Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Couscous à la rescousse!

La Communauté Marocaine a présenté son plat record au Festival "Dialogando" (Dialogant).

altA Bassano del Grappa, a été préparé le plat “Dialogando”, un plat du Guinness des records, le couscous le plus grand d’Europe. Le Festival "Dialogando 2013", promu par la Commune pour stimuler la rencontre entre les diverses cultures sur présentes sur le territoire, s'est conclu à Place de la Liberté, par le Festival de la Culture. Organisé par l'Association Marocaine Amal, la manifestation a réuni toutes les communautés de la ville: Erythrée, Albanie, Kosovo, Pologne, Philippines et Pérou, toutes ensemble pour se connaitre et se faire connaitre.

Outre les autorités citadines, étaient présents également l’Ambassadeur du Maroc, Hassan Abouyoub et l’acteur bellunais  Marco Paolini.

C'est depuis longtemps que je revais de faire rencontrer ma culture d'origine et l'Italie qui m'a adopté. Nous y sommes parvenus sur la place de Bassano et je souhaite que cette initiative soit la première d'une longue série", a déclaré le président de "Amal", Aziz Wahbi.

C'est au milieu des danses traditionnelles du monde entier, des dégustations, artisanat, tatouages à l'henné, expositions photographiques et simulation du mariage marocain qu'a fait sa "solennelle" et très attendue entrée, le couscous le plus grand d'Europe. Il y a eu besoin de 7 cuisiniers et 2 jours de boulot pour préparer le plat record pour 2.500 personnes.

Soudani, le Soudanais! 

C'est lui qui prépare les drinks dans l'un des bistrots les plus à la mode de la java romaine. «C'est comme la cuisine. Il y a la recette, mais j'ai toujours ajouté une touche personnelle".

Qui va souvent jusqu'aux petites heures entre la Place Navona et alentours, sait de qui il s'agit: Jean-Simone Soudani, 35 ans, d'origine soudanaise et né à Rome, est le barman du «Bar del Fico" l'un des bistrots les plus à la page et renommés de la capitale italienne.

altQuel a été ton parcours en Italie? As-tu toujours fait le barman?

Le destin m'a amené à travailler très tôt et, avec douleur, je n'ai pas pu continuer mes études. J'ai fait toutes sortes de petits boulots: de serveur à garçon à serveur, passant par la production musicale. J'ai pu cultiver ma passion pour la musique, j'ai étudié pendant 4 ans la guitare classique, dans une école expérimentale Quelques années plus tard, avec un ami, j'ai fait monté un projet auquel je tenais énormément: nous avons ouvert un studio d'enregistrement. Ça a été un excellent investissement et tout s'est très bien passé pour quelques années. Malheureusement, c'est un projet que j'ai dû abandonner, la clientèle devenait rare et on n'arrivait plus à supporter les coûts de gestion. A contrecœur, on a décidé de vendre le matériel et j'ai dû tout recommencer à zéro.

Tu nous racontes ton premier cocktail?

Les gérants de " Freni e Frizioni", le bistrot du quartiewr romain Trastevere locale, sont de très bons amis et ils m'ont donné l'opportunité de travailler avec eux. Je peux dire que je connais très bien le travail derrière le comptoir. Au début, j'étais un glasswhasher, puis un peu par curiosité et un peu pour le fun, j'ai commencé à faire mes premiers cocktails et petit à petit, d'un drink à l'autre, je suis devenu un vrai barman.

Je dois dire que faisant ce travail, j'ai découvert que j'avais un certain talent à entretenir et divertir les clients, je me suis senti porté vers ce type de boulot. Certes, c'est pas facile de cultiver d'autres intérêts parce que les horaires de barman sont très difficiles à concilier avec une vie diurne régulière: Je commence à travailler à 18h et je débloque à 2h du matin.

C'est comment un barman immigré dans un bistrot fameux de Rome?

Ce que j'aime le plus dans ce travail, c'est de voir le visage des clients satisfaits quand ils goûtent mon cocktail. Pour moi préparer un drink, c'est comme la cuisine. Il y a la recette, mais j'essaie toujours d'ajouter une touche personnelle pour le rendre unique et spécial. J'aime bien utiliser les fruits qui donnent des saveurs douces et délicates à mes petits chef-d'œuvres.

Comment es-tu arrivé à bosser au "Bar del Fico"?

