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L'amour pour l'humour!

Huit années après «Je suis candidat», son dernier album, Adama Dahico signe son come-back dans les bacs, avec un nouvel opus, dont il garde pour l'instant jalousement le titre. L'œuvre qui tranche avec ce que l'humoriste avait l'habitude de faire, sera disponible sur le marché le lundi 5 mai prochain.

altAvant cette échéance capitale pour lui, l'humoriste-écrivain, qui vient de publier «Eh Djah, Ma vieille!», situe les enjeux de ce retour musical et humoristique et dévoile son nouveau combat.

Vous vous apprêtez à mettre sur le marché une nouvelle œuvre. A quoi le public doit-il s'attendre?

C'est un album de 12 titres entièrement enregistrés en live et 100% reggae avec des thèmes d'éveil de conscience sur la réconciliation, la paix, l'insalubrité et pas mal de sujets qui contribuent au développement d'une Nation. Voilà ce que je peux dire pour l'instant.

Justement que dites-vous concrètement dans les textes?

Sur cet album, je m'adresse aux Ivoiriens avec le cœur. Nous avons tous été témoins de certains événements dans notre pays. Pour la postérité, il faut qu'artistiquement nous rendions compte de ce qui s'est passé, afin de tirer des enseignements de ce que nous avons vécu.

Nous sommes aujourd'hui dans une dynamique de développement. Après les palabres, il faut se parler et avancer. Je suis citoyen avant tout. J'ai donc décidé d'accompagner l'esprit que le Président de la République et tout le gouvernement ont décidé d'inculquer aux Ivoiriens, c'est-à-dire atteindre d'ici 2020 l'émergence.

Mais, on ne peut pas émerger sans la culture. C'est pourquoi, je reporte le chapeau de militant de la Côte d'Ivoire culturelle, avec un titre intitulé « Ma Côte d'Ivoire », dans lequel j'exhorte chaque Ivoirien à s'acquitter de ses devoirs de citoyen en payant ses impôts. C'est avec cela que l'Etat travaille.

Mais, en même temps, l'Etat a pour devoir de protéger toutes les industries, tous les investisseurs. Aujourd'hui, la contrefaçon et la piraterie tue l'économie. Et nous voulons que l'Etat mette en place un dispositif qui permettra de protéger ces entreprises. Dans l'album, on en parle.

Il y a aussi le slogan de campagne de l'album qui incite les uns et les autres à avoir de l'espoir. Quelles que soient les difficultés, il ne faut pas baisser les bras. Nous avons compris que Dieu a la main sur la Côte d'Ivoire, qu'il a touché les cœurs des uns et des autres afin que nous puissions aller à la paix.

Peut-on savoir le titre de l'album?

Souffrez que je ne le divulgue pas maintenant. Je réserve la surprise pour la sortie de l'album. Les mélomanes le sauront dès la sortie de l'œuvre. Je ne souhaite pas que les pirates dès qu'ils l'entendent, bondissent là-dessus.

Cela dit, je vous informe que j'ai travaillé avec un jeune arrangeur ivoirien Marc William, pendant un an. Il est pétri de talent. Nous sommes aujourd'hui en mesure d'assurer un concert live et d'exécuter les 12 titres de l'album, si un promoteur nous sollicite. Et l'orchestre, c'est les doromikaniciens.

 Vous chantez ou vous parlez sur un beat reggae?

Pour le comédien que je suis, parler c'est chanter. Nous sommes inspirés d' « Eh Djah », mon premier album, et de réflexion en réflexion, nous en sommes arrivés à cette œuvre. Les Ivoiriens m'attendent sur le plan artistique et c'est là que je dois les surprendre.

Je ne chante pas, mais je parle avec émotion sur des sujets qui nous touchent. Et les chœurs chantent. Nous avons travaillé dans deux studios, Salem et JBZ, avec des musiciens pétris de talent. J'avoue que quand j'ai écouté l'œuvre, j'ai eu une satisfaction morale et artistique.

