Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

A la redécouverte des origines de la beauté noire! 

"Afro-Italian Nappy Girls" est une community réunissant les filles Afro-Italiennes qui, soucieuses d'affirmer leur propre identité africaine, ont décidé d'abandonner les défrisages chimiques pour arborer, en toute fierté, leur chevelure crépue. 

"Afro-Italian Nappy Girls" est une community réunissant les filles Afro-Italiennes qui, soucieuses d'affirmer leur propre identité africaine, ont décidé d'abandonner les défrisages chimiques pour arborer, en toute fierté, leur chevelure crépue. Interview de la fondatrice, l'italo-ghanéenne Evelyne Sarah Afaawua, imminente Docteur en Economie et Gestion Internationale à l'Université Bocconi de Milano.

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Qui est Evelyne Sarah Afaawua? Et quelle est ton histoire personnelle, avant de devenir une nappy girl? 

Mon nom est Evelyne Afaawua Sarah, j'ai 26 ans, je suis née en France, à Poitiers. À un an, ma famille a déménagé en Italie à la recherche de la stabilité économique. À 3 ans, ma mère eut la force et l'humilité de demander de l'aide, en me plaçant dans une famille italienne, qui a pris la lourde responsabilité de m'élever comme leur fille, sans toutefois jamais prendre la place de mes parents, mais en les aidant, prenant soin de moi en tous sens, me rappelant les sacrifices que mes parents faisaient pour moi. A 12 ans, je suis retournée à ma famille et je suis allée au Ghana pour apprendre l'anglais, mais surtout, pour connaitre ma culture, mes traditions et les coutumes qu'en Italie, j'apprenais  difficilement, têtue que j'étais. Les 4 années au Ghana ont été difficiles au début; après la 1ère année, j'ai commencé mon processus d'intégration,  grâce à ma grand-mère qui m'a aidée dans ce trajet de découverte d'un monde nouveau pour moi. À 16 ans, je suis rentrée en Italie et j'ai continué mes études. J'ai décroché ma "maturità" (Bac italien) avec le maximum des points, à l'Institut Technique Commercial MLK comme "experte d'entreprise et correspondante en langues étrangères". J'ai ensuite poursuivi mes études à l'Université Luigi Bocconi où je fréquente  un cours entièrement en langue anglaise: "Bachelor of International Economics & Management" (Doctorat en Economie et Gestion Internationale). Et j'espère obtenir mon doctorat bientôt. Entre-temps, depuis que j'ai 18 ans, jai fait plusieurs boulots  pour me permettre de terminer le lycée et l'université. Actuellement, je suis réceptionniste dans une grande entreprise multinationale à Milan et, depuis janvier, je suis également définie comme Bloggeuse. 

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Qui sont les Nappy Girls et qu'est-ce que ça signifie d'appartenir à ce «groupe identitaire»? 

Les Nappy Girls sont des filles très normales qui ont décidé de revenir aux racines, mettant l'accent sur leur aspect et montrant leurs cheveux naturels. Nous sommes des jeunes africaines, sud-américaines, métisses, des mammans ayant adopté des enfants noirs, bref, un lieu de rencontre pour tous ceux qui ont des problèmes à gérer leurs chevelures afro, fameuses pour être crépues, bouclées et "apparemment" rebelles; inconsciemment, nous avons toutes un lien avec l'Afrique. Je tiens à rappeler que toute personne ayant un brin minimum d'Afrique dans son ADN, le reflète extérieurement à travers une boucle, crépue ou frisée que ce soit. Outre à l'échange d'informations sur le traitement de nos cheveux, on aimerait que la position que nous avons prise d'accepter notre aspect comme il est, puisse être un moyen de divulguer la conscience du fait qu'il y a  des Afro-italiens, qui apportent une contribution positive, une valeur ajoutée à la société, redorant et redéfinissant le blason de l'Africain moyen, de manière à éliminer les préjugés  souvent affichés à l'ordre du jour. 

Étant d'origine africaine et vivant en Italie, as-tu déjà eu des problèmes d'acceptation? T'es-tu jamais sentie inadaptée? 

