violence, donc nous sommes prêts à cela", a souligné M. Ndubueze. Et de souligner: "On est prets pour la paix, mais on est prêts pour la guerre".

Stephen Ogongo (Africa News)

Après une quarantaine d'années, une quarantaine sort l'indépendance de sa mise en... quarantaine? 

Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

altLes Biafrais d'Italie revendiquent le statut de l'indépendance de la Fédération nigériane! Remise de l'horloge en arrière de 40 ans? Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

L'objectif de la manifestation était la  commémoration de ce qui a été baptisé comme le "Jour du Biafra: 30 mai".
C'est en effet la date à laquelle, le regretté leader Igbo, Dim Chukwuemeka Odumegwu-Ojukwu, déclara la République du Biafra en I967, disant que le  temps était venu pour les Igbos d'avoir leur propre République.
Il a fallu près de 3 ans au Gouvernement nigérian pour battre brutalement les séparatistes.

Une déclaration publiée par les "Indigènes du Biafra" à Rome, dénonce que plus de "3,5 millions d'inermes civils Biafrais furent massacrés par les Autorités nigérianes", durant la guerre. Depuis la fin de la guerre, l'organisation dénonce également que plus d'un million de civils ont été tués, toujours par les Autorités nigérianes.

Les participants à la manifestation avaient des drapeaux  et des bannières revendiquant l'indépendance du Biafra. Sur certaines des pancartes, il était écrit: "Donnez-nous le Biafra avant qu'ils ne nous exterminent!", "Libérez-nous des fanatiques religieux!", "Le Biafra ou rien!", "La Liberté: c'est tout ce dont nous avons besoin!", etc.

Tous les orateurs qui ont pris la parole à la manifestation revendiquaient l'indépendance du Biafra vis-à-vis du Nigeria. Mathew Ndubueze, coordinateur des "Indigènes du Biafra" a déclaré que les Biafrais ne se sentent pas sécurisés au Nigeria, à cause des attaques infinies et des meurtres perpétrés par le groupe terroriste Boko Haram. Il a également affirmé que les Biafrais étaient "prêts à tout " pour leur indépendance.

"Nous allons tout faire pour rerétablir le Biafra", a dit M. Ndubueze. Et le coordinateur des "Indigènes du Biafra" d'ajouter qu'il y aura des négociations pacifiques  avec le gouvernement nigérian pour l'indépendance du Biafra, précisant cependant d'etre  préparés à la guerre, si les négociations pacifiques échouaient.

"Le Nigeria ne comprend qu'un seul langage: c'est celui de la violence, donc nous sommes prêts à cela", a souligné M. Ndubueze. Et de souligner: "On est prets pour la paix, mais on est prêts pour la guerre". 

Stephen Ogongo (Africa News)

La FASI en de bonnes mains!

Présidente de la Commission promotrice de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI), officiellement baptisée, lors des "Trois Journées" (13-15 décembre 2013), à Firenze. Honneur et fierté pour cette sœur africaine, choisie par ses compatriotes de la Diaspora sénégalaise, dans cette seconde patrie qui nous accueille.

Diye Ndiaye est la promaltotrice et coordinatrice de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI): le réseau qui relève le défi de rassembler et de valoriser les immenses potentialités de la Diaspora sénégalaise. 

Les Sénégalais d'Italie ont assis leur réseau de coordination. En effet, (Africa Nouvelles - janvier 2014), du 12 au 14 décembre, à Firenze, se sont déroulées les "Trois Journées" qui ont  officialisé la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI). A l'occasion, a été constitué le Bureau de Coordination, à la présidence duquel a été élue Diye Ndiaye ainsi que 4 Responsables de Commissions.  
La FASI est la première fédération d'immigrés africains dont la constitution a été précédée par une minutieuse étude de faisabilité: une méthode scientifique appliquée propédeutique, qui lui assure une fondation solide, élément essentiel
qui a malheureusement fait défaut à tant d'autres tentatives d'agrégation du genre, ayant connu moins de fortunes, voire de cuisants fiascos.
alt Nous voulons reconnaitre le grand mérite de l'intuition et de l'engagement de notre sœur Diye Ndiaye, qui, avec ses compatriotes, ont œuvré à l'aboutissement de ce projet qui, comme un train qui s'est ébranlé, a l'ambition, à ses diverses étapes, d'y faire monter et prendre place tous les frères de la Diaspora Sénégalaise en Italie, désireux de "pagayer" dans la même direction tracée, pour assurer la prospérité de leur communauté en Italie et leur précieuse contribution au développement de leur pays, le Sénégal.  
Cette méthode de l'étude de faisabilité devrait être un exemple à émuler, de la part des autres communautés africaines en I
talie, pour asseoir, elles aussi, les fédérations de leurs associations, comme agrégations effectives, fondées sur des bases solides, fonctionnantes et performantes au niveau national italien.
Votre journal
Africa Nouvelles a rencontré Diye Ndiaye, qui a brillamment illustré le laborieux (et ajouterons-nous "génial") parcours qui a abouti à la naissance de la FASI (Fédération des Associations Sénégalaises en Italie.

