Africulture - Africa Nouvelles

Africiak! 

La 24e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) se tiendra du 28 février au 7 mars, selon un rapport adopté le 8 décembre en conseil des ministres. 

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La 24e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) se tiendra du 28 février au 7 mars, selon un rapport adopté le 8 décembre en conseil des ministres. Cette édition 2015 se tiendra sous le thème: «Cinéma africain : production et diffusion à l'ère du numérique». Le doute à longtemps plané sur la tenue effective de ce rendez-vous bisannuel, à cause de l'épidémie à virus Ebola qui sévit dans la sous région.

Les ministres concernés ont été instruits «à prendre les dispositions idoines, notamment le renforcement de la campagne de prévention contre la maladie à virus Ebola, en vue de réussir l'organisation du Fespaco qui honore notre pays», peut-on lire dans le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres.

Le 26 décembre dernier, le ministre en charge de la Culture, Jean-Claude Dioma, expliquait que la tenue du Fespaco était conditionnée à la décision du gouvernement qui devait examiner un rapport du ministère de la Santé. C'était en marge de la cérémonie d'installation du nouveau délégué général du festival.

«Nous, nous travaillons comme si la chose allait avoir lieu. Un rapport sera incessamment introduit pour que le gouvernement nous dise la position officielle qu'il faut tenir. En attendant, je ne peux pas vous dire actuellement si le Fespaco a lieu ou pas. Beaucoup de choses sont engagées. Nous avons des appréhensions face à cette maladie Ebola qui menace toute la sous région, mais le rapport du ministère de la Santé est déterminant. Ce n'est qu'à partir de ce moment que nous saurons la position exacte de notre pays», a affirmé M. Dioma, précisant que son «souhait est que nous puissions tenir cette édition. Il faut que nous puissions tenir cette manifestation parce que il y a des pays qui sont beaucoup plus menacés que nous mais qui ont eu à tenir by Lollipop">des rencontres et pas des moindres».

Face à la menace de l'épidémie à virus Ebola, le Burkina Faso a déjà annulé des manifestations d'envergure comme le SIAO (Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou), celui du Tourisme et de l'Hôtellerie ou le Tour cycliste du Faso.

L'Homme qui répare les femmes! 

Les Films de la Passerelle ont annoncé, pour fin février, la finalisation du documentaire "Docteur Mukwege, un destin au cœur de l'Afrique" qui revient avec force sur le sujet déjà abordé dans "L'Homme qui répare les femmes". 

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Les Films de la Passerelle ont annoncé, pour fin février, la finalisation du documentaire "Docteur Mukwege, un destin au cœur de l'Afrique" qui revient avec force sur le sujet déjà abordé dans "L'Homme qui répare les femmes". En marge de la nomination du Docteur Mukwege au prestigieux Prix Sakharov, la société de production belge avait annoncé, le 30 septembre, la fin de la seconde période de tournage du documentaire au Kivu. L'expertise commune du cinéaste Thierry Michel et de la journaliste Colette Braeckman a abouti à la réalisation de ce film dont les avant-premières sont prévues entre mars-avril 2015.

Comme le laisse deviner son titre, "Docteur Mukwege, un destin au cœur de l'Afrique", le documentaire fait un focus sur le travail exceptionnel du gynécologue initiateur de l'hôpital de Panzi au Sud-Kivu. Rien de bien étonnant que cette réalisation choisisse de faire encore plus de lumière sur les 15 ans que le Dr Denis Mukwege a consacré jusqu'ici, à se battre pour porter secours aux femmes violées en RDC. Devenu militant des droits de l'Homme par la force des évènements, il est, à ce jour, compté au nombre des personnalités de notoriété mondiale, grâce à son estimable dévouement à sa cause au péril de sa propre vie.

Du reste, la nomination de Denis Mukwege au Prix Sakharov, octroyé en honneur aux personnes ou aux organisations qui ont consacré leur existence à la défense des droits de l'Homme et des libertés, vient conforter sa reconnaissance internationale. Mais, bien plus encore, celle «de la cause qu'il défend et de ces femmes victimes de la guerre mais aussi de dénonciation de la violence des hommes», comme le soulignent Les Films de la Passerelle. Et Ils estiment en plus que le fait de «cette nomination à ce prix au fort potentiel politique marque également un engagement ferme du Parlement européen dans le sens du changement en RDC».