Je n'ai jamais eu de problèmes à m'accepter, j'ai toujours vécu dans ma petite ville de la Brianza, où j'ai grandi et où tout le monde me connaît comme la petite Evelyne qui s'en était allée et est revenue. Je me suis mise à me rendre compte de ma diversité quand j'ai commencé à fréquenter Milano, le travail, l'université, en somme, au moment où j'ai franchi ma "zone de sécurité". Jusque-là, j'étais Evelyne, noire, africaine, et je ne m'étais jamais vue comme africaine, jusqu'à, il y a 6 ans. J'ai réalisé que j'étais en train de perdre une partie de moi-même, la partie qui me complétait, la partie que j'avais apprise vivant 4 ans au Ghana, mais que je n'avais jamais exprimée ni arborée avec fierté. Je me suis plusieurs fois demandée pourquoi je n'avais jamais ressenti le besoin de m'exposer, dans toutes mes facettes et, en raisonnant, j'ai réalisé qu'en quelque sorte, je m'étais portée à privilégier ma partie italienne, parce que les yeux de la société renvoient le regard italien et pas celui de l'Afrique. J'ai décidé de prendre ce qu'il y a de positif et de beau dans les deux cultures, sans exclusion et  sans laisser qu'aucune des deux ne prévaille sur l'autre, une union qui doit faire la force et faire de moi une valeur ajoutée dans la société: tel est le message je veux divulguer.

Avant de virer à la Nappy Girl, Comment te rapportais-tu avec la culture africaine? 

Avant mon "retour aux racines", je n'avais aucune approche à la culture africaine, je me limitais à accompagner, de rares fois, mes parents à quelque fête importante ou mariage ou baptême d'amis proches, ou de manger quelques plats typiques ghanéens comme le "foufou" ou le "bankou", mais je pense qu'il faut beaucoup plus pour être Africains et je suis toujours en train de beaucoup apprendre. Maintenant, je sens que l'appel vient de dedans et veut se manifester dehors; et pas que de l'extérieur, je cherche à insérer quelque chose en moi, de force.

Qu'est-ce qui a provoqué ce changement d'approche à tes origines et comment ça s'est passé? De manière naturelle? As-tu rencontré des difficultés? Si oui, lesquelles?  

Il n'y a pas eu un réel changement; je me suis regardée dans le miroir, un jour, et je me suis vue pour tout ce que je suis: italienne, africaine, étudiante, travailleuse, sans rien cacher,   seulement parce que la société a des préjugés. ça c'est moi et la société devra me regarder sous une lentille qui mettra en évidence toutes mes nuances, sans que je n'aie à réprimer quelque chose, de peur de ne pas être acceptée. Je reste toujours Evelyne, moi-même à 100%.

En quoi ton identité d'africaine coïncide-t-elle avec le besoin de garder tes cheveux naturels? Cela ne risque pas d'être une question "éphémère"? 

À ce jour, mon seul souci c'est d'être moi-même à 100%. Je retrouve en moi tellement de qualités que je ne savais pas d'avoir. Je ne les ai jamais vécues ni exprimées pleinement. Inconsciemment, je vivais à moitié. Je veux être moi-même avec toute l'expérience de ma vie, naturelle dedans et surtout dehors. Si je veux que mes cheveux soient eux-mêmes, ils doivent être crépus parce nous ne les avons pas lisses de nature. S'il y a Quelqu'un qui nous a créés avec ces traits, avec ces cheveux, avec cette peau, il y aura forcément une raison et je veux le montrer en toute conscience. Rien de ce que Dieu a créé peut être éphémère. Comme moi, il y a tellement de jeunes qui veulent se montrer comme ils sont, ayant  appris à se connaître et à se reconnaître pleinement. Actuellement, nous sommes anonymes, nous sommes dans un coin, nous sommes dans l'ombre, peu connus mais nous sommes en train de nous révéler sur de nombreux fronts. "Afro-Italian Nappy Girls" utilise les cheveux comme un moyen de communication; Nappytalia raconte les histoires personnelles de jeunes filles qui se font jour dans cette société: il y en a qui écrivent, qui chantent, qui font du sport. Nous avançons sur des actions concrètes qui, difficilement, pourront être oubliées, à mon avis: D'une certaine manière, on est en train d'écrire des pages de l'histoire des Afro-italiens.

