Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Les votes des potes! 

L'Isie a annoncé les résultats partiels de l'élection présidentielle, dans 7 circonscriptions, en détail. Voici ci-après les chiffres et les scores réalisés par tous les candidats.

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KEBILI 

Nombre de votants : 59.278

Nombre de suffrages exprimés : 58.501

Nombre de bulletins nuls : 728

Nombre de bulletins blancs : 531

Voici le nombre des voix obtenues par les candidats à la présidentielle, selon leur classement sur le bulletin de vote :

1- Larbi Ben Habib Nasra : 61 voix,

2- Abderrahim Ben Brahim Zouari : 43 voix,

3- Kalthoum Bent Mabrouk Kannou : 154 voix,

4- Kamel Ben Kantaoui Morjane : 128 voix,

5- Salem Ben Ammar Chaibi : 56 voix,

6- Abderrazak Ben Ali Kilani : 91 voix,

7- Mohamed Béji Caïd Essebsi : 6.991 voix,

8- Slim Ben Mohamed Riahi : 1.425 voix,

9- Abdelkader Ben Brahim Labbaoui : 106 voix,

10- Mustapha Kamel Nabli : 50 voix,

11- Ahmed Essafi Ben Brahim Said : 307 voix,

12- Yassine Ben Mouldi Chennoufi : 43 voix,

13- Ahmed Néjib Ben Abdelaziz Chebbi : 234 voix,

14- Hamouda Ben Mohamed Ben Slama : 56 voix,

15- Ali El Mouldi Ben Mohamed Chourabi : 78 voix,

16- Mohamed Ben Hassan Frikha : 85 voix,

17- Mohamed Ben Mabrouk El Hamdi : 177 voix,

18- Mokhtar Ben Mohamed Salah Mejri : 95 voix,

19- Abderraouf Ben Sadok Ayadi : 56 voix,

20- Mehrez Ben Taieb Boussayène : 39 voix,

21- Mustapha Ben Mohamed Ben Jaâfar : 221 voix,

22- Noureddine Ben Farhat Hached : 65 voix,

23- Mohamed Mondher Ben Abdelaziz Zenaidi : 86 voix,

24- Mohamed Moncef Ben Mohamed Marzouki : 45.239 voix,

25- Samir Ben Ezzeddine Abdelli : 61 voix,

26- Mohamed Hechmi El-Hamdi : 673 voix,

27- Hamma Ben Ali Hammami : 1.381 voix.

MAHDIA 

Nombre de votants : 903.101

Nombre de suffrages exprimés : 98.797

Nombre de bulletins nuls : 1.665

Nombre de bulletins blancs : 816

Voici le nombre des voix obtenues par les candidats à la présidentielle dans cette circonscription, selon leur classement sur le bulletin de vote :

1- Larbi Ben Habib Nasra : 292 voix,

2- Abderrahim Ben Brahim Zouari : 92 voix,

3- Kalthoum Bent Mabrouk Kannou : 624 voix,

4- Kamel Ben Kantaoui Morjane : 1.880 voix,

5- Salem Ben Ammar Chaibi : 160 voix,

6- Abderrazzak Ben Ali Kilani : 319 voix,

7- Mohamed Béji Caïd Essebsi : 50.836 voix,

8- Slim Ben Mohamed Riahi : 2.171 voix,

9- Abdelkader Ben Brahim Labbaoui : 181 voix,

10- Mustapha Kamel Nabli : 330 voix,

11- Ahmed Essafi Ben Brahim Said : 909 voix,

12- Yassine Ben Mouldi Chennoufi : 121 voix,

13- Ahmed Néjib Ben Abdelaziz Chebbi : 1.653 voix,

14- Hamouda Ben Mohamed Ben Slama : 219 voix,

15- Ali El Mouldi Ben Mohamed Chourabi : 135 voix,

16- Mohamed Ben Hassan Frikha : 405 voix,

17- Mohamed Ben Mabrouk El Hamdi : 198 voix,

18- Mokhtar Ben Mohamed Salah Mejri : 197 voix,

19- Abderraouf Ben Sadok Ayadi : 122 voix,

20- Mehrez Ben Taieb Boussayène : 127 voix,

21- Mustapha Ben Mohamed Ben Jaâfar : 942 voix,

22- Noureddine Ben Farhat Hached : 103 voix,

23- Mohamed Mondher Ben Abdelaziz Zenaidi : 474 voix,

24- Mohamed Moncef Ben Mohamed Marzouki : 23.871 voix,

25- Samir Ben Ezzeddine Abdelli : 189 voix,

26- Mohamed Hechmi El Hamdi : 4.451 voix,

27- Hamma Ben Ali Hammami : 7.795 voix.

