Africulture - Africa Nouvelles

 Ahmed Abdalla "décor...é"! 

Le film égyptien "Décor", du réalisateur Ahmed Abdalla, a remporté le Grand prix de la 9ème édition du Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS), organisé du 28 septembre au 3 octobre, par l'Association Bouregreg, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI. 

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Selon les membres du jury, Ahmed Abdalla a été distingué pour son traitement de la question de la femme. "Décor" raconte l'histoire de Maha (Sherin Diab), une jeune femme passionnée de cinéma, qui, en tant que décoratrice, et sous la pression de son travail, est partagée entre deux mondes. Son premier monde ressemblant au décor du film qu'elle a conçu et l'autre supposé être sa vie réelle. Elle se trouve ainsi dans l'obligation de faire un choix. 

Le Prix spécial du jury a été décerné à "Vierge sous serment" de Laura Bispuri (Italie), alors que le Prix du meilleur scénario est revenu à "Mustang" de Deniz Gamze Erguven (Turquie). Quant au Prix de la meilleure interprétation féminine, il est revenu à Regina Casé dans "Une seconde mère" d'Anna Muylaert (Brésil), tandis que l'Egyptien Mohamed Diab s'est vu décerner le Prix du meilleur rôle masculin pour "Décor". 

Le Prix du film documentaire, lancé pour la première fois, a été attribué à "Queens Of Syria" de Yasmin Fedda (Syrie). Quant au Prix jeune public, il est revenu au long-métrage marocain "L'orchestre des aveugles" de Mohamed Mouftakir et au court-métrage "Le village du cinéma" (Douar Soulima) de la Marocaine Asmaa El Moudir. Pour ce qui est de "L'écharpe rouge" du réalisateur marocain Mohamed Lyounsi l'a obtenu la mention spéciale du jury.

15 films pour la paix mondiale! 

Le 7ème Festival Ciné Droit Libre Abidjan 2015, qui bat son plein depuis le 15 septembre, a été officiellement ouvert, mercredi dernier, par la projection du film "Incorruptible" d'Elisabeth Chai Vasarhelyi, qui parle du Sénégal d'avant la chute du président Abdoulaye Wade, au Goethe Institut d'Abidjan-Cocody.

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Selon son directeur Sangaré Yacouba, le thème de cette édition "S'engager par la voix des urnes" a été choisi parce qu'il est question de sensibiliser les populations de Côte d'Ivoire sur la nécessité d'aller à des élections apaisées afin d'éviter de revivre les violences post-présidentielles de 2010.

«On a un film comme "Citizen four" de Laura Poitras sur la vie d'Edgard Snowden. Il y a aussi "L'homme qui répare les femmes" de Thierry Michel, "Une révolution africaine: les 10 jours qui ont vu la chute de Blaise Compaoré" de Gidéon Vink et Boubacar Sangaré, "Run" de Philippe Lacôte sur la crise ivoirienne et celui d'ouverture», a indiqué Sangaré Yacouba.

Le Village Sos d'Abobo, le Centre Don Bosco de Koumassi, le Centre Abel de Grand-Bassam, le Village du Festival à Yopougon, sont les espaces qui accueillent le Festival qui sera animé par "Le tribunal populaire du rire" de Kebey Mamadou, Marechal Zongo et Soum Bill.

Le réalisateur allemand Floren Schewe de "We were rebels", le rappeur Fou Malade, directeur artistique du Collectif sénégalais "Y en a marre", le réalisateur burkinabé Michel Zongo présent avec "La sirène de Faso Fani" et "Espoir voyage" et Ismaël Compaoré, un activiste du Balai Citoyen qui a fait le débat sur le film sur Blaise Compaoré, "Une révolution africaine" sont les invités du rendez-vous qui prend fin, samedi 26 septembre.

«Et étant donné que Ciné Droit libre contribue à l'apaisement du climat social, je me dois de soutenir les promoteurs», a dit A'Salfo de Magic system, parrain du Festival, ambassadeur de bonne volonté, ambassadeur des Droits de l'Homme et des Libertés publiques.

«Le cinéma est un vecteur important qui facilite le débat. Il fait avancer la réflexion et suscite un climat de tolérance et de compréhension mutuelle», s'est, quant à lui, réjoui Philippe Williaert, ministre-conseiller de l'Union Européenne.

