Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Innovation est féminin! 

Elles étaient trois en lice pour le prix Cartier Women's Initiative 2014 dans la catégorie Afrique subsaharienne: Achenyo Idachaba (Nigeria), Amy de Castro (Afrique du Sud) et Winnifred Selby (Ghana).

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Elles étaient trois en lice pour le prix Cartier Women's Initiative 2014 dans la catégorie Afrique subsaharienne: Achenyo Idachaba (Nigeria), Amy de Castro (Afrique du Sud) et Winnifred Selby (Ghana). C'est finalement Achenyo Idachaba du Nigéria, 46 ans, qui l'a remporté pour son entreprise MitiMeth, spécialisée dans la production d'accessoires pour la maison en jacinthe d’eau tressée.

Seule représentante du continent dans la catégorie Afrique du Nord & Moyen-Orient, l'Égyptienne Mariam Hazem, 23 ans, s'est imposée avec Reform Studio, une société qui recycle des sacs plastiques pour en faire des objets design.

Remis le 16 octobre, en marge du Women's Forum 2014 de Deauville (France), le Prix Cartier Women's Initiative récompense des femmes entrepreneures aux projets innovants – une par grande région du monde.

Les lauréates remportent ainsi une année d’accompagnement personnalisé et 20.000 dollars.

"Le prix récompense des entrepreneures qui partagent une communauté d’esprit : le désir de créer de meilleures conditions économiques et sociales. Leurs entreprises sont fondées sur l’innovation, la passion et la générosité et nous les félicitons pour ce qu’elles accomplissent", a déclaré Stanislas de Quercize, président & CEO de Cartier International.

Prix pris à tout pris! 

L'ancien Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a reçu vendredi 16 octobre, lors d'une cérémonie à Genève, le Prix de la Fondation décerné à des personnalités dont les actions ont eu un écho international. 

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L'ancien Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a reçu vendredi 16 octobre, lors d'une cérémonie à Genève, le Prix de la Fondation décerné à des personnalités dont les actions ont eu un écho international. "Le Conseil du forum de Crans Montana a attribué le Prix de la Fondation 2014 à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, Gjorge Ivanov, président de la Macédoine, Bakir Izetbegovic, président du collège présidentiel de Bosnie-Herzégovine et Aminata Touré, ancien Premier ministre du Sénégal", selon un communiqué reçu à l'APS.

Le Prix de la Fondation a été également décerné à titre posthume à Hervé Gourdel, guide de montagne, assassiné récemment en Algérie.

Décerné depuis 1989, le Prix de la Fondation "unit les grands acteurs modernes de la paix, de la liberté et de la démocratie. Il présente une caractéristique essentielle : on y est nommé de son vivant bien que certains martyrs, inséparables de notre grande histoire du monde, y aient été admis à titre posthume. Il regroupe des hommes et des femmes aux mérites éminents, issus de tous les domaines de la responsabilité sociétale qui ont en commun d'avoir lutté pour le respect des valeurs fondamentales de la démocratie et le désir ardent de créer un monde meilleur. Le Prix de la Fondation, compte tenu de sa très forte valeur symbolique, est décerné, non seulement comme la reconnaissance d'une œuvre accomplie, mais aussi, quelques fois, comme un encouragement solennel, un viatique, à l'occasion d'un combat entrepris pour les mêmes idéaux", explique le texte. 

Parmi les récipiendaires, il y a Michael Gorbachev, l'Abbé Pierre, Benazir Bhutto, Aung Sun Suu Kyi, Michelle Bachelet, le révérend Jessy Jackson, le juge Balthazar Garson.

Son mérite se... voit! 

Jacob Gwenanguruwe n'est pas un enseignant comme les autres : il est aveugle. "Quand les élèves sont dissipés, je reconnais leurs voix et je peux identifier ceux qui font du bruit. Et ça, ça les étonne", raconte-t-il. 

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C'est l'heure de la pause au lycée Entumbane de Bulawayo, au Zimbabwe, et Jacob Gwenanguruwe, 34 ans, m'invite à faire une petite promenade avec lui sous le soleil chaud et hivernal. À nous voir marcher côte à côte, impossible de remarquer que l'un d'entre nous est handicapé visuel.