SIDI BOUZID 

Nombre d'inscrits : 197.572

Nombre de votants: 109.467

Nombre de bulletins nuls : 1.707

Mohamed Hechmi Hamdi: 62.804 voix, soit 58,66%

Mohamed Béji Caïd Essebsi: 20.302 voix, soit 18,96%

Mohamed Moncef Marzouki: 11.163 voix, soit 10,43%

Hamma Hammami: 5.209 voix, soit 4,86%

Abderrazzak Kilani: 1.484 voix

Slim Riahi : 1.135 voix

Ahmed Safi Said: 635 voix

Abdelkader Labbaoui: 522 voix

Mohamed Mondher Zenaidi: 388 voix

Mohamed Nejib Chebbi: 379 voix

Mustapha Ben Jaâfar: 345 voix

Mohamed Hamdi: 323 voix

Salem Chaibi : 256 voix

Samir Abdelli : 248 voix

Kamel Morjane : 247 voix

Mohamed Frikha : 217 voix

Kaltoum Kennou : 185 voix

Abderraouf Ayadi : 184 voix

Larbi Nasra : 168 voix

Mokhtar Mejri : 134 voix

Hammouda Ben Slama : 129 voix

Mehrez Boussayène : 129 voix

Mustapha Kamel Ennabli: 117 voix

Ali Chourabi : 116 voix

Yassine Channoufi: 88 voix

Abderrahim Zouari: 85 voix

Noureddine Hached: 65 voix

TOZEUR 

Nombre de votants : 36.576

Nombre de voix déclarées : 6.753

Nombre de bulletins nuls : 504

Nombre de bulletins blancs 299

Voici le nombre des voix obtenues par les candidats à la présidentielle dans cette circonscription, selon leur classement sur le bulletin de vote :

1- Larbi Ben Habib Nasra : 104 voix,

2- Abderrahim Ben Brahim Zouari : 36 voix,

3- Kalthoum Bent Mabrouk Kennou : 241 voix,

4- Kamel Ben Kantaoui Morjane : 125 voix,

5- Salem Ben Ammar Chaibi : 62 voix,

6- Abderrazzak Ben Ali Kilani : 76 voix,

7- Mohamed Béji Caïd Essebsi : 8.702 voix,

8- Slim Ben Mohamed Riahi : 2.317 voix,

9- Abdelkader Ben Brahim Labbaoui : 67 voix,

10- Mustapha Kamel Nabli : 61 voix,

11- Ahmed Essafi Ben Brahim Said : 249 voix,

12- Yassine Ben Mouldi Chennoufi : 51 voix,

13- Ahmed Néjib Ben Abdelaziz Chebbi : 533 voix,

14- Hamouda Ben Mohamed Ben Slama : 53 voix,

15- Ali El Mouldi Ben Mohamed Chourabi : 67 voix,

16- Mohamed Ben Hassan Frikha : 93 voix,

17- Mohamed Ben Mabrouk El Hamdi : 121 voix,

18- Mokhtar Ben Mohamed Salah Mejri : 65 voix,

19- Abderraouf Ben Sadok Ayadi : 44 voix,

20- Mehrez Ben Taieb Boussayène : 90 voix,

21- Mustapha Ben Mohamed Ben Jaâfar : 190 voix,

22- Noureddine Ben Farhat Hached : 36 voix,

23- Mohamed Mondher Ben Abdelaziz Zenaidi : 118 voix,

24- Mohamed Moncef Ben Mohamed Marzouki : 20.306 voix,

25- Samir Ben Ezzeddine Abdelli : 49 voix,

26- Mohamed Hechmi El Hamdi : 964 voix,

27- Hamma Ben Ali Hammami : 1.048 voix.

