Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Mode... d'action!

Les travailleurs migrants au Liban, dont beaucoup de femmes, ont célébré leur 1er mai (2014) en défilant… sur des podiums dédiés à la mode, un événement organisé pour la deuxième fois par l'association beyrouthine de défense des droits humains Insan.

altLes travailleurs migrants au Liban, dont beaucoup de femmes, ont célébré leur 1er mai (2014) en défilant… sur des podiums dédiés à la mode, un événement organisé pour la deuxième fois par l'association beyrouthine de défense des droits humains Insan. Cinq migrantes se sont transformées, le temps d’un soir, en top modèles. Un acte symbolique dans un pays où les immigrées sont considérées et traitées le plus souvent comme des êtres inférieurs, où les violences récurrentes à leur encontre surgissent épisodiquement sur le devant de la scène médiatique.

Micheline, venue voilà 8 ans de République démocratique du Congo, styliste elle-même, veut faire changer les mentalités libanaises en défilant pour la deuxième fois avec Insan

Au sous-sol du Yukunkun, un club "branché" de Beyrouth, les petites mains s’affairent. Quelques snacks, un portant pliant sous le poids des robes et du maquillage éparpillé, c’est dans ce décor rudimentaire que cinq migrantes, originaires du Congo, du Sri Lanka et de Madagascar font leurs derniers essayages en compagnie de deux Libanaises.

Les 7 femmes sont habillées aujourd’hui par quatre créateurs de mode libanais qui prêtent leurs vêtements gratuitement (Emmanuelle Calamy, SANA’ by Sana' Ayoub, Randa Dirani et l'école The Creative Space Beirut).

Emmanuelle Calamy, 21 ans, tient à soutenir la cause: «Quand je sors, je vois bien la manière dont les Libanais se comportent envers les travailleurs migrants, les domestiques, les éboueurs… On veut qu’ils remplissent leurs tâches, rien d’autre». La jeune femme a décidé par solidarité de rejoindre le défilé en prêtant 7 créations.

Elle a embarqué dans l’aventure sa copine Dounia, 18 ans: «Quand Emmanuelle m’a demandé de participer, je pensais qu’elle blaguait alors j’ai dit oui. Mais me voilà ici aujourd’hui. Je me sens concernée car j’ai un ami de La Réunion qui se fait refouler de toutes les boîtes de nuit de Beyrouth à cause de sa couleur...»

Paquerette, n'a pas revu depuis 5 ans ses enfants restés à Madagascar. Concentrée, elle défile pour la première fois...

Les préjugés raciaux très présents dans la société libanaise, doublés d’un système de parrainage infantilisant (appelé «kefala»), peuvent rendre la vie des travailleuses domestiques infernale, voire être mortels. Chaque semaine, l’une d’entre elles meurt dans des conditions obscures. Plusieurs rapports d’organisations internationales dénoncent cette condition mais la loi n’évolue pas. Et les petites bonnes restent dépendantes du bon vouloir de leurs «Monsieur» et «Madame».

Trouver de nouveaux modes d'action

Défiler, c’est une grande première pour Paquerette. En 5 ans de travail au Liban, cette Malgache a connu de bons patrons comme de mauvais. « L’un d’entre eux me doit toujours 1700 dollars. Il me confisquait mon passeport et ne me payait pas… » soupire-t-elle. Aujourd’hui employée par une famille qui l’a autorisée à défiler, Paquerette est ravie quoiqu’un peu inquiète. « Peut-être que je vais tomber » rigole-t-elle dans sa robe à dos nu. La jeune femme, âgée de 34, ans n’a pas revu ses trois enfants depuis son départ de Madagascar. Alors évidemment, « (sa) famille attend les photos du défilé avec impatience. »

Anapuma, du Sri Lanka, est heureuse d’être «une star d’un jour».

Pour l’association Insan, qui défend les droits humains, faire défiler des migrantes s'est imposé comme mode d'action. Randa Dirani,  chargé de relations publiques à l’association, explique: «Nous travaillons beaucoup contre la violence domestique dans les familles libanaises. Or, les employées de maison font partie de ces familles. Avec ce défilé, nous voulons les soutenir et montrer qu’elles aussi ont des ambitions et des rêves. La joie sur leur visage pendant le défilé est notre récompense».

