Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Un "Chérif" pour la Transition! 

Le journaliste et directeur de publication de l'hebdomadaire «Bendré», Chérif Moumina Sy, a été élu président du Conseil national de transition du Burkina (CNT), le parlement intérimaire.

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Le journaliste et directeur de publication de l'hebdomadaire «Bendré», Chérif Moumina Sy, a été élu président du Conseil national de transition du Burkina (CNT), le parlement intérimaire. «Aucun effort ne sera ménagé pour jouer la partition qui est celle de l'institution», a-t-il aussitôt promis. Après la validation des membres du parlement de transition par le bureau d'âge, Chérif Sy a été élu par ses pairs par 71 voix, contre 14 pour son adversaire, Ibrahim Koné. Il y a eu 2 abstentions, un bulletin nul et 2 bulletins contre. Organe législatif, le CNT vient ainsi compléter l'architecture de la charte de la transition et de la constitution du 2 juin 1991 du Burkina Faso. 

La cérémonie marquant l'installation des membres du CNT et de l'élection de son président a connu la présence du Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, des membres du gouvernement, des présidents d'institutions, des représentants des institutions internationales, des chefs de missions diplomatiques. Le bureau d'âge, qui avait la charge de conduire cette première séance plénière, était composé du doyen d'âge Théodore Salfo Ouédraogo (président), de Jonathan Tapsoba et Safiatou Congo, comme secrétaires de séance. Le scrutin, qui s'est déroulé à bulletins secrets à la majorité absolue, a permis donc l'élection de M. Sy comme président. 

«C'est une confiance qui est une double responsabilité», a fait savoir le président de séance, avant de céder le fauteuil de président du CNT à l'ayant-droit. 

Cette responsabilité, Chérif Sy dit en «mesurer l'importance». Tout en espérant qu'«elle ne pèsera pas sur sa seule épaule». Pour le journaliste qu'il est, le respect du deadline est important, même si cette mission ne va pas être menée au pas de course. Et d'ajouter «qu'il faut aller vite, bien et bien vite». Le président du CNT ne manque pas de signifier à ses pairs «qu'aucun effort ne sera ménagé pour jouer la partition qui est celle de l'institution, dans l'élaboration et le vote des lois».

Il faut signaler que la plus jeune parlementaire est Safiatou Congo, étudiante en 1ère année de sociologie à l'Université de Ouagadougou.

 

Ballottage électrisant! 

Résultats officiels de l'ISIE (Instance Indépendante Supérieure des Elections) relatifs au premier tour de la présidentielle: Béji Caïd Essebsi, candidat de Nida Tounès, dépasse son dauphin, le président sortant Moncef Marzouki, de quelque 188 mille voix, soit 6,03% des voix.

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Selon les résultats officiels de l'ISIE (Instance Indépendante Supérieure des Elections), le chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle avec 39,46% des suffrages, devant le président sortant Moncef Marzouki (33,43%). Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une fois de plus, le peuple tunisien a fait preuve de maturité politique pour avoir relevé le défi, en termes de sécurité et de taux de participation. La gestion de l'après-révolution en Tunisie, bien qu'ayant cheminé avec ses tares, ses manquements et autres écueils, a tant bien que mal pu travailler à mettre en place des institutions républicaines fortes. Et c'est tout à l'honneur de la Tunisie.

La dernière étape du processus de remise sur les rails de la République , si on peut le dire ainsi, sera la tenue du second tour de la présidentielle, prévu pour le 28 décembre prochain. Un second tour qui, au regard de l'envergure des deux challengers et de leur poids politique, s'annonce pour le moins épique, avec certainement des surprises à la clé. En effet, avec Béji Caïd Essebsi et Moncef Marzouki en lice pour l'occupation du palais de Carthage, c'est un duel électrique qui s'annonce. C'est également en perspective le combat de l'islamisme contre la laïcité et enfin la promesse d'un Etat fort contre l'engagement à défendre la révolution. En somme, deux hommes, deux philosophies politiques différentes.