MONASTIR 

Délégation de Sayada, Lamta, Bouhjar

Suffrages exprimés: 9.884

Béji Caïd Essebsi: 6.435 voix 65,1%

Moncef Marzouki: 1.514 voix 15,3%

Hamma Hammami: 690 voix 6,9%

Hechmi Hamedi: 244 voix

BEMBLA 

Suffrages exprimés 9.246

Béji Caïd Essebsi : 4.126 voix 44,6%

Moncef Marzouki: 3.129 voix 33,6%

Kamel Morjane : 1.085 voix 11,7%

Hamma Hammami : 220 voix

Hechmi Hamdi: 214 voix

OUERDANINE 

Suffrages exprimés: 5.664

Béji Caïd Essebsi : 3.284 voix 57,9%

Moncef Marzouki : 1.314 voix 23,19%

Kamel Morjane : 324 voix

Mohamed Hachemi : 157 voix

Hamma Hammami : 116 voix

BENI HASSEN 

Suffrages exprimés: 4.317

Béji Caïd Essebsi : 2.946 voix 68,2%

Moncef Marzouki : 707 voix 16,3%

Kamel Morjane : 183 voix 4,2%

Hamma Hammami : 133 voix 3%

Hechmi Hamdi : 75 voix

BEKALTA

Suffrages exprimés: 4.941

Béji Caïd Essebsi : 2.929 voix 59,2%

Moncef Marzouki : 1.145 voix 23,3%

Kamel Morjane : 196 voix

Hamma Hammami : 189 voix

Hechmi Hamedi : 106 voix

GABES 

Selon l'Instance régionale indépendante des élections, le taux de participation à l'élection présidentielle dans le gouvernorat de Gabès a atteint 61,2%.

Délégation de Gabès Ouest :

Moncef Marzouki :7.416 voix

Béji Caïd Essebsi 1.374 voix

Slim Riahi : 591 voix.

Délégation de la nouvelle Matmata :

Moncef Marzouki :2724 voix

Béji Caïd Essebsi :504 voix

Slim Riahi :162 voix

Délégation de Matmata :

Moncef Marzouki :725 voix

Béji Caïd Essebsi :189 voix

Slim Riahi :75 voix

Délégation de Ghannouch :

Moncef Marzouki :5810 voix

Béji Caid Essebsi :799 voix

Slim Riahi :158 voix

Délégation de Menzel Habib :

Moncef Marzouki : 2.292 voix

Béji Caid Essebsi : 539 voix

Hechmi Hamedi : 132 voix

TATAOUINE 

Suffrages exprimés : 34.913

Bulletins nuls : 457

Moncef Marzouki: 26.017

Béji Caïd Essebsi:  4.248 voix

Slim Riahi: 1.451 voix.

Mis en cause et contesté par la rue! 

Le tout nouveau ministre de la Culture, dont la nomination était contestée jusque dans la rue pour avoir été procureur du temps de l'affaire Norbert Zongo, sous le règne de Blaise Compaoré, a démissionné.

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Le tout nouveau ministre de la Culture, dont la nomination était contestée jusque dans la rue pour avoir été procureur du temps de l'affaire Norbert Zongo, sous le règne de Blaise Compaoré, a démissionné. Adama Sagnon était procureur du Faso lorsque la justice burkinabè avait déclaré un non lieu dans cette affaire. Une décision que les Burkinabè et les membres du collectif contre l'impunité avaient qualifié de «politique». Adama Sagnon devait s'installer dans ses fonctions de ministre de la Culture et du Tourisme, mardi après-midi. Mais le syndicat des travailleurs de la culture et du tourisme ainsi que les autres acteurs du monde de la culture lui ont opposé un refus catégorique. Reçus par le Premier ministre, les acteurs de la culture ont obtenu le départ d'Adama Sagnon. Selon le porte-parole du gouvernement, c'est par une lettre adressée au Premier ministre qu'Adama Sagnon a signifié sa démission du nouveau gouvernement.

«Cette démission fait suite à des manifestations au sein du ministère de la Culture en réaction à ma nomination à la tête de ce département. Ayant à l'esprit les hautes missions qui vous sont dévolues, lesquelles mettent le peuple au centre de vos préoccupations, je vous serai gré d'accepter ma démission, au nom de l'intérêt supérieur de la nation»,  a écrit Adama Sagnon, dans son courrier transmis au Premier ministre, le 25 novembre. 

Démission d'Adama Sagnon acceptée

Cette démission a été acceptée par le Premier ministre Isaac Zida. Et très tôt, mardi matin, les manifestants du monde de la culture ont tenu une assemblée générale devant l'immeuble du ministère de la Culture et du Tourisme. Cette assemblée générale a été organisée pour dénoncer justement et rejeter la nomination d'Adama Sagnon, précédemment directeur général burkinabè du droit d'auteur, au poste de ministre de la Culture et du Tourisme. Pour les manifestants, le nom d'Adama Sagnon est lié à l'affaire Norbert Zongo, qui fait partie des affaires pendantes au niveau de la justice burkinabè. Les manifestants accusent Adama Sagnon de faire partie de ceux qui ont tout fait pour classer le dossier.

