Africulture - Africa Nouvelles

Produit par la coopération allemande! 

Pour une meilleure promotion des droits de l'enfant et lutter contre les pires formes de travail des enfants, la coopération allemande a produit un film intitulé «Sini, l'avenir».

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Pour une meilleure promotion des droits de l'enfant et lutter contre les pires formes de travail des enfants, la coopération allemande a produit un film intitulé «Sini, l'avenir». Le lancement de l'œuvre cinématographique a eu lieu, samedi 22 novembre 2014, à Ouagadougou, précisément à la cité universitaire chinoise. Le terrain de basket-ball de la cité universitaire chinoise a été transformé en salle de cinéma pour la sortie officielle de «Sini, l'avenir». 

Un film documentaire réalisé par l'Association Cinomade et produit par la coopération allemande, à travers son Programme santé sexuelle, droits humains (PROSAD). En 26 minutes, le film recueille, via un micro-trottoir, les avis de Burkinabè sur les droits de l'enfant et les pires formes de travail des enfants. Ainsi, un gros plan est mis sur des enfants travailleurs: les mendiants, les filles de ménage, les apprentis (menuiserie et mécanique), les ramasseurs de gravier, etc. 

Selon le premier secrétaire de l'ambassade de la République fédérale d'Allemagne, Santhosh Persaud, le film est «une nouvelle approche de communication pour le changement de comportement». Et de déplorer: «Le travail est une normalité pour beaucoup d'enfants au Burkina Faso, les empêchant d'aller à l'école, et souvent encore pire, mettant leur santé en danger». 

Pourtant le pays des hommes intègres est partie prenante de tous les textes internationaux de protection de l'enfant parmi lesquels la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant. «Il faut souligner que 194 Etats au monde ont ratifié la convention, faisant d'elle le traité international portant sur les droits humains le plus ratifié. Ceci témoigne de la reconnaissance universelle que les enfants ont des droits, quant à leur protection, à leur épanouissement et aussi, à leur participation», a expliqué M.Persaud. 

Les propos des personnes interrogées (adultes et enfants) sont agrémentés d'animation (dessin animé). Cette partie animation a été assurée par l'artiste-musicien, également animateur, Yoni. 

«Sini, l'avenir» a été réalisé dans 6 langues et sous-traité en français pour atteindre le maximum de personnes: mooré, dioula, fulfuldé, gourmatchéma, lobiri et dagara. 

L'œuvre sera, a promis le premier secrétaire de l'ambassade d'Allemagne, à la disposition des partenaires tels que le Ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale et le Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, des associations et des ONG, etc. 

«Il est de notre souhait que le film contribue à changer les mentalités et aide à protéger les enfants contre des violations de leurs droits et notamment le fléau du travail dangereux», a conclu M.Persaud.

52 minutes d'exorcisme pour un conflit de 32 ans! 

Pour son réalisateur sénégalais Christian Thiam, son œuvre se bat contre le tabou qui entoure le conflit au sud du Sénégal. 

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Pour son réalisateur sénégalais Christian Thiam, son œuvre se bat contre le tabou qui entoure le conflit au sud du Sénégal. Dédié à la mémoire du Professeur Assane Seck (on lui doit le nom de l'université de Ziguinchor), le film a été présenté au public, aux acteurs culturels et à la presse lors de sa sortie nationale ; en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. C'était mercredi 12 novembre. Christian Thiam y donne la parole aux témoins, aux acteurs et aux victimes de ce conflit.

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Le film du réalisateur sénégalais Christian Thiam fait appel à nos émotions, et cela va tellement vite que c'est quasi épidermique, c'est une décharge électrique que l'on prend en pleine poire, en plein cœur aussi. C'est un électrochoc. Il fait aussi appel à nos souvenirs, à la mémoire, à l'histoire. Le récit commence vraiment le 26 décembre de l'année 1982, il y a donc 32 ans. Au Sud du pays, on parle d'indépendance. Dès le prologue du film, Salif Sadio, membre du MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance) dit d'ailleurs, sur un ton sans équivoque, que c'est un droit fondamental et que «c'est non négociable».

1982, c'est aussi le point de départ de la rébellion armée, avec des victimes parmi les populations civiles. Victimes silencieuses lorsqu'un pied ou une jambe rencontre une mine sournoise. Il y a désormais des zones dangereuses et des lignes rouges à ne pas franchir. On compte des braquages et des prises d'otages.

L'année 1991, au Sénégal, montre aussi, selon le film de Christian Thiam, un chef de l'Etat dépassé, «impuissant face à la rébellion». Abdou Diouf, puisque c'est de lui qu'il s'agit, nomme alors un Gouverneur militaire pour la région. Pour l'un des membres fondateurs du MFDC, le Professeur Assane Seck, mort en 2012, le Gouvernement d'Abdou Diouf «pensait pouvoir régler le problème par les armes». Puis en 2000, arrive le président Abdoulaye Wade qui parle de résoudre la question en 100 jours.

Dans "Casa Di Mansa", ce conflit est aussi l'histoire d'une vieille rancœur et d'une longue frustration. Celle des «authentiques fils de la Casamance», parfois victimes de l'ignorance, de l'arrogance et du mépris des autres, comme ils disent.

Pourtant, la Casamance s'enorgueillit d'être la seule région à avoir résisté, la seule à «n'avoir jamais vraiment été absorbée dans l'ensemble colonial». Une résistance incarnée par une figure féminine comme celle d'Aline Sitoé Diatta. Ce que montrent ainsi les images, c'est que les femmes sont au cœur du conflit. 1500 d'entre elles participeront d'ailleurs à un sacrifice rituel à Oussouye, pour que revienne la paix. Dans le même esprit que lorsqu'elles accompagnent leurs enfants mâles dans le bois sacré, où ils deviennent des hommes, des personnes adultes.