Le fondateur de Nidaa Tounès incarne les valeurs du Bourguibisme. Pour Béji Caïd Essebsi, les priorités sont la stabilité et la restauration de l'autorité de l'Etat. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère pour fustiger les islamistes. Et dans sa quête de la magistrature suprême, il peut compter sur la formation du Front populaire de Hamma Hammami, arrivée en 3ème position à l'issue du premier tour. La victoire appartiendra à celui qui aura la sympathie des islamistes et ou du parti de Hamma Hammami. En tout cas, si l'on s'en tient à sa récente sortie, où il dénonce les compromissions du président sortant, Marzouki, avec les islamistes du parti Ennahda, on peut s'attendre à ce qu'il prête main forte à Essebsi.

Même si les Islamistes n'ont pas eu à donner de consignes de vote à leurs militants, tout laisse croire que ces derniers porteront leur choix sur le président sortant. Ce dernier qui a basé sa campagne sur le rejet total du système Ben Ali, a donc pu s'attirer la sympathie des islamistes qui estiment avoir souffert des décennies de répressions sous le régime de Ben Ali.

En attendant de voir le Front populaire se prononcer en faveur de tel ou tel candidat, on peut être sûr d'une chose: la Tunisie aura fait des avancées sur le long chemin de la démocratie et de la conscientisation politique.

Entre Béji Caïd Essebsi qui reçoit le soutien de Hamma Hammami et Moncef Marzouki, appuyé potentiellement par les Islamistes, qui aura la confiance des Tunisiens pour présider aux destinées de la Nation ?

Il est certain que Hechmi Hamedi et Slim Riahiqui, en faiseurs de roi, auront leur mot à dire, eux qui ont tous deux obtenu le même score, soit 5,75% des voix.Ces deux forces combinées constituent sans aucun doute, un poids sérieux qui aidera à départager les challengers au second tour à venir.

Quoi qu'on dise, au regard des 6 points d'écart entre les deux gros candidats, la victoire appartiendra à celui qui aura la sympathie des islamistes et ou du parti de Hamma Hammami, à cette étape cruciale de la présidentielle tunisienne.

Les votes des potes! 

L'Isie a annoncé les résultats partiels de l'élection présidentielle, dans 7 circonscriptions, en détail. Voici ci-après les chiffres et les scores réalisés par tous les candidats.

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KEBILI 

Nombre de votants : 59.278

Nombre de suffrages exprimés : 58.501

Nombre de bulletins nuls : 728

Nombre de bulletins blancs : 531

Voici le nombre des voix obtenues par les candidats à la présidentielle, selon leur classement sur le bulletin de vote :

1- Larbi Ben Habib Nasra : 61 voix,

2- Abderrahim Ben Brahim Zouari : 43 voix,

3- Kalthoum Bent Mabrouk Kannou : 154 voix,

4- Kamel Ben Kantaoui Morjane : 128 voix,

5- Salem Ben Ammar Chaibi : 56 voix,

6- Abderrazak Ben Ali Kilani : 91 voix,

7- Mohamed Béji Caïd Essebsi : 6.991 voix,

8- Slim Ben Mohamed Riahi : 1.425 voix,

9- Abdelkader Ben Brahim Labbaoui : 106 voix,

10- Mustapha Kamel Nabli : 50 voix,

11- Ahmed Essafi Ben Brahim Said : 307 voix,

12- Yassine Ben Mouldi Chennoufi : 43 voix,

13- Ahmed Néjib Ben Abdelaziz Chebbi : 234 voix,

14- Hamouda Ben Mohamed Ben Slama : 56 voix,

15- Ali El Mouldi Ben Mohamed Chourabi : 78 voix,

16- Mohamed Ben Hassan Frikha : 85 voix,

17- Mohamed Ben Mabrouk El Hamdi : 177 voix,

18- Mokhtar Ben Mohamed Salah Mejri : 95 voix,

19- Abderraouf Ben Sadok Ayadi : 56 voix,

20- Mehrez Ben Taieb Boussayène : 39 voix,

21- Mustapha Ben Mohamed Ben Jaâfar : 221 voix,

22- Noureddine Ben Farhat Hached : 65 voix,

23- Mohamed Mondher Ben Abdelaziz Zenaidi : 86 voix,

24- Mohamed Moncef Ben Mohamed Marzouki : 45.239 voix,

25- Samir Ben Ezzeddine Abdelli : 61 voix,

26- Mohamed Hechmi El-Hamdi : 673 voix,

27- Hamma Ben Ali Hammami : 1.381 voix.