Tu penses que c'est le seul facteur, ou du moins le plus déterminant, pour affirmer ton identité d'origine? Et pourquoi? 

Absolument pas, les cheveux sont la crete, la cerise sur le gâteau d'un parcours entrepris, quelques années auparavant; c'est seulement ce qui frappe le plus, à première vue. Il y a des traditions, des coutumes, la musique, la gastronomie, il y a beaucoup plus, avant de pouvoir dire d'être Africaine. Le  premier step consistait en l'accepter, en être conscient; maintenant je veux le valoriser pleinement. Mais tout doit tenir sur un seul plan, l'Italie et le Ghana, parce que c'est ça que je suis: l'évolution de deux cultures. Ce que je veux, c'est de prendre ce qui est positif dans les deux et tout mettre sur le même niveau.

De quelle manière exprimes-tu au contraire ton identité italienne? 

Mon identité n'a pas besoin d'être exprimée. Je suis comme  on me voit, comme je parle, comme je gesticule, comme je salue avec la main droite, comme j'aime le piment, comme j'écoute la musique  italienne mais aussi le hip-hop et l'afro: Il n'y a pas de limite ou frontière, il y a un mélange qui est fantastique et incroyable. J'exprime moi-même! 

N. D. Uyangoda & S. Santoro

Oumy succède à Désirée Diaw 

Le 20 septembre 2014 les Sénégalais d’Italie s’étaient donnés tous rendez-vous à Brescia pour fêter l’élégance et la beauté du pays de la téranga. Abdou NDAO et son équipe, comme chaque année, organise depuis 5 ans, Miss Sénégal en Italie. 

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Le 20 septembre 2014 les Sénégalais d’Italie s’étaient donnés tous rendez-vous à Brescia pour fêter l’élégance et la beauté du pays de la Téranga. Abdou NDAO et son équipe, comme chaque année, organise depuis 5 ans, Miss Sénégal en Italie. Cette année,  Xelmi Head-Office a porté la barre très haute, en choisissant comme Parrain de l’évènement, Idrissa Sanneh. Premier Sénégalais reporter RAI de télévision  dans le monde du calcio Italien, "Idy", comme l’appellent les Italiens, est un personnage très  connu par les Italiens, grâce au rôle qu’il joue dans l’administration de Juventus de Turin. 

La Marraine était Coumba Khadim Thiam, une dame de classe très calme, reconnue par tous comme un exemple de femme. 

De minuit jusqu'à 6h du matin, 8 filles venues de Rome-Milan-Agrate-Brescia-Firenze-Rimini-Poggibonsi-Prato, disputaient la couronne de Désirée Diaw (Miss Sénégal en Italie 2013), dans une salle pleine comme un oeuf. 

Le jury composé de Luigi Balduini, un professionnel des télévisions Italiennes, de la top-model Sénégalaise ’Eva Thione,  d'Adama Thiam et de Ndeye Binta Samb, a eu toutes les difficultés à sortir une miss et ses deux dauphines, tellement toutes les 8 filles étaient belles et intelligentes. 

C’est à 5h du matin que Abdou Ndao annonce le nom de Oumy Ndaiye (17 ans), habitant à Lumezzane (Brescia), Reine de la 5eme édition de Miss Sénégal en Italie. Ce fut l’apothéose du public. 

La maman de la nouvelle reine de beauté, présente dans la salle, est  montée sur le podium pour féliciter et consoler sa fille qui pleurait de joie. 

Ainsi donc les rideaux  de la 5ème édition sont tombés et cap sur la 6ème édition! 

Ndèye Fatou Seck Wade

Unité et cohésion à l'image du pays! 

La Communauté Camerounaise de Roma-Lazio (CAMROL) est désormais résolument engagée à poser des actes concrets pour lesquels elle s’est assignée, afin de donner une visibilité à ses engagements qui sont ceux d’interpeler tous les Camerounais sans exclusion à participer chacun à sa manière aux projets de Sociétés  que s’est fixés la CAMROL. 