L'intérêt des Films de la Passerelle pour l'action du célèbre gynécologue est d'autant plus manifeste qu'elle s'inscrit dans la ligne de son orientation, personnelle portée vers la création documentaire de films engagés, notamment dans des problématiques sociales, humanitaires et politiques. Dès lors, ils se sont satisfaits que la seconde phase de tournage susmentionnée se soit «très bien déroulée», à l'instar de la précédente. Ce, non sans reconnaître avoir «été ébranlés par la violence dont les hommes sont capables». Mais d'avouer ici qu'ils ont trouvé en «la résilience de ces femmes victimes de violences innommables et la détermination, le courage du docteur Mukwege dans sa croisade pour la justice et contre l'impunité» la force de se mobiliser, malgré tout, à la poursuite de leur ouvrage.

Son film "Timbuktu" aux Oscars 2015! 

Abderrahmane Sissako représente aujourd'hui l'espoir du cinéma en Afrique, espoir confirmé par la nomination de Timbuktu pour les Oscars en février 2015.

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Au Festival de Cannes, jusqu'au dernier jour, des rumeurs prédisaient qu'Abderrahmane Sissako deviendrait le troisième réalisateur africain à décrocher la Palme d'or, après l'Algérien Mohamed Lakhdar Hamina en 1975 et le Franco-Tunisien Abdellatif Kechiche en 2013. Finalement, avec le prix du Jury œcuménique et le prix François-Chalais, son film "Timbuktu" a dû se contenter de deux prix honorables et plutôt confidentiels. Mais cela n'y change rien : grâce à la puissance des histoires qu'il raconte, Sissako est devenu un cinéaste universel.

«Je pleure à la place des autres», murmurait-il, submergé par l'émotion, quand il présentait Timbuktu à Cannes. Ses films sont intimement liés à son existence. Une vie passée entre les pays, les cultures et les continents.

Né le 13 octobre 1961 à Kiffa, en Mauritanie, il grandit au Mali avant de faire ses classes de cinéaste à Moscou, puis de s'installer à Paris pour finalement retourner récemment « au pays », à Nouakchott, là où se trouvent les racines de ses émotions et engagements. La force des émotions et des histoires, il l'a vécue d'une façon très consciente dès sa tendre enfance. Né petit dernier d'une fratrie de 15 enfants, Abderrahmane rêve d'avoir un vélo. Souhait aussi ardent qu'irréalisable, mais le manque d'argent est compensé par le père, un petit câlin qui lui fait tout autant voyager. Plus tard, ce sera sa mère. Pauvre, elle est obligée de raconter des histoires passionnantes à sa voisine pour que son fils puisse profiter de la lumière allumée pour étudier la nuit.

Les films d'Abderrahmane Sissako sont parfois saisissants de vérité, mais jamais larmoyants. Même enfant, il ne versait pas de larmes quand il allait regarder avec sa sœur des mélos indiens dans la salle Soudan Ciné à Bamako. Et surprise, ce sont les westerns Trinita avec Terrence Hill et Bud Spencer qui lui restent le plus gravé dans sa mémoire.

Images, cadrages et émotions

Il a vécu plus de temps en France qu'au Mali ou en Mauritanie, même s'il y est retourné très souvent. Le regard, les images et les émotions transmises par son cinéma sont toujours restés profondément imprégnés de l'ambiance de ses pays d'origine.

De son temps, à l'école du cinéma à Moscou, à l'époque de l'Union soviétique, il a gardé un sens particulier de la réalisation et du cadrage, et de la France peut-être une manière de raisonner. Son père avait fait l'école militaire française de Saint-Cyr pour devenir pilote d'avion avant de retourner au pays en tant qu'ingénieur et finalement se contenter de cultiver du riz dans son village.

Mais quand on demande à Abderrahmane Sissako de se souvenir de l'image qu'il avait en tête quand il a découvert l'Hexagone en 1993, il répond: «Un pays où l'on mangeait trop». 

Son œuvre cinématographique se finance sur le continent européen, mais se construit sur le continent noir. Pour son cinéma, il est prêt à donner et à révéler beaucoup de lui-même. Pour Bamako, présenté en 2006 hors compétition à Cannes, il est retourné pendant deux ans au Mali pour préparer le tournage. Ce film qui a porté au cinéma l'utopie de mener un procès contre la Banque mondiale accusée d'être coupable de la mort de millions d'Africains, se déroule dans la cour même de la famille paternelle où Abderrahmane Sissako avait grandi. Et La Vie sur terre (1998) a déjà été tournée dans le village de son père pour raconter l'histoire d'un émigré revenu au pays.

