Africulture - Africa Nouvelles

Afro Fiction est un collectif d'Afro-français qui fédère des professionnels du cinéma. Ils agissent pour identifier et révéler des talents, développer des compétences, agrandir le réseau qu'ils ont créé et valoriser des projets portés par la communauté afro descendante. Le collectif travaille à une rééducation visuelle nécessaire, le but étant de s'élever. La fiction a le pouvoir d’être un miroir de la réalité mais également une proposition de ce qu’elle pourrait être. Elle a la responsabilité d’offrir artistiquement, des points de vue différents sur le monde passé, actuel et futur. Or le constat encore aujourd’hui, est que cette fiction française qu’on aime tant, peine à illustrer le pluralisme culturel et entretient de nombreux clichés. Cela, par méconnaissance et par manque de diversité de points de vue dans la création. C’est dans ce contexte peu évolutif qu’à été créé le "COLLECTIF AFRO FICTION". Son ambition est de permettre aux Afro descendants de s’unir pour créer du contenu cinématographique et audiovisuel dans lesquels ils seraient représentés dans des rôles de qualité avec plus de nuance et de propositions. a volonté du collectif basé en France est d'aller à contre courant d'un système étant encore trop souvent frileux à soutenir des œuvres trop colorées.

Veronica Rocha est native du Grand-Duché de Luxembourg et originaire des îles du Cap-Vert, de l'Afrique de l'ouest est la cadette de 7 enfants, polyglotte, arrive à Bruxelles en 1997 pour suivre des études supérieures, elle se définit comme citoyenne du monde. Un master en communication avec une spécialisation en journalisme en poche, Veronica s’orientera très vite vers le monde des médias. Après une longue expérience auprès de médias généralistes et diverses organisations, elle décide de mettre son expérience, son amour pour les gens, au profit d'un projet audiovisuel avec passion, une nouvelle façon de communiquer au profit de l'intérêt généralNaîtra alors V'RO TV: «la web Tv qui vous inspire et vous fait du bien» et le projet «et à part ça, ça va?». 

Le musée africain de Lyon menacé de disparition Manque de financement, le musée africain des cultures de l'Afrique de l'Ouest à Lyon est aujourd'hui menacé de fermeture et cherche des donateurs. L'institution est visitée chaque année par 10 000 personnes. Il recèle une importante collection d'objets de rituels, mais aussi du quotidien.

Paco Diatta, de son vrai nom Oumar Lamine Diatta, est né en Casamance (sud du Sénégal). Auteur-compositeur et chanteur, il entretient avec la musique des rapports le plus souvent exclusifs. Son instrument de prédilection est la guitare acoustique et la guitare basse. Très tôt, il part pour l'aventure, sa guitare sous le bras et son sac à l'épaule. Son univers à lui est celui de la musique, de l'universalité, des valeurs humanistes, engagé musicalement pour la paix. Il nous explique ses nouvelles ambitions, dans cet entretien exclusif pour Africa Nouvelles.

Sans faute aux photos! 

Survie, solitude, violence, paradis artificiels, jeux... Dotés d'appareils photo jetables, une trentaine d'enfants des rues de Kinshasa, Mbuji-Mayi et Bukavu ont immortalisé des scènes qui les ont interpellés. Leurs clichés sont exposés jusqu'au 8 novembre dans la capitale congolaise (RDC). 

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«C'est deux filles. L'éducateur n'était pas là, et elles se sont battues». Clarisse, 13 ans, décrit l'une des photos qu'elle a prises pour l'exposition «A travers le regard d'un enfant dit de la rue», qui fermera ses portes le 8 novembre à Kinshasa. A quelques clichés de là, sa deuxième photo: des jeunes qui fument du chanvre et jouent aux dames sur un carton, avec pour pions des capsules de bière et de boissons sucrées. «Cela me faisait mal de voir qu'ils jouent à ça au lieu d'aller à l'école», justifie l'adolescente.