Norbert Zongo a été retrouvé carbonisé dans sa voiture avec trois de ses compagnons à quelques kilomètres de Ouagadougou. A l'époque, il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur du frère cadet de l'ancien président Blaise Compaoré. Les personnes suspectées de l'assassinat du journaliste en 1998 étaient toutes des militaires du régiment de sécurité présidentielle. Apres plusieurs années d'instruction et de lutte, le dossier n'a jamais connu d'aboutissement heureux pour les défenseurs des droits de l'homme.

Qui est déchu se... Rabat" au Maroc? 

La présidence ivoirienne a annoncé, jeudi 20 novembre que Blaise Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc. 

altLa présidence ivoirienne a annoncé, jeudi 20 novembre que Blaise Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc. L'ex-président burkinabè était réfugié à Yamoussoukro depuis le 31 octobre, jour de sa démission. Blaise Compaoré n'est pas le seul dignitaire africain à avoir trouvé refuge au Maroc. Si pour l'heure on ignore où va résider l'ex-président burkinabè, selon une source à la présidence ivoirienne, Blaise Compaoré séjournera au Maroc, à l'invitation du roi Mohammed VI. Le souverain marocain a adressé jeudi dernier un message de félicitations au président intérimaire Michel Kafando au lendemain de sa prestation de serment. 

Ce n'est pas la première fois que le royaume chérifien accueille des dignitaires africains. Dans les années 60, Mohamed Boudiaf s'est installé à Kenitra dans le nord de Rabat. 

Le cadre du FLN algérien séjourna au Maroc pendant près de 30 ans avant d'être rappelé en 1992 pour occuper la présidence de l'Algérie, jusqu'à son assassinat 6 mois plus tard. 

Le Maroc a aussi été la dernière demeure de Mobutu. En 1997, le lion du Zaïre est admis au Maroc pour des raisons humanitaires. Atteint d'un cancer généralisé, il s'est éteint une semaine plus tard. Sa tombe est toujours visible dans le cimetière chrétien de Rabat. 

Enfin, en 2009, le Maroc accueillait pendant 10 jours le président guinéen Moussa Dadis Camara. Il est hospitalisé dans la capitale marocaine après une tentative d'assassinat par balles pour ensuite trouver refuge au Burkina Faso. L'ex-homme fort de Guinée vit d'ailleurs encore aujourd'hui à Ouagadougou. 

Hors d'Afrique, le Maroc a accueilli aussi  le Chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi et, selon une rumeur, l’ex-président yéménite déchu, Abdallah Saleh, aurait lui aussi trouvé asile au Maroc, après plusieurs mois de soins aux États-Unis, suite à un attentat. 

Attention! C'est comme ça là que Bédié avait été descendu hein! 

De sérieux remous au sein des FRCI, depuis quelques jours. Des ex-rebelles, au nombre de 6000, selon leur dire, réclameraient au pouvoir d’Abidjan la somme de 5 millions CFA à crane, promise par Ouattara et ses hommes, en cas de chute de Laurent Gbagbo. 

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De sérieux remous au sein des FRCI, depuis quelques jours. Des ex-rebelles, au nombre de 6000, selon leur dire, réclameraient au pouvoir d’Abidjan la somme de 5 millions CFA à crane, promise par Ouattara et ses hommes en cas de chute de Laurent Gbagbo. Voyant cette promesse se noyer dans l’émergence, ces néo-mutins ont décidé de se faire entendre. Hier les Frci de Katiola, ce matin ceux du Camp Génie et le 3e bataillon sont entrés dans la danse. Allant même jusqu’à déchirer le drapeau national. Des militaires ont même fermé tous les axes principaux de la ville et le corridor sud. Des hommes de Chérif Ousmane, envoyés en négociation, ont été bastonnés.

Des militaires mécontents, avec des armes de guerre au point ont obstrué toutes les artères principales de l’ancienne capitale du MPCI. Selon notre contact sur place les militaires sont nerveux et certains ont le visage badigeonné de charbon de bois. Le corridor sud donnant accès à la ville depuis Yamoussoukro est fermé, il est impossible d’avoir accès à la grande ville du centre.

