Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Diouf.. Papable?

a franchi le pas. L'ancien de l'OM (de 2005 à 2009), 62 ans, sera bien candidat à la mairie de Marseille. Pape Diouf entend mener une tête de liste «d'ouverture et de rassemblement» à Marseille.

a franchi le pas. L'ancien de l'OM (de 2005 à 2009), 62 ans, sera bien candidat à la mairie de Marseille. Il présente une liste «d'ouverture et de rassemblement» composée de personnalités de droite comme de gauche, d'élus du comme Christophe Madrolle et Jean-Luc Bennahmias, de membres de la société civile ou du collectif citoyen «Le Sursaut», qui milite pour une alternative «aux deux blocs qui gouvernent la ville depuis des décennies».

«Je suis candidat après une mûre réflexion, ce n'est pas une mince entreprise que de convoiter le fauteuil municipal», a-t-il déclaré à des journalistes à l'aéroport, où il venait d'atterrir en provenance de Paris. «Ce rassemblement me paraît nécessaire, car cette ville a véritablement besoin d'être rénovée. Elle me semble mériter autre chose que cette image de violence et de pauvreté qui lui colle à la peau. Quand on a la conviction que la donne peut changer, oui je crois que c'est un devoir que de s'y coller, a-t-il poursuivi. Je ne cherche pas à prendre des voix ni aux uns ni aux autres, la seule chose qui m'importe aujourd'hui, c'est de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière, de redonner à Marseille sa place».

Au regard de sa présence ces derniers mois sur le terrain, l'annonce de cette candidature n'a rien d'une surprise. Diouf était d'ailleurs très courtisé, notamment par la gauche. Dans une interview accordée au «Parisien» - «Aujourd'hui en France», en novembre 2013, il avait cependant qualifié Patrick Mennucci, le candidat socialiste, «d'homme d'appareil». «Et quand on est un homme d’appareil, on peut être phagocyté par une idéologie ou entravé par la ligne du parti… Autant de contraintes dont, moi, je veux m’exonérer», avait-il expliqué.

Il n'était pas plus tendre non plus avec le maire actuel. «En dépit de la courtoisie qui gouverne nos relations, je dirais que Jean-Claude Gaudin (ndlr : UMP) incarne une forme de conservatisme. Après trois mandats, il n’a pas transformé la ville en profondeur, comme elle en aurait eu besoin», avait-il dénoncé.

Diouf avait à l'époque entretenu le suspense.
Très demandé par «Le Sursaut», collectif qui regroupe des associatifs (Collectif du 1er juin, des quartiers populaires…), des militants et des élus en rupture de ban venus du PS, d’EELV et du MoDem, l'ancien agent de footballeurs avait avoué que «les positions défendues par ce collectif rejoignent bien souvent les miennes».

«Je suis un citoyen qui observe les problèmes de sa ville, avait-il confié. Et pour l’instant, l’analyse qui a été faite de Marseille par la classe politique ne me convient pas. Ne mettre en avant que la violence me paraît réducteur. Marseille est d’abord secouée par un vrai problème social qu’on ne résoudra pas avec des mesures uniquement sécuritaires». Désormais candidat, à lui de proposer ses solutions pour la cité phocéenne.

L'entrée en lice de Pape Diouf ne suscite pas l'enthousiasme au Front de gauche. Ce dernier a mené des négociations avec l'ancien président de l'OM, en vain. Il ne participera pas à l'aventure. Son chef de file, le communiste Jean-Marc Coppola, s'est interrogé sur «le sens d'un regroupement si hétéroclite. Au Front de gauche, nous ne croyons pas en l'homme ou la femme providentiels», dit-il.

L'UMP, elle, s'est immédiatement réjouie de cette annonce. «Alors que la gauche marseillaise s'était présentée unie en 2008, elle est cette fois-ci émiettée, fragmentée, explosée ! Comment Patrick Mennucci, qui n'arrive pas à réunir son camp, pourrait-il prétendre rassembler les Marseillais?» a réagi Yves Moraine, porte-parole du maire sortant, le sénateur Jean-Claude Gaudin, à la tête de la ville depuis 1995.