C'est une vision que nous venons de réaliser, en enregistrant en live un album afin de pouvoir participer à beaucoup de festivals à travers le continent. C'est mon nouveau challenge. Mais, sachez qu'un concert d'Adama Dahico, ça sera toujours de l'humour.

Nous avons, par exemple, une chanson qui s'intitule « Ali Baba et les 40 voleurs » et quand nous l'exécutons, le président Dahico pèse ses ministres, à l'aide d'une balance. C'est un album que nous voulons promouvoir à travers la Côte d'Ivoire.

Habituellement dans vos albums, vous alternez sketchs et musique. Pourquoi, vous renoncez à cette démarche avec cette nouvelle œuvre? 

AD : Je suis certes humoriste. Mais, j'ai des choses à dire au public et je pense que la musique est aussi un canal pour véhiculer des messages. C'est un choix différent, mais je reste toujours dans le canevas de l'humour.

La Côte d'Ivoire est No1 sur le plan de l'humour en Afrique francophone, et les gens dans certains pays du continent s'inspirent des humoristes ivoiriens. Je me suis dit pour ne pas proposer autre chose. En entrant dans ce feeling, je montre qu'on a une autre dimension dans la Côte d'Ivoire humoristique.

Avec ce nouvel album, venez-vous récupérer votre place sur la scène de l'humour?

Vous savez, quel que soit le talentueux reggaeman qui viendra en Côte d'Ivoire, Alpha Blondy restera toujours Alpha Blondy. Tiken Jah, Ismaël Isaac sont certes très bons, mais ils reconnaissent qu'Alpha Blondy reste leur aîné. En matière d'humour, je ne suis pas celui qui a commencé.

Avant moi, Bamba Bakary et d'autres devanciers ont porté de cet art en Côte d'Ivoire. Je suis arrivé à un moment donné avec un humour militant. Et je me suis battu avec un festival (le FIRA, festival international du rire d'Abidjan) et le one-man-show pour amener les gens à aller vers le développement de l'humour.

C'est vrai que j'ai fait quelque temps sans être sur la scène humoristique abidjanaise, mais je me suis produit dans beaucoup de pays en Afrique francophone. J'ai même glané plus de 5 trophées sur le plan international. Cela dit, je pense que les jeunes frères ont maintenu la flamme de l'humour.

Ils ont du talent, mais il faut qu'ils comprennent qu'il faut qu'ils se remettent chaque jour en cause. Quand nous commencions, il n'y avait pas de blagues en sms. Nous nous contentions de notre imagination pour produire des blagues.

Aujourd'hui, quand vous réécoutez « Eh Djah », mon premier album, vous constatez qu'il fait la fierté de la Côte d'Ivoire. C'est dire qu'un travail a été fait. Je ne reviens pas pour prendre une place, parce que je n'en ai pas perdu. Je reviens pour continuer mon travail.

Mais, on reproche à vos jeunes frères de ne pas travailler suffisamment et de ne servir que des blagues qui passent partout et que tout le monde connaît...

Nous, les humoristes, avons le devoir de produire des spectacles de qualité. Dans l'une de vos livraisons, j'ai lu un article sur ce sujet. Je l'avoue, j'ai été à la fois heureux et malheureux. Je me suis rendu compte qu'à notre époque, ce n'était pas pour nos beaux yeux qu'on parlait de nous dans les journaux.

Il y a un travail qui était abattu. Nos jeunes frères d'aujourd'hui, eux-mêmes le disent, ne se remettent pas en cause. Ils sont entre les mariages, les « gombos » et les spectacles. Ils ne savent pas qu'il faut se donner un temps, pour réfléchir et écrire. Aujourd'hui, le public paie pour nous regarder.

Il attend donc de nous, un travail de qualité. Malheureusement, ils ne disent que les mêmes blagues qui circulent dans les téléphones portables, ils en font un répertoire. On peut raconter des histoires que les gens connaissent, mais cela ne doit pas constituer 80% de votre répertoire.