Le VGIK à Moscou

Fils d'un père malien et d'une mère mauritanienne, il rejoint cette dernière pendant un an à l'âge de 19 ans à Nouadhibou, en Mauritanie. C'est cet épisode de sa vie qui avait inspiré "En attendant le bonheur" (Heremakono), réalisé en 2002 et primé avec le Grand prix-Etalon de Yenenga au Fespaco, en 2003. Un récit qui dépeint les désillusions d'un jeune Mauritanien qui retrouve sa mère dans une minuscule chambre sans électricité.

Avant cette période, le jeune Abderrahmane avait milité à Bamako dans une organisation étudiante mal vue par le régime de Moussa Traoré, qui déclenche alors la répression des émeutes étudiantes. C'est en Mauritanie qu'Abderrahmane commence à fréquenter le Centre culturel soviétique qui lui sert de tremplin pour faire une candidature au VGIK de Moscou, prestigieuse école de cinéma qui avait formé des géants comme Andrei Tarkovski et où Abderrahmane fréquentera l'assistant d'Eisenstein... Il y découvre toute l'histoire du cinéma, à raison de deux films par jour. Au VGIK, il apprend le cinéma comme une langue capable de raconter son continent d'une manière universelle.

C'est au Turkménistan - qui lui rappelle la Mauritanie - qu'il tourne en 1989 son court métrage "Le Jeu" qui lui permettra en 1991 d'assister à son premier festival de cinéma, le Fespaco, à Ouagadougou où Canal+ achète son film. Les 56 000 francs gagnés seront investis dans "Octobre", tourné avec le chef opérateur d'Andrei Tarkovski et accueilli les bras ouverts par la sélection officielle. Un certain regard du Festival de Cannes en 1993. Ce moyen métrage raconte l'histoire d'un amour impossible entre une Russe et un Africain. Et ouvre au jeune Mauritanien définitivement les portes du cinéma et de la France.

Le rythme de l'audace formelle

Chez Abderrahmane Sissako, l'audace formelle et la rigueur du cadre sont exigées par le propos. Le style de ses films repose sur un rythme calme, la confiance dans les images, une écriture cinématographique où les mots ont leur importance, mais où les silences et l'inconscience restent les armes absolues du réalisateur. L'esthétique du Mauritanien qui frôle souvent l'austérité ne parie pas sur le pouvoir du cinéma de transformer le monde, mais espère éveiller les consciences et rendre justice.

Dans plusieurs de ses films, il cite Aimé Césaire, le chantre de la négritude, pour évoquer l'exil, le déchirement entre l'Europe et l'Afrique, la chance du métissage et de l'ouverture culturelle. Avec sa voix douce, il s'est régulièrement défendu d'être le porte-parole de l'Afrique. Néanmoins, avec "Bamako", un film doté de 1,2 million d'euros, il a défié l'ordre mondial. Et il a revendiqué d'avoir donné la parole aux Africains tout en admettant de faire des films pour les Africains.

D'autant plus qu'il se soucie également de la disparition des salles en Afrique et il a aussi produit des films d'autres cinéastes africains. Un engagement commencé en 2002 avec "Abouna", du Tchadien Mahamat Saleh Haroun qui a ensuite fait la carrière qu'on connaît au Festival de Cannes.

"Timbuktu" n'appartient pas au continent africain

L'œuvre de Sissako nous interpelle et nous enseigne que ses histoires ancrées sur la terre africaine sont devenues de plus en plus universelles quand il parle de la destruction du tissu social, des privatisations, des inégalités croissantes, de l'immigration, du rôle de la Banque centrale européenne qui ressemble, pour de plus en plus de pays, au rôle joué par la Banque mondiale: des dirigeants «non-élus» dotés d'un pouvoir décisif qui se réclament d'agir au service de l'intérêt général et d'être «neutre» et «apolitique». Quant à Sissako, il souligne que la cause défendue dans ses films n'appartient pas au continent africain.

"Timbuktu" était son premier film en lice pour la Palme d'or et il a laissé passer huit ans entre ses deux dernières réalisations. Ce n'était pas pour des raisons d'argent, mais plutôt pour prendre soin de ses deux filles nées entretemps, «c'est aussi important ou peut-être plus important que de faire un film», confiait-il.