MAHDIA 

Nombre de votants : 903.101

Nombre de suffrages exprimés : 98.797

Nombre de bulletins nuls : 1.665

Nombre de bulletins blancs : 816

Voici le nombre des voix obtenues par les candidats à la présidentielle dans cette circonscription, selon leur classement sur le bulletin de vote :

1- Larbi Ben Habib Nasra : 292 voix,

2- Abderrahim Ben Brahim Zouari : 92 voix,

3- Kalthoum Bent Mabrouk Kannou : 624 voix,

4- Kamel Ben Kantaoui Morjane : 1.880 voix,

5- Salem Ben Ammar Chaibi : 160 voix,

6- Abderrazzak Ben Ali Kilani : 319 voix,

7- Mohamed Béji Caïd Essebsi : 50.836 voix,

8- Slim Ben Mohamed Riahi : 2.171 voix,

9- Abdelkader Ben Brahim Labbaoui : 181 voix,

10- Mustapha Kamel Nabli : 330 voix,

11- Ahmed Essafi Ben Brahim Said : 909 voix,

12- Yassine Ben Mouldi Chennoufi : 121 voix,

13- Ahmed Néjib Ben Abdelaziz Chebbi : 1.653 voix,

14- Hamouda Ben Mohamed Ben Slama : 219 voix,

15- Ali El Mouldi Ben Mohamed Chourabi : 135 voix,

16- Mohamed Ben Hassan Frikha : 405 voix,

17- Mohamed Ben Mabrouk El Hamdi : 198 voix,

18- Mokhtar Ben Mohamed Salah Mejri : 197 voix,

19- Abderraouf Ben Sadok Ayadi : 122 voix,

20- Mehrez Ben Taieb Boussayène : 127 voix,

21- Mustapha Ben Mohamed Ben Jaâfar : 942 voix,

22- Noureddine Ben Farhat Hached : 103 voix,

23- Mohamed Mondher Ben Abdelaziz Zenaidi : 474 voix,

24- Mohamed Moncef Ben Mohamed Marzouki : 23.871 voix,

25- Samir Ben Ezzeddine Abdelli : 189 voix,

26- Mohamed Hechmi El Hamdi : 4.451 voix,

27- Hamma Ben Ali Hammami : 7.795 voix.

SIDI BOUZID 

Nombre d'inscrits : 197.572

Nombre de votants: 109.467

Nombre de bulletins nuls : 1.707

Mohamed Hechmi Hamdi: 62.804 voix, soit 58,66%

Mohamed Béji Caïd Essebsi: 20.302 voix, soit 18,96%

Mohamed Moncef Marzouki: 11.163 voix, soit 10,43%

Hamma Hammami: 5.209 voix, soit 4,86%

Abderrazzak Kilani: 1.484 voix

Slim Riahi : 1.135 voix

Ahmed Safi Said: 635 voix

Abdelkader Labbaoui: 522 voix

Mohamed Mondher Zenaidi: 388 voix

Mohamed Nejib Chebbi: 379 voix

Mustapha Ben Jaâfar: 345 voix

Mohamed Hamdi: 323 voix

Salem Chaibi : 256 voix

Samir Abdelli : 248 voix

Kamel Morjane : 247 voix

Mohamed Frikha : 217 voix

Kaltoum Kennou : 185 voix

Abderraouf Ayadi : 184 voix

Larbi Nasra : 168 voix

Mokhtar Mejri : 134 voix

Hammouda Ben Slama : 129 voix

Mehrez Boussayène : 129 voix

Mustapha Kamel Ennabli: 117 voix

Ali Chourabi : 116 voix

Yassine Channoufi: 88 voix

Abderrahim Zouari: 85 voix

Noureddine Hached: 65 voix

TOZEUR 

Nombre de votants : 36.576

Nombre de voix déclarées : 6.753

Nombre de bulletins nuls : 504

Nombre de bulletins blancs 299

Voici le nombre des voix obtenues par les candidats à la présidentielle dans cette circonscription, selon leur classement sur le bulletin de vote :