Jacob a perdu l'usage d'un oeil en 1985, à cause de complications dues à la rougeole. Puis, à l'âge de 16 ans, il est devenu complètement aveugle. Dix ans plus tard, en 2006, il a décidé de devenir enseignant et s'est inscrit dans un établissement de formation, le Hillside Teachers' College.

"Quand j'ai commencé à enseigner l'anglais en 2008, nombreux étaient ceux qui s'étonnaient de voir un enseignant avec un handicap. La directrice n'était pas très chaude pour m'employer. Je lui ai expliqué qu'avec ma voix, je pourrais m'adresser aux enfants de la même manière que tout autre enseignant ", explique Jacob. 

Après 18 ans, les oreilles de Jacob sont devenues ses yeux. Pour l'aider dans son travail quotidien, un assistant aide Jacob à écrire au tableau, à donner des exercices par écrit et à corriger les élèves. Mais c'est Jacob qui enseigne aux étudiants. Il prend un papier écrit en braille pour expliquer sa méthode.

"Quand mon assistant me lit le travail écrit de mes étudiants, je prends des notes sur la progression de l'élève, je garde ainsi un résumé de leur travail. Toutes les notes sont ici, je peux savoir ainsi qui travaille bien et qui doit faire des efforts", raconte-t-il.

Tout en marchant avec lui, je suis fasciné par la manière dont il salue les étudiants et les enseignants qu'il croise par leur nom. Après 18 ans, les oreilles de Jacob sont devenues ses yeux.

"J'ai appris à identifier les personnes par leur voix et j'y arrive très bien. Quand les élèves sont dissipés, je reconnais leurs voix et je peux identifier ceux qui font du bruit. C'est ça qui les étonne. En encourageant tous les étudiants à participer, j'ai appris à connaître leur voix."

Deux élèves nous croisent et saluent Jacob. Il me les présente.

"Nous aimons ses leçons car il est un bon prof et je le comprends. Nous allons même le chercher dans la salle des profs quand il doit nous donner cours. Il est comme les autres profs et nous l'admirons pour ça. Certains autres élèves n'ont pas de professeurs et nous avons de la chance d'avoir un professeur d'anglais", témoigne Andile. 

Linda, l'autre élève, ajoute : "Certains d'entre nous aiment faire le cirque ou quitter la classe, dans ce cas nous sommes ses yeux et il sait qui se comporte mal en classe."

Jacob déplore l'attitude de sa communauté envers l'école locale. "Les gens ici sont sceptiques en ce qui concerne l'école et les normes de l'éducation, et ils envoient leurs enfants dans des écoles situées ailleurs. Ces parents peuvent se permettre de meilleures écoles. Toutefois, nous sommes en train d'améliorer le niveau de notre éducation", assure-t-il.

"En 2013, j'ai enseigné une classe de niveau O [dont les élèves ont environ 16 ans, NDLR] et nous avons eu un taux de réussite de 60 %, ce qui est mieux que le taux de 55 % que nous avions atteint l'année d'avant", confie-t-il avec un petit sourire de satisfaction et le sens du travail bien fait. 

Radio Netherland Worlwide

Tous fiers! 

L'énergie et la persévérance d'une journaliste congolaise viennent d'être récompensées en Espagne. Caddy Adzuba, journaliste à la radio Okapi, vient de remporter le prix «Principe de Asturias» (Prince des Asturies) pour la paix.

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L'énergie et la persévérance d'une journaliste congolaise viennent d'être récompensées en Espagne. Caddy Adzuba, journaliste à la radio Okapi, vient de remporter le prix «Principe de Asturias» (Prince des Asturies) pour la paix. A la tête de plusieurs ONG, cette journaliste a produit de nombreux reportages sur les violences sexuelles en République Démocratique du Congo et tente de faire changer les choses.

 

Ce qui est certain, "Seck" il le mérite! 

Ibrahima Seck, militant et pionnier de l'organique du Sénégal , a reçu la Médaille d'argent OWA. La société allemande d'alimentation organique Rapunzel Naturkost et la Fédération internationale des Mouvements de l'agriculture organique (IFOAM) ont pour la 4ème fois rendu hommage avec le Prix international One World à des personnes, des projets et des idées innovantes qui font du monde un endroit plus juste et meilleur grâce leur impact écologique, économique et social positif.

