Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Les Trois Journées de la Communauté Sénégalaise d'Italie à Firenze.

Le 14 décembre 2013 est née la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI), fruit d'un processus participé impliquant 55 associations et 11 témoins privilégiés, dont les Autorités diplomatiques du Sénégal, les institutions italiennes et les administrateurs locaux, les syndicats et les associations de catégorie. La FASI a pour but de soutenir les associations de la Communauté sénégalaise et d'en renforcer l'action interculturelle.

altLa naissance officielle de la Fédération des Associations Sénégalaises en Italie (FASI) a été préparée à travers une étude de faisabilité sur les associations, menée entre décembre 2012 et septembre 2013.

Outre à recenser les Associations sénégalaises présentes en Italie, l'étude exprime la volonté de partager des objectifs et d'interagir avec des personnages clés, aussi bien en Italie qu'au Sénégal.

L'Assemblée de coordination s'est tenue à Firenze, samedi 14 décembre, de 9h00 à 13h30 à la Salle Pegaso du Palais Sacrati Strozzi, à Piazza Duomo 10, et elle a été l'occasion pour s'ouvrir à la confrontation avec toutes les associations sénégalaises au niveau national et outre.

La rencontre a vu la présence de nombreuses personnalités importantes: des institutions sénégalaises et italiennes:

●  S.E. Mme Seynabou Badiane: Ambassadeur du Sénégal en Italie;

●  Mme Cécile Kyenge: Ministre italienne de l'Intégration;

●  M. Eraldo Stefani: Consul honoraire du Sénégal à Firenze;

● Mme Ndioro Ndiaye: présidente de l’AMLD (Alliance pour la Migration, le Leadership et le Développement) ainsi que ex Directrice générale adjoint de l'OIM (Organisme International des Migrations) et ex Ministre du Développement social de la femme, l'enfance et la famille du Sénégal;

●  M. Enrico Rossi: président de la Région Toscane;

● Andrea Barducci: Président de la Province Toscane;

● Stefania Saccardi: vice-maire de la Commune de Firenze;

●  Salvatore Allocca: Assesseur au Welfare de la Toscane;

● Fabio Laurenzi du COSPE (Coopérative pour le Développement des Pays Emergeants); 

●  Marzia Sica (Fondazioni 4 Africa - "Fondations pour l'Afrique") regroupant 9 associations sénégalaises, 4 Ong et 4 fondations bancaires.

- SOUS L'ARBRE A PALABRES -

S.E. Mme Seynabou Badiane (Ambassadeur du Sénégal)  

Cette fédération qui va naitre doit être un lieu d’échange de dialogue et d’apprentissage,  mais aussi un lieu de solidarité et de démocratie. Vous êtes les Sénégalais de la diaspora. Le Sénégal compte beaucoup sur vous. L’Italie est le champion de la petite et moyenne entreprise;  je voudrais que vous saisissiez cette occasion avec des Italiens, dans le but de pouvoir attraper tout cela et investir dans votre pays. Le Sénégal fait partie des pays qui ont une croissance actuellement, cette croissance qui fait défaut en Europe.  Ce qui fait que l’Afrique en général tire l’économie mondiale. Profitez-en pour exploiter cette opportunité et mieux vous intégrer dans votre pays d’accueil et en faire profiter votre pays d’origine. Je vous remercie d’être là, d’échanger, de saisir cette occasion pour mieux comprendre pourquoi vous êtes là, et pourquoi vous devez en profiter pour vous, pour vos enfants pour qu’ils puissent mieux s’intégrer et être dans l’élite de demain. 

S.E. Eraldo Stefani (Consul du Sénégal à Firenze)  

En 1962, dans une rencontre historique à Palazzo Vecchio, le président Léopold Senghor et le  maire Giorgio La Pira (amis à la Sorbonne) s'étaient dit: «Faisons rencontrer les enfants car ils seront les futurs hommes politiques  et donc se comprendront mieux. Rapprochons nos villes pour rapprocher nos pays». Ces mots résonnent en ce moment car ça y est! Le pont est fait! C’est une réalité! En mes 17 ans de consul, j’ai vécu une évolution constante des Sénégalais. Toutes les 10 provinces de la Toscane ont, avec le Sénégal, un protocole de coopération, source d’importants projets, notamment dans la santé. Je tiens à remercier les Sénégalais pour la réussite de ces 3 journées, qui valorisent la femme. Vous nous avez fait rêver par la présence de la Ministre Cécile Kyenge, S.E. Mme Seynabou Badiane, Mme Ndioro Ndiaye. Et un merci particulier à Diye Ndiaye à qui va le mérite d’avoir œuvré à la réalisation de ce rêve. Le moment est venu pour que les Sénégalais prennent le chemin du Parlement italien.

Mme Ndioro Ndiaye (Présidente de l'AMLD)   

Le futur du monde est dans la migration. Les Sénégalais doivent comprendre qu'ils ont deux possibilités complémentaires: acquérir le meilleur de ceux chez qui ils sont, et l'ajouter à ce qui est ancré en eux-mêmes: notre culture, richesse, coeur, capacité à apprendre. La valeur ajoutée que vous créez pour l'Italie, il faut que vous puissiez aussi semer les mêmes germes de changements dans vos communautés et, avec l'aide de l'Etat, contribuer au développement de votre pays.

 

 

M. Kwami et Ndèye F. Seck

Unité, solidarité et dynamisme.