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La Communauté Camerounaise de Roma-Lazio (CAMROL) est désormais résolument engagée à poser des actes concrets pour lesquels elle s’est assignée enfin de donner une visibilité à ses engagements qui sont ceux d’interpeler tous les Camerounais sans exclusion à participer chacun à sa manière aux projets de Sociétés  que s’est fixés la CAMROL. Fini le temps des discours, l’heure est au travail. Un engagement collectif a été mis à l’actif du bureau de CAMROL, quelques semaines seulement après son investissement, avec des actions sociales comme la visite des Camerounais malades et internés à l’Hôpital, ensuite les travaux d’investissements humains au Bureau et à la Résidence de l’ambassadeur du Cameroun en Italie.

Pour cette dernière sortie, la Résidence a été prise  d’assaut et a servi de prétexte pour voir les Camerounais, une fois de plus,

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 rassemblés autour de leur  Président de la Communauté. La foule était immense et très enthousiaste surtout les plus petits accompagnant leurs parents.

Les Camerounais de tous bords ont chacun contribué, à leur manière, à rendre solennel ces journées de travaux manuels, au même titre qu’un jour de fête, avec pour objectif principal de rendre propre la résidence de leur Ambassadeur, le patrimoine de leur pays. 

Il s’agissait là d’élaborer une stratégie pour mener à bien ces travaux qui demandaient une certaine dose d’expertises et de ténacité en la matière. Le déblayage des voies d’accès, le sarclage systématique des zones enclavées, l’entretien du gazon et de la voirie, l’élagage des arbres, la récolte de détritus… ont fait le lot de ce programme d’investissements humains. Rien n’a été pris à la légère. Et tous les Camerounais présents étaient satisfaits du travail fait, en deux jours de dur labeur.

Et, comme de tradition chez les Camerounais, la nourriture sortait de partout. Chacun avait prévu de quoi manger et offrir. Jamais auparavant,  un tel engouement ne s’était manifesté entre les Camerounais, qui étaient fiers des retrouvailles. L’on ne parlait plus de groupe organisé, mais que du Cameroun, dans un élan de patriotisme.

Et, comme de tradition après de telles retrouvailles, les Camerounais s’étaient accordés une pause pour partager un repas en famille avec au menu: grillades de toutes sortes, boulettes de viande hachée accompagnées de pain, beignets de haricots.  La nourriture était à profusion, de même que la boisson: du vin, de la bière, des cannettes de jus de fruits. Le temps était court pour finir tout ce qui était à disposition. Comme dit un adage Camerounais: «Quand il y a un reste de nourriture et de boisson, c’est que la fête a réussi!» Nul ne peut dire le contraire; la fête a bel et bien réussi.

Les Camerounais sont unanimes à collaborer avec le bureau de la Communauté des Camerounais de Roma Lazio, à en juger l’affluence qui a marqué ces deux journées portes ouvertes. Par cette marque de confiance,  le Président Tjol Joseph Franklin a été le premier à être surpris par cette mobilisation. Ce qui lui a permis de rester fidèle à ses engagements, loin de toute forme de démagogies. Une occasion pour lui de laisser entrevoir son sens d’entreprise dont le leitmotiv reste et demeure SERENITE ET RESPONSABILITE dans l’action.

Pour la plupart des Camerounais, cette marque de confiance de la population à leur Président de la Communauté est une preuve que l’Ambassadeur SEM Dominique Awono Essama est le précurseur de la cohésion et de la Paix en Italie.

Dès les prochaines semaines, sera organisée une table ronde, à laquelle les groupes organisés seront interpelés à asseoir une cellule de réflexion, afin de permettre à chaque Camerounais de s’exprimer et de participer à la chose publique et à y apporter sa modeste contribution, par un travail de proximité.