Quel est le parcours qui a porté à la création de la FASI? 

Le parcours qui a porté à la création de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (F.A.S.I.) a été long et très élaboré.  La naissante coordination a pu se faire notamment grâce à une idée de CASTO (Coordination des Associations des Sénégalais de la Toscane) appuyée par l’Ong COSPE, dans le cadre de l'initiative "Fondazioni4Africa-Sénégal".
Ainsi, L’étude de faisabilité est née après 4 ans, à l’intérieur d’un projet qui a duré 5 ans, intitulé «Fondazioni4Africa/Senegal» (Fondations 4 Afrique/Sénégal).  
Les deux  premières années,  avec l’Ong COSPE, on s’est focalisé sur l’accompagnement et la formation des  associations sénégalaises, en Toscane (CASTO, Association des Sénégalais de Poggibonsi) et Emilie Romagne (Association Sénégalaise Insieme de Faenza  et la Communauté Sénégalaise de Parma).
C’est à la 4ème et dernière année du projet que nous avons réfléchi sur l’utilité du réseau et avons créé un projet qui puisse porter à un résultat qui nous reste comme  héritage.

Quels sont les objectifs visés par  le projet de la FASI?

Les objectifs étaient de réaliser un Réseau des Associations Sénégalaises au niveau national, mais partant d’une étude de faisabilité.  Car il y a 20 ans, il y a déjà eu une  tentative de créer le CASI (Coordination des Associations Sénégalaise en Italie) qui, pour diverses raisons n’a pas marché comme on le souhaitait.  
Forts de cette expérience passée, on a pensé prendre le temps nécessaire à faire les choses, d’où l’étude spécifique, qui est partie avec des objectifs ciblés:
●  réalisation de l’étude partant  de l’écoute directe des principaux intéressés, avec les instruments de relevés participés;
●  création d’un comité d’orientation capable de fournir des lignes directrices de gouvernance;
●  organisation de deux workshops du comité scientifique (21/22 juin et 9/10 novembre 2013)
●  présentation publique de la proposition de coordination à l’assemblée;
●  publication de l’idée du réseau.

Qui sont les destinataires du projet de la FASI?

Les destinataires du projet  sont toutes les Associations Sénégalaises présentes au niveau national: organismes locaux, institutions telles que l’Ambassade à Rome, les divers consulats, les travailleurs professionnels, les commerçants...
Dans les 20 régions d’Italie, on a réussi à interviewer 55 associations dans 18 régions, exceptées la Basilicate et le Molise, où il n’y a pas une grande présence de Sénégalais.
L’objectif de départ était de trouver, dans chaque région, au moins 3 types d’associations: une au niveau régional, une au niveau provincial et une au niveau communal.  Cette distinction n’a pas a été possible dans certaines régions, mais néanmoins partout 3 associations ont de toute façon été assurées.  Certaines régions comptaient plus d’associations.

Quelle a été la méthodologie appliquée?

Des questionnaires ont été réalisés et l’enquête pour l’étude de faisabilité a été menée auprès des associations et des témoins privilégiés.
Les interviews ont été faites par la Coordination CASTO qui y a destiné 6 personnes: 5 aux associations et 1 aux témoins privilégiés.
Pour les premières, l’enquête  a été faite généralement au téléphone tandis que pour les seconds, ça a été des entretiens en personne.
Au total, il y a donc eu 55 interviews des associations et 11 des  témoins privilégiés pour lesquels il en était prévues 15 au départ.

Et quels ont été les résultats de l'enquête?

