Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

1er mars: Jour de grève des étrangers d’Italie. Bilan et réflexions vers le futur.


Après avoir recueilli les impressions et les informations des divers comités et autres acteurs ayant pris part à la Journée du 1er Mars, nous partageons une contribution de la Coordination 1er Mars intitulée: «1° Mars 2011: bilan et réflexions vers le futur». Le 1er Mars est passé et nous en traçons un bilan précis de la Journée, proposant quelques considérations.

 

Il y a eu au total 52 villes d’Italie  qui ont été mobilisées à travers des activités coordonnées par les «Comités Premier Mars» et des initiatives spontanées, pour un total de 150.000 personnes environ: moins que l’an dernier mais tout de même un chiffre significatif, considérant le climat politique des 12 derniers mois, les diverses mobilisations qui ont eu lieu dans cet arc de temps et la mineure attention des media.

D’autre part, l’objectif réaliste de ce «second mars» (comme il a été rebaptisé par "Carta on line") était de maintenir la tension et l’attention sur les éléments qui caractérisent le projet, c’est-à-dire la mobilisation à partir du bas et la centralité de certaines mots d’ordre:
● la nette opposition à la Loi Bossi - Fini;
● la défense du droit au travail et des droits sur le travail;
● la mixité;
● la grève comme instrument de mobilisation et de protestation.

En cours de parcours


L’objectif était de poursuivre le parcours, étendre le réseau et accroître la conscience autour de ces thèmes.
Rappelons que le Premier Mars est né comme Grève des Etrangers (là où par étranger on entend non seulement les migrants et les migrantes mais aussi quelqu’un «étranger» aux logiques de racisme et d’exclusion qui ont progressivement déformé notre modèle social).
C’est ce concept (problématique tant qu’on veut mais extrêmement puissant) qui catalyse l’attention de milliers de gens. Le déjouer ou le bannir aurait signifié priver le Réseau Premier Mars de sa  principale raison d’être.

Plusieurs tentatives (indirectes et explicites) ont été faites pour nous pousser à effacer le mot «grève» mais elles ont globalement échoué. «Premier Mars» est resté le Mouvement  de la Grève des Etrangers, senti et participé. Et c’est sur cela, qu’à notre avis, se mesure le succès de la journée.

Divers sujets déjà organisés et structurés en divers types d’associations ont tenté de s’approprier de la date et de la plier selon leurs propres intérêts.
Dans certains cas (à Milano par exemple) cela a donné lieu à des initiatives qui ont reproposé  l’imagine de victime des migrants, réduisant la journée du premier mai à une sorte de fête, lointaine de l’esprit de lutte qui l’anime.
De la même manière, certaines initiatives spectaculaires (pour autant qu’elles fussent ciblées sur des objectifs communs) n’ont pas cueilli le signe de la journée, risquant ainsi de les mettre au second plan.

Dans diverses villes telles que  Bologna, Reggio Emilia, Modena, Trieste, Firenze, Bolzano, Palermo, Napoli, Perugia, le premier mars a été marqué par des grèves, des manifestations et certaines nouveautés significatives.
Cela a été réalisé aussi bien par les Comités «1er Mai» (qui ont été parfois capables de coordonner des réalités déjà existantes ou alors  organisateurs eux-mêmes des initiatives) que par diverses réalités antiracistes et des migrants qui, durant toute l’année, toute l’année, ont poursuivi un parcours de participation collective, dialoguant parfois avec les institutions, tout en revendiquant toutefois un rôle central aux instances venant du bas et à l’organisation.

Dans certains territoires (comme notamment Bologna et Reggio Emilia) l’adhésion à la grève a été élevée et meme supérieure à celle de l’année dernière, grâce à la couverture nationale des syndicats FIOM (Fédération des Employés Ouvriers Métallurgiques) et USI (Union Syndicale Italienne) mais surtout en vertu de la bonne communication avec les RSU (Représentations Syndicales Unitaires).

Dans certaines réalités (Trentino et Alto-Adige par exemple) l’invitation à grever n’a eu grand écho auprès des grandes organisations syndicales, mais malgré cela, à Bolzano les travailleuses de la Coopérative «Donne Nissà» n’ont pas travaillé.
En général, l’auto organisation unie à la capacité d’entrelacer des rapports avec les RSU e les pressions envers les syndicats, s’est révélée décisive.

En même temps, on a senti sur ce premier mars, l’écho des luttes contre la fraude de la «sanatoria» (régularisation de masse), à commencer pas l’occupation de la grue de Brescia et de la tour de via Imbonati, à Milano: une question encore ouverte malgré les succès partiels obtenus sur le plan judiciaire.