Après avoir bossé dans différents coins de la ville, je me suis retrouvé au" Bar del Fico. Je me suis tout de suite senti à mon aise, tant avec le personnel qu'avec la clientèle qui est principalement touristique. En effet, dans d'autres bistrots disons à la mentalité un peu plus "provinciale", un black derrière le comptoir, ça créait une surprise. C'est une des raisons pour lesquelles il m'arrive souvent de vouloir bouger vers certaines capitales européennes. Je suis célibataire endurci, il n'y a rien qui me retient ici.

Samia Oursana

 

 

Notre soeur africaine au Parlement!

L'italo-congolaise Cécile Kyenge Kashetu est avec l'italo-marocain Khalid Chaouki, les seuls parmi les candidats d'origine étrangère à avoir réussi à franchir la ligne d'arrivée des dernières législatives italiennes. Tous deux entrent en effet dans la Chambre des Députés,  dans les rangs du Parti Démocrate.

alt«C'est une responsabilité importante, nous devons attirer l'attention sur les valeurs que nous avons partagé au sein du Forum per l'Immigration du parti. Ce n'est pas ma victoire ni celle de Chaouki, c'est la victoire de tout un groupe qui a travaillé pour apporter ses idées au Parlement», a déclaré, à notre groupe éditorial "Stranieriinitalia.it ", Kyenge Kashetu, ophtalmologiste d'origine congolaise, élue dans la Région Emilia Romagna, déjà Conseiller de la Province de Modena.

Et notre néo-députée d'admettre: "Ces élections sont une surprise. Il faudra encore du temps pour éliminer le berlusconisme. Forts de notre double identité, nous devons cependant lutter pour la pleine participation politique et pour renforcer une idée forte de la citoyenneté, qui respecte les droits de tous, Italiens et étrangers".

Candidat Tony...que!

Tony Iwobi Chike, candidat n° 7 de la Lega Nord, dans la liste de Bergamo, aux élections régionales en Lombardie, dédouane le mot "negher" (nègre en dialecte bergamasque).

altIwobi milite dans la Lega Nord depuis 20 ans et, depuis un an et demi, il est Assesseur aux Services Sociaux de la Commune de Spirano. Et du reste il n'a pas du mal à admettre: «J'ai choisi la Lega Nord pour le fédéralisme. Je viens d'un pays soi-disant du Tiers-Monde, avec mille de contradictions, mais depuis que le Nigeria a appliqué le système fédéral, les choses fonctionnent».

Et il trouve absurde d'accuser la Lega Nord de racisme: «J'ai non seulement une épouse bergamasque mais ici, j'ai toujours trouvé beaucoup d'amis, de Bossi à Maroni, jusqu'au dernier militant de la Lega», répond Tony qui dirige une association qui aide les immigrants et qui appliquer pleinement le slogan ''Aidons-les chez eux. C'est leur habitat naturel. Je regarde la réalité et, dans ma ville, j'en vois des Italiens qui souffrent et ils doivent avoir la priorité», affirme avec fierté le militant de la Lega Nord.

Di...op-là!

La Sénégalaise, Thioro Diop, étudiante en première année de gestion des transports et logistiques d'entreprise à la Haute école de Francisco à Bruxelles, a séduit le jury du concours Miss West Africa Belgique 2013. Elle a été sacrée Miss pour cette première édition.

altThioro Diop a aussi récolté beaucoup de vote du public à travers l'internet.

Elue reine de la beauté, Thioro Diop a pour ambition de se lancer sur le terrain social en aidant les enfants de la rue au Sénégal. «Mon objectif est de venir en aide aux talibés», dit-elle après son sacre. Un but qui lui tient à cœur.

Sa compatriote Mariéme Diallo a été choisie comme 2ème dauphine. Cette jeune sénégalaise est étudiante en 2ème année de journalisme à l'Université catholique de Louvain.

La Guinéenne, Binta Cissé a pris la place de la 3ème dauphine.

Le Lead vocal du Dandé Lénol, Baaba Maal, parrain de cette manifestation, a animé un concert au grand bonheur du public.

Députés et butés!

Les deux exposants du Parti Démocrate siégeront à la Chambre des Députés. «Nous nous battrons pour les droits et la citoyenneté». Non élus les autres candidats d'origine étrangère, butés de la course vers le Parlement.

altDans la course des nouveaux Italiens au Parlement, seulement deux d'entre eux ont réussi à franchir la ligne d'arrivée. Cécile Kyenge Kashetu et Khalid Chaouki, une immigrée et un fils d'immigrés, entreront dans la Chambre des Députés  dans les rangs du Parti Démocrate.