Les résultats de l'enquête ont été les suivants:
● Toutes les associations sont composées de membres exclusivement sénégalais sauf 5 qui sont mixtes;  
●  4 associations sont en  prévalence féminines (plus de femmes que d’hommes) dont deux exclusivement féminines;
●  Le fait que les 55 associations soient en prévalence masculines reflète la typologie de l’immigration en Italie, qui est en majorité faite par les hommes.  
Les femmes d’habitude font partie de l’association de leurs maris. C’est maintenant que peu à peu, sont en train d'émerger les associations féminines.
● Toutes les structures  que nous avons interviewées sont juridiquement constituées: elles ont un statut et sont toutes enregistrées.
La nature juridique est sans but lucratif et la coopération sociale confirme la base de volontariat qui a précédé leur formation.
● Au niveau des agrégations, on compte les trois majeures fédérations sénégalaises existantes (FASNI, FAST Triveneto et CASTO).
Au total on a interviewé 42 présidents, 5 vice-présidents, 7 secrétaires généraux et 1 responsable économique.

Quels critères ont été relevés pour le recensement des associations?

L'étude de faisabilité de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie a tenu compte de divers critères tels que:
●  l'âge des membres;
●  les dimensions du point de vue des effectifs;
●  l'année de création;
●  les activités menées;

Qu'est-ce qui est ressorti de ces analyses?

L’âge est un critère important parce qu’il fait comprendre la durée de l’association et l’éventuelle évolution générationnelle.  Contrairement aux stéréotypes selon lesquels les associations  des immigrés ont un leader fixe depuis leur création, ces réalités ont au contraire fait comprendre qu’il y a eu des changements.
Par exemple, une association qui a 30 ans d’activités et se retrouve avec un figure de 40 ans, témoigne le fait qu’il y a eu un changement.

Quelles sont en grandes lignes les dimensions des associations sénégalaises en Italie?

En ce qui concerne les dimensions des effectifs des membres, on a recensé :
● 31 associations de  100 à  500 associés;
● 3 associations de 3000 à  7000 associés: il s’agit notamment des fédérations  vu qu’elles réunissent plusieurs associations en leur sein.

Et en ce qui concerne les années d'activités des associations?

Les années d’activités font comprendre la présence de la communauté sénégalaise en Italie:
● 29 associations ont été créées dans la dernière décennie, ce qui  dénote un système associatif plutôt jeune;
● 7 associations ont été créé il y a entre 20 et 30 ans: elles reflètent les premières vagues d’immigration vers l’Italie;  
● la plus vieille des associations  date de 1986.

Quelle est enfin la géographie des activités des associations recensées au sein de la FASI?

Les activités des associations sont de caractère gestionnaire, d’assistance, culturel, récréatif et de  coopération.  
Certaines associations soutiennent faire coopération, en se basant seulement sur le fait de  récolter les fonds et de les envoyer au Sénégal, mais, selon ma conception, la coopération va outre: c’est travailler et participer directement aux processus.

Quel jugement peut-on donner sur  la perception du réseau? 

On dénote une substantielle hétérogénéité entre les associations et une forte dynamique dans la perception de l’utilité du réseau.
Les points qui ont émergé ont été:  l’opportunité pour améliorer la communication entre les  associations, la possibilité d’un renforcement des liens entre les associations, la nature d’instrument de représentation institutionnelle au niveau national et international, outre à être une structure de soutien aux associations locales ainsi qu’une occasion pour favoriser une amélioration des modalités de travail des associations et favoriser la participation à des projets nationaux et internationaux.

Un projet aussi ambitieux doit se confronter à des difficultés...

