Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Campagne sans champagne? 

A Abidjan en Côte d'Ivoire, le directeur de campagne de Laurent Gbagbo dans la course à la présidence du FPI (Front populaire ivoirien) a été arrêté, mercredi 7 janvier soir. Interpellé à son domicile du quartier Riviera, Adou Assoa, tout juste rentré d'exil, a été emmené par les forces de police pour un interrogatoire. 

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A Abidjan en Côte d'Ivoire, le directeur de campagne de Laurent Gbagbo dans la course à la présidence du FPI (Front populaire ivoirien) a été arrêté, mercredi 7 janvier soir. Interpellé à son domicile du quartier Riviera, Adou Assoa, tout juste rentré d'exil, a été emmené par les forces de police pour un interrogatoire. Aux alentours de 20h30 heure locale, des policiers se sont présentés au domicile d'Adou Assoa, dans le quartier de Riviera à Abidjan. Le directeur de la campagne de Laurent Gbagbo dans la course à la présidence du FPI s'est vu intimer l'ordre de suivre ses visiteurs pour un interrogatoire, sans plus de précisions. Selon des proches, embarqué dans un véhicule frappé du sigle de la Force de recherche et d'assistance de police, Adou Assoa aurait alors été conduit à la Direction de la surveillance du territoire (DST) où il serait détenu. 

D'après le ministère de l'Intérieur, cette interpellation serait en lien avec l'arrestation récente d'hommes à l'extrême ouest de la Côte d'Ivoire dans la région de Tabou. Des hommes qui se livraient depuis plusieurs jours à des va-et-vient suspects et à du transport de matériels, qui auraient pu servir à des raids sur différentes villes ou localités du pays. 

Appréhendés dimanche 4 janvier, selon le ministère, certains d'entre eux auraient cité le nom d'Adou Assoa. C'est donc dans le cadre d'un interrogatoire et d'une confrontation que l'ex-ministre de la Construction et de l'Urbanisme a été interpellé. 

Ça crie à Conakry?  

Sur l'esplanade du stade du 28 septembre, le chef de file de l'opposition a tenu un discours musclé contre son adversaire, Alpha Condé. Devant les militants et sympathisants de l'opposition Cellou Dalein Diallo a multiplié les critiques sur la gouvernance du régime de Conakry. 

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Sur l'esplanade du stade du 28 septembre, le chef de file de l'opposition a tenu un discours musclé contre son adversaire, Alpha Condé. Devant les militants et sympathisants de l'opposition Cellou Dalein Diallo a multiplié les critiques sur la gouvernance du régime de Conakry. A en croire le leader de l'UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), le Chef de l'Etat n'a pas honoré les promesses qu'il avait tenues, quand il était candidat à la présidentielle de 2010. «Alpha Condé avait promis de vendre le sac de riz à 25.000 francs guinéens. Aujourd'hui, beaucoup des Guinéens ne mangent pas deux repas par jour. Tout le monde a compris qu'il est incapable de gérer ce pays», affirme le président de l'UFDG devant une foule des partisans. 

Pour M. Diallo, toutes les régions naturelles et administratives y compris la Haute Guinée se sont rendues compte que le président de la République est incapable. C'est pour cela, au nom de l'opposition, l'ancien premier ministre a appelé à une mobilisation pour une alternance en 2015. 

«Nous allons chasser Alpha Condé en 2015. Il sait pertinemment qu'il ne peut pas gagner les élections dans la transparence. S'il ne fait pas pour que les élections soient transparentes, nous allons exiger son départ avant même les élections. Nous allons nous mobiliser pour le chasser en 2015« , a-t-il dit. 

Les Chinois construisaient le même pont... à moitié coût et sans péage! 

En lisant les différents rapports et les chiffres sur le fameux 3ème pont HKB à Abidjan, je me suis rendu compte que l’entrepreneur-terroriste français Bouygues, ami et quelquefois parrain ou co-parrain des pires dictateurs africains qui prennent toujours le pouvoir dans le sang, a réalisé cette fois, l’ARNAQUE DU SIÈCLE, avec bien entendu la coopération bienveillante d’Alassane Ouattara, un éternel obligé de la France, après son installation au pouvoir par l’armée française. 

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Il y a trop de zones d’ombre, zones occultes, et non-dits sur les termes, les conditions, la convention et les chiffres au sujet du coût réel de ce pont à la Côte d’Ivoire. Et il y a manifestement dans les différents rapports une tentative et une volonté sciemment et indûment organisée de cacher les vrais chiffres. C’est comme prendre un crédit bancaire à durée infinie, indéfinie et illimitée de remboursement, aux conditions mystérieuses de remboursement, et sans même connaitre le montant exact de la somme à rembourser à la fin. Il y a trop d’inconnus. On dirait plutôt que Ouattara récompense la France pour l’avoir installé au pouvoir, à travers des projets d’infrastructures hyper surfacturés. Mais ils couvrent mal leurs traces.