L'Association des Ivoiriens des Provinces de Forlì, Cesena et Rimini (Région Romagna), créée en 2008, est forte de plus de 200 membres. Africa Nouvelles a échangé avec Sekongo Seydou, déjà président et actuellement président honoraire, qui a brillamment illustré les caractéristiques, les actions et les activités de l'Association qui est une des plus actives et ponctuelles de la Région, et qui est un bel exemple d'unité, solidarité et dynamisme dans le désir de s'intégrer en Italie et oeuvrer au développement du pays. 

altVoulez-vous bien nous présenter votre Association?

L'Association des Ivoiriens résidents dans les provinces de Forlì, Rimini et Cesena a été créée en 2006 mais elle est rentrée effectivement en fonction après 2007,  lorsque nous avons dû reprendre tout ce qu'il y avait comme texte statutaire au niveau de la province de Forlì.

Comment et pour quels objectifs votre Association est-elle née?

C'est une association qui regroupe tous les Ivoiriens sans distinction d'ethnie, ni de religion. Elle est apolitique et elle a une vocation qui est purement sociale en ce sens qu'étant en terre étrangère, et compte tenu de ce fait, nous avons trouvé que c'était utile de resserrer notre fraternité et nos liens d'amitié. C'est pourquoi l'idée est venue à l'esprit de nos devanciers de se réunir, de faire en sorte que tout ce qu'on peut rencontrer comme problème lié à l'intégration, ici en Italie, soit facilité par le réseau de solidarité qui caractérise l'Africain. Parce que vous savez que tous, nous avons une solidarité légendaire, qui peut même palier aux Européens, qui cherchent d'ailleurs à nous copier. De ce fait-là, il était utile qu'on se mette ensemble parce que nous sommes certains que, quand on est unis, on est encore plus forts et on est à même de vaincre les difficultés qui sont liés à ce déplacement.

altPouvez-vous illustrer le chemin qu'a parcouru l'Association?

Quand l'Association est née, nous avons été confrontés à plusieurs problèmes. D'abord,  expliquer ce qu'est l'Association, ce qu'elle peut et ne peut pas faire. Parce qu'il arrive que très souvent, certains pensent que l'Association peut tout faire alors que, dans la réalité, elle ne le peut pas. Mais elle est essentielle dans le sens qu'on estime que quand nous avons un problème ici en Italie, les premiers qui peuvent intervenir ne sont pas les parents qui sont au pays, mais les amis et les connaissances qui sont sur place, et c'est dans le sens primaire de cette association. Pour donner les instruments de gestion de cette association, nous avons dû créer plusieurs  compartiments à vocation purement sociale dont un des volets les plus importants est l'Assurance. Puis nous avons aussi les volet social et intégration.

altEt en quoi consiste cette assurance qu'a stipulée l'Association?

Ce n'est pas une assurance-vie mais une assurance "ad mortem".  Nous avons contacté une maison d'assurances dans la région. Chaque fois que nous sommes confrontés à un cas de décès, c'est-à-dire si un membre meurt, l'assurance entre en jeu.
Nous savons qu'en cas de décès, le rapatriement du corps au pays coûte pas moins de 5 à 6.000 euros. Là, l'assurance couvre automatiquement tous les frais liés au décès, à partir du transport de la dépouille mortelle de l'Italie en Afrique et ensuite le reliquat, c'est-à-dire le reste de l'argent disponible, est remis aux parents. L'assuré a un capital de 20.000 euros! Et quand on fait le calcul, on se rend que 20.000 moins 5.000, qui concernent les frais de déplacements et de transport de la dépouille mortelle, il reste encore 15.000 euros! S'il y a encore des dépenses liées au décès en terre ivoirienne, c'est cette somme qui est censée pouvoir couvrir tous ces frais-là.
A la fin de toutes les dépenses, s'il y a encore de l'argent, ce reste disponible, quel que soit le montant, est remis à quelqu'un, un proche ou un ayant droit, que le défunt aura pris soin de désigner, avant son décès.
De ce fait, chaque année, nous renouvelons l'assurance et nous faisons en sorte que les différents adhérents puissent signer ce "carnet", qui permet de nommer celui qui est censé recevoir la somme, après le décès.

altEt pour ce qui est du volet social?

A part les moments tragiques, on a les évènements heureux comme les cas de naissances. Là, l'assurance intervient en soutien des dépenses, à hauteur d'une somme de 300 euros, quand le membre est à jour avec ses cotisations. Si ce dernier ne l'est pas, on retranche ce qu'il doit à l'Association et le reste lui est remis.  C'est une somme modeste mais nous le faisons dans le sens que nous  sommes rassurés que cela plait également aux associés,  puisque ça permet de leur faire comprendre qu'ils font partie d'une communauté qui pense à eux et est à leurs côtés.
Ce que nous voulons exprimer, c'est surtout la chaleur humaine, cette présence de personnes qui, en face d'un évènement tragique ou heureux, fait que nous sentons d'appartenir à une    communauté, qui nous le rend très bien en retour. 

Le 3ème volet, c'est l'intégration. Quelle est l'action de l'Association?