Avec "Timbuktu. Le Chagrin des Oiseaux", il avait visiblement envie de crier sa colère contre l'islam des jihadistes et de transmettre certaines valeurs aux générations suivantes. Inspirée d'une actualité sinistre - un jeune couple lapidé en juillet 2012 pour avoir eu des enfants hors mariage - son œuvre est devenue une hymne à l'islam de la tolérance, à la liberté des hommes et des femmes. Tourné dans le plus grand secret en Mauritanie, à Oualata, la ville de ses grands-parents paternels, près de la frontière malienne, le film raconte l'histoire d'une famille au nord du Mali lors de l'arrivée des jihadistes.

Un récit emblématique sur l'enjeu historique de cette «ville aux 333 saints» devenue le symbole d'une ville martyre depuis la destruction des lieux sacrés par les islamistes en 2012. Aujourd'hui, encore plus que la ville Tombouctou, c'est le film Timbuktu qui témoigne de l'enjeu de cette lutte contre l'obscurantisme pour le monde entier. Une histoire africaine devenue universelle.

Africiak! 

Ouvertes samedi 29 novembre, les 25e Jcc se poursuivent jusqu'au 6 décembre à Tunis et dans 6 autres villes tunisiennes. Le festival a près de 50 ans aujourd'hui, il est une fenêtre sur le monde, un creuset d'échanges intellectuels et il se veut un lieu privilégié d'expression pour la jeunesse.

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Ouvertes samedi 29 novembre, les 25e Jcc se poursuivent jusqu'au 6 décembre à Tunis et dans 6 autres villes tunisiennes. Le festival a près de 50 ans aujourd'hui, il est une fenêtre sur le monde, un creuset d'échanges intellectuels et il se veut un lieu privilégié d'expression pour la jeunesse. Le festival s'invite pour la première fois dans six régions de la république, pour que la fête du cinéma soit partagée. Traitant de manière subtile de sujets ayant trait à la protestation populaire, à la liberté et la bonne gouvernance en Afrique et dans le monde arabe, quelques films apportant un regard nouveau ont particulièrement interpellé le public tunisien qui s'y est beaucoup identifié.

Projeté en compétition officielle, "C'est eux les chiens" du réalisateur marocain Hicham Laasri a réussi à exporter sa fiction purement marocaine à un public qui se l'est approprié. D'une durée de 85mn, ce film aux airs de reportage télé relate l'histoire d'une rencontre, en 2011 sur fond de révolte et de grands changements dans les pays arabes, entre une équipe de télévision couvrant des manifestations à Casablanca et un vieil homme qui ne se souvient même plus de son nom cherchant à retrouver sa famille. Le vieil homme, joué par Hassan Badida, ne se souvient que de son matricule de prisonnier, "404", qu'il a reçu lors de son incarcération en 1981 lors d'une manifestation massive contre la cherté de la vie et qui revendiquait un profond changement au Maroc. Dans ce film, deux générations se retrouvent, par pur hasard et de manière naïve, mêlées au même combat, à 30 ans d'intervalle, une lutte sociale à laquelle le public s'est identifié puisque le film aborde une période, l'année 2011 qui a connu la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, où la Tunisie connaissait une grande effervescence sociale et politique.

Autre sujet, même contexte, le long métrage "Soleils" coréalisé par le Burkinabé Dani Kouyaté et le Olivier Delahaye mettant en scène en 96 mn un voyage à travers le temps et l'Afrique mené par un griot dépositaire de la mémoire collective orale d'une ethnie. Ce griot parcourt l'Afrique pour montrer à une jeune femme du 21e siècle que le continent regorge lui aussi de sagesse sociale et politique depuis la charte de l'empire Mandé au 13e siècle en passant par le président Aboubacar Sangoulé Lamizana (2ème président de la Haute Volta ûactuel Burkina Faso- de 1966 à 1980), Nelson Mandela et par de vieux érudits du Mali. Ce voyage excentrique à travers les empires africains ancestraux, européens colonisateurs et les pays africains contemporains, où les siècles et les continents ne sont séparés que par des portes, a été perçu par le public comme une manière de dire que le continent a aussi "ses lumières" et qu'elles peuvent être plus "sages" que les modèles des anciennes puissances coloniales "s'ils n'étaient pas tombés dans l'oubli".

A un moment où les tunisiens sont appelés aux urnes, plusieurs spectateurs ont confié que des "approches nouvelles" sur des sujets importants de l'histoire contemporaine, comme celle de Hicham Laasri, Dani Kouyaté et Lyes Salem, "questionnent", chacun à partir de son histoire respective, toutes les "sociétés africaines et arabes" et y lancent le débat.