Tout cela dénote la nécessité de continuer la réflexion sur ce que représente aujourd’hui la grève et sur les limites qui continuent à être posées contre ce qui devrait être un droit constitutionnel, individuel et inaliénable.
La plupart des mobilisations a duré l’espace d’une journée mais, dans certaines villes (telles que Palermo et Reggio Calabria par exemple) les initiatives ont été étalées sur un arc temporel plus ample et les activités ont été étendues sur le territoire, impliquant ainsi divers segments  de la population: étudiants, élèves, associations antiracistes, passants occasionnels....

La participation dans le midi de l’Italie a été une belle surprise.
En Sicile particulièrement, à cause de l’affaire Noureddine, il y a eu une grande ferveur et Palermo est devenu un point de référence pour diverses réalités régionales.

Important aussi l’implication de la ville de Rosarno (théatre de la fameuse révolte des immigrés ouvriers agricoles en début 2010) et d’autres centres agricoles où l’exploitation du travail des migrants est une habitude enracinée et généralisée.

Parmi les éléments positifs qui ont caractérisé les mobilisations, on relève la participation active des soi-disant secondes générations et fils d’immigrés ainsi que celle des femmes migrantes.
Dans certains cas (Rosarno et Trieste par exemple), à cause des adversités météorologiques, les manifestations ont été reportées.

 

E’ successo.... un successo!


Nous croyons cependant que le succès principal, malgré tous les problèmes du premier mars, ait été de mettre en circulation l’expérience de la grève du travail migrant comme élément de précarisation et affranchissement de tout le travail, et de proposer ainsi le thème de l’abstention du travail comme élément de mobilisation.
Le 1er mars a été le lieu de célébration d’une grève réclamée par le Mouvement et non proclamée d’en haut.

Réflexion sans flexion!


Cela nous pousse à regarder vers le futur, entrelaçant la lutte contre le racisme institutionnel et pour le protagonisme des  migrants avec le droit de grève et ses nouvelles formes possibles.

Pour cela, nous commençons une réflexion sur comment poursuivre le 1er mars, nous croyons qu’il est important d’être présents dans les endroits de discussions qui traiteront ces thèmes, dans les prochaines semaines.

 

"Je fais le rêve que mes  jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd’hui". (Martin Luther King)

 

 

Cécile Kyenge Kashetu

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Une réception a été offerte à l’Ambassade de Suisse par Son Excellence M. Bernardino Regazzoni et son épouse.

Le 20 octobre 2010, l’Ambassade de Suisse en Italie a été le cadre d’une réception solennelle offerte par Son Excellence M. Bernardino Regazzoni et son épouse. Outre à réunir plusieurs ambassadeurs et diplomates des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), cette cérémonie a également été l’occasion pour l’élan d’immersion dans le 13ème Sommet, qui s’est tenu du 22 au 24 octobre, dans le suggestif cadre de la ville de Montreux. L’accueil et l’hospitalité des illustres hotes suisses a assuré un carrefour sans frontière d’échanges partagés entre les diverses expressions conviviales de la grande famille plurielle de la Francophonie.


C’est la toute première fois que la Suisse abrite le Sommet de la Francophonie. Et pour ce 13e rendez-vous, qui coïncide avec le 40e anniversaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le cadre choisi a été Montreux, dans la Riviera vaudoise, sur les rives du Léman.
Déjà connue pour ses festivals internationaux du jazz et du rire et pour sa nature généreuse, Montreux est un des premiers pôles touristiques suisses, une ville culturelle au caractère cosmopolite, siège de congrès, festivals, expositions, excursions en tous genres.

Pourquoi la Suisse? Pourquoi Montreux? 
«La Suisse est membre à part entière de l’OIF. C’est une occasion de rencontrer les pays avec lesquels nous travaillons. Par ailleurs le site de Montreux est un magnifique site, c’est une image de la Suisse qui est aussi valorisante», a expliqué Micheline Calmy-Rey, Chef du Département fédéral des Affaires étrangères.

Ce 13e sommet de Montreux marque le 40e anniversaire du Traité de Niamey (Niger), qui a établi les fondements de l’OIF, dont l’objectif prioritaire est de favoriser la démocratie et les droits humains au sein des états membres.