Aucun rapport ne donne les vrais chiffres sur ce pont financé en partie par la Côte d’Ivoire et dont la contribution de la partie ivoirienne aurait été plus que largement suffisante sans les surfacturations françaises de l’entreprise Bouygues, les divers pots de vin et rétro-commissions à Ouattara, sa famille, son clan et son entourage, et si le projet avait été confié aux Chinois, ou d’autres entreprises non-françaises moins chères que Bouygues par exemple, qui auraient pu construire ce même pont avec uniquement la contribution de la Côte d’Ivoire et sans dettes extérieures à taux et conditions d’usure, ou de fonds «tueurs» d’économies nationales qu’on appelle sur le marché financier «les fonds vautours». En d’autres termes, la Chine ou un autre pays aurait pu construire ce pont avec et sur fonds propres de la Côte d’Ivoire sans crédit, ainsi le péage et les conditions d’usure ne seraient plus justifiés.

Tambours battant, on célèbre l’inauguration d’un pont et on fait danser et jubiler les populations pour un pont dont personne au final ne connait le coût réel après les apports initiaux et les engagements financiers de la Côte d’Ivoire, ainsi que le péage qui vont durer 30 ans. Tout ça dans un pays PPTE (Pays Pauvre Très Endetté).

Je le dis souvent et je n’ai jamais cessé de le répéter, aucun pays africain qui coopère avec la France, la politique et les entreprises françaises, ne réussira à se développer. Aucun. C’est impossible. Coopérer avec la France, c’est comme se promener avec son propre cercueil sur la tête. Regardez les pays africains francophones, ils sont quasiment tous dans la merde.

Quel président démocrate et moralement intègre au monde confierait la construction de ce pont à une entreprise française connue pour son terrorisme politico-économique en Afrique pour davantage hypothéquer l’avenir déjà incertain (à cause des nombreuses dettes contractées par Ouattara ces quatre dernières années) de son peuple sur 30 ans alors qu’une entreprise chinoise aurait réalisé le même projet mais sans les mêmes contraintes, ni les mêmes risques politico-économiques? C’est comme louer une voiture pour 20 fois le prix d’achat: on trouve rarement plus sot dans les hôpitaux psychiatriques.

Mais c’est exactement pour cela qu’il n’y aura JAMAIS, de notre vivant, sauf miracle, un vrai démocrate à la tête d’un pays africain francophone. Si un réussît miraculeusement à passer entre les filets de la diplomatie moudjahidine, talibane, terroriste, coloniale et négrière française pour se faire élire par son peuple et entend travailler pour ce peuple, il ne finira pas son mandat. Il subira un coup d’État ou une rébellion sortie d’un néant plus absolu que celui de Jean-Paul Sartre. L’armée coloniale française basée à perpétuité en Afrique y veillera (toutes les autres armées coloniales sont parties sauf celle de la France). C’est pour cela que l’armée française refuse de quitter l’Afrique. La France sera toujours obligée de soutenir et coopérer avec les pires dictateurs africains comme Alassane Ouattara, de véritables chagrins, regrets et rebuts de l’humanité.

Houphouët nous a construit deux ponts modernes que les populations utilisent depuis des décennies, sans payer un centime … et le 3ème pont n’était guère une nécessité, surtout pour s’endetter irresponsablement sur 3 décennies minimum. Dans sa conception, le 3ème pont n’était pas supposé engendrer de nouvelles dettes usurières. Et sous Gbagbo, il devait être réalisé SANS PEAGE! 

Le drame, c’est qu’il y a encore des cervelles mortes et molles en Côte d’Ivoire pour applaudir et jubiler même quand Ouattara creuse leur tombe économique et financière, et celle de leurs descendants sur deux ou trois générations avec des dettes irremboursables. Ouattara sera déjà mort et dans sa tombe quand Bouygues et la France vont vous menacer plus tard et menacer vos descendants de rébellion ou une nouvelle guerre civile si vous ne remboursez pas entièrement leurs fonds vautours empruntés et si vous ne respectez pas les engagements vaniteux pris par Ouattara pour réaliser ces projets paranoïaques et mégalomaniaques, mais en réalité pas indispensables, surtout qu’il y avait des options non-françaises beaucoup moins chères.