L'intégration en l'Italie n'est pas en reste parce que, depuis 2006, nous avons participé à toutes les initiatives que la province ou la région organisent pour toutes les associations ou pour des associations spécifiques. Il arrive souvent que des associations à but purement culturel, sportif ou autres, soient initiées. Quand nous sommes au courant, nous sommes invités, nous participons avec toute notre spécificité, en tant qu'Ivoiriens.
C'est ainsi que par exemple, il y a deux ans, nous avons participé à un banquet qui devait servir à expliquer la politique, la culture, la gastronomie ivoiriennes aux  Italiens qui ne savent pas ce que nous avons, bien que nous vivions ensemble avec eux. Ces occasions de rencontre permettent d'échanger et de comprendre l'autre dans sa particularité. Cela a été bien accueilli par les Autorités de la Commune et de la Province, si bien que nous avons été invités à participer à cette initiative.

Que représente l'Association pour les Ivoiriens de votre région?

L'Association c'est un instrument de promotion, d'intégration et qui surtout permet de se sentir un peu chez soi en Afrique, en Côte d'Ivoire, bien qu'étant à l'étranger. Et c'est en cela qu'il est bien de se mettre ensemble et, malgré toutes les vicissitudes  aussi bien politiques que culturelles que nous avons vécues en Côte d'Ivoire, nous sommes restés soudés, nous avons franchi toutes les crises, nous avons surmonté tous les soubresauts qui sont liés à la vie associative, et nous sommes arrivés à ce stade. C'est peut-être aussi une fierté essentiellement ivoirienne parce que dans la région, hélas, c'est la seule association qui est encore active et qui se réunit pratiquement chaque mois, le premier dimanche après le 15, et qui permet de rassembler les nombreuses dizaines que sont ses membres.

Et quels sont vos rapports avec la population locale?

Les rapports sont excellemment constructifs. Nous venons de recevoir l'invitation des membres du quartier, qui nous demandent d'adhérer à quelques-uns de leurs projets, pour la promotion de certaines valeurs telles que la solidarité, le bon vivre ensemble, se connaître pour pouvoir regarder dans la même direction,  puisque nous sommes appelés à avoir un destin commun, que nous sommes en train de vivre.

Quelles sont les initiatives futures?

J'ai brossé en quelques mots ce que nous faisons, ce que nous voulons faire et ce que nous pu faire. Il est clair que ce sont des initiatives qui sont encore modestes mais qui sont appelées à grandir, à s'accroître aussi avec le temps passe car, avec le temps, il y a des nouveaux besoins qui naissent  et appellent, à leur tour, des réponses nouvelles qui sont envisagées et étudiées et mises en route. De ce fait, le règlement intérieur que nous avons, qui est assez large et assez souple d'ailleurs, permet d'adapter et de nous adapter à toutes les situations qui peuvent naître et qui découlent du fait que nous venons de divers horizons  et que nous sommes appelés à vivre ensemble.

Quels sont vos liens avec le pays. Accomplissez-vous des actions là-bas aussi?

Les actions pour le pays, très franchement, nous en avons envisagées et en avons parlé. C'était aux alentours de 2008 que nous avons décidé d'intervenir pour nos parents au pays, mais il s'est posé un problème de practicité.  A l'époque, j'étais président et je me suis dit qu'avant d'aller intervenir en Côte d'Ivoire, il fallait que nous soyions assez forts ici, que nous consolidions nos valeurs et nos rapports; de sorte que nos interventions, qui pouvaient être bénéfiques pour nos parents n'ont pas vraiment démarré. Nous avons centré tous nos efforts sur les membres qui sont ici en Italie, de manière que chacun, une fois satisfait ici, puisse intervenir individuellement au niveau de sa famille. Cela dit, l'initiative n'est pas encore perdue, elle reste à l'étude et, avec le nouveau climat qu'il y a au pays, on envisage de le faire.

En 2008, vous étiez président et maintenant vous ne l'êtes plus?

Je ne suis plus le président parce qu'entre-temps, j'ai eu d'autres activités politiques. L'Association, c'est une entité purement associative et je ne voulais pas y mélanger la politique. Donc, j'ai dû laisser ma place à un autre président qui s'en charge. N'empêche que je reste président à titre honorifique et c'est en cela que j'interviens.   

M. Kwami et Ndèye F. Seck

Immigration et émigration!

Vingt-six, né en Côte d'Ivoire et à la tete de l'UIM (Union des Italiens dans le Monde) de Vérone. L'association, après avoir pensé aux Italiens dans le monde, se concentre sur le monde en Italie. 

altJeremie Goutto a 26 ans, il est sur le point d'obtenir un diplôme en droit international à Vérone et, depuis 16 ans, il a quitté la Côte-d'Ivoire pour se transférer en Italie. Il a récemment été élu président de l'Union des Italiens dans le Monde de Vérone, qui soutiendra les immigrés et leurs enfants.

«Mon activisme dans l'immigration nait des diverses expériences que j'ai vécues sur ma peau: la file pour le renouvellement d'un permis de séjour, mais avant tout, le regroupement familial. Je me souviens que ce n'était pas du tout facile. Quand le dossier  semblait ok, il manquait les petits centimètres carrés d'appartement pour permettre à mes sœurs et moi de partir de Gagnoa pour arriver à Vérone, chez nos parents".

«Comme fils ainé, je sentais la responsabilité envers mes sœurs cadettes, mais peut-être étaient-elles plus fortes que moi et quand finalement ma famille s'est réunie, j'avais 11 ans. Nous nous sommes retrouvés dans un cadre positif et serein, dans lequel j'ai grandi et j'ai bâti mon parcours éducatif, sportif et social. Vérone est une ville qui a su nous accueillir et nous ne nous a pas exclu".