 

 

"Exodus" en exode!

Après le Maroc, l'Égypte a interdit à son tour la projection d'"Exodus: Gods and Kings", car le dernier film de Ridley Scott "falsifie" l'Histoire a estimé le ministre de la Culture égyptien.

altL'Égypte a interdit la diffusion du film "Exodus : Gods and Kings" car la fresque biblique sur l'exode hors d'Égypte des Hébreux, emmenés par Moïse, "falsifie" l'Histoire, a affirmé le ministre de la Culture. "Ce film est un film sioniste par excellence. Il présente l'Histoire d'un point de vue sioniste et contient une falsification des faits historiques", a affirmé Gaber Asfour.

Le réalisateur britannique Ridley Scott "fait de Moïse et des juifs les bâtisseurs des pyramides, ce qui est en contradiction avec les faits historiques avérés", selon le ministre de la Culture, qui a précisé que l'interdiction avait été recommandée par un comité composé notamment de deux professeurs d'histoire.

Le film dresse le portrait d'un Moïse agnostique au départ, élevé comme frère de lait du fils du pharaon, puis rejeté lorsque sa véritable identité - fils d'Hébreux - est révélée. Il fuit dans le désert mais décide, après l'épisode du buisson ardent, de retrouver le peuple hébreu, alors esclave des Égyptiens, pour le guider vers la Terre promise.

Le péplum biblique en 3D, qui a coûté la bagatelle de 140 millions USD, avait déjà été "déprogrammé" à la dernière minute, mercredi 24 décembre, au Maroc.

"Moïse tient une épée et non un bâton"

Le film a fait polémique dans le monde arabe car il remettrait en question un miracle reconnu par les trois monothéismes, celui de la traversée de la Mer rouge par Moïse, qui divise les eaux à l'aide de son bâton pour permettre le passage des juifs.

"Dans le film, Moïse tient une épée et non un bâton" et la division des eaux est expliquée par "le phénomène des marées," critique le chef du Conseil suprême pour la culture Mohamed Afifi, membre du comité ayant recommandé l'interdiction.

Le ministre de la Culture a précisé que les autorités n'ont pas demandé l'opinion d'Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite, qui peut être consulté avant l'autorisation d'une œuvre en Égypte mais n'a pas de pouvoir de décision.

Al-Azhar, qui s'oppose traditionnellement à la personnification de figures religieuses au cinéma, avait estimé en mars que la superproduction hollywoodienne "Noé" était contraire à l'islam car elle mettait en scène la représentation d'un prophète.

Ce film avait ensuite été banni des cinémas égyptiens, contre l'avis du ministère de la Culture.

Produit par la star hollywoodienne Leonardo Di Caprio! 

En 2014, «Virunga» a déjà remporté 23 awards dans des festivals internationaux. Quinze films ont été retenus pour l'Oscar du meilleur documentaire, sur un total de 134 soumis. 

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En 2014, «Virunga» a déjà remporté 23 awards dans des festivals internationaux. Quinze films ont été retenus pour l'Oscar du meilleur documentaire, sur un total de 134 soumis. Cinq finalistes doivent être choisis d'ici la cérémonie prévue pour le 22 février. Les nominations finales pour la 87e cérémonie des Oscars seront annoncées le 15 janvier au théâtre Samuel Goldwyn de Los Angeles. Baptisé du nom du plus ancien parc national de RDC et d'Afrique, le documentaire d'investigation que produit l'acteur américain en partenariat avec Netflix est focalisé sur les gardes forestiers chargés de la protection des gorilles.

Le film réalisé par Orlando von Einsiedel montre notamment comment le directeur du parc national des Virunga, Emmanuel de Merode, se bat contre les projets d'une société pétrolière. «Virunga raconte l'incroyable histoire de personnes qui risquent leur vie pour bâtir un meilleur futur dans une partie de l'Afrique que le monde a oublié. Dans les profondeurs boisées du Congo oriental se trouve le parc national des Virunga, un des endroits les plus riches en biodiversité du monde et la maison des derniers gorilles de montagne. Dans cet environnement sauvage mais enchanté, un petit groupe de personnes engagées dans des combats tente de sauvegarder ce parc. Ils veillent sur ce site protégé classé par l'Unesco face à la milice armée, aux braconniers et aux forces sombres luttant pour contrôler les ressources naturelles et les richesses du Congo», peut-on lire en guise de résumé du film sur film-documentaire.fr.