Un racisme ouvert et quotidien!

Micheline, elle, défile pour la deuxième fois et attire tous les regards pendant le show. Cette créatrice africaine, originaire de République démocratique du Congo, est arrivée au Liban il y a huit ans avec son ex-mari libanais. Mère d’un enfant mixte, elle défile par engagement: «Je veux changer l’image des femmes migrantes au Liban. Il faut que les Libanais sachent qu’elles peuvent être belles derrière leur travail de femme de ménage».

Alix, franco-libanaise militante des droits humains,volontaire pour ce défilé, et Micheline, congolaise, avant le défilé

Arrivée au Liban comme épouse d’un enfant du pays, elle a dû faire face aux remarques et aux insultes. «Dans la rue, les gens me traitaient de "noire". OK, c’est bon je sais que je suis noire, pas besoin de me le rappeler. J’ai vraiment été très surprise par cette attitude des Libanais».

Après avoir haï le pays du Cèdre pendant longtemps, Micheline est aujourd’hui apaisée. «J’ai un fils libanais, je ne peux donc pas détester les Libanais. J’aime le Liban et je veux juste que les mentalités changent!»

Spectacle futuriste mêlant mode et performances!

La créatrice de mode sénégalaise Selly Raby Kane dirige samedi soir (20h) dans le hall de la Gare de Dakar un spectacle inédit dénommé "Alien Cartoon", à partir d'un scénario qui se déroule en 2244 et imagine les conséquences d'invasion d'une cité africaine par des êtres venus d'ailleurs.

altLa créatrice de mode sénégalaise Selly Raby Kane dirige samedi soir (20h) dans le hall de la Gare de Dakar un spectacle inédit dénommé "Alien Cartoon", à partir d'un scénario qui se déroule en 2244 et imagine les conséquences d'invasion d'une cité africaine par des êtres venus d'ailleurs.

"La collection +Alien Cartoon+ essaye de répondre à la question suivante : quelles seraient les conséquences de l'invasion sur le port vestimentaire des Dakarois, par exemple ? Il s'agit de voir si invasion nous influencerait et à quoi nos vêtements ressembleraient", a expliqué l'artiste.

La photographie, la musique, la sculpture, la vidéo, la création de lumière, entre autres pratiques techniques et artistiques, seront sollicitées pour la construction la nouvelle ville qui sortirait de cette rencontre entre humains et "Alien".

"Ce qui va réellement porter +Alien Cartoon+, c'est la collection, c'est la création sonore qui a été mise en place et c'est les décors qui sont en train d'être construits à la Gare de Dakar", a indiqué Selly Raby Kane, relevant que les nouvelles créatures vont être habillées par des créateurs de mode comme Bull Doff, Jah Gal, chargé de produire les costumes des envahisseurs.

Il y a aussi Ibaaku Staz qui s'occupe de la bande sonore, le photographe ivoirien Paul Sika, Doctor L (création de vidéo), auteur d'une bande sonore pour les installations du spectacle "Alien Cartoon", organisé par Selly Raby Kane, "Les Petites Pierres", le collectif d'artistes dont elle fait partie et la Sénégalaise de l'Automobile, dans le cadre du programme "Off" de la 11ème Biennale de l'art africain contemporain (Dak'Art).

"Alien Cartoon", qui mêle création de mode et performances, a "un grand lien avec l'univers créatif dans lequel j'ai toujours baigné et celui que j'ai voulu exprimer : c'est ce monde qui cherche à connaître le futur, à savoir de quoi le futur sera fait en termes d'événements, mais également en termes de musique, de littérature, d'architecture, etc.", a souligné Selly Raby Kane.

Alexis... "Cœur de Lion"! 

En Angleterre, Alexis Saliou Diouf a été installé 374ème Maire de la ville de Chesterfield, dans le Midlands non loin de la ville de Sheffield.

altEn Angleterre, Alexis Saliou Diouf a été installé 374ème Maire de la ville de Chesterfield, dans le Midlands non loin de la ville de Sheffield.

