Africulture - Africa Nouvelles

Fierté africaine! 

La capitale de la République de Guinée, Conakry, a été nommée Capitale mondiale du livre pour l'année 2017, a annoncé l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture).

A vos plumes! 

La 15ème Foire Internationale du Livre et du Matériel Didactique de Dakar (FILDAK) se tient du 11 au 16 novembre prochain, et c'est dans ce contexte que la direction du Livre et de la Lecture organise, avec l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), un concours national d'écriture en langue française. 

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Doté d'un montant d'un million CFA, le Prix Aminata Sow Fall, du nom de l'auteur de «La grève des bàttu», sera remis au cours d'une cérémonie prévue au mois de novembre. Le jury national qui se chargera de sélectionner la meilleure production sera surtout composé d'écrivains, de professeurs de français et d'agents de la direction du Livre et de la Lecture.

L'évaluation des manuscrits devra prendre en compte et «la qualité de la langue», et «la créativité de l'auteur».

L'intérêt de ce concours, c'est qu'il cherche à accompagner les jeunes créateurs; qu'ils soient romanciers, nouvellistes ou poètes.

Vive la littérature "afri...Caine"! 

La Zambienne Namwali Serpell a été distinguée par le premier prix de littérature africaine anglophone, pour sa nouvelle «The Sack» dont le récit est qualifié d'innovant, stylistiquement superbe, envoûtant et énigmatique par les jurés.

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L'écrivaine, la toute première Zambienne à avoir reçu une telle distinction, obtient comme récompense la somme de 15.600 USD. L'ouvrage pour lequel Namwali Serpell est nominée a été publié en 2014 sur la plateforme en ligne Africa 39. «The Sack» revient sur l'histoire "inédite" de deux hommes qui font le choix le vivre ensemble en aimant la même femme, sans jamais savoir lequel d'entre eux celle-ci préfère.

Il s'agit en effet, d'un récit "innovant" qui touche un sujet tabou dans les sociétés actuelles surtout au sein de la communauté africaine. Comment les membres de l'environnement familial ou social pourraient-ils réagir en voyant deux des leurs vivre ensemble sous la coupe d'une femme devenue en quelque sort la cheffe de famille. Il est certain qu'ils ne supporteront pas ce renversement de rôle, où le récit de Namwali semble vouloir nous y conduire. C'est cette innovation qui a suscité le vote des membres du jury, comment un critique.

La première édition du prix Caine 2015, a mis en compétition plusieurs écrivains africains anglophones de marque. Deux Sud-Africains et deux Nigérians ont été également en lice: Masande Ntshanga avec «Space», FT Kola avec «A Party for the Colonel», Elnathan John pour «Flying» et Segun Afolabi pour «The Folded Leaf».

Pour honorer les valeureux perdants, l'écrivaine a déclaré à la BBC qu'elle avait trouvé «très difficile d'être en compétition avec d'autres écrivains pour qui elle a énormément de respect». Elle a décidé finalement de partager l'enveloppe qu'elle a gagnée avec les autres nominés. «Nous ne voulons pas de compétition, nous voulons tous être honorés», a-t-elle conclu.

 

 

 

 

Le musée africain de Lyon menacé de disparition Manque de financement, le musée africain des cultures de l'Afrique de l'Ouest à Lyon est aujourd'hui menacé de fermeture et cherche des donateurs. L'institution est visitée chaque année par 10 000 personnes. Il recèle une importante collection d'objets de rituels, mais aussi du quotidien.

Sans faute aux photos! 

Survie, solitude, violence, paradis artificiels, jeux... Dotés d'appareils photo jetables, une trentaine d'enfants des rues de Kinshasa, Mbuji-Mayi et Bukavu ont immortalisé des scènes qui les ont interpellés. Leurs clichés sont exposés jusqu'au 8 novembre dans la capitale congolaise (RDC). 

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«C'est deux filles. L'éducateur n'était pas là, et elles se sont battues». Clarisse, 13 ans, décrit l'une des photos qu'elle a prises pour l'exposition «A travers le regard d'un enfant dit de la rue», qui fermera ses portes le 8 novembre à Kinshasa. A quelques clichés de là, sa deuxième photo: des jeunes qui fument du chanvre et jouent aux dames sur un carton, avec pour pions des capsules de bière et de boissons sucrées. «Cela me faisait mal de voir qu'ils jouent à ça au lieu d'aller à l'école», justifie l'adolescente.

Le concept de l'exposition est une idée de Celina Jensen, chargée du projet «Soins appropriés pour les familles et les enfants» de l'ONG américaine "Save the Children". Elle a payé de sa poche des appareils photos jetables, les a remis aux enfants, les a briefés, et a laissé la magie opérer.