La diversité linguistique apporte des interprétations différentes d’une même expression enrichissant ainsi la pensée, le patrimoine humain, et l’Espace Francophone veut opposer à une vision uniforme du monde un regard différent.
«La Francophonie prône la diversité culturelle et linguistique mais pour que son discours soit crédible au niveau planétaire, il est essentiel qu’elle reconnaisse les différentes langues qui constituent la pluralité de son espace, et en particulier qu’elle développe, entre le français et les langues africaines, un véritable partenariat fondé sur le principe de la convivialité des langues. De ce point de vue, la tenue du 13e sommet de la Francophonie en cette Suisse plurielle, confédérale et multilingue est une symbolique très forte», souligne Adama Samasékou, ancien ministre de l’éducation du Mali et ancien président de l’Académie Africaine des Langues:

Ce 13e Sommet de l’OIF a été axé sur trois thèmes, qui sont les suivants:
■ la gouvernance;
■ la promotion du français;
■ les changement climatiques.

A noter que c’est la France, un pays de la Francophonie qui, dès le 1er janvier 2010, assumera la présidence et prendra ainsi,  pour une année, les commandes du G20;
De par la pluralité de sa confédération, le choix de la Suisse comme pays hôte du 40e Sommet de la Francophonie a été on ne peut plus appropriée, pour son exceptionnel exemple d’«unité dans la diversité».

SOUS L’ARBRE A PALABRES

S.E. M. Bernardino Regazzoni (Ambassadeur de Suisse)
A Rome aussi et en Italie, la Francophonie est une réalité, comme témoignent les nombreux représentants des pays membres de la Francophonie, les institutions culturelles, universités, écoles, où le français est la langue d’enseignement, d’études et délectation. C’est une communauté articulée qui pourra tirer un profit certain de l’interaction entre ses composantes.
Et donc! Que vive la Francophonie!

S.E. M. Cheikh Saadibou Fall (Ambassadeur du Sénégal au Quirinal)
Il faut investir d’autres champs pour permettre à la Francophonie d’asseoir, au-delà des droits de l’Homme, la bonne gouvernance et l’environnement, d’autres espaces à intégrer.

M. Jean-Marc Séré-Charlet (Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France)
La situation du français en Italie est sensible, surtout après la réforme du ministre Gelmini, privilégiant l’anglais. Nous continuons toutefois à travailler pour essayer d’asseoir la langue française en Italie, la maintenir et même la développer.

Milton Kwami

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Elèves de seconde génération (G2) majors de leur promotion à la maturità (baccalauréat).



Qui a dit que les secondes générations ne vont pas bien à l’école? Brisa Lutaj, Francesco Cheng, Anna Wiktoria Redel, définis «Dream Team» italien, sont trois étudiants modèles d’origine étrangère qui, à l’Institut Professionnel “Sassetti Peruzzi” de Firenze, ont décroché cette année la note de 100 (le maximum!) au bac (esame di maturità). Deux autres compagnons italiens "à tous les effets", dans la même école ont pris 100.

Il s’agit d’un dépassement qui fout en l’air les stéréotypes des étudiants étrangers qui seraient accusés d’abaisser le rendement des classes.

«Nous, on prend l’école très au sérieux car on la voit comme unique possibilité» a déclaré Brisa, dans une interview au quotidien florentin "La Nazione", non sans épargner un tirage d’oreilles aux compagnons plutôt mal motivés: «Je vois les jeunes italiens qui se désintéressent des études. Ça me met en boule».

Firenze comme cas isolé?

«Pas du tout ! Comme ça s’est passé pour les seconde et troisième générations des Italiens à l’étranger, les fils des immigrés en Italie peuvent eux aussi atteindre d’excellents niveaux scolaires, avec des résultats meilleurs que ceux des italiens. Il y a certes des difficultés et il faut aider ces jeunes à s’insérer dans l’école. Mais les habilités peaufinées pour surmonter les obstacles, ajoutées aux attentes de leurs parents, peuvent être une marche supplémentaire pour devenir des étudiants modèles».

C’est ce qu’a déclaré Carlo Melegari, directeur du CESTIM (Centres d’Etudes de l’Immigration) de Verona.

La grande motivation des secondes générations est évidente, par exemple dans les cours d’été d’italien, organisés par le CESTIM. Des centaines de fils d’immigrés retournent en classe, 4 heures par jour en juillet, tandis que leurs copains italiens s’amusent sur les plages.

«Une preuve de grande motivation» a souligné le directeur du CESTIM.

Aux USA d’ailleurs, on s’en est aperçu. Cette année, à la remise des prix de l’"Intel Science Talent Search", réservés aux meilleurs étudiants américains de sciences et maths, la plupart des finalistes étaient des jeunes d’origine étrangère, que le journaliste "Prix Pulitzer", Thomas Friedman a, dans le prestigieux "New York Times", définis "Dream Team Americain".

Elvio Pasca

Règles et instructions pour pouvoir sortir et rentrer en Italie sans problème, durant les fêtes de fin d’année.

Les vacances de Noël sont l’occasion d’aller embrasser la famille au pays. Voici les règles pour éviter d’avoir des surprises désagréables au retour
.