Il est sans doute tôt de juger les actions posées jusqu’ici par la CAMROL, mais il est opportun de mesurer le niveau d’enthousiasme des Camerounais à de grands rendez-vous comme ceux du 26 au 27 Juillet 2014. Une preuve de plus que l’Italie a une particularité, la Cohésion, et que les Camerounais d’Italie sont conscients des enjeux; en cela, ils sont désormais déterminés à faire face aux multiples défis qui les interpellent.

Ils sont tous derrière leur Ambassadeur SEM Dominique Awono Essama qui, à chaque fois, les exhortent à rejeter en bloc tout forme de démagogies, à cultiver et à préserver la paix et l’unité, où qu'ils soient, tant en Italie qu’au Cameroun.

Jean Pierre Etaban

 

Après une quarantaine d'années, une quarantaine sort l'indépendance de sa mise en... quarantaine?

Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970.

altUne quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

Les Biafrais d'Italie revendiquent le statut de l'indépendance de la Fédération nigériane! Remise de l'horloge en arrière de 40 ans? Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

L'objectif de la manifestation était la  commémoration de ce qui a été baptisé comme le "Jour du Biafra: 30 mai".

C'est en effet la date à laquelle, le regretté leader Igbo, Dim Chukwuemeka Odumegwu-Ojukwu, déclara la République du Biafra en I967, disant que le  temps était venu pour les Igbos d'avoir leur propre République.

Il a fallu près de 3 ans au Gouvernement nigérian pour battre brutalement les séparatistes.

Une déclaration publiée par les "Indigènes du Biafra" à Rome, dénonce que plus de "3,5 millions d'inermes civils Biafrais furent massacrés par les Autorités nigérianes", durant la guerre. Depuis la fin de la guerre, l'organisation dénonce également que plus d'un million de civils ont été tués, toujours par les Autorités nigérianes.

Les participants à la manifestation avaient des drapeaux  et des bannières revendiquant l'indépendance du Biafra. Sur certaines des pancartes, il était écrit: "Donnez-nous le Biafra avant qu'ils ne nous exterminent!", "Libérez-nous des fanatiques religieux!", "Le Biafra ou rien!", "La Liberté: c'est tout ce dont nous avons besoin!", etc.

Tous les orateurs qui ont pris la parole à la manifestation revendiquaient l'indépendance du Biafra vis-à-vis du Nigeria. Mathew Ndubueze, coordinateur des "Indigènes du Biafra" a déclaré que les Biafrais ne se sentent pas sécurisés au Nigeria, à cause des attaques infinies et des meurtres perpétrés par le groupe terroriste Boko Haram. Il a également affirmé que les Biafrais étaient "prêts à tout " pour leur indépendance.

"Nous allons tout faire pour rerétablir le Biafra", a dit M. Ndubueze. Et le coordinateur des "Indigènes du Biafra" d'ajouter qu'il y aura des négociations pacifiques  avec le gouvernement nigérian pour l'indépendance du Biafra, précisant cependant d'etre  préparés à la guerre, si les négociations pacifiques échouaient.

"Le Nigeria ne comprend qu'un seul langage: c'est celui de la violence, donc nous sommes prêts à cela", a souligné M. Ndubueze. Et de souligner: "On est prets pour la paix, mais on est prêts pour la guerre".

Stephen Ogongo (Africa News)

Tous fiers! 

Les  immigrés de la Ville de Foggia ont élu cette dynamique sœur burundaise comme Conseillère adjointe au Conseil Municipal. 

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Les  immigrés de la Ville de Foggia ont élu cette dynamique sœur burundaise comme Conseillère adjointe au Conseil Municipal. Au total, c'étaient 243 votants, immigrés ressortissants du monde entier, qui ont animé le scrutin pour l'élection du conseiller adjoint au Conseil Municipal de la Ville de Foggia.

"Notre objectif est que le prochain maire de Foggia et le prochain Conseil Municipal puissent tenir compte de cette demande de représentation", déclare la nouvelle conseillère adjointe burundaise Carine Bizimana.

Le premier à se présenter à 09h30 aux urnes, tout de suite après  l'ouverture du siège, ce, fut un jeune tunisien. Après lui, 242 autres immigrés se sont rendus à l'Hôtel de Ville de Foggia pour élire leur représentant "virtuel" au Conseil Municipal.