Voici Kouassi!

Olivia Marie Désirée Kouassi (24 ans) est une jeune fashion-blogger italienne, née en Côted'Ivoire, qui vit dans la province de Varèse, sur le lac Majeur. "Moi et mes confessions" est le nom de son blog et de sa chaîne YouTube où «je partage des conseils de mode et certains aspects de ma vie».

alt"Moi et mes confessions" c'est  blog et YouTube, n'est-ce pas?
Oui, mon blog est né pour partager ma passion pour la mode et aussi un peu de ma vie. La chaîne YouTube, je l'ai au contraire créé, il y a 2 ans de cela et, outre à être un moyen pour raconter ma passion pour la mode et tout ce qui fait tendance, il a aussi un autre but et une autre histoire.

Ah, oui? C'est-à-dire?
Un soir, je cherchais sur le web un maquillage particulier pour un événement spécial et, à ce moment-là, j'ai réalisé que les chaînes dédiées au maquillage pour les filles noires étaient tous en anglais. C'est alors que je me suis décidé et j'ai essayé de me jeter moi aussi dans le monde du "tutorial". Je ne l'ai pas fait pour moi, mais pour tous ces jeunes femmes filles qui ne parlent pas bien l'anglais et ont besoin de conseils sur quel fond de teint utiliser pour leur peau.

Et quelle a été l'évolution des résultats de ton initiative?
Le web m'a tout de suite donné raison. Dès le début, j'ai reçu le  soutien de nombreuses filles d'immigrés ou adoptées, qui ne mâchent pas l'anglais. Je suis conscient qu'il y a beaucoup d'autres chaînes sur YouTube plus belles et professionnelles, mais à ma petite façon, je me sens utile. Par exemple, ces jours-ci, j'ai été contactée par une fille d'origine brésilienne adoptée par une famille italienne, qui voulait des conseils sur le traitement des cheveux crépus.

Comment est-ce que ça se passe la conduction de ton activité?
Je n'utilise pas un langage pro ou des techniques sophistiquées; en fait , je suis moi-même les chaines d'autres filles et ce que j'apprends, je le repropose dans mon style sur mon blog. En somme, j'ai transformé mon besoin en une passion à partager.

Y a-t-il des difficultés particulières que tu rencontres?
La recherche du bon fond idéal  est la chose la plus difficile pour nous, les filles noires. En effet, il n'y a pas beaucoup de marques cosmétiques qui accordent une attention à la pigmentation comme la mienne. En effet, avant même de proposer un produit dans ma vidéo, je fais une étude approfondie et je l'essaie aussi sur moi.

Tu ne t'occupes pas seulement de maquillage, tu fais aussi la fashion-blogger...
Oui dernièrement, je suis plus dédiée à la mode. Pratiquement je partage avec les internautes mes derniers achats de vêtements. Et je dois dire que pour ce genre de "tutorial" de mode, il y a beaucoup de filles italiennes qui me suivent.

Et qu'est-ce qu'en pense ta famille dans tout ça?
C'est une passion qui a impliqué toute la famille. Je demandais à ma sœur de m'aider avec le tournage et, à la fin, elle  aussi a créé sa chaîne dédiée à la mode.

Quel est ton engagement dans cette activité?
En moyenne, j'essaie de faire au moins deux vidéos par mois, mais je n'y parviens pas toujours. Ce n'est pas mon job et je ne bosse pour aucune boite cosmétique".

Tes projets pour le futur?
Actuellement, je fais des boulots à la sauvette mais je médite de m'inscrire à un cours de couture; je suis fascinée par la manière dont nait un habit. J'aimerais bien vivre un jour dans une grande ville, continuant à cultiver ma passion.

Samia Oursana

Charme inoubLiyable!