Sinon, il y a problème. Ce que je leur conseille, c'est de se mettre au travail surtout s'ils veulent faire de l'humour leur travail. Ils font rire, c'est vrai, mais à un moment donné, le public dira : « Allez-vous mettre au travail » !

Et ce moment est venu. Par le passé, on m'avait demandé qui est, selon moi, le meilleur humoriste parmi les jeunes qui occupent actuellement la scène. Pour moi, le meilleur humoriste, c'est celui qui donne le meilleur de lui-même à chaque prestation.

Vous parliez tantôt du FIRA. Que devient-il? L'événement est-il mort?

Non. Le FIRA (Festival International du Rire d'Abidjan) va revenir ,d'ici la fin de l'année, mais ce sera un FIRA un peu spécial, une sorte de bilan. Nous allons inviter tous ceux qui ont déjà joué au Fira et que le festival a permis d'évoluer. Ils viendront ainsi avec émotion dire comment ils sont partis du Fira pour atteindre le niveau qu'ils ont aujourd'hui.

Ce sera un FIRA spécial réconciliation, mais la production d'un tel événement demande que l'Etat, en plus des sponsors, nous soutienne. Je lance, en tant que militant de la Côte d'Ivoire culturelle, un appel à tous ceux qui pensent que le FIRA est un patrimoine culturel ivoirien, afin qu'ils nous viennent en aide pour qu'on relance l'événement.

Le FIRA a permis à certains pays francophones du continent d'initier des festivals d'humour et ça fonctionne bien. Il ne faudrait pas que les premiers soient les derniers.

Il faut qu'on reprenne notre place. Je suis prêt à m'investir dans ce sens. Sinon, j'ai la possibilité de m'occuper uniquement que de ma carrière. Mais, je veux que nous préparions tous ceux qui vont faire de l'humour dans 5 ou 10 ans. Voilà un peu mon combat.

Qu'est-ce que "sexe" ça?

Du jamais vu: des femmes tambourinaires au Burundi. Certains hommes burundais voient ce phénomène comme un pas en avant vers l'égalité des sexes, mais d'autres le considèrent comme une trahison de la culture et de l'histoire du Burundi.

altUne femme maçonne, mécanicienne, chauffeur, ... Les hommes burundais croyaient avoir tout vu et semblaient avoir tout accepté. Mais aujourd'hui, ils n'en reviennent pas : des femmes tambourinaires !

Tous les métiers sont ouverts aux femmes

Une première dans l'histoire du Burundi. La scène insolite est à retrouver dans le nord-est du Burundi, dans la province de Kirundo, dans la commune de Busoni. Des femmes à l'allure fière qui utilisent leurs muscles pour exhiber leurs talents de danse, tambour battant, dans chaque cérémonie officielle.

Les participantes ne trouvent rien d'étonnant à leur prestation : "Quand nous parlons de l'égalité des genres, cela doit se manifester dans tous les domaines. Il n'y a plus de danse réservée aux hommes au même titre que désormais tous les métiers sont ouverts aux femmes", affirme Immaculée, l'une des tambourinaires, sourire aux lèvres.

Les hommes de Busoni sont d'accord, ils sont presque unanimes : "Nous sommes contents de voir nos femmes jouer et danser au tambour. C'est un pas en avant pour notre société", témoigne Élias, sexagénaire.

Étienne, lui, de passage dans cette commune aux femmes révolutionnaires, est plutôt perplexe, mais ne trouve rien à redire à cette tradition insolite : "Une femme qui joue et danse au tambour ? C'est du jamais vu au Burundi!

La pilule reste difficile à avaler

À quelques centaines de kilomètres de là, en province Ngozi (le nord du Burundi), tout comme à Bujumbura la capitale, la pilule reste difficile à avaler pour les hommes.

