Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Pour que plus jamais le sang des Noirs ne coule sans raison en Europe et ailleurs.

Ambassadeur plénipotentiaire du Sénégal auprès des autorités suisses, c'est en sa qualité de Représentant du pays du FESMAN (Festival Mondial des Arts Nègres) auprès de l'Office des Nations unies, à Genève, et aussi de Coordonnateur du Groupe des Ambassadeurs Africains à Genève pour les questions de Droits de l'Homme, que Fodé Seck, panafricaniste convaincu, a saisi l'occasion de la réunion hebdomadaire dudit groupe, pour proposer qu'il prenne une initiative sur la question de  l'assassinat gratuit des Sénégalais., à Firenze. 


Rappelons que la tuerie s'était soldée par les meurtres de Modou Samb (40 ans) et Mor Diop (54 ans), et les graves blessures infligées à trois autres, Moustapha Dieng (34 ans), Sougou Mor (32 ans) et Mbengono Cheik (42 ​​ans)Mor Diop et Modou Samb, des mains de l'italien Casseri, sympathisant du mouvement d'extreme droite Casapound.

L'initiative du Sénégal s'inscrit dans la poursuite du combat noble que mènent depuis des siècles de dignes Africains et leurs amis pour que plus jamais le sang des Noirs ne coule sans raison en Europe et ailleurs dans le respect de l'esprit des valeurs fondamentales de la liberté, de l'égalité et de la fraternité pan humaine.
'La meilleure arme dont nous disposons pour contribuer à la protection des sénégalo africains, non seulement en Suisse mais aussi ailleurs en Europe, par-delà la protection consulaire classique, et par-delà l'indignation et les condamnations de circonstance quant au non-respect ou au déni des droits de ces migrants que nous sommes tous, c'est le combat d'idées à mener et à renforcer à tous les niveaux, pour éradiquer l'apologie de la haine raciale et xénophobe qui semble connaître une résurgence inquiétante'.
Voici annoncée la détermination de notre compatriote qui, en cela, rejoint le président de la République qui annonçait: 'Ma mission est de protéger les Sénégalais.'.
L'initiative prise par la voix officielle du Sénégal aux Nations Unies, à Genève, où sont traitées les questions des droits humains au niveau planétaire, pourrait revêtir la forme d'un projet de résolution à introduire à la prochaine session du Conseil de l'Homme, qui s'ouvre le 27 février prochain.


La Commission des Etrangers donnera voix aux extracommunautaires au Conseil Municipal et dans les quartiers.

Les nominations des membres de la Commission ont été formalisées et elles sont le résultat de l'élection à la fin de Novembre, qui a conduit à près de 4000 immigrés.


L'identikit de la "Commission de Représentants des Etrangers", qui est constituée de 16 membres, est le suivant dont:

■ 10 pays différents: Philippines (3). Maroc (2), Bangladesh (2), Nigeria (2), Albania (1), Moldavia (1), Ucraina (1), Tunisia (1), Sri Lanka (2), China (1);

■ un tiers de femmes;

■ moyenne d'age de 39 ans.

La "Commission" donnera voix aux extracommunautaires résidents, auprès de l'Administration municipale, car elle peut soumettre ses propres propositions ou exprimer des opinions sur l'examen des différentes instances du gouvernement de la Commune.

Le président ou le vice-président de la Commission participent au Conseil Municipal, tandis que les autres membres délégués de la Commission prendront part aux travaux des Comités du Conseil Municipal et des Conseils de quartier.


LISTE DES ELUS

1. Azakay Brahim, Marocco (M, 1973)
2. Bhuiyan Jahangir, Bangladesh (M, 1979)
3. Cenolli Egi, Albania (F, 1986)
4. Deligente Manalo Kristine Bernadette, Filippine (F, 1990)
5. Dumbravanu Nicolae, Moldavia (M, 1976)
6. Hannou Youssef, Marocco (M, 1985)
7. Lumban Avenido Melvin, Filippine (M, 1971)
8. Martynyuk Halyna, Ucraina (F, 1959)
9. Nagara Abdeljalil, Tunisia (M, 1966)
10. Ogaraku Achinike Matthew, Nigeria (M, 1964)
11. Ogbomo Usunobum Stella, Nigeria (F, 1972)
12. Shah Selim, Bangladesh (M, 1978)
13. Silva Andaradige Shehan Manoj, Sri Lanka (M, 1970)
14. Ungamandadige Sajith Francis Fernando, Sri Lanka (M, 1960)
15. Vergara Elizabeth Imperial, Filippine (F, 1956)
16. Xia Jing Wen, China (M, 1965).

 

 

Magasins de vêtements, restaurants et bars, les plus fréquentés.

Les 50,8% des Italiens sont entrés au moins une fois dans un magasin d'immigré; Y va plus souvent qui habite au Nord, est jeune, male, principalement par curiosité.