M. Diouf devient ainsi le premier Maire noir de la ville depuis son érection en commune libre en 1204 bien que le premier Maire ne fut installé qu’en 1594. En effet, le rôle du Maire est apolitique bien qu'il soit élu parmi les 48 conseillers municipaux ayant servi au moins 10 ans.

Alexis Saliou Diouf en est à son 3e mandat, ayant servi 11 ans. Il est voté par les conseillers des 3 partis qui constituent le Conseil municipal et peut être de l’opposition comme c’est son cas. M. Diouf sert pour une année civique de 12 mois. Il préside les séances du conseil, signe tous les documents au nom de la commune, représente la commune dans le pays et parfois a l’étranger.

Bien qu'il demeure Conseiller, il n’est pas impliqué de la politique en dehors de sa conscription.

Alexis Saliou Diouf est né à Baback dans le département de Thiès (communauté Rurale de Notto-Diobass). Après ses études et ayant été surveillant Général, professeur d'Anglais à Dakar, il a travaillé au CO.D.E.S.R.I.A, M. Diouf est parti en Angleterre en Novembre 1980.

Sa mère est deux de ses frères vivent toujours au village, où il se rend de manière régulière.

Alexis Saliou Diouf est actif en politique au Sénégal et dans le développement de son terroir.

«Je dédie cet honneur à mon pays et mes parents et amis au Sénégal», a-t-il confié à setal.net

Il fout le chômage au... chômage!

L’Afrique aurait bien aimé profiter du savoir faire de son fils Tcherno Baldé qui résout le problème du chômage en France alors que son continent d’origine bat le record de la pauvreté.  L’informaticien guinéen a eu l’ingénieuse idée de s’auto-employer  tout en offrant de l’emploi à d’autres milliers de chômeurs. En 2008 Baldé lance Waliidays, le salon de recrutement virtuel dont il a conçu toutes les applications.

altCoup d’essai, coup de maître, le fils de médecin a su convaincre 7 grandes entreprises basées en Afrique dont le groupe Ecobank. Pour une première édition, Baldé n’en demandait pas plus. 500 demandeurs d’emploi se sont manifestés.

L’accueil réservé au projet de Tcherno Baldé l’a poussé à prendre le risque de démissionner de son poste antérieur, sachant qu’il pouvait perdre son permis de séjour.  En 2010 il s’organise et crée Job2day sa première boite. Très vite, il propose ses solutions à Handicap.fr qui a accepté collaborer avec lui. Il crée Handi2day en 2011 qui a mobilisé 30 000 candidats.

Le projet du Guinéen non seulement évite aux personnes handicapées le cauchemar des déplacements, mais également permet à ces dernières de ne pas être jugées par rapport à leur handicap, lors des recrutements.

«Tcherno a une dimension humaine qui nous a plu, affirme Bissardon. Il a attaqué sa carrière par la face nord, en travaillant pour les chômeurs et les handicapés ! En plus, c’est très rare de voir quelqu’un d’aussi engagé sur le handicap sans être concerné directement», a affirmé Nicolas Bissardon, directeur commercial de handicap.fr.

Tcherno Baldé est fière de son initiative et il ne le cache pas. «François Hollande veut inverser la courbe du chômage: peut-être que, modestement, ce sera un tout petit peu grâce à nous», raconte-t-il d’un air amusant sur le site de Jeune Afrique.  

Aujourd’hui Baldé est marié et père de 2 enfants. Son entreprise réalise un chiffre d’affaire d’un million d’euros et emploie une demi-dizaine de salariés et plusieurs collaborateurs.

Contre l'esclavage... sans frontières!

Aujourd'hui nous voulons raconter une réalité de l'Afrique qui n'est toujours pas suivie par les médias nationaux et internationaux. Un angle de la Terre qui vit un des drames les plus atroces que le monde ait jamais connu, une horreur que beaucoup croient avoir été éradiqué, mais qui, en Mauritanie, est encore présent et vivement enraciné dans la société: nous sommes en train de parler de l'esclavage et de la division de la population locale en castes.

