Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Islam et italianité!

Khalid Chaouki, né à Casablanca, au Maroc en 1983, est arrivé en Italie en 1992 avec sa famille, à l'âge de 9 ans.

altKhalid Chaouki, qui a grandi à Parma et Reggio Emilia, a fondé l'Association Nationale des Jeunes Musulmans de l'Italie. 

En 2005, il a été appelé par le gouvernement au sein du Conseil de l'Islam, au Ministère de l'Intérieur.

Journaliste professionnel, proche du centre - gauche depuis le collège, il est, depuis 2008, Responable des Jeunes Démocrates et ensuite des "Nouveaux Italiens". 

«Nous ne pouvons pas nier une certaine émotion parce que nous récoltons les fruits d'un travail collectif. Nous nous sentons les protagonistes d'un parcours politique», a déclaré Khalil Chaouki, qui toutefois dénonce:

«Nous attendions plus du ministre Riccardi ministre vu que le programme du gouvernement n'a pas preté attention aux immigrants.  J'oeuvrerai pour représenter tous les jeunes, afin qu'il n'y ait plus d'inégalité de traitement et de perspectives. Actuellement, 80% des jeunes immigrés sont inscrits dans les écoles professionnelles, ça ne peut pas être un hasard. Il n'y a pas d'avenir ni de croissance sans immigration et les "nouveaux italiens" peuvent etre des ponts culturels avec leurs pays d'origine, pour de riches échanges bilatéraux".  

Qu'Allah l'accueille!

Le président des Sénégalais de Felizzano (Région de Piemonte) en Italie, du nom de Mamadou Diouf, s’est suicidé, jeudi dans son domicile.

altLe suicide de notre frère sénégalais a secoué la petite ville de Felizzano. En effet, Mamadou Diouf (45 ans), le Président de la Communauté sénégalaise de Felizzano, s'est pendu. Son corps a été retrouvé, jeudi matin à midi, dans la cage des escaliers par des habitants de l'immeuble où il résidait, à via Paolo Ercole.

Mamadou Diouf, âgé de 45 ans, était marié et père d'un enfant; il travaillait dans la société Zimetal de Solero. On n'a pas encore claires les raisons qui l'ont amené à accomplir ce des mais ce geste tragique, mais les premières rumeurs parlent de problèmes dans le milieu familial. le. sur le site de la tragédie sont rapidement.

La police est intervenue sur le lieu de la tragédie et médecin légal n'a pu que constater le décès de l'homme. Le corps a été transporté à la morgue de l'Hôpital d'Alessandria, en attendant les investigations supplémentaires.
Mamadou Diouf sera très probablement transporté au Sénégal, sa terre natale,
rapporte le journal «Il Piccolo», qui parle d’un «geste de désespoir imprévisible».

Sveva Faldella 

Pour une diaspora non sporadique!

La Fédération des Sénégalais de la diaspora (FSD), sous l'impulsion de son comité d'initiative international provisoire (CIIP), organise son premier congrès les 28, 29 et 30 mars à Washington D.C, aux Etats-Unis d'Amérique.

alt"Lors de cette rencontre historique, les participants examineront les aspects liés à l'unification de la diaspora sénégalaise et à son rôle en tant qu'acteur de développement."

Ainsi, "plusieurs ateliers sont prévus pour traiter spécifiquement des questions prioritaires qui interpellent la diaspora sénégalaise", indique le communiqué.

La FSD espère "une large participation" au congrès des Sénégalais vivant dans plusieurs pays du monde, des autorités sénégalaises ainsi que des partenaires au développement"

Tokyo à l'heure du Faso!

L'Ambassade du Burkina Faso à Tokyo a commémoré le 52e anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso, le 11 décembre 2012, par un sympathique cocktail qui a connu la participation de représentants du Gouvernements japonais, notamment le Ministère des Affaires Etrangères, des institutions de coopération telles l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), l'Agence Japonaise (JICS), l'Agence Japonaise de (JOCA), des milieux d'affaires tels que la Chambre de Commerce de Tokyo, Marubeni, Mitsui, Techno, NHK, des représentants d'association de la société civile et des ressortissants burkinabè au Japon.

altLa cérémonie a été marquée par le discours de SEM l'Ambassadeur François OUBIDA, une remise de médaille et le discours du représentant du Gouvernement japonais.Dans son allocution, l'Ambassadeur François OUBIDA a tenu à remercier tous les participants pour leur présence effective qui traduit la qualité des relations qu'ils entretiennent personnellement et professionnellement avec le Burkina Faso. Il a rappelé la volonté des plus hautes Autorités burkinabè, sous la conduite de SEM Blaise COMPAORE, Président du Faso, de faire du Burkina Faso, un pays émergent construit sur les principes de la citoyenneté, le dialogue et la paix, thème retenu pour le 52e anniversaire.