 

 

Africiak! 

La réalisation de Georges Kabongo a reçu le Prix Martine Filippi de la découverte à l'occasion de la 34e édition du festival, l'une des 4 distinctions de la compétition internationale dont l'épreuve ultime s'est jouée autour de 10  finalistes. 

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Matanga était l'un des documentaires du palmarès annoncé lors de la cérémonie des Nymphes d'Or du 55e Festival de Télévision de Monte-Carlo, le 18 juin. Produit par Clarimage Films, la réalisation congolaise a reçu un accueil favorable du jury présidé par la réalisatrice, productrice et écrivaine Yéménite Khadija Al Salami. Savoir que le jury final 34e Grand Prix International Urti du documentaire d'auteur était composé de responsables de télévisions publiques représentant l'Algérie, la Belgique, le Cameroun, la Hongrie, le Kosovo, la Roumanie et le Tchad. Il a attribué 3 autres prix prestigieux aux réalisateurs Hamid Sardar (France Télévisions, France 5), Benoit Dervaux et André Versaille de la RTBF (Belgique) ainsi que Piotr Morawski et Ryszard Kaczynski de la TVP (Pologne). Ainsi, les suivants documentaires ont été primés:

♦ Grand Prix baptisé Trophée Arman: «Taïga»;

♦ Médaille d'Argent: «La vie après»; 

♦  Médaille de bronze:  «The Promise of a happy childhood».

Vu en avant-première le 20 décembre 2014 à Kinshasa à l'occasion de la Fête du court métrage organisée par l'Institut français (IF) Matanga est la dernière réalisation en date du journaliste et réalisateur d'Antenne A, Georges Kabongo. Le folklore "organisé" autour des funérailles à Kinshasa est épinglé dans ce court métrage de 26 minutes. En effet, «Matanga» que l'on traduit justement par funérailles met en exergue ce qu'elles sont devenues. Elles passent plus pour des lieux propices à parades que pour un moment de deuil vu qu'elles donnent lieu à de vrais spectacles désormais. La sincérité avec laquelle le phénomène est dépeint déconcerte. Il n'est dès lors pas étonnant que «Matanga» ne passe pas inaperçu et ait reçu notamment une mention spéciale du jury au Festival du film africain de Luxor. Du reste, il est à noter que le Grand Prix International Urti du documentaire d'auteur créé en 1981 par Armand Lanoux a coutume de récompenser des documentaires en raison de leur qualité éditoriale et technique. Savoir que l'originalité du sujet et le point de vue que choisit le réalisateur pour l'exprimer contribue en faveur de la sélection des films en compétition.

Avant de remporter le Prix Martine Filippi, «Matanga» avait été admis en compétition suite à une sélection de chaînes internationales de télévision. Passé au crible d'un premier jury de présélection, il avait pu alors figurer sur la liste des dix programmes privilégiés qui ont obtenu le statut de finalistes. Un soutien promotionnel pour une diffusion à l'international est assuré à chacun de ces programmes finalistes. Dès lors, «Matanga» bénéficiera de cet avantage et sera donc diffusé sur plusieurs télévisions du monde. Ce, du fait que l'Urti est entendue comme la plus ancienne organisation audiovisuelle et la seule à vocation totalement internationale. Il est à noter ici qu'elle s'emploie à créer un cadre privilégié d'échanges de programmes de télévision et de radio, des Grands Prix internationaux audiovisuels, des coproductions, des ateliers de formation et des actions de promotion de la création audiovisuelle mondiale.

 

 

10 lustres illustres! 

Un demi-siècle de long ou courts métrages de Timité Bassori à Philippe Lacôte en passant par Désiré Ecaré ou Henri Duparc... Autant de réalisateurs dont les œuvres sont projetées jusqu'à samedi 28 mars dans la salle rénovée de l'Institut français à Abidjan. Projections et rencontres avec des réalisateurs ou des techniciens du 7e art ivoirien. 

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Dans la salle de l'Institut français à Abidjan se trouvent des amoureux du 7ème art pour assister à la première master class avec le réalisateur de "Run", Philippe Lacôte. Cette semaine, les amoureux du septième art profitent de l'expérience des professionnels de la pellicule 35 mm ou du cinéma numérique. Il y a 27 ans, au moment de la sortie de "Bal poussière", Philippe Lacôte aurait sans doute aimé pouvoir échanger de la sorte avec son ainé Henri Duparc.... 