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Selon le Rapport Global Slavery Index de Walk Free Foundation, la Mauritanie est le pays avec le plus haut taux d'esclavage au monde. On en compte bien 160.000: soit 20% de la population, à qui sont soustraites les formes les plus basilaires de liberté personnelle. À cette horde d'esclaves du nouveau millénaire, s'ajoute un autre 60% composé des Haratins, les affranchis: des gens qui vivent de toute façon en esclaves parce qu'ils sont soumis à leurs propres employeurs.

Ça semble des histoires d'autres temps, pourtant ce sont des drames qui sévissent aujourd'hui dans notre Méditerranée, pas loin des frontières du Maroc, de l'Algérie, du Mali et du Sénégal.

Bien qu'ayant été aboli en 1981 et pénalisé en 2007, l'esclavage est de fait encore pratiqué.

En première ligne au front de la lutte contre l'abolition de facto de l'esclavage, se trouvent deux activistes et cooperants internationaux, Ivana Dama (36 ans de Naples), depuis des années volontaire et experte de médiation culturelle et Yacoub Diarra, activiste mauritanien des Droits humains, engagé lui aussi sur le front de l'abolitionnisme.

Tous deux se sont connus au cours d'un des nombreux voyages qu'elle a effectué en Mauritanie, dans le cadre de promotion des Droits humains dans le pays. De cette collaboration, est né leur amour. 

Ivana et Yacoub se sont mariés, le 3 novembre de 2013, à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Aujourd'hui, ils sont un splendide couple multiethnique que nous avons interviewé, pour connaître de plus près le drame de l'esclavage et les problèmes que vit la communauté mauritana en Italie.

Salut Ivana et Salut Yacoub, votre histoire est très forte et émouvante. Vous vous êtes connus en Mauritanie, au courd d'une des nombreuses rencontres de coopération et engagement contre l'esclavage. Pouvez-vous nous brosser les conditions de vie des habitants locaux et, surtout, comment cette forme moderne d'asservissement social est exercée sur la population?

Salut et nous te remercions au nom de la majorité de la population noire della RIM (République Islamique de la Mauritanie) pour la possibilité de pouvoir ouvrir une fenêtre sur un pays où sévit, dans le silence total de la Communauté Internationale et avec le consentement du Gouvernement Mauritanien, un véritable Apartheid d'une minorité ethnique (les Arabo-berbères ou Maures) sur une majorité noire brimée et réduit en esclavage à la naissance, pour la simple couleur de leur peau. Parmi les ethnies africaines noires, la plus nombreuse et plus esclavagisée est l'ethnie Haratine, les esclaves affranchis, dont fait partie notre ami et leader, Biram Abeid, président de l'IRA Mauritanie, mouvement non-violent qui lutte sans cesse pour l'abolition du phénomène inhumain et dégradant qu'est l'esclavage, qui concerne la majorité des citoyens du pays.

Ivana, comme est né ton engagement pour l'Afrique et, en particulier, pour la Mauritanie?

Je me suis rendue pour la première fois en Afrique en 2005, au Burundi, dans le coeur profond du Continent. J'y étais allée à la fin d'un superbe cours de formation voulu et organisé par la Région Campanie. A l'issue de ce parcours, nous, les  jeunes étudiants des matières humanistes, devions faire un stage dans un pays du soi-disant Tiers-Monde. Ma première Afrique, je m'en rappelle parce que ça m'a donné l'occasion de comprendre ce que je voulais vraiment faire de ma vie  et où je voulais aller, outre que pourquoi. À l'époque de mon stage au Burundi, le pays des mille collines, théâtre d'un des plus tristement célèbres génocides jamais existés sur la Terre, celui entre les Hutus et les Tutsis, la migration dans notre pays, l'Italie, en provenance de l'Afrique noire, n'était pas encore si évidente, mais dans la province de Naples, où je vivais, ces années-là,  le phénomène commençait à s'imposer à la chronique locale.