"Depuis quand le tambour est-il pour les femmes ?", se demande Cyrille, déçu. Jean-Pierre, lui, choqué, va plus loin et parle d'une insulte : "Le tambour est le symbole du pouvoir et de la souveraineté. Jamais dans la culture burundaise, et ce depuis des temps anciens, on n'a vu une femme tambourinaire. Une chose pareille est une insulte pour notre culture."

Pourquoi cette résistance chez la gente masculine? La réponse est peut-être dans l'histoire du tambour au Burundi. En effet, dans le Burundi ancien, le tambour était battu uniquement par des hommes dans de grandes cérémonies et en présence du roi.

Personne d'autre n'avait ce privilège. Le tambour incarnait le pouvoir et la souveraineté du roi. Il y avait des tambours simples qui résonnaient dans différentes festivités et d'autres qui étaient "sacrés" comme le Karyenda qui, selon la légende, représentait "l'âme du Burundi", et symbolisait le pouvoir et la royauté. Le Nyabuhoro, lui, était considéré comme garant de la sécurité du pays.

Cetains symboles réservés traditonnellement aux hommes seraient-ils menacés par ces tambourinaires d'une nouvelle époque ?

En attendant, Immaculée et ses amies ont bien l'intention de continuer à faire résonner haut et fort leur tambour pendant les cérémonies officielles de la petite ville du nord du Burundi.

Cinémusique!

6ème exportateur mondial de pétrole, le Nigeria est aussi le foyer d'une industrie cinématographique et musicale dont l'essor ne cesse d'étonner plus d'un francophone. La popularité de son cinéma et de sa musique a fait de ce pays un incontournable géant culturel du continent.

alt6ème exportateur mondial de pétrole, le Nigeria est aussi le foyer d'une industrie cinématographique et musicale dont l'essor ne cesse d'étonner plus d'un francophone. La popularité de son cinéma et de sa musique a fait de ce pays un incontournable géant culturel du continent

Un cinéma à faible budget et un succès omniprésent

Il ne se passe pas une semaine au Nigeria sans qu'il ne se tourne au moins trente long métrages destinés à la commercialisation. Lancée en 1990, l'industrie cinématographique nigériane, Nollywood, est devenue, après l'agriculture, la 2ème source d'emploi de ce pays qui compte un peu plus de 168,8 millions d'habitants. On estime à un million le nombre de personnes dont les revenus dépendent directement de la production de Nollywood, industrie qui génère désormais 590 millions USD par an.

Au-delà des thématiques populaires abordées, le succès paradoxal de cette industrie réside aussi dans sa capacité à produire jusqu'à 2.500 films par an, tournés avec de petits budgets et dans des conditions assez dérisoires de production. Selon la BBC, produire un film coûte entre 25.000 et 70.000 USD. Entre amateurisme et piraterie, les DVD se vendent entre 20.000 et 200.000 exemplaires. Et la gangrène du piratage n'étant jamais loin sur le continent, pour chaque exemplaire vendu légalement, 9 sont illégaux, selon la Banque mondiale.

Dans cette effervescence artistique, très peu d'acteurs ont des revenus élevés. Les plus connus gagnent entre 1.000 et 3.000 USD par film, les plus chanceux, comme l'actrice Omotola Jalade, atteignent les 32.000 USD par film.

Musique: à chaque génération un mouvement

Les années 1970 ont été celle du règne de l'afrobeat de Fela Anikulapo Kuti. Le musicien le plus controversé du continent, né en 1938, s'était taillé une personnalité qui l'avait rendu incontournable dans l'histoire de la musique africaine, créant un mouvement de conscience collective puissant.

Mais plus tôt, au cœur des années 1960, on se souvient comment la rumba zaïroise conquit le Nigeria, où elle a été séduite par le highlife déjà en vogue à cet époque. La fusion des deux fera apparaître en 1976 le tube "Sweet Mother" de Prince Nico Mbarga.