1- Larbi Ben Habib Nasra : 104 voix,

2- Abderrahim Ben Brahim Zouari : 36 voix,

3- Kalthoum Bent Mabrouk Kennou : 241 voix,

4- Kamel Ben Kantaoui Morjane : 125 voix,

5- Salem Ben Ammar Chaibi : 62 voix,

6- Abderrazzak Ben Ali Kilani : 76 voix,

7- Mohamed Béji Caïd Essebsi : 8.702 voix,

8- Slim Ben Mohamed Riahi : 2.317 voix,

9- Abdelkader Ben Brahim Labbaoui : 67 voix,

10- Mustapha Kamel Nabli : 61 voix,

11- Ahmed Essafi Ben Brahim Said : 249 voix,

12- Yassine Ben Mouldi Chennoufi : 51 voix,

13- Ahmed Néjib Ben Abdelaziz Chebbi : 533 voix,

14- Hamouda Ben Mohamed Ben Slama : 53 voix,

15- Ali El Mouldi Ben Mohamed Chourabi : 67 voix,

16- Mohamed Ben Hassan Frikha : 93 voix,

17- Mohamed Ben Mabrouk El Hamdi : 121 voix,

18- Mokhtar Ben Mohamed Salah Mejri : 65 voix,

19- Abderraouf Ben Sadok Ayadi : 44 voix,

20- Mehrez Ben Taieb Boussayène : 90 voix,

21- Mustapha Ben Mohamed Ben Jaâfar : 190 voix,

22- Noureddine Ben Farhat Hached : 36 voix,

23- Mohamed Mondher Ben Abdelaziz Zenaidi : 118 voix,

24- Mohamed Moncef Ben Mohamed Marzouki : 20.306 voix,

25- Samir Ben Ezzeddine Abdelli : 49 voix,

26- Mohamed Hechmi El Hamdi : 964 voix,

27- Hamma Ben Ali Hammami : 1.048 voix.

MONASTIR 

Délégation de Sayada, Lamta, Bouhjar

Suffrages exprimés: 9.884

Béji Caïd Essebsi: 6.435 voix 65,1%

Moncef Marzouki: 1.514 voix 15,3%

Hamma Hammami: 690 voix 6,9%

Hechmi Hamedi: 244 voix

BEMBLA 

Suffrages exprimés 9.246

Béji Caïd Essebsi : 4.126 voix 44,6%

Moncef Marzouki: 3.129 voix 33,6%

Kamel Morjane : 1.085 voix 11,7%

Hamma Hammami : 220 voix

Hechmi Hamdi: 214 voix

OUERDANINE 

Suffrages exprimés: 5.664

Béji Caïd Essebsi : 3.284 voix 57,9%

Moncef Marzouki : 1.314 voix 23,19%

Kamel Morjane : 324 voix

Mohamed Hachemi : 157 voix

Hamma Hammami : 116 voix

BENI HASSEN 

Suffrages exprimés: 4.317

Béji Caïd Essebsi : 2.946 voix 68,2%

Moncef Marzouki : 707 voix 16,3%

Kamel Morjane : 183 voix 4,2%

Hamma Hammami : 133 voix 3%

Hechmi Hamdi : 75 voix

BEKALTA

Suffrages exprimés: 4.941

Béji Caïd Essebsi : 2.929 voix 59,2%

Moncef Marzouki : 1.145 voix 23,3%

Kamel Morjane : 196 voix

Hamma Hammami : 189 voix

Hechmi Hamedi : 106 voix

GABES 

Selon l'Instance régionale indépendante des élections, le taux de participation à l'élection présidentielle dans le gouvernorat de Gabès a atteint 61,2%.

Délégation de Gabès Ouest :

Moncef Marzouki :7.416 voix

Béji Caïd Essebsi 1.374 voix

Slim Riahi : 591 voix.

Délégation de la nouvelle Matmata :

Moncef Marzouki :2724 voix

Béji Caïd Essebsi :504 voix

Slim Riahi :162 voix

Délégation de Matmata :

Moncef Marzouki :725 voix

Béji Caïd Essebsi :189 voix

Slim Riahi :75 voix

Délégation de Ghannouch :

Moncef Marzouki :5810 voix

Béji Caid Essebsi :799 voix

Slim Riahi :158 voix

Délégation de Menzel Habib :

Moncef Marzouki : 2.292 voix

Béji Caid Essebsi : 539 voix

Hechmi Hamedi : 132 voix

TATAOUINE 

Suffrages exprimés : 34.913

Bulletins nuls : 457

Moncef Marzouki: 26.017

Béji Caïd Essebsi:  4.248 voix

Slim Riahi: 1.451 voix.