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Ibrahima Seck, militant et pionnier de l'organique du Sénégal , a reçu la Médaille d'argent OWA. La société allemande d'alimentation organique Rapunzel Naturkost et la Fédération internationale des Mouvements de l'agriculture organique (IFOAM) ont pour la 4ème fois rendu hommage avec le Prix international One World à des personnes, des projets et des idées innovantes qui font du monde un endroit plus juste et meilleur grâce leur impact écologique, économique et social positif. «Ibrahima Seck est l'un des pionniers de l'organique les plus importants d'Afrique. Grâce à ses extraordinaires capacités en tant qu'initiateur et coordinateur du mouvement organique au Sénégal et en Afrique de l'Ouest, il est grandement estimé et très respecté au-delà des frontières de son pays». C'est sur ces mots que le jury du prix OWA a félicité Ibrahima Seck pour avoir remporté la Médaille d'argent OWA accompagnée de 2.500 euros.

Ibrahima Seck est actif depuis de nombreuses années dans le mouvement organique africain: il est le cofondateur de l'ASPAB, la première organisation organique sénégalaise. Plus de 1 500 paysans sont aujourd'hui organisés dans l'ASPAB. Il a aussi ouvert le chemin pour le CIRPED, un institut dédié à la recherche environnementale et au développement durable qui coopère avec 25 organisations agricoles différentes. Ibrahima Seck est aussi président du PANGOC, une ONG panafricaine qui coordonne des projets de recherche en développement.

La Médaille d'or OWA de cette année a été décernée à deux lauréats: la Fédération sud-coréenne Hansalim et le Collectif d'Inde Timbaktu. D'autres Médailles d'argent OWA ont été décernées, outre Ibrahima Seck, à Biovega de Croatie, à la famille Frey du domaine viticole Demeter aux États-Unis, ainsi qu'à la scientifique et militante Professeur Rita Schwentesius d'Allemagne / Mexique. 

Prix One World Award (OWA)

Le pionnier de l'organique Joseph Wilhelm, fondateur et actionnaire responsable de Rapunzel Naturkost, a lancé en 2008 le prix international OWA. L'OWA rend hommage à des personnes, des projets et des idées innovantes qui font du monde un endroit plus juste et meilleur grâce à leur impact écologique, économique et social positif.

Le lauréat de la Médaille d'or OWA reçoit un prix en espèces de 25 000 euros et les lauréats de la Médaille d'argent OWA reçoivent chacun 2 500 euros. Les sommes sont données par Rapunzel Naturkost.

La Fédération internationale des mouvements d'agriculture organique (IFOAM) est partenaire et patronne de l'OWA. Le prix OWA est décerné tous les deux ans.

«L'albinisme comme autre nuance du normal»! 

Enfant, seuls les rayons du soleil l’inquiétaient vraiment. Mais en grandissant Thando Hopa s’est émancipée de la bienveillance familiale, s’exposant au feu des préjugés. Née à Lenasia (township indien du sud de Johannesburg), la jeune Sud-Africaine apprit tant bien que mal à vivre avec sa différence. Les moqueries sur sa peau pâle, elle les déjouait en s’entourant de couleurs vives. 

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Enfant, seuls les rayons du soleil l’inquiétaient vraiment. Mais en grandissant Thando Hopa s’est émancipée de la bienveillance familiale, s’exposant au feu des préjugés. Née à Lenasia (township indien du sud de Johannesburg), la jeune Sud-Africaine apprit tant bien que mal à vivre avec sa différence. Les moqueries sur sa peau pâle, elle les déjouait en s’entourant de couleurs vives. Dans une interview relachée au "Sowetan", Thando Hopa rappelait: «Comme il est facile d’être jeune. Je jouais au parc, mangeais des chips multicolores et j’étais passionné par les feux d’artifice».

Cela ne suffit pourtant pas à éteindre les peurs de certains. Thando avait bien conscience de la barrière que constituait cette altérité, mais cela ne l’inquiétait pas outre mesure. Ce n’est qu’alors qu'elle était à la fac, qu’elle put mettre un nom sur son originalité épidermique grâce à un médecin: elle était albinos. Même si cette maladie génétique contrariait le développement de ses rétines, l'empêchant de lire les petits caractères, l’étudiante en droit réussit tout de même à devenir avocate.