Arrive dans les années 1980 le groove du reggae jamaïcain. Mais les courants dominants restent l'afrobeat, la juju et la fuji qui connaîtra une expansion remarquable dans les années 1990. Une décennie marquée également par «l'installation du batteur Ginger Baker à Lagos et le lancement d'un projet avorté de studio dans la capitale nigériane par Paul Mc Cartney», explique Sylvie Clerfeuille.

Les années 2000 ont été celles de l'arrivée d'une nouvelle génération. Seun et Femi Kuti, les deux fils de Fela perpétuent chacun à sa manière la mémoire de leur père. À leur côté, Keziah Jones est un artiste majeur de la scène musicale nigériane aux aspirations profondes avec un discours réaliste sur la situation politico-économique du Nigeria.

Dans une interview accordée au magazine Mondomix, il disait avec un brin d'optimisme: «Un architecte de renom s'est rendu à Lagos et a déclaré que, pour des yeux occidentaux, cette ville était un chaos complet... En fait, les gens trouvent des façons alternatives pour vivre ensemble. Le Nigeria est miné par la pauvreté, mais il est aussi débordant d'énergie. En marge du pouvoir politique, nous développons nos propres réseaux».

La nouvelle génération

Cette décennie est aussi celle où débarquent avec énergie des artistes tels qu'Ayo, Nneka, Asa. Et dans un registre complètement différent et très populaire, on remarque l'émergence de P-Square, D'Banj, Davido, Tiwa Savage, 2face Idibia, J Martins qui réussissent aussi leur conquête de l'Afrique francophone et du monde. Les boîtes de nuit d'Afrique francophone se voient inondées de musique et de pas de danse nigérianes. P-Square, le groupe des frères jumeaux Okoye, côtoie les grands noms de la scène hip-hop mondiale, Rick Ross, Akon, et s'inspirent de ces derniers pour réussir leur carrière. En témoigne la qualité des clips de leurs albums.

On estime à 550 disques le nombre de disque produits chaque année par l'industrie musicale nigériane, avec plus de 1.200 concerts générant d'importants chiffres d'affaires par an, des million USD.

Jeunesse pour la paix!

Ils en ont marre d'être mêlés à des histoires de rebellions entre leurs pays et ont répondu à l'appel d'une ONG locale, pour participer à un projet artistique. "Vijana Kokoriko" est l'un des chantiers intégrateurs de la jeunesse dans la recherche de la paix entre Etats de la CEPGL (Communauté Economique des Pays de la région des Grands Lacs).

altCe salon de formation artistique tenu à Goma a permis de parler avec la jeunesse congolaise, burundaise et rwandaise réunie en un même lieu.

Œuvres d'art produites ensemble

Le Rwanda et le Burundi sont accusés de protéger les rebelles qui insécurisent l'est de la RDC. En ce moment où une paix précaire s'observe dans la sous-région, 24 jeunes artistes et artisans du Rwanda, de la République démocratique du Congo et du Burundi se sont réunis pour échanger, produire et vendre les œuvres d'arts produites ensemble. Histoire de créer des intérêts communs entre jeunes pour un rapprochement communautaire. La ville de Goma a accueilli, du 21 février au 12 mars, ce salon de formation artistique productif.

Organisée par l'UJADP (Union des Jeunes Artistes, Dessinateurs et Peintres pour le Développement), une ONG locale, cette 2ème édition de "Vijana Kokoriko" s'inscrit dans le cadre du projet "Jeunes volontaires pour la paix et la reconstruction des pays des grands-Lacs de la CEPGL". Un accent particulier a été mis sur la production d'œuvres d'arts communautaires pour permettre le rapprochement entre les jeunes des trois pays.

Exemple à suivre par les dirigeants

Dans la jeunesse congolaise, l'idée selon laquelle le Rwanda et le Burundi pillent les richesses de la RDC commence à céder la place à l'échange mutuel des capacités et des biens communs. Bon nombre de jeunes de Goma pensent qu'il est temps de construire une communauté de libre échange.