«Il y a une séquence avec Hanni Tchelley où elle va dans un bar dancing qui a été tourné dans mon quartier. C'était la première fois que je voyais un tournage. C'est quelque chose qui m'a marqué», confie le réalisateur qui avait été présent dans la sélection officielle du Festival de Cannes en 2014.

L'humour pour mieux faire passer les messages 

Dans le cinéma ivoirien, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui, il y a une narration, une façon de traiter des sujets graves ou légers qui n'appartient qu'à la Côte d'Ivoire, vous affirmeront les cinéphiles africains. «Ses premiers films comme "Abusuan" (1972), ont été vraiment caractéristiques pour les changements dans la société puisque Abusuan a traité le problème de l'exode rural, un sujet plus ou moins grave, mais avec Bal poussière il a abordé une nouvelle technique, c'était l'humour. Il s'est dit: pour parler de la société, de ses travers et ses changements, c'est avec l'humour qu'il pourrait mieux passer les messages», raconte Henriette Duparc, l'épouse d'Henri Duparc. Des messages que les Abidjanais pourront saisir au gré des projections qui se poursuivent jusqu'à samedi 28 mars, pour ces 50 bougies du cinéma ivoirien.

Jeudi 26 mars ont été projetés 3 films à l'Institut Français d'Abidjan dont "La Jumelle" de Diaby Lanciné et "Concerto pour un exil" de Désiré Ecaré. A signaler également une rétrospective Henri Duparc à la Villa Kaïdin de Cocody Riviera dont notamment "Une couleur café". 

Le sénégalais Ousmane Sembène donne le coup d'envoi! 

Plusieurs films, déjà primés dans des festivals internationaux, sont en lice pour le grand Prix du FCAK, dont "Timbuktu" du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako et «l'Orchestre des aveugles» du Marocain Mohamed Mouftakir.

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«Le Mandat», film du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, a ouvert, samedi dernier, la 18ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK). Placée sous le Haut patronage de S.M le Roi Mohammed VI, cette édition, qui se poursuivra jusqu'au 19 septembre courant, ne déroge pas à la règle et à l'esprit de cette manifestation cinématographique d'envergure en faisant, cette année encore, la part belle aux dernières productions du cinéma africain.

La cérémonie d'ouverture a, par ailleurs, été marquée par la remise du trophée du Festival à Michel Ouedraogo, délégué général du FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou). S'exprimant lors de cette cérémonie, le président de la Fondation, initiatrice de l'évènement, Noureddine Sail, a souligné que cette édition sera marquée par «une nouvelle lancée» et «une nouvelle vision» avec pour mots d'ordre la continuité et la résistance. «Le cinéma est un mode d'expression que les pays africains se doivent de développer», a-t-il précisé, tout en déplorant qu'ils «ne sont pas encore arrivés à exister en matière de cinématographie». Sail a, à cette occasion, relevé que le Maroc s'érige en modèle à l'échelle africaine.

Prenant la parole, l'ambassadeur du Sénégal à Rabat, Amadou Sow, dont le pays est l'invité d'honneur de cette édition, s'est réjoui de cet hommage qui, a-t-il insisté, vient consolider l'excellence des relations entre les deux pays frères. «Les relations bilatérales ne cessent de se développer et de se renforcer à tous les niveaux sous la conduite éclairée de S.M le Roi Mohammed VI et du président sénégalais», a-t-il tenu à souligner.

Pour l'édition actuelle, 14 films africains sont donc en lice pour décrocher le «Prix Ousmane Sembène». Outre le Maroc, ces longs-métrages représentent 12 pays, dont le Sénégal, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, la Tunisie, l'Algérie et l'Egypte. D'autres prix seront décernés lors de cette édition, dont celui de la meilleure interprétation masculine qui porte le nom de feu Mohamed Bastaoui, ainsi que le prix parallèle «Cinephilia-Don Quichotte».

Le jury chargé de départager les films en compétition est, pour sa part, présidé par le producteur, scénariste et réalisateur français Jacques Dorfmann, avec à ses côtés 7 membres du Maroc, des Etats-Unis, du Canada, d'Egypte et d'Afrique du Sud.