Les difficultés que peut avoir le réseau sont dues à la distance physique entre les membres.  En effet, la première phase a bénéficié des ressources mises à disposition par les 4 fondations.  
Cela a aidé les rencontres, permettant de travailler de personne à personne. Le problème est comment soutenir ces distances.
Pourraient surgir des problèmes  de communication interne à la coordination, l’éventuelle émersion  de personnalismes, de situations d’incompétence, éventuel manque de ressources non seulement économiques financières mais aussi humaines et structurelles, ce qu’on peut dire avoir surmonté puisqu’il y a eu tous les représentants des associations, qui ont montré leur fervente volonté et détermination.
Le manque de transparence et de démocratie de la gestion interne de la coordination est un aspect sur lequel nous travaillons et qui nous passionne car ça nous rappelle les faits  du passé.  
Il y a aussi les possibles contrastes créés par des divergences de pensées, dues à des différences générationnelles qui existent entre les membres, dans  un éventuel processus de politisation de la coordination.
Il est intéressant de souligner les divergences de vue qui ont été soulevées sur un thème aussi délicat qu’important comme le fait d’avoir fait participer au réseau les associations religieuses aussi. Il y a eu une fracture nette entre les favorables (28) et les contraires (21) à cette idée d'ouverture.
On pourrait se poser la question de savoir pourquoi avoir introduit cette perspective vu que les «dahiras», les  associations religieuses, ont un impact très important pour le Sénégal et la communauté sénégalaise.
Le choix a été dû au fait que, vu qu’on parlait de quelque chose qui est à peine née, c’est important de partir avec les idées claires, dans le sens que la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (F.A.S.I.) est une structure laïque, où tous peuvent être représentés, mais c’est une agrégation associative où les idées doivent être  libres, où chacun peut exprimer son opinion, sans le poids et le frein de l’hypocrisie de penser qu’il vexe quelqu’un. C’est ce qui nous fera grandir et donnera force à la coordination.

Comment a été menée l'enquête de l'étude de faisabilité? 

L’enquête a eu comme protagonistes des témoins privilégiés.  Nous avons interviewé 11.
Nous avons eu l’honneur de parler avec Son Excellence l’Ambassadeur du Sénégal en Italie, Mme Seynabou Badiane, qui nous a reçus dans son bureau et nous a écoutés. Nous lui avons illustré le programme du réseau.  
La première chose que nous a dit Son Excellence, c’est qu’elle était contente de cette approche scientifique du programme de la FASI.
Et elle nous a rappelé qu’on était dans la maison où tous pouvaient venir et que le conseil qu’elle pouvait nous donner était de faire en sorte que tous se joignent à nous, de procéder avec sérénité et expliquer à tous ce dont il s’agit. Elle a ajouté que sa porte serait toujours ouverte parce que nous sommes en train de parler du Sénégal. Et quand nous sommes sortis de là, nous étions encore  plus motivés et nous sommes retournés encore plus convaincus.  
La même chose s’est passée également chez le Consul général, M. Kouyaté, une figure très forte qui a apporté des modifications. Pour la première fois, il a réussi à nous faire comprendre les difficultés qui peuvent naitre, que nous trouverons sur le parcours  pour la naissance de ce réseau des Sénégalais.
Mais il nous a aussi donné des instruments, nous invitant à approcher les fédérations majeures existantes et réfléchir ensemble.
Nous avons interviewé aussi le Consul honoraire du Sénégal à Florence, Eraldo Stefani, les assesseurs et ex assesseurs et aussi notamment un commerçant italien converti à l’Islam, Salim Mbacké, (qui a été inséré dans la liste parce que, outre à connaitre la culture sénégalaise et à fréquenter les Sénégalais, il pouvait ajouter un input majeur) ainsi que le représentant de la Chambre de Commerce Italie – Sénégal.
En ce qui concerne les fondations, à la place des interviews, nous avons demandé au Projet Manager, Marzia Sica, de faire une introduction de manière à laisser, elles aussi, leur trace.
Comme l’a souligné par exemple le Consul Stefani, la coordination doit avoir un rapport privilégié avec la Présidence de la République, le Gouvernement, les Régions, les Maires ainsi que les Chefs des villages et des Communautés du Sénégal. Dans la coordination, il doit y avoir des Sénégalais ayant à cœur le désir de coopération, choix important pour qu'ils soient motivés à faire avancer ces initiatives.
Tous les interviewés ont démontré que les temps étaient murs et ont manifesté le fervent désir d’accompagner la structure. 

Comment est structuré le Bureau de la FASI?

Actuellement, le Bureau de la Coordination de FASI est composé d’une Comité promoteur installé jusqu’au 30 septembre 2014, moment où, à travers une Assemblée constituante naitra l’Association Nationale qui formalisera le premier Réseau National des Associations des Sénégalais en Italie.
Le statut du Comité, signé le 13 décembre 2013 par 13 associations sénégalaises locales, régionales et sous-régionales, prévoit un Conseil Directeur composé de 5 personnes déléguées par l’Assemblée.
Les rôles définis sont la Présidence et 4 Commissions.

Wade Ndèye Fatou Seck & Milton Kwami

Agri...culture africaine!