Liya Kebede est belle, très belle. Elle est mannequin et une actrice éthiopienne mondialement connue. Elle a réalisé un parcours sans faute.

altElle est née le 3 janvier 1978 à Addis-Abeba. Liya a été repérée à la sortie du Lycée franco-éthiopien Guébré-Mariam par un réalisateur. Très vite, grâce à un agent français, elle perce à Paris puis à New York.

En 2000, Tom Ford lui demande de participer à son défilé Automne/Hiver pour la marque Gucci. Sa carrière est lancée.

En 2001, elle défile à New York, Milan et Paris pour Donna Karan, Dolce & Gabbana, Chanel, Chloé, Carolina Herrera et d’autres.

En 2002, elle fait la une du Vogue Paris de mai. Elle enchaine les campagnes publicitaires de Gap, Emmanuel Ungaro, Tommy Hilfiger et Victoria’s Secret.

En 2003, elle devient le nouveau visage de la marque de cosmétiques Estée Lauder aux côtés de Carolyn Murphy. Elle est la première femme noire à poser pour cette marque aux États-Unis.

Elle réalise aussi son rêve en devenant actrice. En 2005, Liya Kebede est à l’affiche de son premier film : " Lord of War" d’Andrew Nicco (Bienvenue à Gattaca), dans lequel elle incarne le personnage de Faith face à Nicolas Cage.

En 2006, Liya est nommée Ambassadrice de bonne volonté par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour la santé maternelle, néonatale et infantile. Il est vrai qu’elle est très active à la tête de sa propre fondation, Liya Kebede Foundation, qui vient en aide aux femmes du tiers-monde durant leur grossesse et jusqu’à leur accouchement.

«En Afrique, on grandit entouré de pauvreté et par conséquent, on a toujours envie de faire quelque chose. Cela ne m’a jamais quitté. Quand je suis arrivée en Amérique, je me suis rendue compte que les femmes ne mourraient pas en couche comme chez moi et cela m’a surprise. Je suis une Ethiopienne qui a accouché à New York et je me suis rendue compte de ce que cela pouvait être de ne pas avoir la chance de donner la vie dans les meilleures conditions possibles».

Toujours en 2006, elle joue dans Raisons d’Etat réalisé par Robert de Niro, avec aussi Matt Damon et Angelina Jolie.

En 2007,  le magazine Forbes estime son revenu annuel à 3 millions USD.

En 2010, elle a l’honneur d’apparaitre dans le fameux classement des 100 personnalités les plus influentes au monde du "Time" magazine.

En 2009, elle tourne son 3ème film – "Fleur du Désert" -, qui lui vaudra le prestigieux Trophée Chopard 2010. Un film de Sherry Hormann inspiré de la vie de l’ancien top model somalien Waris Dirie. En 2011, elle devient la nouvelle égérie de la marque de cosmétiques L’Oréal.

Mannequin, et actrice, Liya Kebede a aussi réussi sa vie sentimentale. Elle est mariée depuis 2000 avec Kassy Kebede, avec qui elle a deux enfants. Elle l’a rencontré lors d’un voyage en Ethiopie. Kassy Kebede est un entrepreneur de 20 ans son aîné. Ils ont deux filles, Suhul et Raee.

Mais cette femme est une vraie touche à tout. Elle a aussi lancé en 2007 sa propre collection Lemlem pour femmes et enfants. Et elle défend avec conviction le textile «made in Ethiopia»: «Je suis bien placée pour les aider à exporter leurs produits vers l’Occident, ce qui leur permet d’avoir une indépendance économique, de s’occuper de leurs familles et de pouvoir même scolariser leurs enfants. J’espère ainsi briser ce cercle de la pauvreté tout en montrant aux Occidentaux que les Africains réalisent des produits de qualité dans les délais impartis, et qu’ils peuvent aller investir dans nos pays afin de contribuer à leur développement. C’est un message d’espoir».