Les magasins les plus fréquentés par les Italiens son
t:
vêtements (64,2%);
bijouteries (62,4%);
restaurants et bars (61,2%);
vendeurs ambulants (53,5%);
gastronomie / kebabs (45,4%).

Au contraire les magasins les moins fréquentés par les Italiens sont:
salons de coiffure (4,2%);
centres esthétiques (6,8%);
Internet points (7,3%).

Les raisons qui poussent les Italiens à fréquenter les magasins  des étrangers sont:
● 41,5%: curiosité;
24,3%: commodité;
14,8%: proximité;
11,1%: plus grande variété de produits;
8,2%: flexibilité des horaires.

Mais certains italiens trouvent que la présence des entreprises immigrées est plus un désavantage (40,7%) qu'un avantage. La motivation est qu'ils:
font une concurrence déloyale aux magasins traditionnels, offrant des prix plus bas et des services de basse qualité (53,6%);
risquent de compromettre la sécurité;
gatent l'image de la ville (16,3%).

Mais au contraire, pour ceux qui trouvent que les entreprises iimmigrés sont un atout, la raison est qu'ils: 
offrent des produits et services à des prix plus bas (52,8%);
■ sont un enrichissement culturelle (24,3%);
et favorisent la concurrence commerciale (23,0%).

Elvio Pasca

 

Le jeune "héros" roumain avait assisté  à l'accident.

Une femme a été blessée après avoir été tamponée par une fourgonette à Mestrino, dans la Province de Padova. La police municipale est intervenue sur les lieux et a bloqué le chauffard, grace à l'aide d'un jeune roumain qui avait assisté à la scène.

 

Selon la reconstruction des agents municipaux, l'homme au volant de la fourgonette avait perdu le controle du véhicule et a terminé sa course sur le trottoir, renversant une femme.

Tout de suite après l'accident, le chauffard a pris la fuite mais il a été bloqué par le jeune romain, qui a ainsi aidé les agents de la police municipale d'appréhender le fuyard. Nul ne pourra nier que la police a été, pour une fois aidée par le décisif coup de main d'un... roumain!

Elvio Pasca

Ils sont jeunes, embauchent les italiens et désirent agrandir l'entreprise.

En Italie, les entrepreneurs étrangers ont remplacé les autochtones grace à leur grande envie de travailler. On les trouve partout, non seulement dans les régions industrielles du Nord, bien intégrés avec les petites entreprises italiennes, motivés et prêts à risquer. Ils embauchent du personnel et des collaborateurs italiens et ils ont surtout le désir de s'agrandir.

Voici comment apparaissent les entrepreneurs immigrés dans une enquete menée par le CNEL (Conseil National de l'Economie et du Travail), intitulée "Le profil national des entrepreneurs immigrés en Italie", menée par la Coordination nationale des politiques d'intégration sociale des étrangers, en collaboration avec le Département d'études sociales et politique.

A partir d'un sondage sur 200 entrepreneurs, le CNEL a dessiné l'identikit de l'entrepreneur immigrés:

● 40 ans et en moyenne plus d'enfants
que son homologue italien;
● une ,discrète formation scolaire (plus de 12 ans d'études dans le pays d'origine);
● vit en Italie depuis 18 ans;
la principale cause de l'émigration est l'aggravation des conditions économiques dans le pays d'origine;

● il a créé sa propre entreprise en Italie pour être indépendant, gagner plus et améliorer ses capacités;

● Dans la plupart des cas, il est le propriétaire de l'entreprise où il emploie environ 5 personnes, principalement italiens.

La plupart des employeurs immigrés interviewés:

a créé une entreprise en s'auto-financiant, grace à une longue période de travail salarié (67%); 

considère la relation avec les Italiens plus importante que les relations avec leurs compatriotes et leurs familles. Les clients et les fournisseurs sont principalement italiens (avec des différences importantes selon les secteurs), ainsi que leurs consultants (fisc, comptabilité, sécurité et hygiène).

tendent à embaucher du personnel italien (22,2%).


Les petites entreprises d'immigrants, comme les italiens, considèrent la réputation comme élément clé de leur succès, et misent donc sur l'augmentation de la qualité plutôt que la baisse des prix et ils craignent plus la concurrence d'autres étrangers plutôt que celui des Italiens. 

 

La connaissance de l'anglais n'est pas un handicap pour les affaires!?!

Sur le New York Times, les histoires d'entrepreneurs de succès qui ont bâti leur empire tout en ne sachant pas la langue du pays où ils ont fait fortune.


Felix Sanchez, Zhang Yulong Chol et Kim Ki ont au moins trois choses en commun. Ce sont des entrepreneurs immigrés aux aux Etats-Unis, ils ont construit d'immenses fortunes et ils y sont parvenus sans savoit l'anglais.
Leurs histoires sont finies dans les pages du New York Times et elles donnent à réfléchir au moment où on veut que la loi exige la connaissance de la langue comme condition préalable  pour l'intégration.