Cécile Kyenge Kashetu est une ophtalmologiste d'origine congolaise, élue dans la Région Emilia Romagna, déjà Conseillère de la Province de Modena.

Khalid Chaouki est un journaliste et Responsable des Nouveaux Italiens du Parti Démocrate. Né à Casablanca, il a grandi en Emila Romagna. Premier non-élu de la Campanie 2, il entrera néanmoins à Montecitorio parce que le chef de liste Enrico Letta a opté pour l'élection dans les Marches. 

C'était la première réforme annoncée par le leader et candidat premier du Parti Démocrate, Pierluigi Bersani, mais il n'a pas remporté la majorité qu'il attendait.

Leurs compagnons de parti, Nona Evghenie et Fernando Biague ne pourront pas eux suivre la bataille des gradins de Montecitorio. Les voix recueillies par le Parti démocratique dans cette élection n'ont en effet pas suffi à élire la conseillère municipale d'origine roumaine de Padova et le psychologue du Tyrol du Sud, né en Guinée-Bissau, qui étaient en liste, mais pas dans des positions "blindées".

Occasion avortée également pour les candidats d'origine étrangère (dont certains en positiosn objectivement "impossibles") que d'autres forces politiques voulaient porter(?) au Parlement. De la jeune Kaoutar Badrane, avocat d'origine marocaine, candidate dans la Région Veneto  du parti "Futur et Liberté pour l'Italie" à Rania Ibrahim, le blogueur d'origine égyptienne qui a couru pour la "Liste Monti" en Lombardie.

Le parti "Gauche Ecologie et Liberté" non plus n'a pas réussi à porter de nouveaux italiens au Parlement.
Rien à faire donc pour Mercedes Frias, d'origine dominicaine, ex-député au cours du dernier gouvernement Prodi, ni pour le médiateur culturel Farhia Aden Aidid, né en Somalie.

Les urnes ont également dit non à Pape Diaw, militant anti-raciste, leader de la communauté sénégalaise de Florence,  que les alchimies des candidatures a balancé comme chef de liste dans une autre région, le Veneto.

«J'ai appris beaucoup de choses au cours de cette expérience. J'ai perdu l'élection, mais j'ai gagné beaucoup d'amis. Le peuple a choisi, il faut comprendre en silence. Je me retourne à mes besognes habituelles, la défense des faibles. Merci encore à tout le monde. Félicitations aux gagnants et bon travail ... ", a commenté Pape Diaw (non sans une pointe de polémique amertume?)

Pulsions d'expulsions? 

Un jeune ivoirien s'est donné le feu à l'aéroport de Fiumicino: son état est grave!

altMoments de panique à l'aéroport de Fiumicino à Rome, ce jeudi matin, où un jeune de 19 ans s'est immolé par le feu, dans la zone des départs du Terminal 3. Secouru par un policier, intervenu avec un extincteur pour éteindre les flammes, il s'est brûlé et est dans un état grave: il a été transporté en ambulance à l'hopital Saint-Eugene de Rome où il est en code rouge. Dans le même hôpital, a également été accompagné l'agent qui l'a secouru, qui a reporté une brûlure sur son bras droit: code jaune avec pronostic de 20 jours.

Le jeune ivoirien devait être expulsé: il avait reçu la notification du procès-verbal, l'expulsion devait etre effectuée dans les 5 jours.

Peu avant 11h30, a été rouverte aux voyageurs et aux opérateurs la partie du terminal des départs où le jeune ivoirien a accompli le drame. La fumée avait englouti une partie de l'aéroport, provoquant beaucoup de peur parmi les passagers. Toute la zone du terminal 3 a été immédiatement bouclée et interdite aux voyageurs afin de permettre les relevés de la police scientifique.

Selon une première reconstruction de ce qui s'est passé, le jeune ivoirien s'est présenté dans les bureaux de la police de frontières, au Terminal 3 Secteur départs, peu après 10h. Il a montré aux agents le décret d'expulsion, a sorti d'un sac un bidon d'essence et a commencé à verser le liquide sur lui, essayant de s'immoler par le feu avec un briquet. Les policiers ont essayé de l'arrêter, mais le jeune s'est libéré sortant de la salle et il a allumé le briquet, près du mur extérieur d'un petit bureau de l'Alitalia, à la fin du couloir des check-in. L'un des flics a pris un extincteur pour éteindre les flammes qui avaient déjà enveloppé le jeune ivoirien, se brûlant lui-même à son tour.