Filmographie
2005 : Lord of War d’Andrew Niccol : Faith
2006 : Raisons d’État (The Good Shepherd) de Robert De Niro : Miriam
2009 : Fleur du désert de Sherry Hormann : Waris Dirie5
2011 : Or noir de Jean-Jacques Annaud : Aicha
2012 : Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat : Reine Paya
2012 : Le Capital de Costa-Gavras : Nassim

Signes divers :
Taille : 1.78m
Mensurations : 82-59-88cm

Sur le web :
Son site officiel : www.liyakebede.com. Son Twitter : https://twitter.com/liyakebede

Homme à la baguette... magique?

460 000 baguettes par jour! Laïd Benamor, patron de son groupe qui porte son nom est bien le roi du pain l’algérien. Une belle réussite pour ce Pdg de 47 ans.

altLe groupe Benamor est le leader algérien de la transformation de céréales. Il réalise un chiffre d’affaires de près de 200 millions. Ses usines sont basées à Corso Tahtani (25 km à l’est d’Alger, dans la wilaya de Boumerdès. Le groupe dispose aussi d’une conserverie spécialisée dans la production de la tomate concentrée sous plusieurs formes.

Le groupe a été fondé par son père en 1984, et président du Comité interprofessionnel des céréales. Il fait vivre aujourd’hui 2 000 salariés et le chiffre d’affaires est passé en dix ans de 3 milliards à 20 milliards de dinars (de 27 millions à plus de 180 millions d’euros).

Il est implanté aussi historiquement sur le site de Guelma.

Le site industriel de Corso était à l’arrêt depuis plusieurs années. Il a été rénové en 2012 avec des équipements inédits en Algérie – notamment les fours, achetés à la PME française Mecatherm pour 10 millions d’euros, pour deux lignes de production de baguettes et une de pains spéciaux.

« Ce projet créera près de 800 emplois au cours des deux prochaines années », précise Laïd Benamor. À Corso, nous contrôlons la totalité du circuit de fabrication, de la matière première à la distribution, puisque nous transformons notre propre farine »

Aujourd’hui,  Laïd Benamor a d’autres projets : « Nous comptons créer une franchise en installant nos propres points de vente ou en travaillant avec les boulangeries existantes. Les prix des pains spéciaux et des viennoiseries ne sont pas plafonnés. Le boulanger pourra donc faire davantage de profit sur la vente, par exemple, de sandwichs à forte valeur marchande".

Selon l’Union nationale des Boulangers, 38 millions d’Algériens consomment 49 millions de baguettes par jour. Soit à peu près autant que la France et ses 65 millions d’habitants !

Il reconnaît qu’il a pu investir facilement en Algérie : « À Paris, où je voulais ouvrir un bar à couscous, les démarches administratives ont été un vrai parcours du combattant. Plus de quatre mois pour avoir toutes les autorisations ! Jamais je n’ai attendu autant en Algérie. Nous avons obtenu une concession à M’Sila en moins d’un mois et nous avons aussitôt lancé notre production de carottes, d’abricots et d’ail. »

Laïd Benamor est fier aussi des relations qu’il entretient avec le monde agricole :  "Nous avons changé nos relations avec les agriculteurs. Avant, c’étaient des relations de clientèle. Aujourd’hui, ce sont des liens de partenariat".

Laïd Benamor parle avec enthousiasme de ses futurs projets : produire de la farine.

Le groupe s’est fait une réputation mondiale. Il exporte aujourd’hui «des pâtes et du couscous vers la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et Dubaï. Nous allons doubler nos capacités pour répondre à la demande. Exporter, c’est préparer l’avenir. Nous pourrions faire encore mieux, car les Chinois ne sont plus compétitifs ».

Les perspectives sont très prometteuses :  « L’extraordinaire succès que nous rencontrons sur notre marché national est un véritable booster pour conquérir l’Europe où réside notamment une forte population très friande de nos produits. Nous sommes, de plus, animés d’une conviction profonde que nous avons un vrai rôle à jouer sur les marchés européens. De plus, nos pâtes sont désormais exportées vers l’Italie (….) Toute la gamme Benamor – tomate, harissa, semoule, couscous et pâtes – est destinée à l’exportation. Nous travaillons de plus sur des nouveautés spécialement conçues pour le marché export.

