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Jazz, blues, swing et funk à l'honneur dans la ville du Détroit.

La 12ème édition du festival Tanjazz, qui s'est ouverte mercredi, met de nouveau à l'honneur la musique jazz pour le plus grand bonheur de ses nombreux amateurs dans la ville du Détroit.

 

La Fondation Lorin, organisatrice de cet évènement, a mis en place plusieurs scènes à travers la ville et préparé un riche programme comptant de grands noms du jazz et d'autres genres musicaux tels le blues, le swing et le funk.

Le bal a été ouvert par un grand spectacle à la place des Nations, au centre de Tanger, avec la participation du groupe belge "WAB", l'une des formations les plus talentueuse spécialisées dans le funk en Europe, qui a su enflammer un public venu nombreux pour suivre la première soirée du festival, et a fait découvrir le funk à des centaines de jeunes amateurs de musique.

Plus loin, au palais des Institutions italiennes (ex palais Moulay Abdelhafid), le trio féminin "Divinas" a fait renaitre l'ambiance des années 30 aux Etats-Unis, à travers le spectacle "Chocolat", réunissant chant, danse et narration. Le thème est situé au moment de la Grande Dépression, suite à la crise financière de 1929. A cette époque de décadence entre deux guerres, les trios féminin remplissaient les radios et les quelques scènes des clubs qui étaient restés ouverts, offrant une échappatoire à une réalité difficile à vivre.

Parmi les grands noms internationaux participant à cette édition, a figuré le trompettiste américain Roy Hargrove, qui a remporté en 1998, avec son groupe "Crisol", un Grammy Award pour l'album "Habana".

Au programme également l'Italienne Roberta Gambarini, née à Turin dans une famille aimant le jazz et partie dès 1988 aux Etats-Unis où elle se fait très vite remarquer. Son premier album solo, "Easy to Love" (2006), fait grand bruit et est nominé aux Grammy Awards.

Le festival a accueilli aussi l'une des icônes de la musique jazz à la Nouvelle Orléans (Louisiane), Lillian Boutté, nommée "Ambassadrice musicale de la Nouvelle Orléans". C'est la deuxième légende du jazz dans l'histoire de la ville à recevoir cet honneur après Louis Armstrong.

Un autre trio féminin, les "Witchcraft", marquera cette édition de son empreinte. Il est considéré par les media comme le meilleur groupe de jazz féminin d'Europe.

Cette édition a aussi offert des spectacles en plein air, des cours de musique et de danse et des spectacles consacrés aux enfants.

B. C.

La 5ème édition du "Missbak d'or", a été abritée au Sorano.
L'artiste-comédien Golbert Diagne, la chanteuse Kiné Lam, le communicateur traditionnel Abdoulaye Mbaye Pekh et le promoteur de lutte Gaston Mbengue ont èté honorés à l'occasion de la soirée culturelle de la 5ème édition du "Missbak d'or", au Théâtre national Daniel Sorano.

"Ces quatre figures de proue du monde des arts et de la culture peuvent être considérées comme des références pour la jeunesse en manque de repères identitaires", indiquaiient les organisateurs.

Cette rencontre a été "un foisonnement culturel" auquel ont pris part des artistes-comédiens, des danseurs, des ballets traditionnels, dont les chanteurs Youssou Ndour, Thione Seck, Fatou Guewel, Baba Maal et Coumba Gawlo.

La soirée du "Missbak d'or" est organisé pour "faire des métiers de la voix un socle de référence, en donnant aux différents acteurs de nouveaux moyens d'expression de leur talent, de repositionner la musique sénégalaise dans la sous-région et dans le monde".

Le "Missbak d'or" est présenté comme "un label qui célèbre chaque année une sommité du monde des arts et de la culture à travers une soirée d'hommage".

Depuis son lancement, d'éminentes personnalités de la vie artistique et culturelle ont été fêtés:

Adja Khar Mbaye Madiaga (2007);

El Hadj Ndiouga Dieng (2008);

Yandé Codou Sène (2009);

El Hadj Samba Diabaré Samb et Joséphine Zambo (2010).