Concernant la coopération entre les deux pays, l'Ambassadeur a souligné que l'année 2012 aura été des plus intenses avec la visite à Tokyo, de trois Ministres burkinabè dont le Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération Régionale, la tenue de la 3e session des Consultations Bilatérales entre les deux pays, la participation du Japon à la 13e édition du SIAO, du 26 octobre au 04 novembre 2012 en qualité d'invité d'honneur et la tenue à Ouagadougou du 15 au 17 novembre 2012, de la réunion d'experts, préparatoire à la 5e édition de la Conférence de Tokyo sur le Développement de l'Afrique (TICAD V).

L'Ambassadeur OUBIDA a terminé son allocution en remerciant tous les partenaires qui appuient le Burkina Faso dans la réalisation de ses politiques de développement. A la suite de son discours, l'Ambassadeur a décoré Monsieur Norimassa MATSUYAMA, de la Médaille que SEM le Président du Faso a bien voulu lui octroyer en qualité de Chevalier de l'Ordre National. Cette médaille récompense les efforts que Monsieur MATSUYAMA déploie depuis près de quarante (40) ans par le canal de l'Association d'Amitié Burkina Japon. A l'issue de la décoration, Monsieur MATSUYAMA au nom de son Association, a remercié SEM le Président du Faso pour cette distinction qui lui donnera davantage d'engouement en faveur du Burkina Faso.

Le représentant du Gouvernement japonais, l'Ambassadeur Fumio OKAMURA, Directeur Général Afrique et Représentant Spécial du Premier Ministre pour l'Afrique a, pour sa part, réaffirmé les qualités des rapports entre le Burkina Faso et son pays. Il a réitéré, à l'occasion, la disponibilité des autorités japonaises à appuyer le Burkina Faso dans toutes ses initiatives de développement. Il a en outre tenu à remercier le Gouvernement burkinabè pour le succès dans l'organisation de la réunion d'experts, préparatoire de la TICAD V. La cérémonie s'est achevée sur un cocktail accompagné de la musique d'artistes du Burkina Faso.

Ambassade du Burkina Faso à Tokyo

Un candidat "Tony...que"!

Tony Iwobi, originaire de Gusau, au Nigeria, sera le premier candidat de la Lega Nord, à la Région Lombardie. Iwobi (54 ans), a été du reste le premier africain conseiller municipal, élu par la Lega Nord (en 1995, à Spirano, province de Bergamo, commune où au standard, on vous demande si vous voulez continuer à parler en italien ou en dialecte de Bergamo ndlr).

altIwobi a été le premier chef de groupe noir de la Lega Nord, devenu, en janvier 2012, assesseur municipal en charge des Services sociaux, une nomination advenue grâce au vote record, à la dernière élection.

En Italie depuis 1976, Iwobi travaille est un informaticien: dans sa commune, en tant que président de la Commission de la Culture, il a promu des initiatives pour la promotion du dialecte, du répondeur bilingue aux cours de diction. A la question de savoir pourquoi il a choisi la Lega Nord, Iwobi répond en expliquant que «au Nigeria, le fédéralisme a donné des solutions". 

A propos des nombreux immigrés qui vivent en Lombardie, le "léghiste nigérian" explique: «C'est juste que tout le monde respecte les règles. Les immigrés honnêtes, intégrés et bons citoyens sont les premiers à etre d'accord.".

Le quotidien "Corriere della Sera" raconte les raisons de la candidature d'Iwobi, à la Région Lombardie. Son histoire en effet frole celle du scandale sur les remboursements électoraux qui ont impliqué la Lega Nord et le PDL (Peuple de la Liberté): «Iwobi semble être l'un des favoris, vu que le réservoir de votes représentés par la région qui l'a nomminé. La certitude n'est pas absolue, mais les chances que l'Africain lombard de Spirano devienne l'une des options des bergamasques, au vote de février, est concrète".

On t'adore.... Dior Lo!

Dior Lo, styliste et créatrice de mode internationale a fondé «Les Branchés» en 2006 après plusieurs années d’expérience dans le monde de la mode en tant que directrice de mode et gestionnaire des achats de vêtements et joailleries pour des entreprises américaines de grande réputation.

altAprès des études poussées en "Fashion design and merchandising", Photographie et maquillage professionnels aux États-Unis, Dior Lo a été exposée à une variété de styles et de cultures qu'elle incorpore dans son style d'aujourd'hui.

Connue pour son énergie débordante, sa passion pour la mode, Dior Lo a un œil pour le détail, le style, un «Swagger» bien a elle-même. Sa polyvalence et son talent la distinguent du reste. Sans oublier que sa personnalité dynamique et sa forte présence dans le milieu de la mode sont essentielles pour le processus créatif sur chaque travail qu'elle prend.

Entre travailler avec différentes maisons de disque pour le développement et la création de l'image de nouveaux artistes, l’exécution des séances de photoshoots pour les campagnes pubs ou promo photos et les défilés/ foires qu'elle participe, Dior trouve le temps de partager sa passion a travers ses tutoriels, Blogs et social médias.