Au Gabon! Ah bon? 

C'est au Gabon que le français est le plus parlé en Afrique en termes de pourcentages, avec 61% de locuteurs francophones suivi du Congo-Brazzaville (58%), indique un rapport quadriennal de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). 

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C'est au Gabon que le français est le plus parlé en Afrique en termes de pourcentages, avec 61% de locuteurs francophones suivi du Congo-Brazzaville (58%), indique un rapport quadriennal de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).  En revanche, au Rwanda (6%), au Burundi (8%) ou encore au Sénégal (11%), il est très largement minoritaire. La RDC se distingue quant à elle comme le pays qui compte le plus de locuteurs francophones: plus de 33 millions, soit 57% de sa population, selon les prévisions de l'ONU pour 2015.

Selon le même rapport de l'OIF, le nombre de locuteurs francophones a augmenté de 7% entre 2010 et 2014 et qu'ils sont désormais 274 millions dans le monde, dont plus de la moitié en Afrique.

L'Afrique concentre désormais 54,7% des francophones devant l'Europe (36,4%), la zone Amérique et Caraïbe (7,6%), le Moyen-Orient 0,9% et l'Océanie (0,3%).

Ces chiffres comprennent la totalité des locuteurs francophones, qu'ils soient nés sur un territoire entièrement francophone, qu'ils utilisent le français dans certains domaines de la vie quotidienne ou qu'ils aient appris le français comme une langue étrangère.

De Rabat à Marrakech, y en a "marre-à-cacher" les déchus? 

Deux partis politiques marocains de gauche,  le PSU (Parti socialiste unifié)  et la Voie démocratique, ne sont pas favorables à l’accueil de Blaise Compaoré sur le sol marocain. L’un d’eux demande son expulsion. 

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Deux partis politiques marocains de gauche,  le PSU (Parti socialiste unifié)  et la Voie démocratique, ne sont pas favorables à l’accueil de Blaise Compaoré sur le sol marocain. L’un d’eux demande son expulsion. Ces deux partis sont de «petites formations politiques», explique le site d’information marocain Yabiladi, qui révèle que les grands partis politiques du pays, opposition comme majorité, sont restés silencieux sur la présence «pour une durée déterminée» du président déchu sur le territoire marocain.

Ce n’est pas le cas de ces deux partis politiques de gauche, qui, s’ils partagent la même hostilité vis-à-vis de Blaise Compaoré, l’expriment cependant de manière différente.

Le premier, le PSU, toujours selon Yabiladi, plus modéré, exprime juste sa désapprobation, déclarant qu’il refuse de voir le Maroc être traité de «complice» des crimes qu’aurait commis Blaise Compaoré, durant ses deux décennies de pouvoir.

Le  second, la Voie démocratique, est plus virulent et exige l’expulsion de Blaise Compaoré du territoire marocain, refusant que le Maroc soit une «terre d’asile pour des anciens dictateurs», rappelant que Mobutu a aussi trouvé refuge au pays de Mohamed VI.

Ayant quitté le pouvoir le 31 octobre 2014 sous la pression populaire, Blaise Compaoré a élu domicile en Côte d’Ivoire, avant de s’envoler pour le Maroc, le 22 novembre dernier pour, selon les autorités marocaines, «un séjour d’une durée déterminée».

Mis en cause et contesté par la rue! 

Le tout nouveau ministre de la Culture, dont la nomination était contestée jusque dans la rue pour avoir été procureur du temps de l'affaire Norbert Zongo, sous le règne de Blaise Compaoré, a démissionné.

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Le tout nouveau ministre de la Culture, dont la nomination était contestée jusque dans la rue pour avoir été procureur du temps de l'affaire Norbert Zongo, sous le règne de Blaise Compaoré, a démissionné. Adama Sagnon était procureur du Faso lorsque la justice burkinabè avait déclaré un non lieu dans cette affaire. Une décision que les Burkinabè et les membres du collectif contre l'impunité avaient qualifié de «politique». Adama Sagnon devait s'installer dans ses fonctions de ministre de la Culture et du Tourisme, mardi après-midi. Mais le syndicat des travailleurs de la culture et du tourisme ainsi que les autres acteurs du monde de la culture lui ont opposé un refus catégorique. Reçus par le Premier ministre, les acteurs de la culture ont obtenu le départ d'Adama Sagnon. Selon le porte-parole du gouvernement, c'est par une lettre adressée au Premier ministre qu'Adama Sagnon a signifié sa démission du nouveau gouvernement.