"Nous n'avons pas que du coltan, du pétrole ou d'autres minerais à échanger, cette rencontre est un bon exemple que devrait suivre la jeunesse de nos trois pays, mais aussi nos dirigeants qui n'arrivent toujours pas à accepter de partager nos richesses", déplore un jeune étudiant congolais venu assister à l'exposition vente qui a clos ce chantier.

Lors de la cérémonie de clôture, monsieur Jean-Petit, président national du comité de la jeunesse du Burundi, a appellé la CEPGL à agrandir le nombre des participants au prochain "Vijana Kokoriko" et à multiplier les activités qui intègrent la jeunesse régionale.

Impliquer la jeunesse en politique

Jean-Petit pense que la Région des Grands Lacs ne sera jamais en sécurité tant que les politiques débattront des problèmes de la jeunesse sans l'impliquer directement. Il propose que l'éducation à la paix et la cohabitation pacifique commence dans les familles et à l'école primaire.

Après ce festival, les tableaux, gourmettes et bijoux fabriqués par les mains de ces 24 artistes et artisans qui sont restés vont être vendus dans la région. "L'UJADEP va créer un marché régional continu d'œuvres d'arts et les auteurs de chaque œuvre d'art recevront leur part dans leurs pays respectifs".

Panier symbole du Rwanda tissé en RDC

"Au Burundi, nous, artistes plasticiens, ignorions qu'on pouvait fabriquer des bijoux et des sacs avec des sachets... Je viens de l'apprendre de cette formation" révèle Gentil Nkurunziza, jeune artiste burundais de 24 ans, qui va se focaliser sur ce nouveau matériel de production, dès son retour au Burundi où il compte donner une deuxième vie à ces sachets en papier, à travers l'artisanat.

Au Rwanda, l'Agaseke est une forme de panier en raphia que l'on utilise comme emballage pour offrir un cadeau précieux à un ami(e) intime, renseigne Sébastien Kalisa, jeune artisan rwandais qui se dit être fier d'avoir appris aux jeunes artisanes congolais comment tisser ce panier, symbole même de la république rwandaise.

La rumba a vrombi!

Passé du simple souhait, le sujet est au cœur du plaidoyer commun de l'Institut National des Arts (INA) et de la Délégation Wallonie-Bruxelles, un engagement exprimé avec beaucoup de verve par le Pr André Yoka à l'occasion du lancement de l'Année rumba, le 28 mars, au Centre Wallonie-Bruxelles (CWB).

altL'inscription de la rumba congolaise au patrimoine mondial de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) est un mérite qui ne saurait lui être refusé «à l'instar du tango inscrit par l'Uruguay et l'Argentine, à l'instar de la gastronomie française ou de la musique folklorique bretonne» , estime le directeur général de l'INA André Yoka. Une pensée qu'il a en partage avec la Déléguée Wallonie-Bruxelles Kathryn Brahy pour qui «la rumba est un art de vivre». Il a plu à André Yoka de faire savoir que «la rumba congolaise, telle que l'ont perpétuée bon nombre de créateurs, est la métaphore du fleuve Congo (l'une de ses muses les plus exaltées par la musique des deux rives)».

Dès lors, est-il bien plus compréhensible que l'actuel plaidoyer perçu telle «une marche forcée entamée dès les années 1970 jusqu'à ce jour» ne soit pas seulement l'affaire des critiques d'art et des chroniqueurs inspirés de RDC. Bien plus encore, il se trouve porté par nombre de défenseurs de l'autre rive mais aussi de l'Occident. Un large éventail dans lequel se côtoient notamment «Michel Lonoh, Philippe Kanza, Bwatsa Kafungu, Tshonga Onyumbe, Ginzanza, Manda Tchebwa, Sylvain Bemba, Mfumu, Jean-Pierre Nimy, Faugus Izeidi, Raoul Yema, Bob White, Léon Tsambu, Ribio Nzeza, Moreno Kinkela, Dr. Mayengo, Damien Mpwono, Lupwishi Mbuyamba et Mukuna wa Kazadi».