Ceci m’emmène à conclure avec une célèbre phrase du plus grand dictateur de tous les temps et de toute l’histoire, Adolf Hitler: «Quelle chance énorme pour un politicien qu’un peuple abruti qui ne réfléchit pas».

Une contribution de Maitre Namory Fatogoma Dosso

Jammeh à jamais!

Je ne comprends pas pourquoi une telle mobilisation contre Yaya Jammeh. Que lui reproche-t-on vraiment? Son attachement aux aspirations légitimes de son peuple? Sa marque de dignité face  à certaines puissances occidentales? Son refus total  à l’aliénation? Je voudrais vraiment en savoir, j’ai soif de réponse.

altJe sais que Yaya Jammeh a aujourd’hui réussi à élever la Gambie à un niveau tel qu’il mérite hommage,respect et admiration. C’est un président qui ne cède à aucune forme de chantage quel qu’en soit l’origine. Il croit en des valeurs nobles telle la dignité de l’homme; il est capable de discernement. Il refuse toute forme de compromission. Il n’a qu’une seule obsession et est en train de l’atteindre: faire de la Gambie un pays émergent.

Il accepte les relations internationales à la seule condition qu’elles soient bâties sur des valeurs de respect mutuel, de sincérité mais aussi de justice.

Il incarne des valeurs d’éthique, de probité et de moralité: on ne le cite pas parmi les présidents corrompus ni parmi les présidents aux fortunes immenses. Il administre des comportements de vertu à la communauté; non en termes de slogan mais en termes d’actions. Yaya Jammeh combat des valeurs négatives qui sont contraires à la morale: le cas de la corruption, du mensonge d’Etat de l’homosexualité entre autre.

La Gambie, jadis un Etat sur papier, est devenue une puissance au plan géopolitique en termes de performance dans la trajectoire du développement: une agriculture moderne qui a permis d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, des infrastructures de qualité, une éducation de référence avec une prise en compte avérée et réussie des langues locales, un taux de croissance économique considérable…

La Gambie  avec Yaya Jammeh, a su  se développer sans se renier, sans s’attacher le concours négativement conditionnel de certaines puissances. La Gambie a montré qu’on peut se développer, devenir riche, sans se prostituer, sans se renier. C’est cette réussite du modèle gambien qui a créé des jaloux au niveau de certains cercles politiques qui ne croient pas en eux, en leur peuple; c’est aussi ce que certaines puissances n’arrivent pas à digérer; elles  qui pensent pouvoir régenter le monde. Ces puissances se sont senties humiliées par le fait que Yaya Jammeh vient de leur prouver qu’elles ne sont pas indispensables dans le développement d’un pays qui croit en lui-même.

C’est donc ce club de complexés, de renégats, qui certainement en veut à Yaya Jammeh et cherche vainement et cyniquement à le discréditer, voire à le tuer. Ce qui est contraire à la morale musulmane et à la morale chrétienne.
De prétendus intellectuels, en dignes valets de l’impérialisme occidental se sont constitués en avocats de circonstance pour diaboliser un Yaya Jammeh, dont le seul tort est d’avoir affirmé son nationalisme et son attachement à des valeurs aussi nobles que la dignité, l’éthique, la probité, l’intégrité morale… l’indépendance d’esprit et la liberté de choix des options politiques  philosophiques, économiques, culturels, linguistiques.
Honte à tous ces thuriféraires (sans conviction dans ce qu’ils sont et dans ce qu’ils font) soucieux de plaire à une certaine opinion, sur fond de calcul mesquin et opportuniste.

Nous réaffirmons sans réserve notre soutien à ce martyr Yaya Jammeh, qui n’a qu’un seul souci: être au service exclusif de ses concitoyens gambiens. Nous prions pour lui, pour tous les gambiens et autres africains soucieux de la préservation de notre dignité gage d’un développement harmonieux.

M. Abdou Sané (Ancien député)
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Dakar - Sénégal


 

Ponte de ponts? 

A l'inauguration du pont Henri Konan Bédié, le mardi 16 décembre, le Président de la République avait révélé la réalisation de deux autres ponts. Ces ouvrages relieront la commune de Yopougon à l'île Boulay et aussi la commune de Yopougon à celle d'Attécoubé. 