«Cette démission fait suite à des manifestations au sein du ministère de la Culture en réaction à ma nomination à la tête de ce département. Ayant à l'esprit les hautes missions qui vous sont dévolues, lesquelles mettent le peuple au centre de vos préoccupations, je vous serai gré d'accepter ma démission, au nom de l'intérêt supérieur de la nation»,  a écrit Adama Sagnon, dans son courrier transmis au Premier ministre, le 25 novembre. 

Démission d'Adama Sagnon acceptée

Cette démission a été acceptée par le Premier ministre Isaac Zida. Et très tôt, mardi matin, les manifestants du monde de la culture ont tenu une assemblée générale devant l'immeuble du ministère de la Culture et du Tourisme. Cette assemblée générale a été organisée pour dénoncer justement et rejeter la nomination d'Adama Sagnon, précédemment directeur général burkinabè du droit d'auteur, au poste de ministre de la Culture et du Tourisme. Pour les manifestants, le nom d'Adama Sagnon est lié à l'affaire Norbert Zongo, qui fait partie des affaires pendantes au niveau de la justice burkinabè. Les manifestants accusent Adama Sagnon de faire partie de ceux qui ont tout fait pour classer le dossier.

Norbert Zongo a été retrouvé carbonisé dans sa voiture avec trois de ses compagnons à quelques kilomètres de Ouagadougou. A l'époque, il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur du frère cadet de l'ancien président Blaise Compaoré. Les personnes suspectées de l'assassinat du journaliste en 1998 étaient toutes des militaires du régiment de sécurité présidentielle. Apres plusieurs années d'instruction et de lutte, le dossier n'a jamais connu d'aboutissement heureux pour les défenseurs des droits de l'homme.

Qui est déchu se... Rabat" au Maroc? 

La présidence ivoirienne a annoncé, jeudi 20 novembre que Blaise Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc. 

altLa présidence ivoirienne a annoncé, jeudi 20 novembre que Blaise Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc. L'ex-président burkinabè était réfugié à Yamoussoukro depuis le 31 octobre, jour de sa démission. Blaise Compaoré n'est pas le seul dignitaire africain à avoir trouvé refuge au Maroc. Si pour l'heure on ignore où va résider l'ex-président burkinabè, selon une source à la présidence ivoirienne, Blaise Compaoré séjournera au Maroc, à l'invitation du roi Mohammed VI. Le souverain marocain a adressé jeudi dernier un message de félicitations au président intérimaire Michel Kafando au lendemain de sa prestation de serment. 

Ce n'est pas la première fois que le royaume chérifien accueille des dignitaires africains. Dans les années 60, Mohamed Boudiaf s'est installé à Kenitra dans le nord de Rabat. 

Le cadre du FLN algérien séjourna au Maroc pendant près de 30 ans avant d'être rappelé en 1992 pour occuper la présidence de l'Algérie, jusqu'à son assassinat 6 mois plus tard. 

Le Maroc a aussi été la dernière demeure de Mobutu. En 1997, le lion du Zaïre est admis au Maroc pour des raisons humanitaires. Atteint d'un cancer généralisé, il s'est éteint une semaine plus tard. Sa tombe est toujours visible dans le cimetière chrétien de Rabat. 

Enfin, en 2009, le Maroc accueillait pendant 10 jours le président guinéen Moussa Dadis Camara. Il est hospitalisé dans la capitale marocaine après une tentative d'assassinat par balles pour ensuite trouver refuge au Burkina Faso. L'ex-homme fort de Guinée vit d'ailleurs encore aujourd'hui à Ouagadougou. 

Hors d'Afrique, le Maroc a accueilli aussi  le Chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi et, selon une rumeur, l’ex-président yéménite déchu, Abdallah Saleh, aurait lui aussi trouvé asile au Maroc, après plusieurs mois de soins aux États-Unis, suite à un attentat.