Le plaidoyer s'est corsé

Et de soutenir que «ce plaidoyer s'est corsé ces derniers temps à travers un certain nombre de rencontres internationales» répertoriées depuis 2012. Dès lors, André Yoka a pris comme point de départ, le séminaire international de l'École Nationale du Patrimoine (Paris, octobre 2012) sur le thème central «Le Patrimoine culturel et naturel africain».

Experts de RDC et du Congo-Brazzaville, nous apprend-il, y avaient conjointement soumis «une esquisse de la requête en faveur de la rumba congolaise en tant que patrimoine mondial». De ce premier événement cité, il est passé au symposium international en marge du FESPAM (Festival Panafricain de Musique: Brazzaville, juillet 2013) dont la «recommandation-phare» reposait sur «la mise en œuvre des mesures de conservation et de promotion de la rumba congolaise».

Sur le plan local, allusion a été faite à la table ronde conjointe de la Commission francophone belge de l'UNESCO et de la Commission nationale congolaise pour l'Unesco (Kinshasa, septembre 2013) en rapport avec la préservation du patrimoine culturel immatériel de la RDC.

«À cette occasion, dit-il, un plaidoyer fort a été de nouveau présenté aux experts réunis en table ronde en faveur de la rumba congolaise en tant que patrimoine mondial». Quant à l'évènement le plus proche tenu le 19 mars dernier à l'initiative du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, il était dédié au lancement du processus de la désignation de Kinshasa comme «ville créative» selon l'acception et le programme-phare de l'UNESCO. Cette manifestation avait retenu «la musique congolaise moderne comme atout providentiel de la créativité urbaine».

C'est donc dans cette lignée que s'inscrit le présent programme culturel de la Délégation Wallonie-Bruxelles et du CWB en partenariat avec l'INA. Le lancement de l'«Année rumba» a ainsi donc voulu marquer l'entrée dans un processus légitime de revalorisation multiforme et animée de la rumba congolaise. Ce, au travers de ses concerts, son festival, ses forums, ses expositions, ses supports, ses traces. Une machine importante qui devrait servir également d'illustration, mieux se constituer en une sorte de «pièce à conviction pour le plaidoyer».

Sous le signe de la jeunesse!

9ème édition du Festival RAPANDAR de Saint-Louis, du 30 avril au 3 mai 2014, sur le thème: «Citoyens du Monde: pour un échange culturel dynamique». Notre but: augmenter chaque année la participation des citoyens du monde au Festival, afin de diffuser au plus grand nombre, venu d’horizons très divers, la musique que nous aimons, dans la ville que nous aimons, pour assurer sa promotion. Aujourd’hui, le Festival s’inscrit dans l’agenda culturel de la ville de Saint-Louis et du Sénégal. Si sa pérennité est acquise ainsi que son audience nationale, la confirmation du développement international de RAPANDAR ouvre désormais de nouvelles perspectives.

altAujourd’hui l’Association «10.000 Problèmes» travaille sur l’organisation de la 9ème édition du Festival RAPANDAR de Saint-Louis, du 30 avril au 3 mai 2014. Comme invités, les États-Unis d'Amérique, la Suisse, 2 groupes Suédois, La France, 2 groupes Gambie, Gabon, Mauritanie, Guinée Conakry, 2 groupes Cameroun,1 Groupe Italien, 1 Groupe Cap Verdien, Burkina Fasso, et le Sénégal.

L’Association croit que la paix et la prospérité dépendent des Citoyens du Monde qui travailleront ensemble pour la solidarité et un meilleur futur. Le futur immédiat qui nous préoccupe est celui des enfants talibés de Saint-Louis. Il faut sensibiliser les citoyens au sujet de ces orphelins qui dorment et mangent dans les rues. Il n’existe aucun programme d'ampleur nationale visant à améliorer leur vie, mais seulement l’aide quotidienne des St-Louisiens qui combattent eux- même la pauvreté.