 

B. D.

Présentation publique du «Nouveau dictionnaire Ewondo».

Publié aux éditions Terre Africaine, ce dernier compte environ 10.000 mots et plus de 150 proverbes étendus sur 444 pages.

La cérémonie de présentation du Dictionnaire Ewondo a été présidée par des personnalités telles le ministre de l'Enseignement supérieur camerounais, Jacques Fame Ndongo, «représentant personnel du chef de l'Etat», Jean Claude Ottou, directeur général de MTN Cameroun, de l'éditeur Bassek Ba Kobhio, par ailleurs réalisateur de cinéma de renommée internationale et Rose Zang Nguele (adjoint délégué du gouvernement) et ancien membre du gouvernement.

L'auteur Siméon Basile Atangana (70 ans) a prononcé son discours, d'abord en français puis en Ewondo. Les deux langues ont d'ailleurs été parlées pendant la cérémonie.


Ce septuagénaire a souligné que le Nouveau dictionnaire Ewondo a pour principal objectif la valorisation de la langue Ewondo, disant d'avoir fait un constat malheureux, celui d'une jeunesse Ewondo qui accorde de moins en moins un intérêt à sa langue maternelle.
«Le constat vient du fait que beaucoup d'enfants aujourd'hui ne s'expriment presque plus en langue Ewondo, ce dictionnaire a donc été mis sur pied pour promouvoir la culture ewondo. Si jamais une langue disparaît, ceci revient à dire que la culture a disparu».

Le livre a été diversement apprécié.

«L'extrait est très mal perçu sur le plan du fond. Ce livre va participer à la sauvegarde du patrimoine linguistique. Nous savons tous que dans les langues bantou, la prononciation et le ton sont des choses essentielles et le document fait abstraction de deux», a déploré Jean Marie Essono, intervenant et promoteur du dictionnaire de la langue "douala".

Par ailleurs d'autres apprécient l'initiative: «Le dictionnaire véhicule la culture, la coutume. Donc c'est une très bonne chose d'avoir cet ouvrage pour des lectures faciles et qui est également complété par des proverbes», a soutenu le professeur Joseph Owona.

Norbert Ngouma




 

FESMAN III: Célébrations du 3e Festival Mondial des Arts Nègres prévues en décembre 2010.


La 3e édition du FESMAN (Festival Mondial des Arts Nègres) se tiendra  au Sénégal, du 10 au 31décembre 2010, selon la direction de la communication de la manifestation, qui a indiqué: «Le FESMAN se tiendra en cette année où le monde se tournera vers l’Afrique avec la Coupe du monde de football et des fêtes du cinquantenaire de l’indépendance de l’Afrique francophone».

 

La 1ère édition du FESMAN eut lieu à Dakar, en 1966, à l’initiative du président Léopold Sédar Senghor et la 2ème édition, en 1977 au Nigeria.
Cette 3ème édition, qui aura pour invité d’honneur le Brésil, se veut porteuse d’une «vision nouvelle d’une Afrique libérée, fière, créative et optimiste tout en étant le symbole de la fécondité du dialogue entre les peuples et les cultures».

 

Le FESMAN, marqué par l’organisation d’un «Forum sur la Renaissance Africaine, sera animé par des artistes de toute l’Afrique et des diasporas noires (Amériques, Caraïbes, Europe, Asie), à travers plusieurs initiatives culturelles:
■ expositions d’arts, artisanat, photographie, design;
■ concerts des meilleurs musiciens et exposition sur l’histoire des Musiques noires, mettant en scène les nouvelles cultures urbaines (rap, R&B, graffitis);
■ défilés de mode;
■ Salon du livre;
■ rétrospective cinématographique des grands réalisateurs  africains et de la diaspora;
■ spectacles de danse et théâtre;
■ exposition sur les sciences et la technologie des peuples noirs;
■ Festival de gastronomie;
■ match de football;
■ course à pied jalonnée.

 

Ndèye Fatou Seck