Je voulais comprendre pourquoi ces personnes affrontaient des voyages si périlleux pour se contenter d'une place à l'ombre et être considérés comme des citoyens de série B. Le Burundi a été mon gymnase dans le Continent noir et j'ai expérimenté ce que signifie AGIR pour contribuer à la PAIX avec et pour les "autres".  J'ai eu l'occasion d'observer les jeunes burundais qui, péniblement et la tête haute, sans moyens, étaient en train de faire leur propre devoir pour reconstruire la paix dans leur pays, déchiqueté par un drame absurde comme celui du génocide de 1994. C'est en observant les opérateurs de paix du Centre Kamengue de Bujumbura, la capitale du pays, que j'ai compris celle qui aurait été ma profession. Je savais que ça aurait été la première page de mon histoire en Afrique. Je suis retournée en 2008 pour d'autres projets, et puis en 2009, il y a eu la rencontre en Italie avec l'activiste et ami de la liberté, le mauritaien Biram dah Abeid. Les organisateurs connaissaient mes deux précédentes Missions de Paix en Afrique sub-Saharienne et ils ont pensé à m'inviter moi comme interprète de l'intervention de Biram qui, pour la première fois, débarquait en Europe.

Biram Abeid, leader du Mouvement Pacifique Abolitionniste de l'esclavage par naissance, est récemment reçu un Prix aux Nations Unies pour sonengagement constant dans le contraste des inégalités dans son pays. Peux-tu  nous raconter son travail et les résultats atteints?

Biram est un homme de paix et c'est un grand activiste qui dédie sa vie à la liberté en Mauritanie. Il est le fils d'une ex-esclave de l'ethnie Haratin. Par pure chance, il est né libre et il a décidé de lutter pacifiquement, mais à tout prix pour la vérité, la justice et la liberté des Africains noirs, dans son pays natal. Quand je l'ai rencontré en 2009, Biram était à son premier voyage continental; Naples a été sa toute première destination pour dénoncer un Apartheid jamais révélé et omis pour préserver les privilèges énormes de la caste raciste dominante, xénophobe en RIM, mais de ceux qui savent mais se taisent pour tirer avantages indirects.

Ces années, Biram a tissé des contacts avec le monde libre le plus actif, avec des associations, des hommes politique partis et de simples citoyens individuels, disposés à connaître la vérité et à s'activer comme ils peuvent. Quand il était arrivé, il n'avait meme pas 1 centime en poche, armé de son énorme volonté énorme et l'immense envie de communiquer au monde libre qu'en Mauritanie, et pas seulement dans ce pays africain, il y a une minorité à la peau plus claire qui réduit en esclavage, vend, prête, viole et offre des esclaves, encore aujourd'hui en l'an 2000, à 5 heures de vol de chez nous.

Biram a remporté trois prix Internationaux et, le 21 juin prochain, il courra à la Présidentielle en Mauritanie. Il ne l'a pas choisi lui-meme, c'est nous, les défenseurs des droits et de la liberté, qui l'avons voulu. Aujourd'hui, tu es associée et fondatrice de la Section Italienne d'IRA Mauritanie. De quoi s'occupe la section et quels objectifs entend-elle atteindre?

L'IRA Mauritanie est née là-bas en Mauritanie mais il a ouvert différentes Sections en Occident et aux États-Unis. Aujourd'hui le bureau Italien d'IRA Mauritanie, que j'ai créé ensemble avec d'autres concitoyens actifs dans le Troisième Secteur et activistes des Droits humain droits, a un Président mauritanien bien qu'il n'y ait pas beaucoup de Mauritaniens en Italie; Je suis Vice-présidente. Le Bureau fait surtout une oeuvre de sensibilisation avant tout, extrêmement nécessaire du moment qu'en Europe, et surtout en Italie, on ignore complètement le fait qu'aujourd'hui on puisse naître encore esclaves. Nous ne sommes pas nombreux mais nous avons beaucoup de courage et nous réussissons dans notre but de dénonciation d'un phénomène horrible comme celui-là que l'IRA Mauritanie de Biram combat dans le monde. Nous visons à "disparaître le plus tôt possible", dans le sens que nous espérons que, d'ici peu, il y n'ait plus de besoin que personne qui, ici ou ailleurs, oeuvre pour l'abolition de l'esclavage. Entre-temps nous continuons à suivre les actions de paix et de liberté que tant jeunes garçons et filles, hommes et femmes, enfants et aussi personnes âgées, continuent de mener, risquant chaque jour leur propre vie.