La 9ème "Journée Interethnique - Fête des Peuples", organisée par les Frères de la Gare et de nombreuses associations engagées dans le monde de l'immigration, a été caractérisée par un moment très participé et soutenu d'échanges et de demande de représentation.

Il y avait au total 3 femmes candidates à l'élection Conseiller municipal adjoint de la Ville de Foggia:

◙ Anelya Genova (Bulgarie);

◙ Mihaela Iliescu Romanie;

◙ Carine Bizimana (Burundi).

La candidate burundaise Carine Bizimana a obtenu 150 préférences, suivie par Anelya Gênes avec 70 et Mihaela Iliescu avec 20. Il y a eu 2 fiches blanches insérées dans l'urne et 1 vote nul.

Au total, ce sont 243 votants, dont 169 hommes et 74 femmes, qui ont envahi le scrutin aménagé qui avait été aménagé à l'Hôtel de Ville de Foggia.

Il y avait de nombreuses nationalités: Sénégal, Cameroun, Bulgarie, Roumanie, Maroc, Mali, Moldave, Argentine, Iraq, Allemagne, Gambie, Colombie, Tunisie, Ghana, Afghanistan, Bangladesh, Niger, Algérie, Pakistan, Nigeria, Guinée, Biélorussie, Ukraine, Burundi, Syrie, Pologne, Kenya, Macédoine.

«Ce qui a été organisé est un acte symbolique, mais notre objectif est que le prochain maire de Foggia et le prochain Conseil Municipal puissent tenir compte de cette demande de représentation manifestée par les immigrés  qui vivent à Foggia. Nous voulons être la voix des immigrés, être un pont entre les institutions et les communautés des différents peuples, faire d'intermédiaires en cas d'éventuels conflits, valoriser les richesses et les potentialités des immigrés» a déclaré Carine Bizimana, au cours de la proclamation officielle des résultats du scrutin.

Le prochain passage sera donc de demander au nouveau maire de Foggia d'institutionnaliser le  Conseiller municipal  adjoint pour les immigrés ou, en alternative, donner vie au Conseil Municipal des Immigrés.

 Ce qui est certain, c'est que le premier acte que nous poserons sera de remettre aux autorités la pétition à travers laquelle les Italiens et les Immigrés demandent d'intituler la résidence fictive à l'Etat civil pour les personnes "sans demeure fixe" (SDF) de la Ville de Foggia, à Lassina Coulibaly, un frère immigré qui, pendant plus d'une vingtaine d'années, a mis à disposition des étrangers du territoire ses connaissances, son engagement, investissant ses compétences acquises sur le terrain. 

Miss...ion possible! 

La jeune miss de 15 ans, insultée sur le web, après avoir été nommée la plus belle de sa ville, a déclaré: «Je suis Livournaise, qui n'y croit pas a une mentalité dépassée".

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En effet, Chioma Ukwu est livournaise. Elle a 15 ans, elle est première de sa classe et elle est dotée d'une beauté qui lui a fait décrocher le titre de Miss Livorno, le concours de beauté de sa ville.

Le choix du jury, n'a cependant pas plu aux racistes habituels, qui ont rempli Facebook de protestations et insultes. Sur le mur du quotidien "La Nazione" par exemple, on pouvait lire des commentaires comme: «C'est pas une livournaise!", "Sale négresse!", "Museau noir!",  "Je me demande combien elle pue".

Ou encore des argumentations du genre: "C'est une saloperie cette histoire de Miss Livorno de couleur. On est en Italie. L'Italie aux Italiens et tachons de ne pas libéraliser les choses avec une telle facilité".

Il s'agit toutefois d'une minorité. Beaucoup d'autres usagers de Facebook ont émoussé les racistes défendant la miss, qui a reçu le geste de solidarité du maire Nogarin: "Ce grave épisode ne représente pas Livourne, une ville qui a toujours été reconnue pour sa tolérance et son ouverture».

Le Gouverneur de la Région Toscane n'a pas lui non plus manqué d'exprimer son soutien: «La Toscane que j'aime bat l'ignorance à travers l'inclusion et la beauté".