«Même si je peux me définir un "nouvel italien", je reste et je resterai lié à mon pays, la Côte-d'Ivoire. Mon père était le président de l'Association des Ivoiriens en Vénétie et, à la maison, on a toujours respiré l'Afrique. En fait, ces dernières années,  je suis engagé à faire connaitre la situation ivoirienne en Italie et chercher à expliquer aux gens comment le système de domination occidentale est, à bien des égards, nuisible pour l'Afrique et comment cela a alimenté la migration vers l'Europe».

«C'est depuis l'âge de 18 ans que je suis socialement engagé et je connaissais le monde des patronats, j'aidais souvent les gens à résoudre leurs questions bureaucratiques, mais ce monde ne m'attirait pas particulièrement. Même si j'étais sceptique sur les syndicats, la UIL (Union Italienne des Travailleurs) a été un coup de foudre. Grâce à des amis, je me suis approché de cette organisation, j'ai été très bien accueilli et j'ai immédiatement commencé à collaborer sur les questions qui me sont les plus proches".

"De cette collaboration, nous avons décidé d'ouvrir une section UIM ici à Vérone, pour répondre aux besoins des citoyens étrangers qui animent cette ville. Je sais que c'est curieux qu'un jeune d'origine étrangère soit à la tête d'une association créée en 1995, pour s'occuper des émigrants italiens à l'étranger. C'est le signe d'une Italie en mutation. Les objectifs de 'UIM devait eux aussi, tôt ou tard, changer de tendance et commencer à avoir aussi un œil de regard sur l'immigration outre que sur l'émigration. "

"Nous avons des tas d'idées que nous voulons réaliser, comme une école d'été sur la micro-entreprise et autres cours de formation, ainsi qu'un service de consultation juridique destiné aux immigrés, mais surtout, nous nous engageons à faciliter la participation active des étrangers pour qu'ils soient les protagonistes la ville».

"Je pense que la plupart des problèmes qui gravitent autour de l'immigration sont causés par le mauvais fonctionnement de la bureaucratie et un système incapables de lubrifier les compétences des secondes générations et de savoir valoriser la richesse qu'on a à la maison." 

Samia Oursana

A la mémoire des victimes! 

Le 13 décembre, a été commémoré à Firenze, le 2ème anniversaire de l'assassinat des sénégalais Samb Modou et Mor Diop, tués à Piazza Dalmazia, par la main meurtrière de Gianluca Caseri: un italien sympathisant du mouvement d'extrême droite Casa Pound. Trois autres compatriotes furent également grièvement blessés:  Mbengue Cheikh, Sougou Mor et Moustapha Dieng, ce dernier, resté paralysé et contraint à vivre dans un centre pour handicapés.

altLe 13 décembre, a été commémoré à Firenze, le 2ème anniversaire de l'assassinat des sénégalais Samb Modou et Mor Diop, tués à Piazza Dalmazia, par la main meurtrière de Gianluca Caseri: un italien sympathisant du mouvement d'extrême droite Casa Pound. Trois autres compatriotes furent également grièvement blessés:  Mbengue Cheikh, Sougou Mor et Moustapha Dieng, ce dernier, resté paralysé et contraint à vivre dans un centre pour handicapés. .

La Communauté sénégalaise toute entière s'est resserrée pour commémorer leurs frères lâchement abattus, à  Piazza Dalmazia où une plaque rappelle les victimes. Une couronne et de nombreuses gerbes de fleurs ont été déposées par les dizaines de personnes qui sont venues rendre hommage aux victimes du lâche attentat.

altAu cours de la matinée, il y a eu aussi une manifestation de l'ANPI (Association Nationale des Partisans Italiens) et du syndicat CGIL (Confédération Générale des Travailleurs Italiens) et de l'ARCI (Association Récréative des Communistes Italiens) à laquelle a pris part le Secrétaire de la Chambre du Travail, Mauro Fuso.
Etaient présents le président du Conseil Municipal Eugenio Giani, le président du Quartier 5, Federico Gianassi et les conseillers Tea Albini, Susanna Agostini, Cecilia Pezza, Andrea Vannucci, Leonardo Bieber (Parti Démocratique), Valdo Spini, Eros Cruccolini (Sinistra per Firenze), Mario Tenerani (Forza Italia), Bianca Maria Giocoli (Noi con Matteo Renzi), et l'Honorable Riccardo Nencini qui, ensemble avec les nombreux citadins présents, se sont recueillis en une minute de silence, à la mémoire des victimes.
«Dommage qu'il y ait eu une double commémoration" a dit l'Association des Sénégalais: "La Commune pouvait attendre qu'on revienne de la mosquée".

altSon Excellence l'Ambassadeur du Sénégal, Mme Seynabou Badiane, qui a déclaré: "La lutte au racisme, nous la faisons ensemble avec la société et les institution italiennes, nous ne sommes pas seuls. Pour cela, je remercie l'Italie qui est un pays d'accueil où il y a de nombreux Sénégalais. Aujourd'hui, nous sommes ici pour rappeler ce qui s'est passé. il  y a 2 ans; un geste isolé, accompli par une personne pleine de sentiments racistes. Des sentiments que nous avons tous le devoir de combattre à tout prix".