Les militaires seraient en colères contre leurs chefs qui, selon eux, ont eu leurs arriérés de salaires c’est à dire un rappel de toutes les années passées au sein de la rébellion, mais refusent de verser leur primes de deux ans…

«Nos chef se moquent de revendications c’est pourquoi nous manifestons pour nous faire entendre. La haute hiérarchie doit savoir ce qui se passe sur le terrain», a fait savoir le caporal Diallo Arouna du camp Genie d’Ahouanssou.

Au Gabon! Ah bon? 

C'est au Gabon que le français est le plus parlé en Afrique en termes de pourcentages, avec 61% de locuteurs francophones suivi du Congo-Brazzaville (58%), indique un rapport quadriennal de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). 

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C'est au Gabon que le français est le plus parlé en Afrique en termes de pourcentages, avec 61% de locuteurs francophones suivi du Congo-Brazzaville (58%), indique un rapport quadriennal de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).  En revanche, au Rwanda (6%), au Burundi (8%) ou encore au Sénégal (11%), il est très largement minoritaire. La RDC se distingue quant à elle comme le pays qui compte le plus de locuteurs francophones: plus de 33 millions, soit 57% de sa population, selon les prévisions de l'ONU pour 2015.

Selon le même rapport de l'OIF, le nombre de locuteurs francophones a augmenté de 7% entre 2010 et 2014 et qu'ils sont désormais 274 millions dans le monde, dont plus de la moitié en Afrique.

L'Afrique concentre désormais 54,7% des francophones devant l'Europe (36,4%), la zone Amérique et Caraïbe (7,6%), le Moyen-Orient 0,9% et l'Océanie (0,3%).

Ces chiffres comprennent la totalité des locuteurs francophones, qu'ils soient nés sur un territoire entièrement francophone, qu'ils utilisent le français dans certains domaines de la vie quotidienne ou qu'ils aient appris le français comme une langue étrangère.

Attention aux coups de pétards! 

Le ministre auprès du Président de la République en charge de la défense, Paul Koffi Koffi, a été bloqué mardi après-midi pendant une demi-heure par des soldats qu'il venait de sensibiliser sur les mesures d'urgences prises par le gouvernement pour contenir les mouvements des militaires. Ces derniers seraient considérés comme proches de Laurent Gbagbo parce qu’ayant servi sous son régime. 

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Paul Koffi Koffi l’aurait-il échappé belle, mardi 18 novembre? En tout cas, le ministre de la Défense de Côte d’Ivoire a payé les frais du courroux des militaires ivoiriens, considérés par certains comme proches de l’ancien président Laurent Gabbo. Ces derniers ont manifesté mardi dans plusieurs villes du pays pour réclamer un avancement de solde et le paiement de leurs arriérés. Après avoir annoncé des mesures d’urgence, le ministre Paul Koffi Koffi s’est rendu dans l’après-midi, à  l'ancien camp militaire d'Akouédo (Est d'Abidjan), pour sensibiliser les soldats. Mais mal lui en a prit. Car le ministre aurait été bloqué à la sortie «pendant une demi-heure»,  par un groupe de soldats. 

Après son message, «Paul Koffi Koffi s’est vu refuser la sortie du camp par des soldats», expliquerait une source sécuritaire. Ces derniers «voulaient une réponse concrète du Président de la République» et non des mesures d’urgences annoncées par les autorités. 

Un peu plus tôt, le ministre de la Défense avait notamment déclaré, sur les antennes de la télévision nationale, que «les arriérés de solde des 476 ex-FDS seront apurés pour moitié en fin novembre 2014 et pour l'autre moitié en fin décembre 2014, les frais de missions des militaires seront apurés pour moitié en fin novembre et pour l'autre moitié fin décembre 2014, le droit au bail des 8400 caporaux leur est accordé à compter du 1er janvier 2015». 

Une discrimination à l’endroit des soldats «pro-Gbagbo»? 

Ces miliaires confrontés à un problème de paiement de leurs soldes et qui ont manifesté leur colère en colère à Abidjan, Bouaké, Daloa, et Korhogo ont un point commun: ils auraient fait carrière sous le régime Gbagbo. Ils se plaignent d’être défavorisés par rapport aux anciens rebelles intégrés dans l’armée, depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011. En ce sens, ils sont considérés à tord ou à raison comme des «pro-Gbagbo».  «Nous avons accordé au président de la République un temps pour qu’il constate de lui-même les irrégularités administratives. Mais le général Bakayoko [Soumaïla Bakayoko, le chef d’état-major des armées ivoiriennes] est encore dans la peau d’un chef rebelle», a dénoncé un officier, cité anonymement. 