Le terrible quotidien des enfants

A Kinshasa, Mbuji-Mayi (centre) et Bukavu (est), les enfants (une dizaine dans chaque ville) ont pris quelque 700 photos, essentiellement de jour et, pour certaines, dans les centres de transit qui les accueillent provisoirement. Au final, 56 clichés sont affichés sur les murs de l'espace culturel Bilembo, proche de l'ambassade de France, dans le nord de la capitale congolaise. Une vingtaine d'autres, de moins bonne qualité, sont présentés sur des tables, en petit format.

Une étendue de sable, recroquevillée, une enfant dort. «C'est mon amie, elle était avec moi dans la rue», raconte Sarah, 12 ans, qui ne sait pas ce que la fillette est devenue. Christian, 12 ans, a pour sa part immortalisé les outils d'un enfant cireur de chaussures, un travail qu'il a lui-même exercé pour survivre. «Cet enfant fait ça parce que sa vie n'est pas bien. On a abandonné cet enfant, et du coup, il fait ça», lâche-t-il.

L'exposition montre le terrible quotidien des enfants (dormant à même le sol ou sur un matelas d'ordures, fumant du chanvre ou se saoulant à l'alcool bon marché), mais elle dévoile aussi des lueurs d'espoir dans la noirceur de leur existence. Comme ce bébé qui sourit toutes quenottes dehors en se tenant à un bidon jaune à peine plus petit que lui. Ou ces jeunes qui étudient, jouent aux dames, dans l'eau, au football, rappelant que, bien que forcés de grandir plus vite que prévu, ils ne sont pas encore adultes.

«Plus de compassion pour les enfants des rues»

Survie, solitude, violence, paradis artificiels, jeux... Un cycle que des mineurs connaissent pour certains depuis des mois, voire des années. «J'ai voulu que tout le monde comprenne un peu la vie des enfants», commente Celina Jensen. «J'espère que les gens vont avoir plus de compassion pour les enfants de la rue parce que les enfants sont vraiment agressifs et c'est facile d'être un peu fâché contre eux, mais ces enfants ne connaissent pas l'amour, ils ne connaissent que l'abus pour la plupart». 

Des abus parfois extrêmes. «Les autres enfants te frappent pour te rendre fort», raconte Evodie, adolescente de 13 ans. Comme Evodie et Clarisse, Sarah, 16 ans, a été accusée de sorcellerie et jetée dehors. Elle avait alors 6 ans. «Avec d'autres enfants, on volait beaucoup, on ramassait des choses à manger. Tu dors au marché, il pleut, la pluie tombe sur toi...» Elle a ensuite trouvé refuge dans une église. «Mais le prophète m'a violée. J'ai été au tribunal pour enfants, et il a été condamné», narre l'apprentie esthéticienne.

Trouver des solutions pour appuyer les familles

Save the Children espère sensibiliser à une approche différente du problème. «La plupart des enfants qui habitent la rue ont encore un ou les deux parents, mais on les a abandonnés à cause de la pauvreté ou à cause des accusations de sorcellerie. La solution n'est pas de tous les mettre dans les orphelinats, mais de trouver des solutions pour appuyer leurs familles», estime Celina Jensen, qui annonce que quelques enfants-photographes ont retrouvé leur foyer.

Une trentaine de photos ont été vendues, à 50 dollars pièce, et la somme collectée sera en principe reversée aux trois centres de transit de Kinshasa, Mbuji-Mayi et Bukavu, qui manquent de moyens. Alors que sa mission en RDC touche à sa fin, Celina Jensen songe à reconduire cette expérience photographique avec les jeunes de la rue de Vancouver, dans son Canada natal. D'ores et déjà, elle prédit que les réalités des deux pays ne sont pas si différentes.

Du 7 au 15 novembre 2015!

La ville de Dakar va abriter, du 7 au 15 novembre prochain, l'exposition collective «Wave». Prévu au Musée Monod d'art africain, ce projet sur l'ingéniosité est imaginé et produit par Bnp Paribas et regroupe 20 projets permanents à travers le monde. 

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Dans un contexte où l'ensemble de la planète est confronté à «de vastes défis sociaux et environnementaux, une multitude d'initiatives portées par des femmes et des hommes venant des quatre coins du monde prouve que de solutions existent pour faire mieux avec moins». C'est tout le sens de l'exposition sur l'ingéniosité collective qui sera présentée du 7 au 15 novembre prochain au Musée Monod d'art africain de Dakar.