Le Ministre de l'Intégration Cécile Kyenge est intervenue déclarant: "Aujourd'hui est une journée particulière pour Firenze parce que le 13 décembre d'il y a deux ans, est arrivé ce tragique épisode et je crois donc que c'est une journée contre la discrimination et contre il racisme. C'est une journée triste, mais aussi un jour où pouvoir repartir encore plus fort avec des valeurs unificatrices de l'Italie. Il serait juste qu'au lieu de crier et hurler, on commençât à faire la politique du silence pour faire entendre la voix des derniers. Les batailles des droits de l'homme devraient être les batailles de tous, elles ne sont ni de droite ni de gauche , ni de centre, elles  doivent être de tous les citoyens".
altAprès avoir réaffirmé son intention de poursuivre "la lutte pour la citoyenneté, une bataille de l'Italie", le ministre Kyenge a souligné l'importance du rôle "de qui est assis dans les institutions ou fait campagne électorale".
Pour elle, il s'agit d'œuvrer "pour laisser à nos enfants un pays qui respecte les droits de l'homme, qui soit centré sur les différences".
Et pour cela, il faut commencer par une politique de prévention, "par ce que peut faire l'école», a conclu le ministre de l'Intégration Cécile Kyenge, qui a également écrit au feutre, "Merci Madiba" sur le mur du souvenir dédiée à la mémoire de Nelson Mandela, et installé, quelques jours après la mort du père de la lutte contre l'apartheid, à Firenze, à l'intérieur du Palais des Sports qui porte son nom.

alt"Après le massacre du 13 Décembre 2011, on s'attendait à  des mesures des institutions, au niveau national et local contre le racisme, mais qui cependant ne  sont jamais arrivées. Et Casa Pound est encore libre de distribuer des prospectus dans les rues sans que personne ne fasse rien", a polémiquement dénoncé le porte-parole des Sénégalais de Firenze, Pape Diaw.
Et de renchérir se référant au cas de Moustapha Dieng, un des trois sénégalais grièvement blessés par Gianluca Caseri et qui est resté paralysé et contraint à vivre dans un centre pour handicapés: "Il n'y a pratiquement  personne qui va le voir; ce massacre est en train d'être oublié. Afin que cela ne se produise pas, il faut un engagement quotidien; il ne suffit pas de venir ici une fois par an pour faire la passerelle, le jour de l'anniversaire''.
La référence polémique, a ensuite expliqué le porte-parole de la communauté sénégalaise, est adressée aux représentants du Conseil municipal qui, dans la matinée, ont organisé une initiative indépendante pour commémorer les victimes de Gianluca Caseri. Une commémoration bipartite, à laquelle ont participé des représentants de la majorité et de l'opposition du Conseil municipal.

Mor Sougou, un des sénégalais survivants a fait une déclaration très émouvante:
"Merci au président de la République Giorgio Napolitano, qui nous a donnés la nationalité italienne. J'ai encore confiance aux Italiens. Ne nous oubliez pas. Ne nous abandonnez pas. Depuis deux ans,  après le massacre, je n'arrive plus à bien bouger les bras et je n'ai plus la même force qu'avant. Je ne travaille plus et je ne peux pas m'occuper de ma famille comme je le faisais avant. Je combat chaque jour avec la peur: mais j'ai trouvé tant d'amis, tant d'affection après ce qui s'est passé, et c'est contre cette peur que je veux continuer à me battre ".

Quant à Mme Ken, la femme de Samb Modou, une des victimes, face aux journalistes et aux caméras, après quelques mots, elle s'est mise à pleurer ne réussissant qu'à murmurer à peine: "Aujourd'hui, c'est un jour plein de douleur parce que ça me rappelle que mon mari ne reviendra plus jamais".

M. Kwami et Ndèye F. Seck

Zappa l'Africa! 

En novembre, nous avons publié l'interview exclusive accordée par François Thiellet, fondateur de THEMA et créateur du Bouquet Africain: invention" qui vient combler un vide ressenti par la diaspora et qui fait honneur à cet ami et amoureux de notre continent, comme démontrent la vie qu'il y a passée et les réalisations qu'il y a laissées: des œuvres au profit du développement des pays qui l'ont chaleureusement accueilli.

Ce mois, la parole à Ndèye Fatou Seck (Directrice d'Africa Nouvelles Europe de 2004 à 2006) et Relais du Bouquet Africain La Box TV en Italie.

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Tu accompagnes la promotion du Bouquet Africain en Italie. Comment ce pas a été fait?

En fait, c'est  un autre aspect de ce que je définirais comme un continu. C'était dans la nature et l'évidence des choses, qu'Africa Nouvelles et le Bouquet Africain La Box TV se croisent. Notre journal, qui est dans sa 12ème année aux cotés de la communauté africaine, outre à l'objectif d'aider à un séjour serein dans le pays qui nous accueille, est né pour essayer de maintenir le lien humain, social et culturel de la diaspora avec notre continent mère. Et ce, à travers le journal écrit, puis le site internet, les réseaux sociaux sans oublier bien sûr d'autres expériences de média comme les productions d'émissions radios et de télévisions. Et voilà que par un concours de circonstances (mais le destin n'arrive pas par hasard), a débarqué THEMA et le Bouquet Africain La Box TV: ce qui représente en fait l'intégration naturelle qui entre en synergie avec tout le travail qu'Africa Nouvelles a assuré depuis 12 ans!  Tout comme l'avait d'ailleurs justement relevé et exprimé dans son interview du n° de novembre, François Thiellet, fondateur de THEMA et créateur du Bouquet Africain La Box TV.