Yacoub, en tant qu'activiste des Droits humains en Mauritanie, tu as fondé le Comité de Paix de l'IRA. Peux-tu nous parler de ton engagement en Italie et en Afrique?

Avant Biram et de l'IRA, en Mauritanie, personne n'avait osé parler de droits humains violés, et encore moins de lutte contre l'esclavage. Avant Biram, pratiquement rien de ce qui démocratie, était permis aux noirs de la Mauritanie, majorité écrasante de la population. Il n'était meme pas donné de savoir quels étaient les droits humains et comment faire pour les faire respecter. Nous les jeunes, on rêvait que quelqu'un pusse nous guider de manière pacifique, à la découverte de la liberté. La Mauritanie avait et a besoin de Biram Abeid et de ce mouvement de paix, qui donne l'espoir, non seulement aux victimes de l'esclavage par descendance matriarcale (et les femmes, chez nous, font beaucoup d'enfants) mais aussi aux nombreux justes qui cherchent la justice sans faire la guerre.

L'union fait la force! Nous, les activistes d'IRA Mauritanie, sommes en train de montrer justement cela, sans moyens, sans aucun financement mais seulement avec la volonté d'agir pour notre bien commun, parce que la liberté est vraiment telle si c'est tout le monde qui en dispose. Voilà! C'est ça notre Mouvement, voici comment a fonctionné le Comité de Paix de l'IRA que j'ai créé avec d'autres jeunes amis activistes, qui m'accompagnent, depuis le début. Actuellement, je suis en Italie, mais je continue à travailler pour la Liberté, quand bien meme avec des méthodologies différentes que j'expérimente depuis trois mois. Avec ma compagne d'action qu'est ma femme, Ivana Dama, j'ai divers projets pour continuer à lutter, au  nom de l'amour qui a fait que nous nous sommes rencontrés en Afrique, et qui nous tient toujours unis.

Beaucoup de gens vous considèrent un couple célèbre. Des sites arabes parlent de votre union comme "Premier mariage entre deux activistes des Droits humain en Mauritanie". Qu'est-ce que ça vous fait toute cette attention et en quelle mesure votre exemple peut aider la Mauritanie à sortir de cet état d'inégalité sociale?

Nous ne sommes pas en quête de notoriété mais nous sommes disposés à raconter notre histoire, pour un but bien défini: la dénonciation de l'esclavage qui sévit en Mauritanie: terre que nous avons baptisée comme le pays de l'Esclavage moderne, où qui nait noir est destiné à avoir un patron pour toute son existence, et qui aura droit de vie ou de mort sur lui et ses fils de mères noires Haratine. L'amour triomphe sur tout et, si le nôtre peut contribuer à la fin de ce phénomène inhumain et dégradant, vive la "célébrité" en Afrique comme partout ailleurs.

Beaucoup de jeunes mauritaniens en ont marre des injustices. À quel point est la mobilisation locale et qu'est-ce qui est prévu dans l'avenir?

Les jeunes, et non seulement eux, sont fatigués de subir et ils en marre du silence. Ils ont envie de bouger et ils sont en train de le faire avec énorme courage et détermination; la même détermination qui a permis à  Biram, à moi et à quelques frères activistes de l'IRA de résister à la torture et à la prison en 2012, quand nous fûmes arrêtés arbitrairement par le gouvernement arbitrairement pendant 5 mois, parce qu'activistes de la liberté. On ne s'arrêtera pas et, au-delà de la victoire de Biram à la présidentielle pour une vraie nouvelle Mauritanie de paix et liberté, on continuera afin que le Mouvement soit reconnu et croisse dans le monde entier, portant la lumière, l'espoir et les droits, non seulement en Afrique mais partout où il y en a besoin. Merci pour cet échange et Vive la liberté et le courage de l'action!

Est-ce que cet apartheid du nouveau millénaire a favorisé l'immigration de beaucoup de jeunes vers l'Italie?