Intitulée «Wave», cette exposition inspirante à l'initiative de la Bnp Paribas et de la Bicis est, selon les organisateurs, un lieu d'échanges et de partage qui accueille une programmation d'événements variés, gratuits et ouverts à tous. Selon Agnès Zevacio, chargée de l'organisation, après une première édition à Paris en 2014, l'exposition « Wave » est passée en 2015 par Lille, Marseille, Nantes, Grenoble et Toulouse ainsi que Milan, Istanbul, San Francisco et Mumbai. Elle va poursuivre sa route en 2016. Et ce sera donc pour la première fois qu'elle sera présentée en Afrique, au Sénégal. Il s'agira ainsi d'exposer 20 projets réalisés par des personnes ingénieuses.

«"Wave" relaie le brouillement créatif de l'ingéniosité collective sur tous les continents. Cette dernière se définit par la simplicité et la flexibilité, une autre manière de penser et de tirer avantage des circonstances pour transformer ensemble les contraintes en opportunités», déclarent les organisateurs du projet, qui se veut également explorer les principaux courants de l'ingéniosité collective dont l'économie inclusive, la co-création, le mouvement makers et l'économie du partage.

«L'exposition "Wave" de Dakar sera également l'occasion, pendant plus d'une semaine, de diverses rencontres sur des thèmes variés comme l'innovation, l'entreprenariat social et le mouvement des makers. Aussi, une carte sur «l'ingéniosité collective dans la région de Dakar» sera présentée», a fait comprendre Mme Zevacio.

A Dakar, ont été retenus pour prendre part à cette exposition, les projets:

♦ "Bio essence" (produits bio made in Africa); 

♦ "Kër Thiossane" (un espace partagé pour redynamiser un quartier); 

♦ et "Louma" (la plateforme qui connecte le monde agricole). 

Cela, conformément au principe de «Wave» présentant à chacune de ses éditions trois projets illustrant l'ingéniosité collective à l'échelle locale.

 

 Ahmed Abdalla "décor...é"! 

Le film égyptien "Décor", du réalisateur Ahmed Abdalla, a remporté le Grand prix de la 9ème édition du Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS), organisé du 28 septembre au 3 octobre, par l'Association Bouregreg, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI. 

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Selon les membres du jury, Ahmed Abdalla a été distingué pour son traitement de la question de la femme. "Décor" raconte l'histoire de Maha (Sherin Diab), une jeune femme passionnée de cinéma, qui, en tant que décoratrice, et sous la pression de son travail, est partagée entre deux mondes. Son premier monde ressemblant au décor du film qu'elle a conçu et l'autre supposé être sa vie réelle. Elle se trouve ainsi dans l'obligation de faire un choix. 

Le Prix spécial du jury a été décerné à "Vierge sous serment" de Laura Bispuri (Italie), alors que le Prix du meilleur scénario est revenu à "Mustang" de Deniz Gamze Erguven (Turquie). Quant au Prix de la meilleure interprétation féminine, il est revenu à Regina Casé dans "Une seconde mère" d'Anna Muylaert (Brésil), tandis que l'Egyptien Mohamed Diab s'est vu décerner le Prix du meilleur rôle masculin pour "Décor". 

Le Prix du film documentaire, lancé pour la première fois, a été attribué à "Queens Of Syria" de Yasmin Fedda (Syrie). Quant au Prix jeune public, il est revenu au long-métrage marocain "L'orchestre des aveugles" de Mohamed Mouftakir et au court-métrage "Le village du cinéma" (Douar Soulima) de la Marocaine Asmaa El Moudir. Pour ce qui est de "L'écharpe rouge" du réalisateur marocain Mohamed Lyounsi l'a obtenu la mention spéciale du jury.

15 films pour la paix mondiale! 

Le 7ème Festival Ciné Droit Libre Abidjan 2015, qui bat son plein depuis le 15 septembre, a été officiellement ouvert, mercredi dernier, par la projection du film "Incorruptible" d'Elisabeth Chai Vasarhelyi, qui parle du Sénégal d'avant la chute du président Abdoulaye Wade, au Goethe Institut d'Abidjan-Cocody.

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Selon son directeur Sangaré Yacouba, le thème de cette édition "S'engager par la voix des urnes" a été choisi parce qu'il est question de sensibiliser les populations de Côte d'Ivoire sur la nécessité d'aller à des élections apaisées afin d'éviter de revivre les violences post-présidentielles de 2010.

«On a un film comme "Citizen four" de Laura Poitras sur la vie d'Edgard Snowden. Il y a aussi "L'homme qui répare les femmes" de Thierry Michel, "Une révolution africaine: les 10 jours qui ont vu la chute de Blaise Compaoré" de Gidéon Vink et Boubacar Sangaré, "Run" de Philippe Lacôte sur la crise ivoirienne et celui d'ouverture», a indiqué Sangaré Yacouba.

Le Village Sos d'Abobo, le Centre Don Bosco de Koumassi, le Centre Abel de Grand-Bassam, le Village du Festival à Yopougon, sont les espaces qui accueillent le Festival qui sera animé par "Le tribunal populaire du rire" de Kebey Mamadou, Marechal Zongo et Soum Bill.