C’est pourquoi, le Festival RAPANDAR organisera la 9ème édition du concours de Rap «La jeunesse: l’avocat de la société». Plus de 30.000 participants par jour sont attendus, venant d’horizons très différents. Et le lancement de l'album sera à Saint-Louis du Sénégal.

Partenaire de cette manifestation et à l’origine du projet, le groupe «10.000 Problèmes» est créé en 1995 à l’initiative de Pape SENE, alias Sidy Diop. Il réunit 16 artistes. «10 000 Problèmes» fait depuis longtemps partie de la scène Rap Saint-Louisienne: plus d’une centaine de concerts à son actif, sa présence sur la compilation d’Arts City Hip Hop Paris-Dakar, sa victoire aux Musiques Folies 2002 au CCF de Saint Louis, par deux fois à l’affiche du Festival international de Jazz Off de Saint- Louis.

Le groupe «10 000 Problèmes», interlocuteur privilégié dans ce paysage musical, a acquis une solide expérience dans l’organisation de concerts et manifestations artistiques. RAPANDAR Productions-LLC est fondée en 2012 aux Etats-Unis par Sidy Diop, Président de l’Association «10 000 Problèmes».

La Compagnie produit des événements de musique dynamique et promeut l’échange culturel pour la jeunesse autour du monde. La Compagnie se spécialise dans la production des événements dans les régions du monde en développement.

Bien que M. Diop travaille beaucoup hors du Sénégal, il maintient son engagement au développement de St-Louis, sa ville natale. Il s’engage à produire avec l’Association «10 000 Problèmes», le Festival RAPANDAR chaque année.

Actions de notre Associations http://www.rapandar.com/#!assocation/c1bie

Artistes Du Festival Rapandar 2014 http://www.rapandar.com/#!artists/c66t

Media, Vidéo, Photos-Galerie http://www.rapandar.com/#!media/c14e8

Contact Informations: Sidy diop Président /CEO Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. www.rapandar.com www.10000probnlemes.com

Les Concert du 30 Avril aux 3 Mai 2014 Contact : 773906899 www.rapandar.com or www.10000problemes

 

 

A cura di "Les Enfants Prodiges & BlackTime" In collaborazione con "MovidaZouk" e "Kizomba Romana".

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- KIZOMBA FEST -

Venerdì 21 marzo 2014
   CHALET NEL BOSCO
                 Piazzale dello Stadio Olimpico, 5 Roma
Ingresso:    15,00 €

Info: +39.377.20.65.242 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- Inizio serata ore 21 -

Sarà una lunga serata dedicata al fantastico mondo Kizomba e alla musica, che vedrà per la prima volta in Italia sullo stesso palcoscenico quattro artisti internazionali di kizomba venuti per presentare la musica e il ballo che stanno conquistando rapidamente un pubblico sempre crescente e parliamo di artisti del calibro di NEUZA, ELIZIO, MARCK G e Dj WALDO che certo non hanno bisogno di prentazioni.

La sensualità, l'intensità e l'assorbimento completo nella musica con il proprio partner di ballo sono alcuni degli ingredienti principali di Kizomba - Il nuovo Tango africano è ormai fenomeno di costume.

Sempre più Salseros lo ballano e le sue hits sono già diventate una parte essenziale ed imprescindibile nelle playlist dei Dj più in voga.

In questa occasione la serata inizierà alle ore 21 con il workshop intensivo di DAVID PACAVIRA & BARBARA BARROS progettato per dare ai partecipanti la fiducia, l'abilità, la tecnica, la comunicazione del corpo e il movimento per essere pronti per il Dance Floor.

PROGRAMMA (dalle ore 21)

- Workshop - Feeling Kizomba

Prof: DAVID PACAVIRA & BARBARA BARROS

- Live Performances

NEUZA (from Portogallo)

ELIZIO (from Capo Verde)

MARCK G (from Canada)

DJ WALDO (from Capo verde)

- Music Selections

DJ MARCELO

DJ JACKYE

DJ FABRICE ALVES