Comment le Bouquet Africain La Box TV est-il arrivé en Italie?

Rappelons que le Bouquet Africain existe déjà en France où les chiffres de THEMA vantent 150.000 foyers abonnés, soit un bassin d'au moins 600.000 usagers pâtis de l'offre. Soucieux d'offrir à la diaspora africaine dans les autres pays européens (hors France), et notamment  en Italie, cette même grande opportunité qui a déjà enthousiasmé les "cousins" dans l'Hexagone, THEMA n'a pas lésiné sur les moyens pour assurer les meilleures conditions pour une diffusion optimale, à travers une campagne de promotion et un réseau articulé de ressources humaines, impliquant directement la diaspora comme protagoniste en première ligne.

Le Bouquet La Box TV a été lancé depuis le 28 octobre 2013.  Comment vont les choses?

En effet, dans le n° de novembre, avec Africa Nouvelles, nous avons partagé la grande nouvelle du débarquement du Bouquet Africain La Box TV qui, pour la première fois en Italie, offre à tous, Africains et non, la possibilité d’avoir et suivre les chaînes de Tv africaines, dans les meilleures conditions d'économicité, commodité et accessibilité. Les gens appellent souvent parce qu'il ont vu le journal et la publicité sur les brochures. Souvent ils appellent pour demander: "C'est quoi le bouquet africain?" Je m'attèle bien sûr à illustrer l'offre. Le Bouquet Africain, c'est une offre qui consiste en 20 chaînes africaines de 11 pays.  J'ai constaté que la plupart recherchent en fait une confirmation de la nouvelle apprise à travers la promotion des flyers et la lecture du journal, une confirmation de la vive voix de quelqu'un qui est sur place ici en Italie.

Comment fonctionne le Bouquet Africain La Box TV?

Il faut souligner avant tout que, par rapport à  la France, l'offre du Bouquet Africain présente une différence substantielle. En effet THEMA a opté pour  la nouvelle technologie OTT, inventant "La Box TV", un décodeur créé spécialement et qui permet ainsi à tous, n'importe où au monde (hors France), de recevoir le Bouquet Africain, sur sa télévision grâce à une simple connexion Internet.

Quels sont les atouts du Bouquet Africain La Box TV?

Les atouts de l'offre du Bouquet Africain La Box TV sont multiples.

Primo: le fonctionnement via Internet fait qu'il n'y ait pas besoin de parabole, ni d'antenne.

Secundo: Le montage est facile et rapide; toutes les instructions sont simples et claires.

Tertio: La Box est de dimensions et poids réduits, donc facilement transportable même en poche. On peut l'emporter avec soi et la brancher partout, dans les pays (hors France) où est présente l'offre du Bouquet Africain.

Quarto:  Le prix est super compétitif  par rapport aux autres offres où par exemple, une seule chaîne coûte 100 euros. (Box)

Quinto: Le prix de l’abonnement pour un an est de 179,99€ et la Box, qui coûte 75€, est offerte ! L’année suivante, c’est encore moins cher, car le client ne paiera plus que 149,99€ pour l’offre de un an.

Sexto: L'abonné peut zapper l'Afrique en toute commodité partout: de son salon à l'Europe (hors France).

Et quelles ont été les réactions à la découverte de l'offre?

Les premières réactions  sont enthousiastes, au vu des informations claires qui ont accompagné le lancement du Bouquet Africain: notamment l'interview exclusive de François Thiellet. L'invention fait honneur à cet ami et amoureux de notre continent, comme démontre la vie qu'il y a passée et ses œuvres au profit des pays qui l'ont chaleureusement accueilli.

Comme Relais de la promotion, quelle est ton rapport avec le bassin des usagers?

Avoir un référant avec qui parler chaque fois qu'ils ont besoin, ça rassure.  Je leur dit que "moi je suis africaine comme vous, vous avez mon numéro. Quand vous vous abonnez, donnez-moi votre numéro d'abonnement et votre adresse pour suivre votre "dossier" pas à pas".  Rappelons qu'il faut donner une adresse où il y a toujours quelqu'un car si le délivreur ne trouve personne à domicile, il retourne la box.

Quelle est la stratégie de marketing et communication? 

Il faut que les gens comprennent qu'il ont toujours à disposition, quelqu'un en contact avec eux pour les assister dans la procédure, la réception du matériel et autres éventuelles exigences ultérieures.

On travaille aussi avec les associations en Italie. Quand elle une manifestation ou une réunion de groupe, l'association peut nous contacter au téléphone ou sur notre mail. Si c'est une manifestation d'ampleur, nous pouvons nous déplacer sur place, pour expliquer directement comment fonctionne le Bouquet Africain La Box TV et comment s'abonner. On apporte aussi des cadeaux et des gadgets à l'association.

A part les associations, qui sont les autres interlocuteurs?

Les boutiques ou tout endroit où se retrouvent les Africains,  ça nous intéresse. Nous en avons déjà contacté et on en cherche d'autres. Nous demandons aux boutiques intéressées de nous contacter.  Les clients peuvent y aller et trouveront toujours quelqu'un qui peut les aider à s'abonner. Ça fait aussi l'affaire des boutiques car les brochures que nous distribuons reporteront la liste et les adresses de tous les points de vente. Il y a aussi un pourcentage sur les abonnements, outre à la box gratis pour faire voir les chaines au public.

Et comment on s'abonne?