28 ans, et une grande passion: le bio. Edie Mukiibi vient d’être élu vice-présidence de l’organisation écolo-gastronomique italienne Slow Food International qui s’engage sur le continent. Et la feuille de route de cet ougandais est simple: créer de nouveaux jardins potagers sur le continent.

altEtudiant, il se passionne pour l’agriculture, conseille régulièrement les fermiers de sa localité, leur demandant de réduire l’usage d’engrais et de renouer avec les pratiques agricoles traditionnelles: "Si on prend une ferme africaine classique, on y trouve des arbres fruitiers, des légumes, des tubercule. C’est grâce à ce modèle que, pendant des siècles, l’Ouganda n’a jamais connu la famine".

Il connait le dossier sur le bout des doigts: «Dans l’ouest du pays, les agriculteurs ont massivement planté du maïs. Sauf qu’il y a eu récemment une grosse sécheresse et que les plants n’ont pas résisté. On dit qu’il faut plus de nourriture pour l’Afrique. Mais c’est de diversité dont on a besoin».

En 2008, il lie son destin à Slow Food lorsque l’organisation met en place Terra Madre, son réseau de cultivateurs en Afrique. «Nous parlions la même langue!»

Il lance des ateliers de jardinage dans les établissements scolaires situés en zone rurale. «À l’école, le jardinage est une punition. Les élèves qui arrivent en retard doivent bêcher le potager de l’instituteur. On transmet aux jeunes un regard négatif sur l’agriculture, alors qu’elle peut apporter tellement de choses».

Edie Mukibi est fier des résultats de son action: 1000 potagers bio, uniquement constitués de variétés locales et cultivés par des communautés rurales ou urbaines ont déjà vu le jour. Il voit grand puisqu’il veut multiplier leur nombre par 10.

«C’est un challenge auquel il faut s’atteler dès maintenant. Au moment où McDonald’s et KFC viennent s’installer en Afrique, nous devons défendre notre biodiversité et notre indépendance alimentaire. Nous sommes capables de nourrir notre continent!". Le message est clair !

Une sœur dont être fiers!

Nous l'avions connue comme promotrice et présidente du Bureau de Coordination de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI). Mais depuis, le parcours de notre sœur Diye Ndiaye ne cesse pas de se hisser toujours plus haut.

altNous l'avions connue comme promotrice et présidente du Bureau de Coordination de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI). Mais depuis, le parcours de notre sœur Diye Ndiaye n'a pas cessé de se hisser toujours plus haut.  En effet, candidate dans les files du Parti Démocrate (PD), notre vaillante a été désignée Assesseur à la commune de Scandicci, déléguée à l'Instruction publique, Services scolaires, Coopération internationale et Formation professionnelle.

Un grand pas qui fait la fierté non seulement de sa communauté d'appartenance, mais aussi de tous les Africains de la diaspora, de tous les immigrés et de tous les Italiens, qui se reconnaissent dans l'effort inébranlable d'une Italie qui marche au pas de son temps, et qui devraient voir en la nomination de cette valeureuse combattante, le témoignage d'un pays qui progresse, s'ouvrant à toutes les énergies et ressources humaines positives en son sein, afin d'asseoir la coexistence dans une société intégrée à 360°.

Diye Ndiaye est titulaire d'un Doctorat en Sciences Ethno-anthropologiques à l’Université de Firenze et d'un  Diplôme d’Etudes Approfondies de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, où elle est en train de conclure un Doctorat de recherche en Anthropologie Sociale et Ethnologie.

Collaboratrice de COSPE (Coopération pour le Développement des Pays Emergents), Diye Ndiaye est Présidente de l'Association des Sénégalais de Firenze et Présidente de FASI (Fédération des Associations Sénégalaises en Italie).

Elle est aussi professeur et auteur de plusieurs articles et œuvres littéraires.

A notre sœur Diye Ndiaye, toutes nos félicitations et nos meilleurs vœux, dans la conviction que, comme elle l'a toujours fait dans sa vie, elle saura honorer au mieux cette prestigieuse tache qui lui a été confiée dans la junte communale de Scandicci. (Vai sorella! Siamo tutti con te!)

e mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Milton Kwami

Réflexions envers l'immigration à l'envers!