Le concept de l'exposition est une idée de Celina Jensen, chargée du projet «Soins appropriés pour les familles et les enfants» de l'ONG américaine "Save the Children". Elle a payé de sa poche des appareils photos jetables, les a remis aux enfants, les a briefés, et a laissé la magie opérer.

Le terrible quotidien des enfants

A Kinshasa, Mbuji-Mayi (centre) et Bukavu (est), les enfants (une dizaine dans chaque ville) ont pris quelque 700 photos, essentiellement de jour et, pour certaines, dans les centres de transit qui les accueillent provisoirement. Au final, 56 clichés sont affichés sur les murs de l'espace culturel Bilembo, proche de l'ambassade de France, dans le nord de la capitale congolaise. Une vingtaine d'autres, de moins bonne qualité, sont présentés sur des tables, en petit format.

Une étendue de sable, recroquevillée, une enfant dort. «C'est mon amie, elle était avec moi dans la rue», raconte Sarah, 12 ans, qui ne sait pas ce que la fillette est devenue. Christian, 12 ans, a pour sa part immortalisé les outils d'un enfant cireur de chaussures, un travail qu'il a lui-même exercé pour survivre. «Cet enfant fait ça parce que sa vie n'est pas bien. On a abandonné cet enfant, et du coup, il fait ça», lâche-t-il.

L'exposition montre le terrible quotidien des enfants (dormant à même le sol ou sur un matelas d'ordures, fumant du chanvre ou se saoulant à l'alcool bon marché), mais elle dévoile aussi des lueurs d'espoir dans la noirceur de leur existence. Comme ce bébé qui sourit toutes quenottes dehors en se tenant à un bidon jaune à peine plus petit que lui. Ou ces jeunes qui étudient, jouent aux dames, dans l'eau, au football, rappelant que, bien que forcés de grandir plus vite que prévu, ils ne sont pas encore adultes.

«Plus de compassion pour les enfants des rues»

Survie, solitude, violence, paradis artificiels, jeux... Un cycle que des mineurs connaissent pour certains depuis des mois, voire des années. «J'ai voulu que tout le monde comprenne un peu la vie des enfants», commente Celina Jensen. «J'espère que les gens vont avoir plus de compassion pour les enfants de la rue parce que les enfants sont vraiment agressifs et c'est facile d'être un peu fâché contre eux, mais ces enfants ne connaissent pas l'amour, ils ne connaissent que l'abus pour la plupart». 

Des abus parfois extrêmes. «Les autres enfants te frappent pour te rendre fort», raconte Evodie, adolescente de 13 ans. Comme Evodie et Clarisse, Sarah, 16 ans, a été accusée de sorcellerie et jetée dehors. Elle avait alors 6 ans. «Avec d'autres enfants, on volait beaucoup, on ramassait des choses à manger. Tu dors au marché, il pleut, la pluie tombe sur toi...» Elle a ensuite trouvé refuge dans une église. «Mais le prophète m'a violée. J'ai été au tribunal pour enfants, et il a été condamné», narre l'apprentie esthéticienne.

Trouver des solutions pour appuyer les familles

Save the Children espère sensibiliser à une approche différente du problème. «La plupart des enfants qui habitent la rue ont encore un ou les deux parents, mais on les a abandonnés à cause de la pauvreté ou à cause des accusations de sorcellerie. La solution n'est pas de tous les mettre dans les orphelinats, mais de trouver des solutions pour appuyer leurs familles», estime Celina Jensen, qui annonce que quelques enfants-photographes ont retrouvé leur foyer.

Une trentaine de photos ont été vendues, à 50 dollars pièce, et la somme collectée sera en principe reversée aux trois centres de transit de Kinshasa, Mbuji-Mayi et Bukavu, qui manquent de moyens. Alors que sa mission en RDC touche à sa fin, Celina Jensen songe à reconduire cette expérience photographique avec les jeunes de la rue de Vancouver, dans son Canada natal. D'ores et déjà, elle prédit que les réalités des deux pays ne sont pas si différentes.