La conclusion s’impose : « Oui, je suis un entrepreneur heureux, et comment ne le serais-je pas avec un chiffre d’affaires qui progresse de 20 % à 30 % par an ? »

Qui ne le serait pas à sa place ?

La "Parivoirienne"!

Anna-Alix Koffi, 34 ans,  adore la photo, le risque et elle croit encore beaucoup au print! A 30 ans, celle qui se qualifie comme une «parivoirienne», a lancé son propre magazine photo, sans financement, sans support web et sans pub au départ!

altElle le reconnait: «Je crois que je suis un peu dingue de me lancer là-dedans!»

Off the Wall est une belle réussite. Anna-Alix Koffi cumule les postes: fondatrice-rédactrice en chef-directrice artistique. «Moi, j’ai un oeil, mais mes collaboratrices sont des puits de connaissance».

Chaque trimestre, elle imprime mille exemplaires d’un magazine qui comprend 190 pages avec à chaque fois la volonté de «révéler la photo émergente et réveiller les images méconnues».

Anna-Alix Koffi a été formée en histoire. A 22 ans et rédige son mémoire de maîtrise : « L’image de la femme dans les publicités Côte d’Ivoire entre 1956 et 1978″. La côte d’Ivoire est son pays natal qu’elle a quitté à 4 ans au décès de son père qui fournissait des meubles aux administrations.

«C’est de ma mère qui m’a élevée que je tiens mon côté battant. Elle m’a appris que tout était possible». Et elle le prouve très vite. Pendant ses études, elle est serveuse dans un hôtel quatre étoiles où elle croise régulièrement le créateur Michel Klein qui a décidé de la recruter pour la communication de sa nouvelle boutique. Alix n’a peur de rien.

Elle a choisi, finalement,  le journalisme et elle a participé en 2012 au lancement de la revue photo More. Très vite, elle a voulu le sien! Off the Wall!

«Je suis entrée dans la photo par les magazines de mode à la grande époque des top-modèles, dans les années 1990. J’aimais aussi les photos qui ressemblaient à des tableaux. J’ai commencé avec du vintage ! J’aime me demander quelle est l’histoire de l’image que je regarde. Et j’aime l’esthétisme», se souvient-elle.  

Elle s’apprête à sortir le troisième numéro dont il sait qu’il sera important économiquement pour la suite de son aventure: «Après deux numéros salués par le milieu. Je dois montrer mon sérieux avec un troisième, en espérant atteindre l’équilibre financier. J’ai fait du tapage à Paris Photo en novembre, j’ai foncé à Istanbul juste après puis à New York, et maintenant je m’arrête un peu».

Anna-Alix aime elle aussi photographier. Avec un Olympus ou via l’application smartphone Hipstamatic, elle prend les gens sur la plage. Ou une belle porte à Paris. Elle adore aussi photographier son fils de 10 ans, Paul-Kofi.

«Mais je préfère mettre les autres en avant, par respect pour leur talent. Et parce que si je m’y mets vraiment, j’y consacrerai tout mon temps et je risque de laisser tomber le magazine!».

L’artiste plasticien franco-béninois Dimitri Fagbohoun est très élogieux à son égard: «Elle me fait penser à un créateur de start-up: persévérant et impatient. C’est une "diggeuse": elle se creuse la tête pour proposer des nouveautés dans un milieu surchargé».

Anna-Alix Koffi parle le japonais depuis l’âge de 15 ans. Elle se dit  "parivoirienne", à la fois profondément parisienne et ivoirienne.  En 2014, elle a projeté de découvrir le centre et le nord de son pays natal.

«L’Afrique est cependant très présente dans Off the Wall. C’est aussi mon identité».