Il suffit d'aller sur le site www.lebouquetafricain.com/laboxtv, on clique et on remplit une demande avec son nom. Deux jours après, on reçoit un kit contenant une petite "Box". On la branche sur la télévision et sur Internet. Toutes les instructions sont à l'intérieur. C'est vraiment très simple; Ça prend deux minutes maximum et... ça marche!

Comment se fait le paiement? 

Plusieurs modes de paiement sont disponibles: Visa, CB, Mastercard, Postepay, e-Carte Bleue et Paypal (American Express, Discover, Maestro, Carta Aurora, Carte prépayée Paypal, Electronic Cash, et surtout le virement bancaire via le compte Paypal des clients.) Certains demandent à un ami qui a une carte de payer pour eux en leur remettant l'argent. A la limite, on peut aussi me contacter pour trouver ensemble une solution. 

Il y a 3 abonnements: 1, 6 ou 12 mois.  Lequel est préféré?

L'abonnement annuel car la Box qui coûte 75€ est offerte. Mais si une personne ne veut pas prendre la formule 1 an, elle peut par exemple prendre la formule de 6 mois, qui coûte 79,99€, plus le prix de la Box à 75€. Et si ensuite, on veut continuer, on a encore la possibilité de s'abonner 6 mois ou même un an. Dans ce cas, le client ne paiera que le prix de son abonnement (79,99€ pour 6 mois, 149,99€ pour un an).

Qu'est-ce qui se passe si la Box a un dysfonctionnement?

S'il y a un problème, on peut s'adresser directement au site www.lebouquetafricain.com/laboxtv via le formulaire contact ou bien m'appeler et j'expliquerai la procédure pour entrer en contact avec les techniciens. On envoie un message et un technicien vous appelle ou vous envoie un message pour vous expliquer ce qu'il faut faire.  Si après tout cela, ça ne marche toujours pas, la Box sera retirée et remplacée par une autre Box. Mais s'il s'avère qu'il n'y a aucune panne, la nouvelle Box sera facturée.

Un dernier mot...

Ce que les gens doivent savoir c'est que le Bouquet Africain La Box TV ça permet aussi à tout africain de participer au développement de son pays, car une partie de chaque abonnement va  aux chaînes africaines.

Milton Kwami

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Avancez d'un cran

Avec l'Afrique à l'écran!

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Le Bouquet Africain La Box TV,

20 chaînes TV africaines accessibles

en direct sur votre télévision!

THEMA est heureux d’annoncer le lancement de l’offre «Le Bouquet Africain La Box TV» en partenariat avec ALPHA NETWORKS. Grâce au «Bouquet Africain La Box TV», vous pouvez recevoir 20 chaînes africaines de télévision de 11 pays d'Afrique. Sans plus attendre découvrez toutes les TV africaines du Bouquet Africain.

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Lancement de l’offre

«Le Bouquet Africain La Box TV»

La première BOX – OTT de chaînes africaines

dans l'Union Européenne, hors France

THEMA*, distributeur et représentant de chaînes thématiques et ethniques en France et à l’international, est heureux d’annoncer le lancement de l’offre «Le Bouquet Africain La Box TV» en partenariat avec ALPHA NETWORKS**.

Face au succès du Bouquet Africain” *** en France et à une forte demande sur le marché européen, THEMA a décidé de lancer une «Box OTT» permettant de recevoir les chaînes africaines partout dans l’Union Européenne (hors France) avec une simple connexion Internet. Grâce à cette technologie, il suffit de brancher le boîtier «Le Bouquet Africain La Box TV» à son téléviseur, puis de le connecter à Internet (par Wifi ou câble), et tous les abonnés auront alors accès à leurs chaînes africaines favorites.

THEMA a choisi la société ALPHA NETWORKS comme partenaire technique sur ce projet.

Inédite, Le Bouquet Africain La Box TV, la première offre 100% légale BtoC, permet aux téléspectateurs de retrouver toute l’Afrique directement chez eux autour de 20 grandes chaînes africaines nationales publiques et privées, provenant de 11 pays d’Afrique francophone : Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Guinée, Congo, Gabon, Burkina Faso, République Démocratique du Congo, Togo, Bénin.

Le Bouquet Africain La Box TVsera disponible la semaine du 28 octobre 2013 dans l’Union Européenne hors France, notamment en Allemagne, Italie, Espagne et Belgique où la diaspora africaine francophone est très présente. Les populations d’Afrique subsaharienne pourront ainsi retrouver leurs racines TV autour de trois formules sans engagement:

■ 1 mois à 14,99€/mois + 75 euros pour la box

■  6 mois à 79,99€ + 75 euros pour la box

■  179,99€ pour 1 an d’abonnement et la box est offerte.

Un site internet ad-hoc avec un tutoriel pour aider à l’installation de la « Box » ainsi qu’un réseau de showrooms ont été mis en place pour accompagner la commercialisation de cette box:

Pour plus d’informations: www.lebouquetafricain.com/laboxtv

Nos équipes de distribution et de marketing sont également à votre disposition.

Contact presse: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.- 01 83 62 78 32

Contact distribution : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Contact promotion Italie:  Ndèye Fatou Seck - Tél 380 5955791 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

* A propos de THEMA.

Créée en 2005 par François THIELLET, THEMA compte aujourd’hui 4 filiales à l’étranger et travaille avec plus de 9 bureaux d’agents dans les principaux marchés d’Europe.