 

La position sur les dépositions

Au procès des 4 militaires français accusés du meurtre de l'Ivoirien Firmin Mahé, en 2005, les proches de la victime ont enfin fait leur apparition, lundi 3 décembre. Pour eux, il y a eu méprise: un innocent a été exécuté tandis que le véritable criminel recherché à l'époque, du nom de Nestor Mahé, a été arrêté et se trouverait aujourd'hui toujours en détention.

altIls sont arrivés en silence, presque incognito. Des chuchotements se sont fait entendre dans la salle, où certains ont demandé à leurs voisins: «Qui est-ce?» Puis, en file indienne, derrière leur avocat, Me Fabien Ndoumou, les proches de Firmin Mahé ont traversé la salle, solennellement, sans prononcer le moindre mot. Ils se sont assis, les uns à côté des autres, sur le banc réservé à la partie civile. Un banc qui était désespérément vide depuis le début du procès, le 27 novembre...

De fait, les proches de Mahé n'avaient pu, faute de passeports biométriques puis de visas, se rendre en France. Arrivés vendredi dernier de Côte d'Ivoire, ils sont venus dès lundi matin pour témoigner. Pour sa famille, il est clair que Mahé a été victime d'une erreur, liée à une homonymie.

Est-ce un nouveau tournant dans ce procès, qui se tient depuis le 27 novembre dernier? Aux yeux de l'avocat de la partie civile, certainement. «C'est un soulagement», déclare Me Ndoumou.

Plutôt silencieux jusque-là, l'avocat d'origine camerounaise en retrouve même son latin. Il utilise désormais un micro et se fait entendre par un public très attentif, même s'il est moins nombreux que les jours précédents pendant les témoignages des militaires français accusés.

La première à passer à la barre est Madeleine Nonahin. Pasteure, elle s'occupe aujourd'hui du fils de Firmin Mahé, Gaël, et vit à Abidjan, dans le quartier de Yopougon. Tunique noir et grande jupe beige, petite, elle est un peu impressionnée par la cour. Et stressée: elle se trompera d'ailleurs sur son âge et sur le mois de la mort de Firmin Mahé.

Le président de la cour, Olivier Leurent, commence par lui montrer une première photo de Firmin Mahé et lui demande si elle le reconnaît.

Réponse: «La photo est un peu floue». Madeleine Nonahin se retourne vers son avocat, cherchant du regard un soutien, avant de se faire rappeler à l'ordre par le président de la cour: «Vous regardez la cour d'assises, s'il vous plaît, pas la partie civile».  Face à une seconde photo, elle déclare: «Je ne le reconnais pas».

Le président insiste: «Mais c'est quand même un membre de votre famille! Vous n'êtes pas sûre de vous?».

En fait, au cours de leurs interrogatoires successifs, aucun des proches de la victime présents au procès ne réussira à identifier Firmin Mahé sur 2 des 4 photos présentées par la cour, affirmant que ce n'était pas lui. L'un des deux clichés a pourtant été prise quelques heures avant sa mort.

Du coup, trois des avocats de la défense ont demandé au président de la cour l'«irrecevabilité de la partie civile».

La suite de l'interrogatoire de Madeleine Nonahin a été consacré à la relation qu'elle entretenait avec Firmin Mahé et aux occupations de ce dernier. «Était-il un coupeur de route?» demande le président de la cour.

Madeleine Nonahin répond: «Je le connaissais très bien, ce n'est pas un coupeur de route. Il était plombier. Il y a eu erreur sur la personne». Concernant le fait que plusieurs «indics» ont formellement identifié son «petit oncle» comme le chef de file des «coupeurs de route» de la région, elle ajoute: «Lors d'une crise, comme celle de l'époque, beaucoup de choses se passent. Ce sont peut-être des ennemis qui en ont profité pour le dénoncer injustement...»

Me Morin, l'avocat d'un des militaires français accusés, Lianrifou Ben Youssouf (le chauffeur du blindé dans lequel Mahé a été tué), l'interroge à son tour. Il demande si ses conversations avec Firmin Mahé incluaient le phénomène des «coupeurs de route» et l'existence d'un «Mahé» qui, lui, en serait un. «On ne parlait pas de ces choses-là !... Je n'étais pas au courant de tout dans sa vie, comme il n'était pas au courant de tout dans la mienne», répond-elle. Avant d'ajouter, sûre d'elle, presque avec impertinence: «Mais le vrai Mahé est vivant et toujours emprisonné!» Car pour elle, le véritable criminel recherché à la même époque a été arrêté. Il s'appelerait Nestor Mahé et serait toujours incarcéré. L'interrogatoire terminé, Madeleine Nonahin rejoint son banc.

Puis vient le témoignage d'Édith Zadié François, qui était concubine de Firmin Mahé au moment des faits et présente aux côtés de ce dernier, le 13 mai 2005, jour de son arrestation et de sa mort. Avant de venir à la barre, elle se tenait un peu à l'écart, visage serré, peu bavarde... Elle n'a visiblement pas confiance. Sa version des faits, sa conviction que Mahé était innocent, elle la réserve à la cour, pas aux journalistes présents. Elle lâchera: «Ils l'ont tué "cadeau", pour rien. Tout ça, ce ne sont que des mensonges».