Quand le couturier Gert-Johan Cotzee lui propose de poser devant son appareil photo, Hopa hésite. Elle n’avait jamais visé d’autres objectifs que ceux de la justice. Sur les conseils de sa sœur, elle accepte finalement de faire quelques pas sur le podium, pour suivre les traces de Refilwe Modizelle, un mannequin albinos de Soweto. C’était, semble-t-il, une bonne manière de lutter contre la discrimination et les superstitions qui frappent les Albinos. 

Comme Thando Hopa, un Sud-Africain sur 4.000 vient au monde albinos. Le fait qu’il arrive qu'un enfant blanc naisse de parents noirs est une singularité qui intrigue même au sein de la nation Arc-en-ciel.

Quand certains font tout pour éviter les porteurs de ce «trouble génétique» qu’ils considèrent comme contagieux, d’autres au contraire vont meme jusqu'à lui prêter des vertus thérapeutiques. Ce sont des croyances qui conduisent parfois ces derniers à tuer, afin d’utiliser ou de vendre les parties du corps des «noirs blancs».

C’est pour lutter contre de telles idées reçues que Thando Hopa et Gert-Johan Cotzee cherchent à mettre en lumière la condition des albinos et expliquer leur différence.

«J’ai fait des interviews fascinantes avec Al Jazeera, UK Grazia et The Guardian, mais ce que j’ai le plus apprécié, c’était parler à des conférences locales pour informer les gens sur l’albinisme", raconte la mannequin, qui résume ainsi son ambition: "Si on ne voit pas d’exemples positifs, on se vautre facilement dans l’autodénigrement. J’espère participer à faire des albinos une autre nuance du normal».

Fatou Ndèye Seck Wade

France à fric? 

L'athlète ivoirienne Suzanne Kragbé, médaillée d'or au lancer du disque des Jeux de la Francophonie 2013, évoluant à Blagnac, France, marche fort en ce moment. Classée 2ème meilleure athlète de sa discipline, elle est très courtisée par les dirigeants français en vue du championnat du monde 2015 d'athlétisme.

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L'athlète ivoirienne Suzanne Kragbé, médaillée d'or au lancer du disque des Jeux de la Francophonie 2013, évoluant à Blagnac, France, marche fort en ce moment. Classée 2ème meilleure athlète de sa discipline, elle est très courtisée par les dirigeants français en vue du championnat du monde 2015 d'athlétisme. L'information a été livrée par l'ex-secrétaire général de la Fédération Ivoirienne d'Athlétisme, Charles Haroun.

"C'est une athlète talentueuse. Elle a tout ramassé, notamment le championnat d'Afrique, le record de Côte d'Ivoire, la médaille d'or de Jeux de la Francophonie. Elle avait le record de la Côte d'Ivoire au moment où se déroulait le championnat d'Afrique. Mais elle n'y avait pas été parce qu'elle n'avait pas de visa ", a déploré Charles Haroun avant de révéler que l'athlète a entrepris des démarches en vue de régulariser sa situation en France.

"Je sais que Suzanne Kragbé, par l'intermédiaire de son avocat, a entrepris des démarches pour régulariser sa situation. J'ai lu le document envoyé par le président du club de Blagnac à la Préfecture". Et il y a une phrase qui dit ceci: " J'espère que, monsieur le préfet, vous donnerez gain de cause parce que Suzanne Kragbé pourrait être la deuxième française au championnat du monde de Pékin, en 2015. C'est bien clair", a-t-il souligné.

Et l'ex-secrétaire général de la FIA de préciser: "Suzanne Kragbé n'est pas demandeuse de nationalité. Elle entend rester ivoirienne. Je ne suis envoyé par personne pour faire cette conférence de presse. C'est une initiative personnelle pour attirer l'attention des gens".

Voilà qui est donc clair. Si rien n'est fait, la Côte d'Ivoire pourrait perdre une grande athlète qui n'a besoin que de 1000 euros (650.000 CFA) par mois jusqu'aux JO 2016 pour se préparer.

Espérons que Suzanne Kragbé ne cédera pas à la tentation de changer de nationalité car elle peut valoir des médailles à la Côte d'Ivoire aux prochains Championnats du monde d'athlétisme. 

Bien sur, on pourrait encore parler de "France à fric" mais plus que de la France, tout dépend réellement de la Cote d'Ivoire! Si on n'est meme pas "capables" d'assurer 1000 euros par mois à une athlète capable d'assurer une médaille... alors-là, c'est pas la peine! (Suzanne, si c'est comme ça... faut te chercher oh!).