La société possède un portefeuille de près de 100 chaînes et a créé de solides relations avec les principales plateformes de télévision à péage en France, en Europe, au Moyen Orient, en Afrique, en Asie et en Amérique du Nord.

Pour plus d’informations sur THEMA et ses chaînes en portefeuille, rendez-vous sur www.thematv.com

** A propos d’Alpha Networks

Alpha Networks SA est une société de logiciels spécialisée dans la télévision payante distribuée par réseaux IP. Grâce à sa plateforme, la société fournit des solutions IPTV et OTT Internationales clés en main. Alpha Networks dispose des raccordements directs avec les grands opérateurs de fibres optiques dans le monde entier et assure ainsi de la télévision sans frontières. Plus d’informations sur www.alphanetworks.tv

*** Chiffres

***  Octobre 2008. En précurseur, la société THEMA annonçait le lancement du premier bouquet de chaînes télévisées africaines sur le marché français. Son prix, son accès simple et son contenu riche ont permis de répondre à l’attente légitime d’une grande partie de la population africaine vivant en France, et aux amoureux de l’Afrique. Aujourd’hui, Le Bouquet Africain distribue 20 chaînes, représente 11 pays et compte plus de 147 000 foyers abonnés (composés en moyenne de 4 à 5 membres chacun, soit un bassin estimé à au moins 600.000 jouisseurs environ) sur 8 opérateurs.

 

 

Vive les mariés!

Le 23 novembre à Orte, Marco Kéi et Florine Lobé se sont mariés. Nos meilleurs voeux de grand bonheur à ce jeune et splendide couple ivoirien!

altA 11h, à la Mairie d'Orte, l'union civile de Marco Kéi et Florine Lobé a été célébrée par l'Assesseur Angelo Ciocchetti, dans une atmosphère très détendue, qui a mis à l'aise tous les présents.

A suivi, à la Salle d'Orte Scalo, le rite religieux qui a été officié par Vincent Nobime, dont le sublime sermon a exhorté les deux époux à être une seule chair, Dieu ayant créé Eve de la cote d'Adam.

Puis ce fut la fête à gogo pour marquer la splendide journée que Marco Kéi et Florine Lobé ont offert à la communauté ivoirienne et africaine, accourue nombreuse pour leur témoigner toute la chaleur de leur affection. AUGURI AGLI SPOSI!!!

SOUS L’ARBRE À PALABRES

■ Raymond Lobé (Père de la mariée)

«Savoir que sa fille se marie, c'est un honneur mais cette fois, de par leur âge, l'honneur est double parce que, de nos jours, les gens ne se marient plus. Les gens cherchent à vivre ensemble sans se marier légalement parce qu'ils pensent que c'est la corde au cou.

J'ai servi en Italie toutes les communautés étrangères et notamment l'association ivoirienne dont j'ai présidé personnellement l'organigramme, surtout sans compter les innombrables dossiers que j'ai traités au niveau du syndicat CISL, depuis 1990. C'est un travail difficile mais attrayant dans la mesure où,  quand on aide quelqu'un, c'est une bonne chose. En tant que père, c'est un double honneur qui me démontre que mes efforts ne sont pas vains.

Le fait de voir sa fille se marier avec tous les étrangers présents pour concélébrer ce mariage, pas seulement les Ivoiriens mais d'autres africains dont des pasteurs togolais, béninois, c'est une très bonne chose. Et voir que c'est à Rome que ça s'est célébré, dans la capitale, c'est encore bien et ça m'a fait beaucoup plaisir.

Je souhaiterais que cela entraine beaucoup de mariages de jeunes parce que des "petits enfants" qui se marient, c'est très beau. On m'a dit qu'il y a d'autres mariages qui se feront parce que ça a suscité beaucoup de vocations. J'ai vu des jeunes avec leurs copines qui disaient: "Bientôt c'est notre tour!" ça a tellement réussi que tout le monde veut faire la même chose, disant que sans dépenser une fortune, on peut célébrer un grand mariage.

Tous les repas ont été faits à la maison, sans aller prendre de grands hôtels et restaurants. Simplement on a cuisiné, sélectionné les plats de chez nous, les repas italiens américains, et ça a été une réussite totale. Les gens ne voulaient plus partir ils étaient là, très tard, et voulaient aller jusqu'au petit matin.

Donc c'est l'exemple qu'il faut donner aux jeunes. On n'a pas besoin de millions pour pouvoir faire un mariage avec peu d'argent on peut faire un grand mariage c'est la volonté qui compte c'est pourquoi il faut permettre aux jeunes d'avoir la vocation de se marier ne pas toujours vivre ensemble car quoi qu'il en soit, il faut arriver à ce point».

■ Raymond KEI (Père du marié)

«C'est une très belle journée pour mon fils Marco et sa fraiche épouse Florine,  pour moi, pour nos deux familles Kéi et Lobé, et aussi pour tous les amis et la communauté ivoirienne, africaine et aussi italienne, qui a témoigné un élan de grande affection pour ce jeune couple qui aujourd'hui commence le chemin de vie de son foyer familial.

Comme père, je salue avec profond orgueil ce pas qu'on fait ces deux jeunes, de couronner leur amour par cet acte de témoignage face à la société.

Je leur souhaite tout le bonheur possible, tout en les rassurant que je serai toujours à leur côté, pour les accompagner dans le sentier de cette étape nouvelle de leurs jeunes vies, que nous souhaitons longue, prospère et pleine de joies».

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