Les autres films également dans la course sont notamment «The Case Against 8», sur la bataille entre les pros et anti-mariage homosexuel en Californie, «Citizen Koch», sur les frères Koch, des milliardaires d'extrême droite américaine, l'influence des milliardaires dans le financement des campagnes aux États-Unis et le mouvement du Tea Party. «CitizenFour» de Laura Poitras est centré sur les révélations d'Edward Snowden concernant le programme de surveillance en ligne du gouvernement américain et «The Internet's Own Boy» relate l'histoire du prodige et activiste de la toile Aaron Swartz, qui a mis fin à ses jours en 2013, à l'âge de 26 ans.

Hymne à la poésie cinématographique!  

Le film documentaire "Une simple parole" de Khady et Mariama Sylla a remporté le "Diversity Award" du Women's International Film and Television Showcase (WIFTS) de Hollywood (Los Angeles).

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Le film documentaire "Une simple parole" de Khady et Mariama Sylla a remporté le "Diversity Award" du Women's International Film and Television Showcase (WIFTS) de Hollywood (Los Angeles). "Le prix sera remis le 6 décembre 2014, lors d'une cérémonie dénommée International Visionary Awards, qui aura lieu à Hollywood, le célèbre quartier de Los Angeles considéré comme le carrefour de l'industrie cinématographique américaine", annonce Guiss Guiss Communication, une maison de production sénégalaise.

Le "Diversity Award" est un prix "attribué aux femmes qui s'illustrent dans le domaine du cinéma et de la télévision par leur créativité, leur originalité et leur combativité. Chaque année, nous honorons des femmes exceptionnelles, qui continuent à relever le défi dans leurs domaines respectifs. Nous recherchons des personnes remarquables, connues ou méconnues, qui ont fait la différence dans leurs communautés respectives et qui méritent d'être reconnues et félicitées pour leurs efforts extraordinaires et leur impact positif sur notre société", expliquent les organisateurs de la manifestation.

Cet événement, qui en est à sa 7ème édition, est l'occasion de remettre chaque année des prix dans plusieurs sections: meilleure réalisatrice, prix du jury, meilleure musique de film, meilleure actrice, meilleure scénariste, etc.

Le "Diversity Award" n'avait pas été décerné l'année dernière, mais il avait été remporté en 2012 par la réalisatrice indienne Gauri Shinde, pour son film "English Vinglish". L'année dernière, le Women's International Film and Television Showcase avait distingué des cinéastes dont la réalisatrice anglaise Amma Asante, auteure du film "Belle", sur la vie de la métisse Dido Elizabeth, qui a su trouver sa place dans l'aristocratie britannique raciste et conservatrice du 18e siècle. Cette année, des Awards récompensent d'autres réalisatrices telles que la Norvégienne Mona Friis Bertheussen pour son documentaire "Two Sisters", la Polonaise Jolanta Dylewska, auteure de "Sous la ville", etc.

Cet événement compte "aussi rendre un grand hommage à la célèbre actrice hollywoodienne Susan Oliver (décédée en 1990) pour l'ensemble de sa carrière".

"Une simple parole" a déjà été projeté lors du Festival international du film de Toronto (du 4 au 14 septembre 2014). Le film est en lice au Festival des 3 Continents de Nantes (du 25 novembre au 2 décembre). Il est également programmé en Californie (International Black Women's films), du 4 au 14 décembre.

A Nantes, une grande rétrospective intitulée "Les voyages intérieurs ou la parole regagnée" sera consacrée à l'œuvre de Khady Sylla, selon Guis Guiss Communication.

"Une simple parole" est la dernière œuvre de la cinéaste et écrivaine Khady Sylla, décédée le 8 octobre 2013, en co-réalisation avec sa sœur, la cinéaste et productrice Mariama Sylla. Ce film est présenté comme un testament de Khady Sylla, avec comme personnages principaux les deux réalisatrices et leur grand-mère Penda Diogo Sarr. Il est sorti, le 8 octobre dernier, au Sénégal.

"Une simple parole" est un film célébré comme un "hymne à la poésie cinématographique, qui essaie de bousculer les codes du documentaire de création. Comment passer de la tradition orale à la parole filmée? Une question qui touche l'humanité entière et que les deux réalisatrices visitent avec tendresse, poésie et humour".