ETRANGER POSSESSEUR D’UN PDS VALABLE 

Qui a un permis de séjour (PdS) valable peut retourner au pays et rentrer en Italie quand il veut, sans aucune formalité.
Il peut librement se déplacer pour tourisme, sans visa, dans tous les pays Schengen: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France,  Grèce, Hollande, Hongrie, Islande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg,  Malte, Norvège, Pologne, Portugal, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède.

Attention:
Si au contraire, il choisit un pays non Schengen, il doit vérifier s’il lui faut un visa pour s’y rendre.

Rappel: Quelle que soit la destination, il faut avoir sur soi le permis de séjour, indispensable pour rentrer en Italie.

ETRANGER POSSESSEUR D’UN PDS EN RENOUVELLEMENT

Qui attend le renouvellement du permis de séjour doit suivre les conditions suivantes:
■ ne pas transiter par un autre pays Schengen, à l’aller comme au retour;
■ porter avec soi et faire cacheter par la police les documents suivants:
● passeport:
● photocopie du PdS expiré;
● reçu de la poste (cedolino).

ETRANGER EN ATTENTE DU PREMIER PDS

Qui attend le premier PdS, après être arrivé avec les flux ou un regroupement familial, doit montrer les documents suivants:
● passeport;
● cedolino;
● visa délivré par l’ambassade attestant le motif du séjour.

TRAVAILLEURS DOMESTIQUES EN VOIE DE REGULARISATION

Pas de voyage pour les travailleurs domestiques (colfs et badanti) qui attendent la régularisation parce que le reçu de la demande (cedolino) n’est pas valable pour passer la frontière.
Ils devront donc rester en Italie au moins jusqu’à la signature du contrat, quand ils pourront finalement demander le permis de séjour et préparer les valises pour leur premier voyage comme réguliers.

 

Elvio Pasca

Il y a 15.000 étrangers disparus et qui ne sont plus jamais retrouvés.


Le Bureau du Commissaire extraordinaire du Gouvernement pour les personnes disparues, a été institué en 2007, auprès du Ministère de l’Intérieur. Avec trois tâches principales: «Contrôler et analyser les données, coordonner les activités concernant les disparus avec des tables techniques et des lignes guides, maintenir les contacts avec les familles», explique à Stranieriinitalia.it le Préfet Michele Penta, qui dirige le Bureau, depuis l’été dernier.

 

Ces 15.000 cas semblent énormes par rapport aux 10.000 disparus italiens, mais il faut considérer que souvent ça ne vient pas de dénonces faites par les parents et amis mais par les signalisations de la police, dans la chasse aux  clandestins.

■ Une bonne partie des adultes recensés sont arrivés irrégulièrement en Italie (par exemple: débarquement en Sicile...) et ont été détenus dans les centres d’accueil ou d’expulsion.
«Quand les termes de détention expirent avant le rapatriement, ils font perdre leurs traces et entrent dans la liste des disparus», dit Penta.

■ Il y a ensuite les "doubles", c’est-à-dire ceux qui, surpris une nouvelle fois en Italie, donnent un nom différent avant d’éviter une autre fois d’être rapatriés.

■ Les mineurs disparus sont 9.000 mais ils pas tous forcément  victimes des trafiquants.
«Il y a des cas d’enlèvements par un des parents, qui augmentent avec la diffusion des couples mixtes» raconte le Préfet Penta.
Les journaux écrivent souvent des histoires du genre: mère italienne ou papa étranger qui, quand le mariage saute, rentre dans son pays avec l’enfant.

■ Nombreux sont les mineurs étrangers non accompagnés. Trouvés par la police, ils sont confiés à des structures d’accueil (maisons familles...) mais beaucoup disparaissent quelques jours après.
Il s’agit donc d’éloignements volontaires pouvant aboutir à des situations dramatiques dans les rackets de prostitution et mendiants.

■ Il y a aussi 800 cadavres non identifiés celant tant d’histoires tragiques comme la centaine dans les mers et plages de la Sicile

«Dans ces cas, l’identification est presque impossible. Aucune dénonce, aucun parent avec lequel confronter l’ADN», hausse les bras le Préfet Penta.
Le gros des étrangers disparus sont des irréguliers faisant perdre leurs traces et des cadavres sans nom. Peu de dénonces classiques, genre personnes qui sortent un jour et ne reviennent plus.
«Dans nos fascicules, nous avons quelque roumain, quelque demande présentée par les parents dans les pays d’origine à nos consulats, mais les dénonces de disparition des immigrés sont vraiment rares, résiduelles», conclut le Préfet Michele Penta.

Elvio Pasca