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A l'inauguration du pont Henri Konan Bédié, le mardi 16 décembre, le Président de la République avait révélé la réalisation de deux autres ponts. Ces ouvrages relieront la commune de Yopougon à l'île Boulay et aussi la commune de Yopougon à celle d'Attécoubé. Dans son allocution, le Chef de l'Etat a indiqué qu'il est conscient des difficultés que vivent au quotidien les populations abidjanaises, en matière de mobilité. Donc pour faire face aux embouteillages qui constituent un véritable casse-tête, dus essentiellement au manque d'investissement et à la croissance du nombre des automobiles, il annonce la réalisation de ces deux nouveaux ponts. Alassane Ouattara a rassuré les Ivoiriens sur le fait que la lutte pour le bien-être des populations ne se limitera pas au pont Henri Konan Bédié.

«Dès l'année prochaine, nous allons entamer la construction du 4ième pont d'Abidjan pour relier Yopougon-Île Boulay. Puis ce sera la construction du 5ème pont pour relier la commune de Yopougon à celle d'Attécoubé», a-t-il indiqué. Dans ce programme, il a également décidé de faire de l'Île Boulay une zone économique et touristique.

Outre ces deux ponts qui vont désengorger les quartiers de Yopougon et l'Autoroute du Nord, des projets d'aménagement des voiries urbaines sont prévus pour 2015. Ce, en vue de faciliter la mobilité et la fluidité de la circulation à Abidjan.

Sans oublier l'élargissement et la réhabilitation des boulevards lagunaires, de Marseille et d'Attoban, la traversée du village d'Anono, le prolongement et l'élargissement du boulevard de France, la réhabilitation et la modernisation des feux tricolores.

«Tous ces projets permettront un gain considérable, une réduction du coût du transport pour tous les Ivoiriens y compris ceux qui viendront visiter notre belle capitale», a affirmé le Chef de l'Etat.

Substitution de la Constitution? 

Au Congo-Brazzaville, le Parti Congolais du Travail (PCT), le parti au pouvoir, a planché sur le débat constitutionnel, se prononçant, pour un changement de Constitution. Mais le scénario d'un changement de la Constitution en vue d'une nouvelle candidature de Denis Sassou-Nguesso, en 2016 n'est pas très simple à mettre en œuvre, juridiquement en tout cas. 

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Le scénario d'un changement de la Constitution n'est pas très simple à mettre en oeuvre parce que pour pouvoir se représenter, Denis Sassou-Nguesso doit pouvoir faire tomber trois murs juridiques.

Le 1er, c'est celui de l'article 57 de la Constitution. Un article selon lequel le président de la République ne peut se représenter qu'une seule fois. Or, Denis Sassou-Nguesso a été élu une première fois en 2002, réélu en 2009. En l'état actuel de la Constitution, il ne peut donc pas se représenter en 2016.

Le 2ème mur juridique à faire tomber, c'est celui de l'article 58. Un candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de 70 ans au plus à la date du dépôt de sa candidature. Denis Sassou-Nguesso est né officiellement en 1943. Il a d'ores et déjà 71 ans. Il est donc déjà trop vieux, selon la loi fondamentale pour se présenter.

Et puis il y a un 3ème mur juridique à abattre, l'article 185 de la Constitution. Et c'est cet article qui rend le débat constitutionnel particulièrement épineux au Congo, parce qu'il dit que le nombre de mandats du président ne peut pas faire l'objet d'une révision constitutionnelle. Cela veut dire que pour permettre une nouvelle candidature de Denis Sassou-Nguesso dans les formes, il faudrait non pas retoucher la Constitution de 2002, mais en adopter une nouvelle.

altEn Côte d'Ivoire, la justice a rejeté, lundi 29 décembre, la candidature de l'ex-président Laurent Gbagbo, emprisonné à la CPI (Cour Pénale Internationale), à la tête de son parti, le FPI (Front Populaire Ivoirien), donnant ainsi raison à son rival Pascal Affi N'Guessan, qui avait déposé un recours. «Le président ordonne le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo dans le cadre de la tenue du quatrième congrès du FPI». C'est en ces termes que se conclut la décision du président du tribunal. L'argument principal avancé est l'exigence d'une demande manuscrite qui ne figure pas dans les dossiers de candidature de Laurent Gbagbo.

Certes, cette lettre, les statuts et règlements intérieurs du FPI ne la prévoient pas, reconnaît le juge, mais compte-tenu que le président du congrès, Sébastien Dano Djédjé, avait mentionné par communiqué de presse ce préalable et que le comité de contrôle des candidatures l'a entériné de fait, le dossier de candidature de Laurent Gbagbo est jugé incomplet, et donc invalide.

On pourrait s'en tenir là mais la défense a d'ores et déjà indiqué qu'elle interjetterait appel. Une telle procédure, qui serait suspensive, repousserait de un ou deux mois la tenue du 4ème congrès du FPI.