De fortes tensions opposent anciens rebelles pro-Ouattara et militaires de carrière au sein de l’armée. Mi-septembre, le camp d’Akouédo avait été attaqué par une douzaine d’assaillants, tous arrêtés, dont les motivations n’ont pas été rendues publiques. 

Jean OLOHOU

Candidature de Gbagbo en 2015 - Un alibi pour boycotter la présidentielle? 

Pascal Affi N'Guessan a annoncé sa candidature à sa propre succession à la tête du Front Populaire Ivoirien (FPI), dans la perspective des présidentielles de 2015, pour, dit-il, «la libération du président Laurent Gbagbo».

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Pascal Affi N'Guessan a annoncé sa candidature à sa propre succession à la tête du Front Populaire Ivoirien (FPI), dans la perspective des présidentielles de 2015, pour, dit-il, «la libération du président Laurent Gbagbo». Après avoir assuré l'intérim de Laurent Gbagbo à la direction du parti, Affi N'Guessan a décidé de sortir du bois et d'assumer officiellement ses ambitions politiques. Cette annonce est la preuve, si besoin en est, que les clivages qui existent au sein du FPI, sont profonds. Car, faut-il le rappeler, la candidature de Laurent Gbagbo, malgré l'incarcération de ce dernier à La Haye, avait déjà été retenue par les instances du FPI. C'est dire qu'Affi N'Guessan se trouve désormais opposé dans la course pour la direction du parti, à celui qu'il considère comme son père spirituel.

La guerre de positionnement est donc ainsi ouverte au sein du FPI et les partisans du «tout sauf Affi N'Guessan» vont certainement faire feu de tout bois afin d'empêcher le directeur intérimaire sortant du parti, de réaliser ses ambitions politiques. Après tous ses sacrifices consentis pour le FPI, Affi N'Guessan se voit donc récompensé en monnaie de singe, pourrait-on dire, car si la candidature de Laurent Gbagbo a été proposée pour reprendre officiellement les rênes du FPI, c'est que ce dernier l'a approuvée et encouragée. C'est la preuve que depuis le fond de sa cellule à La Haye, le fils de Mama continue de tirer les ficelles au sein de son parti, espérant certainement son retour, dans un proche avenir, au bord de «la lagune ébrié». Toute chose qui semble difficilement réalisable, au regard des lourdes charges qui pèsent contre lui.

Il est préférable que les cadres du FPI taisent leurs divergences

Les pro-Gbagbo, en s'accrochant au rêve de voir leur mentor se dégager bientôt de l'étreinte de la CPI pour venir assumer la présidence du parti, laissent croire que le FPI est incapable de survivre à son créateur. Cela est fort dommage, surtout pour une formation politique qui réclame le statut de méga- parti. Ces pro-Gbagbo doivent prendre l'exemple de l'ANC (Congrès national africain) en Afrique du Sud. En effet, pendant près de 30 ans qu'a duré l'incarcération de Nelson Mandela, père de l'ANC, des hommes tels Thabo Mbeki et Albert Luthuli ont repris le flambeau et fait briller ce parti au-delà des frontières sud-africaines. Le parti n'a pas sombré après Mandela, loin s'en faut.

En tout cas, on comprend mal la démarche des militants du FPI qui ne jurent que par «l'enfant terrible de Mama». Comme s'ils oubliaient que l'espoir pour leur champion, de revenir en politique, dans les conditions qui sont les siennes, n'étaient pas minces.

A moins que, pour ces inconditionnels de Gbagbo, tout cela ne participe d'une stratégie pour ne pas aller à la présidentielle prochaine. En effet, ils savent qu'en compliquant la tache à Affi N'Guessan, leur parti qui se retrouverait ainsi déchiré, ne trouverait pas les ressorts nécessaires pour rebondir et se préparer efficacement à affronter les prochaines échéances électorales. Et ce faisant, il trouverait là des arguments pour justifier son absence de la compétition électorale. Et ce serait tant mieux, puisque le parti se prémunirait alors contre une bérézina face à ADO donné déjà grand favori. Mais c'est risquer gros. Ne pas participer à la présidentielle à venir, ce serait passer 5 ans en dehors de la scène politique ivoirienne, toute chose qui fragiliserait davantage le parti et contribuerait à une mort lente. C'est pourquoi il est préférable que les cadres de ce parti taisent leurs divergences et songent rapidement à construire sereinement l'avenir de leur bien commun, le FPI.