En Afrique noire, celle que je connais et que j'ai vécue, les violations des droits fondamentaux ont toujours été à l'ordre du jour et le "mythe" de l'occidente remonte au boum des moyens de communication. Aujourd'hui, avec Internet, les jeunes de l'Afrique aussi sont disposés à risquer la vie pour un rêve qui cependant se brise presque toujours, une fois arrivé en occident. En vérité, nous de l'IRA Mauritanie, cerchons à rendre les jeunes conscients. Nous cherchons à leur communiquer la vérité et nous misons sur leur engagement dans le pays, pour l'abolition de l'esclavage. En Italie, en particulier, la diaspora mauritanienne n'est pas très nombreuse mais elle l'est dans les pays francophones, surtout en France, Belgique et Suisse française. Outre-mer au contraire, beaucoup de mauritaniens se concentrent aux USA et au Canada.

La communauté mauritanienne d'Italie est-elle bien intégrée?

Dans le nord elle l'est assez; Les Mauritaniens bossent dans le secteur manufacturier où elle résiste ou comme ouvriers en usine. Mais avec la crise économique, là-bas aussi, on a du mal là à avoir une situation stable. Comme Présidente d'IRA Italie, d'ici peu, je serai parmi eux pour chercher à comprendre certains détails concernant les conditions respectives des migrants dans notre pays; je les informerai personnellement de nos projets et de la candidature de Biram Abeid.

Tous les approfondissements sur les activités d'IRA ITALIA peuvent se trouver

sur la page Facebook de la section: IRA Mauritania - Sezione Italia

Tél: 0039 – 3475083489- E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Valentina Cavaliere

Qu'importe?

La Direction générale des Douanes informe que le décret n° 2001-72 du 26 janvier 2001 relatif à l’importation des véhicules, cycles et cyclomoteurs usagés a été modifié par celui n° 2012-444 du 12 avril 2012.

altLa Direction générale des Douanes informe que le décret n° 2001-72 du 26 janvier 2001 relatif à l’importation des véhicules, cycles et cyclomoteurs usagés a été modifié par celui n° 2012-444 du 12 avril 2012.

Aux termes des nouvelles dispositions réglementaires, l’importation au Sénégal, des véhicules automobiles, cycles et cyclomoteurs usagés ci-après, est interdite sur l’ensemble du territoire:

■ Véhicules de tourisme de plus de huit (08) ans d’âge;

■ Véhicules utilitaires légers de 3,5 tonnes de poids total à charge (PTAC) ou moins, âgés de plus de huit (08) ans;

■ Véhicules conçus pour le transport des personnes, comportant un nombre de places assises au moins égales à sept (07) et dont l’âge est supérieur à huit (08) ans;

■ Véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes de PTAC et dont l’âge est supérieur à dix (10) ans;

■ Cycles et cyclomoteurs usagés d’une cylindrée n’excédant pas 50 cm3.

C'est... "peau" d'assumer sa diversité!

Atteinte de vitiligo, elle a décidé de ne pas se camoufler, jusqu'à devenir mannequin...

altChantelle Brown Young est particulière dans le monde de la mode. A l'aise face à l'objectif, elle accepte sa différence, qui s'est d'ailleurs muée en atout. Sa peau est dépigmentée de manière inégale sur tout le corps. Cette maladie, c'est le vitiligo, la même que Michael Jackson. Sauf qu'elle, elle l'a acceptée et ne s'en cache pas.

La jeune fille de 19 ans admet pourtant avoir connu une enfance douloureuse. Surnommée le «zèbre» par ses camarades de jeux, elle a tant souffert que des pensées suicidaires lui ont traversé l'esprit. Heureusement, Chantelle a décidé de prendre sa vie en main.

alt"J'ai accepté la manière dont Dieu m'a créée: originale! Je suis telle que je dois l'être", clame-t-elle sur les réseaux sociaux. Et en quittant le Canada pour la Californie, elle est devenue l'un des mannequins les plus prometteurs des Etats-Unis.

Moins de 1% de la population mondiale est atteinte de vitiligo. Les causes de cette maladie échappent encore aux scientifiques et les traitements sont inexistants. Tout comme le mannequin albinos, Shaun Ross, Chantelle Brown Young est un bel exemple de réussite.

Porte-drapeau de la «communauté» vitiligo, elle est une source d'inspiration pour toutes celles et ceux qui ont été moqués et brimés à cause de leurs différences.