Cioma, cependant, du haut de ses 1m85, se défend très bien toute seule, et sur ​​sa page facebook, elle écrit: «Fière d'être une livournaise noire".

Fille d'immigrés nigérians (son père est au chômage et sa mère travaille dans une maison de repos), Chioma Ukwu porte avec fierté, dans la ville où elle est née et a grandi, sa couronne de Miss, espérant que cela puisse devenir un tremplin pour une carrière modèle.

"Ce qu'ils disent, ça ne me touche nullement. Je me considère Livournaise comme tout autre. S'ils me jugeait pour mon aspect,  parce que je ne leur plait pas, je les respecterais, mais s'ils me jugent pour mes origines et la couleur de ma peau, je pense que ce ne sont que des ignorants", expliquent la nouvelle Miss Livorno.

Et d'ajouter: «J'ai remarqué que la plupart des commentaires racistes venaient de gens adultes. Ils se plaignent en disant que les jeunesse est brûlée, mais il me semble vraiment que ce soit eux qui sont restés à une mentalité dépassée". 

Elvio Pasca

 

Après une quarantaine d'années, une quarantaine sort l'indépendance de sa mise en... quarantaine? 

Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

altLes Biafrais d'Italie revendiquent le statut de l'indépendance de la Fédération nigériane! Remise de l'horloge en arrière de 40 ans? Une quarantaine de Nigérians ont fait à Rome, une manifestation commémorative des Biafrais qui ont été tués par le gouvernement nigérian, pendant la guerre civile entre 1966 et 1970. L'événement tenu le 30 mai 2014, à Piazza Repubblica, a vu la présence des représentants venus de toute l'Italie, qui se définissaient comme appartenant à la population indigène du Biafra.

L'objectif de la manifestation était la  commémoration de ce qui a été baptisé comme le "Jour du Biafra: 30 mai".
C'est en effet la date à laquelle, le regretté leader Igbo, Dim Chukwuemeka Odumegwu-Ojukwu, déclara la République du Biafra en I967, disant que le  temps était venu pour les Igbos d'avoir leur propre République.
Il a fallu près de 3 ans au Gouvernement nigérian pour battre brutalement les séparatistes.

Une déclaration publiée par les "Indigènes du Biafra" à Rome, dénonce que plus de "3,5 millions d'inermes civils Biafrais furent massacrés par les Autorités nigérianes", durant la guerre. Depuis la fin de la guerre, l'organisation dénonce également que plus d'un million de civils ont été tués, toujours par les Autorités nigérianes.

Les participants à la manifestation avaient des drapeaux  et des bannières revendiquant l'indépendance du Biafra. Sur certaines des pancartes, il était écrit: "Donnez-nous le Biafra avant qu'ils ne nous exterminent!", "Libérez-nous des fanatiques religieux!", "Le Biafra ou rien!", "La Liberté: c'est tout ce dont nous avons besoin!", etc.

Tous les orateurs qui ont pris la parole à la manifestation revendiquaient l'indépendance du Biafra vis-à-vis du Nigeria. Mathew Ndubueze, coordinateur des "Indigènes du Biafra" a déclaré que les Biafrais ne se sentent pas sécurisés au Nigeria, à cause des attaques infinies et des meurtres perpétrés par le groupe terroriste Boko Haram. Il a également affirmé que les Biafrais étaient "prêts à tout " pour leur indépendance.

"Nous allons tout faire pour rerétablir le Biafra", a dit M. Ndubueze. Et le coordinateur des "Indigènes du Biafra" d'ajouter qu'il y aura des négociations pacifiques  avec le gouvernement nigérian pour l'indépendance du Biafra, précisant cependant d'etre  préparés à la guerre, si les négociations pacifiques échouaient.

"Le Nigeria ne comprend qu'un seul langage: c'est celui de la violence, donc nous sommes prêts à cela", a souligné M. Ndubueze. Et de souligner: "On est prets pour la paix, mais on est prêts pour la guerre". 

Stephen Ogongo (Africa News)

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