Une tendance qui va au-delà des frontières américaines car il suffit de penser au test de langue italienne déjà obligatoire pour ceux qui veulent obtenir la carte de séjour (permis de séjoiur CE longue durée) et qui sera obligatoire pour tous les immigrés, dès qu'entrera en vigueur le permis de séjour à points.

Selon le Census Bureau (Institut des Statistiques américain, 4,5 millions de chefs de famille aux Etats-Unis "ne parlent pas bien" ou " pas du tout" l'anglais. Et dans 35.500 cas, plus de 200,000 dollars par an. Ils y arrivent réussissent grâce aux nouvelles technologies qui permettent de faire des affaires sur un marché mondial, explique Nancy Foner, sociologue experte d'immigration.

Le mexicain Sanchez, arrivé aux Etats-Unis, du Mexique, en 1970, est pratiquement parti de zéro. Il vendait des tortillas dans la rue, mais il possède maintenant une industrie d'aliments mexicains, avec un chiffre d'affaires annuel de 19 millions USD.

"Le marché est 100% hispanique est plein, pas besoin de l'anglais», raconte-t-il, expliquant qu'il gère ses affaires au téléphone ou via Internet.

Le chinois Zhang a, lui, commencé à vendre des accessoires de téléphonie mobile, à Manhattan, puis, avec l'argent de parents et d'investisseurs chinois, il a ouvert en Chine une usine de couvertures de cellulaires en cuir. Aujourd'hui, il vend aux États-Unis, Canada et Amérique du Sud, gérant ses affaires depuis New York.

Il dit comprendre l'anglais à 30%; ses employés parlent plusieurs langues, le chinois lui suffit. Il ne retient pas que ce soit un handicap. "Le seul obstacle que je connais est la fatigue", dit-il.

Partant d'un petit bazar de vêtements et d'accessoires ouvert, à Brooklyn il y a 30 ans, le coréen Kim Ki Chol a bâti un empire dans les secteurs du commerce et du batiment, et aujourd'hui il est engagé envers les droits de la communauté.

Il raconte que ses premiers clients étaient des afro-caraibiens et afro-américains, ils ne parlaient certainement pas coréen, "mais il n'y avait aucun besoin de faire la grande conversation, on s'entendait par gestes".

Du sable du désert de Herat au sable de la plage de Rome.

Amir, jeune immigré afghan de 22 ans, immigré en Italie avec ses parents et ses frères, grâce au micro-crédit de PerMicro, il a ouvert sa propre pizzeria, sur le littoral romain.


Tu nous parles de toi?

Je m'appelle Amir et je viens de l'Afghanistan, plus précisément de Herat, une ville dans la région occidentale du pays que les Italiens connaissent bien parce que c'est la région où se trouvent les soldats italiens. C'est là que j'ai commencé à connaître l'Italie. J'ai 22 ans et je suis arrivé à Rome, il y a près de 3 ans avec ma famille: mes parents et mes deux frères.

Comment t'es-tu arrangé une fois arrivé en Italie?

Mes parents ont fait tant de sacrifices pour réussir à arriver en italie. Les premiers temps nous avons été aidés par une association et nous fait un tas de boulots: mes frères ont commencé comme maçons tandis que mon père et moi vendions des boissons et des sandwichs sur les plages. On avait peu de sous mais nous avons toujours réussi à rester ensemble et trouver un petit logement, sur le littoral romain.

Quels projets avais-tu?


J'en avais plusieurs et une envie folle de les réaliser, mais je craignais de pas y réussir et je ne savais pas comment faire les premiers pas. J'avais appris le métier de mon père à Herat: il avait une petite cuisine ambulante de pain et gâteaux. J'ai ainsi trouvé un travail saisonnier comme garçon dans une pizzeria sur le littoral romain et j'ai commencé comme "pizzaiolo". Actuellement je suis avec mon père, depuis quelques mois; il a pris un petit local qui est devenu ma  pizzeria. Mais je n'aurais pas pu y réussir tout seul.

Qui t'a aidé et comment?


Je n'avais pas de sous pour prendre le local. C'est ainsi que l'association m'a suggéré de m'adresser à PerMicro: je les connaissais depuis longtemps et ils ont aidé pas mal de jeunes comme moi. Grâce à l'Association qui a garanti pour moi, PerMicro m'a prêté les sous pour les travaux de restructuration, pour acheter un nouveau comptoir et un nouveau four électrique. Depuis quelques semaines, j'ai même inauguré le service "pizza à emporter". Actuellement je suis plus serein, l'activité marche et je peux finalement aider ma famille.

PERMICRO

■ Première société italienne spécialisée dans les micro-crédits.
■ Membre de RITMI (Réseau Italien de Microfiance) et de l’EMN (European Microfinance Network).
■ Inspirée au modèle de micro crédit inventé par Muhammad Yunus: Prix Nobel pour la Paix 2006.

C.so Massimo D’Azeglio 74  10126 Torino
Tel 011 658778 - Fax 011 0960546 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.permicro.it



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