Il est à noter que cet évènement cinématographique, considéré comme le plus ancien festival de cinéma au Maroc, est également celui qui bénéficie de moins de subventions. Selon Noureddine Sail, le budget de l'édition actuelle tourne autour de 3 millions et demi de dirhams, ce qui est très insuffisant.

Rappelons enfin que le Festival du cinéma africain de Khouribga a été créé le 25 mars 1977 par la Fédération nationale des Ciné-Clubs du Maroc et l'Association Culturelle de Khouribga. La 2ème édition ne sera organisée que 6 ans plus tard et le festival sera alors tenu une fois tous les 2 ans.

Après la 6ème édition, en 1994, le festival gèlera ses activités pendant 6 années, avant de reprendre de plus belle en 2000. Depuis, non seulement cette manifestation a pu se tenir de manière régulière mais a également bénéficié, du Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

L'histoire de ce festival a également été marquée par la création, en 2009, de la Fondation du Festival du Cinéma Africain présidée par Noureddine Sail.

Africa... "Cannes" not?

Absent de la compétition cette année, le fragile cinéma africain peine à exister, mais reste présent à Cannes: deux réalisateurs de génération différente, le vieux routier malien Souleymane Cissé et le jeune Ethiopien Yared Zeleke, sont venus y présenter leurs films. 

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"Je me sens vraiment reconnaissant, chanceux, et fier de représenter cette partie du monde", confie Yared Zeleke, 36 ans, premier réalisateur éthiopien en sélection officielle à Cannes avec son film "Lamb", projeté dans la section parallèle "Un Certain regard".

"On fait partie des privilégiés", constate son aîné Souleymane Cissé, 75 ans, qui montre "Oka" (La maison) hors compétition. Ce film de facture documentaire, très personnelle, est construit autour de l'expulsion, grâce à un juge corrompu, de ses 4 soeurs âgées de la maison familiale à Bamako.

Engagé, le réalisateur malien - prix du Jury à Cannes en 1987 avec "Yeelen" (La lumière)-, a voulu parler de la "corruption des fonctionnaires" de justice dans son pays, qui "conduit à la violence".

Souleymane Cissé espère que sa présence n'est pas liée à son origine africaine. "Nous avons un devoir sacré de faire des films de qualité. Sinon mieux vaut ne pas représenter l'Afrique", dit-t-il. Il y a deux ans, l'Afrique était présente en compétition à Cannes avec "Grigris" du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, et l'an dernier avec "Timbuktu", éclairage lumineux sur l'islam radical du Mauritanien Abderrahmane Sissako, sacré en France par sept César dont celui du meilleur film.

Mais la production africaine est rare, un phénomène qui s'explique avant tout par la faiblesse des politiques culturelles des pays africains et la disparition des salles de cinéma, dit Souleymane Cissé.

"Il y a 20 ou 30 ans, on a liquidé toutes les salles de cinéma du Mali", qui n'en compte plus qu'une, une évolution qui existe dans de nombreux pays africains.Seul le Nigeria, connu pour ses très nombreuses productions bon marché, les films "Nollywood", tire son épingle du jeu. "Ils font des longs métrages en deux semaines, les diffusent, récupèrent leur argent et recommencent".

- Un cinéma 'très fragile' -

Le cinéma africain est "très fragile", confirme l'Ethiopien Yared Zeleke, qui a étudié le cinéma aux Etats-Unis, où il a passé vingt ans avant de revenir vivre dans son pays.Mais, "alors que l'économie se développe, que de plus en plus de gens sont éduqués, il est temps pour nous, Africains, de raconter nos propres histoires", dit-il.

Son film "Lamb" raconte l'histoire d'Ephraim, un enfant de 9 ans qui, après avoir perdu sa mère, est envoyé par son père chez des parents éloignés dans la montagne, accompagné de son inséparable brebis Chuni.

"Comme pour beaucoup de premiers films, il a fallu se battre pour essayer de boucler le financement", d'autant plus qu'il s'agit d'une histoire "avec des enfants et des animaux qui se passe en Afrique", explique le cinéaste, qui a bénéficié du soutien de coproducteurs et distributeurs français.

Dans son pays, "il n'y a pas encore d'institutions ou de financements pour soutenir la croissance du cinéma", ajoute Yared Zeleke, qui a lui-même cofondé une société de production à Addis Abeba, à travers laquelle il veut "aider le secteur du cinéma".