Le réalisateur allemand Floren Schewe de "We were rebels", le rappeur Fou Malade, directeur artistique du Collectif sénégalais "Y en a marre", le réalisateur burkinabé Michel Zongo présent avec "La sirène de Faso Fani" et "Espoir voyage" et Ismaël Compaoré, un activiste du Balai Citoyen qui a fait le débat sur le film sur Blaise Compaoré, "Une révolution africaine" sont les invités du rendez-vous qui prend fin, samedi 26 septembre.

«Et étant donné que Ciné Droit libre contribue à l'apaisement du climat social, je me dois de soutenir les promoteurs», a dit A'Salfo de Magic system, parrain du Festival, ambassadeur de bonne volonté, ambassadeur des Droits de l'Homme et des Libertés publiques.

«Le cinéma est un vecteur important qui facilite le débat. Il fait avancer la réflexion et suscite un climat de tolérance et de compréhension mutuelle», s'est, quant à lui, réjoui Philippe Williaert, ministre-conseiller de l'Union Européenne.

 

 

Le sénégalais Ousmane Sembène donne le coup d'envoi! 

Plusieurs films, déjà primés dans des festivals internationaux, sont en lice pour le grand Prix du FCAK, dont "Timbuktu" du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako et «l'Orchestre des aveugles» du Marocain Mohamed Mouftakir.

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«Le Mandat», film du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, a ouvert, samedi dernier, la 18ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK). Placée sous le Haut patronage de S.M le Roi Mohammed VI, cette édition, qui se poursuivra jusqu'au 19 septembre courant, ne déroge pas à la règle et à l'esprit de cette manifestation cinématographique d'envergure en faisant, cette année encore, la part belle aux dernières productions du cinéma africain.

La cérémonie d'ouverture a, par ailleurs, été marquée par la remise du trophée du Festival à Michel Ouedraogo, délégué général du FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou). S'exprimant lors de cette cérémonie, le président de la Fondation, initiatrice de l'évènement, Noureddine Sail, a souligné que cette édition sera marquée par «une nouvelle lancée» et «une nouvelle vision» avec pour mots d'ordre la continuité et la résistance. «Le cinéma est un mode d'expression que les pays africains se doivent de développer», a-t-il précisé, tout en déplorant qu'ils «ne sont pas encore arrivés à exister en matière de cinématographie». Sail a, à cette occasion, relevé que le Maroc s'érige en modèle à l'échelle africaine.

Prenant la parole, l'ambassadeur du Sénégal à Rabat, Amadou Sow, dont le pays est l'invité d'honneur de cette édition, s'est réjoui de cet hommage qui, a-t-il insisté, vient consolider l'excellence des relations entre les deux pays frères. «Les relations bilatérales ne cessent de se développer et de se renforcer à tous les niveaux sous la conduite éclairée de S.M le Roi Mohammed VI et du président sénégalais», a-t-il tenu à souligner.

Pour l'édition actuelle, 14 films africains sont donc en lice pour décrocher le «Prix Ousmane Sembène». Outre le Maroc, ces longs-métrages représentent 12 pays, dont le Sénégal, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, la Tunisie, l'Algérie et l'Egypte. D'autres prix seront décernés lors de cette édition, dont celui de la meilleure interprétation masculine qui porte le nom de feu Mohamed Bastaoui, ainsi que le prix parallèle «Cinephilia-Don Quichotte».

Le jury chargé de départager les films en compétition est, pour sa part, présidé par le producteur, scénariste et réalisateur français Jacques Dorfmann, avec à ses côtés 7 membres du Maroc, des Etats-Unis, du Canada, d'Egypte et d'Afrique du Sud.

Il est à noter que cet évènement cinématographique, considéré comme le plus ancien festival de cinéma au Maroc, est également celui qui bénéficie de moins de subventions. Selon Noureddine Sail, le budget de l'édition actuelle tourne autour de 3 millions et demi de dirhams, ce qui est très insuffisant.

Rappelons enfin que le Festival du cinéma africain de Khouribga a été créé le 25 mars 1977 par la Fédération nationale des Ciné-Clubs du Maroc et l'Association Culturelle de Khouribga. La 2ème édition ne sera organisée que 6 ans plus tard et le festival sera alors tenu une fois tous les 2 ans.

Après la 6ème édition, en 1994, le festival gèlera ses activités pendant 6 années, avant de reprendre de plus belle en 2000. Depuis, non seulement cette manifestation a pu se tenir de manière régulière mais a également bénéficié, du Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

L'histoire de ce festival a également été marquée par la création, en 2009, de la Fondation du Festival du Cinéma Africain présidée par Noureddine Sail.