Mère et Maire!

Une femme à la tête de la Centrafrique! Catherine Samba-Panza est devenue, le 20 janvier 2014, le nouveau président intérimaire, dans un contexte toujours très tendu.

altCatherine Samba-Panza était maire de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Elle a été élue au second tour par le Conseil national de transition (CNT). Elle a obtenu 75 voix face à Désiré Kolingba, le fils d’un ancien chef de l’Etat, qui a obtenu 53 suffrages.

Sa tâche ne sera pas simple: elle va devoir ramener la paix dans un pays déchiré par plusieurs mois de conflits.

Catherine Samba-Panza a suivi des études de droit en France. Avant de se lancer en politique, elle a notamment travaillé pendant 25 ans dans le secteur des assurances.

Elle n’appartient ni à l’ex-Seleka ni a aucun parti. On la juge compétente et on l’espère incorruptible. Au quotidien français La Croix, elle avait confié avoir grandi sous l’influence d’un oncle diplomate.

Sa première intervention a été de dire:  «Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes. Déposez vos armes. Faites cesser la souffrance des populations" .

Catherine Samba-Panza est née le 26 juin 1956 à N’Djamena (Tchad) d’un père camerounais et d’une mère centrafricaine. Elle a grandi à Bangui où son oncle maternel, un diplomate, est son tuteur, avant d’entamer des études de droit en France. Elle est titulaire d’une licence en sciences de l’information et de la communication, ainsi qu’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenus à l’Université Panthéon-Assas.

Elle est mariée à Cyriaque Samba-Panza, un homme politique centrafricain. Ce dernier a été plusieurs fois ministre, notamment sous les présidences d’André Kolingba et de François Bozizé. Ils ont 3 enfants.

En 1990, elle revient à Bangui et intègre la filiale en Centrafrique du groupe Allianz.

Elle milite au sein de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), association spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes les autres formes de violence que les femmes centrafricaines subissent. Elle est également formatrice en droits de l’homme, au sein du programme Afrique d’Amnesty International.

En 2003, peu après le coup d’État de François Bozizé, Catherine Samba-Panza co-préside le Dialogue national,  puis est élue présidente du comité.

En mai 2013, elle est nommée maire de Bangui par le nouveau régime. La maire de Bangui n’est affiliée à aucun grand parti politique.

La nouvelle présidente de transition a la lourde  mission de ramener la paix dans un pays ravagé par les violences inter-religieuses.

Touche pas ma couche!  

Des femmes originaires des pays de l'Afrique de l'Ouest viendraient accoucher gratuitement en Grande Bretagne. Elles prendraient l'avion juste avant d'arriver à terme. Les ministres britanniques ont dévoilé les premières mesures pour subvenir au problème.

altDans les hôpitaux londoniens, on appelle le phénomène « la navette de Lagos ». Des femmes principalement originaires d'Afrique de l'Ouest prennent l'avion pour Londres dans leurs dernières semaines de leur grossesse. A l'arrivée elles sont prises en charges gratuitement par le système de santé britannique et peuvent accoucher dans les meilleures conditions.

C'est un rapport gouvernemental, repris dans la presse anglaise qui dévoile l'affaire. Selon lui, les autorités auraient arrêté pas moins de 300 de ces femmes en deux ans, et rien que dans un aéroport.

Pourtant, les compagnies aériennes ont comme règle de ne pas accepter de femmes à plus de 36 semaines de grossesse, mais elles viennent avec des mots du médecin falsifiés. Ces révélations tombent alors que le gouvernement britannique serre la vis sur ce qu'il appelle le tourisme de la santé. Selon lui, « la navette de Lagos » et ses semblables coûtent près de 100 millions d'euros par an ou de quoi payer 2 000 infirmiers.

Les ministres britanniques ont dévoilé dimanche les premières mesures pour régler le problème, et d'abord un nouveau système d'identification des patients et des services d'urgences payants pour les étrangers.