En dehors de ses sélections, Cannes encourage aussi les talents en les invitant en France pour trouver des financements. C'est le cas du réalisateur malgache Haminiaina Ratovoarivony, 38 ans, lauréat de la sélection 2015 de la Fabrique des Cinémas du monde, qui favorise l'émergence de la création des pays du Sud.

"Il ne reste que deux salles dans la capitale", dit le réalisateur, qui sait qu'il devra négocier dur pour distribuer le film.Tous peuvent rêver au succès de "Timbuktu" d'Abderrhamane Sissako.

A Cordoue sans... corde au cou! 

Depuis le 21 jusqu'au 28 mars prochain, la ville de Cordoue, en Espagne, vibre au rythme du cinéma africain de Cordoue (Fcat). Cette grande manifestation culturelle et unique événement cinématographique dans le monde hispanophone spécialisé dans le cinéma africain, mettra en scène 60 films issus de 30 pays différents.

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La première projection a été «Adiós Carmen» de Mohamed Amin Benamraoui, premier film tourné en «rifain» (langue berbère du nord du Maroc. L'édition de cette année est marquée par 16 longs-métrages de fiction et documentaire concourant dans la catégorie «Hypermétropie», en accord avec la tendance actuelle du cinéma qui repousse les frontières entre ces deux genres. Selon le document, le fil conducteur de cette catégorie est d'une certaine actualité (les films ont été produits entre 2013 et 2015) et, d'autre part, on note une certaine diversité géographique de ces productions, afin de représenter l'hétérogénéité du cinéma africain. Au-delà de ces critères, les long-métrages de cette catégorie se distinguent notamment par leur intention de recherche, de réflexion et d'innovation du langage cinématographique.

Toutefois, «certaines thématiques sont présentes, comme l'homosexualité, dont la persécution dans de nombreux pays africains est un problème qui attire l'attention de bon nombre de cinéastes, comme Abdellah Taïa ("L'Armée du salut") ou Jim Chuchu ("Stories of our lives") ».

Hommage à Khady Sylla

Toujours concernant les critères, 11 courts-métrages ont été retenus dans la catégorie «En bref». Il s'agit des «histoires plus condensées, comme l'impose le format». L'accent est mis sur les talents africains émergents.  

Dans la catégorie des hors concours, on retrouvera dans «Afroscope», 12 films sur l'Afrique contemporaine. Aussi, aux côtés des cinéastes africains, il y aura des réalisateurs européens reconnus à l'image d'Aki Kaürismaki ou Pedro Costa, qui manifestent leur intérêt pour les réalités africaines. Cette catégorie intègre un petit hommage à Khady Sylla, réalisatrice sénégalaise décédée en 2013, ainsi qu'à René Vautier, connu comme le «réalisateur le plus censuré de France», qui a récemment tiré sa révérence.

Toutefois, au-delà de la projection des films, il est prévu une exposition intitulée «Diaspora africaine en Amérique Latine», laquelle porte sur des populations d'ascendance africaine.

Non sans oublier le 3ème forum de formation de l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Acerca). Dénommée «L'Arbre des Mots», cette rencontre cherche à faciliter un espace de réflexion et de rencontres à des experts, journalistes, critiques, chercheurs et cinéastes.

Le Fcat est co-organisé par l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement grâce à l'appui de son programme «Acerca de capacitación» pour le développement du secteur culturel et Al-Tarab.

Projection de «Congo, un médecin pour sauver les femmes» de Angèle Diabang

Le cinéma sénégalais sera aussi à l'honneur à la 12ème édition du Festival de cinéma africain de Cordoue avec la projection du film «Congo, un médecin pour sauver les femmes» de la réalisatrice Angèle Diabang. Il s'agit d'une projection qui s'inscrit dans une catégorie spéciale. Ce film est un hommage «au travail effectué par Denis Mukwege, gynécologue et chirurgien qui s'occupe des femmes victimes d'abus sexuel au Congo». Le documentaire est un récit des témoignages de femmes ayant subi des violences sexuelles, mais également une dénonciation de l'incapacité des élites congolaises à assurer le développement socioéconomique de leur pays. Angèle Diabang prendre part à cette projection.