Qu'arrive-t-il lorsque les citoyens du «pays développés» décident de partir et émigrer dans des pays que, souvent, beaucoup qualifient de "moins développés" ou "tiers monde"?

altLa crise de ces dernières années a certainement porté à se tourner vers de nouveaux horizons. Même si cela puisse sembler étrange, ces horizons se déplacent aussi vers certains pays africains qui, jusqu'à il ya quelques années, étaient considérés comme des pays à secourir, à aider mais jamais comme pays où émigrer pour pouvoir aspirer à une vie, peut-être meilleure.

Beaucoup d'Italiens, souvent entrepreneurs, ont décidé de transférer leur entreprise en Afrique, pour tenter une nouvelle économie. Mais beaucoup de jeunes étudiants aussi ont voulu et décidé d'étendre l’intérêt de leurs études vers l'Afrique. D'autres Italiens ont trouvé leur bien-être, leur nature dans les pays africains où ils ont ouvert de petites entreprises: de la construction à la restauration à l’embauche dans des entreprises locales .

Mais ce que j'ai remarqué chez ceux qui ont décidé d’émigrer en Afrique, c’est souvent le désir de changer, le rachat d'une vie parfois insatisfaite à cause du stress, du chômage, de la routine et du désir de liberté . Souvent, ceux qui émigrent dans les pays "en voie de développement" retrouvent la sérénité et la simplicité des choses, très souvent, perdues en Europe.

Une autre chose que j'ai comprise lors de mon dernier voyage au Sénégal, en parlant avec mes collègues italiens, était la différence de «l'intégration».

En Italie, pour de nombreux étrangers, le processus d'intégration est très lent et, souvent, c’est comme  comme si on y est forcé, tandis que dans de nombreux pays africains, ce terme n'existe pas: on n'a pas besoin d'être intégré, le processus d'insertion semble plus facile, on n’est pas jugé en fonction de sa provenance, en fonction de son pays d'origine, mais pour sa propre identité! En se basant sur la personne. Chacun est libre: libre d’apprendre, libre de voyager d’une ville à l’autre, de maison en maison et il n’y a pas besoin d'avoir sur soi le laissez-passer appelé permis de séjour.

Au Sénégal, j'ai eu la grande chance de rencontrer Chiara Barison, Docteur en Sciences de la communication et en Politiques transfrontalières. Elle vit depuis 4 ans au Sénégal, où elle travaille comme présentatrice dans l’émission Tv "Yeewu leen".

Avec son émission et sur son blog "Dakarlicious", elle s’occupe justement de ce nouveau phénomène: émigration à l’envers, faisant un approfondissement sur le mix culturel « Italie – Sénégal », découvrant souvent de nombreux points communs entre les deux cultures, aidant les gens à surmonter les stéréotypes,  essayant de faire comprendre à son large public, qu’émigrer est universel.

Connaitre Chiara  m'a fait réfléchir sur l'évolution rapide de la société et, avec elle, la manière de pensée. Mais ce qui m’a paru étrange, c'est le fait qu’elle se définisse une émigrée au Sénégal. Certes, les sociétés sont en pleine évolution, il n'y a rien de plus beau que de parler et de se mesurer avec une italienne qui vit au Sénégal, mon pays d'origine.

Comme elle l'a dit, la liberté de circulation doit être garantie à tous, tout être humain devrait pouvoir se déplacer dans le pays qu’il désire et ne pas réserver cette liberté aux seuls ressortissants de certains pays. Voyager, connaitre, apprendre à confronter  les cultures et à les respecter, cela nous libérera des stéréotypes qui, pendant trop d’année, nous ont été imposés.

Mariata Diop

Sénégalook!

"Gis Gis" en wolof signifie «point de vue». Grâce au projet «Les femmes et le co-développement", une collaboration entre la Ville de Milano, Arte-Fatto Onlus et l'Ong «Sunugal», la formule est désormais une marque de mode créée et réalisée par un groupe de femmes senegalaises: une façon de leur donner l'indépendance économique, tout en célébrant les traditions et en les faisant également connaître à l'étranger

altLe projet est coordonné par Gabriella Ghidoni, fondatrice de "Arte-Fatto Onlus" et responsable de la distribution de la marque en Italie

La collection printemps / été 2014 s'intitule "Ndaje" ("tressage" en wolof), pour désigner l'union de l'esprit italien et la créativité sénégalaise, et devrait débuter à Milan les 28, 29 et 30 Mars 2014, dans le cadre de  «Fa la Cosa Giusta» (Fais la Chose Juste), la foire consacrée à la consommation critique.