Le film dure un peu moins d'une heure, 52 minutes pour être exact, que l'on a à peine le temps de sentir passer. Ni le temps de se retourner encore moins de s'égarer: l'intrigue est jalouse et le rythme des séquences, qui s'enchaînent de manière intempestive, ne vous y autorise pas vraiment. Et il faut s'accrocher! C'est un film qui vous met sous tension, sous pression, un documentaire haletant, conçu comme avec le bruitage d'un angoissant thriller ou d'une grande enquête judiciaire. Pas de temps morts et très peu de silences, le rythme s'emballe. La musique, elle, en rajoute une couche: avec des accents graves et de l'intensité dramatique en veux-tu en voilà. "Casa Di Mansa" nous laisse à peine le temps de penser, d'intérioriser ce que l'on ressent. Une démarche que l'on fait sans doute après coup, au bout de seulement 52 minutes.

C'est aussi un film bien écrit, bien structuré, où le réalisateur est aussi le narrateur. Il y a, dans chaque image, le souci constant de ne pas perdre le téléspectateur, celui de ne pas le laisser repartir avec des énigmes. Avec un souci minutieux de l'information et de la documentation, et de jolies ponctuations visuelles et sonores : l'eau, le bruit des pas ou encore ce «Je vous salue Marie» chanté qui donne l'impression que le film de Christian Thiam serait presqu'une fervente prière.

Africiak! 

Dans la quantité des web-séries projetées lors du Marseille Webfest, "An African City" se distingue de par sa provenance : l’Afrique. Mais c'est aussi une joyeuse liberté de ton, directement inspirée de la série américaine "Sex and the City", qui dénote et réjouit. Sa productrice Millie Monyo  explique l’histoire de cette web-série entièrement américano-africaine. 

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Sa productrice Millie Monyo  explique l’histoire de cette web-série entièrement américano-africaine. «J’ai rencontré Nicole Amarteifio il y a deux ans, elle travaillait sur le projet d'An African City au Ghana sans trop savoir comment le réaliser. J’ai décidé d’y participer et j’ai voulu parler de nous : la génération de ceux qui reviennent à la maison au Ghana après avoir fait des études aux Etats-Unis». 

Pour Millie Monyo, ce volet de l’histoire est très important : « On veut être honnête avec chacune de nos histoires, ces histoires de filles qui reviennent au pays… » Nicole n’a pas quitté son travail aux Etats-Unis dans le marketing. Elle a produit la série par passion. « Je vis entre New York et le Ghana. Ces deux pays sont ma maison, c’était important de faire vivre cela dans la série. »

Beaucoup d’imagination et des tranches de vie 

Ces deux jeunes filles se sont accrochées à la référence d’écriture quasi classique maintenant des séries américaines : Sex and the City. Pour elles, c’était même comme un challenge : « Nous adorions "Sex and the city", c’était notre show favori, raconte Millie Monyo. Nous voulions en faire une version africaine. Nous voulions savoir ce à quoi cela ressemblerait si nous en étions les personnages… » Alors pour l’écriture, c’est souvent beaucoup d’imagination, mais parfois aussi des tranches de vie : « Nicole Amarteifio a écrit toute la série, mais on en a parlé aussi à nos amies qui nous racontaient alors leurs histoires. Et le jour suivant parfois, c’est leur tranche de vie qui se retrouvait filmée. Pour la saison 1, c’est un peu nos histoires qui sont racontées… »

« Tout est filmé avec des stylistes africains » 

La thématique de la web-série est africaine, on est transporté au Ghana mais aussi un peu dans n’importe quelle capitale africaine. An African City fait donc la part belle aux couleurs, aux sons et à cette ambiance authentique. « Nous voulions montrer le côté africain. Rester proche de l’Afrique : sa musique et ses vêtements.

Pour la saison 2, nous espérons filmer ailleurs qu’à Accra aussi, pour montrer que c’est une histoire africaine universelle. » Car tout comme la série américaine Sex and the City est le reflet de la mode d’une ville et de son atmosphère, An African City a puisé dans les mêmes codes, mais en faveur des créateurs africains : « Tout est filmé avec des stylistes africains… Les imprimés sont africains et les tenues aussi. On a tout ce qu’il faut en Afrique, certaines personnes l’oublient trop souvent. »

Le succès est vite arrivé, « on est approché par Canal Plus pour la saison 2 et on aura des sous-titres en français, ce qui est super. Une chaîne africaine veut également faire une production sur les coulisses du tournage, mais on n’est pas sûr de vouloir tout leur montrer ! », s'amuse-t-elle. « Au Nigeria, il y a Nollywood, c’est une énorme industrie cinématographique. Au début, on n’était d’ailleurs pas certain de réussir au Ghana. Mais on a trouvé ce que l’on souhaitait, certaines personnes faisaient des allers et retours entre le Ghana et le Nigeria et étaient formées comme il fallait. »

« On a coupé le budget de moitié » 

Malgré certains obstacles juste avant le début du tournage, « j’avais un investisseur qui devait nous aider, mais à la dernière minute il nous a laissées tomber. On a coupé le budget de moitié, demandé l’aide d’amis et de la famille. Et on s’y est mis. » Millie Monyo est très contente des réactions vis-à-vis de sa web-série qui surfe parfois sur la provocation : « On avait un peu peur des réactions africaines sur certains sujets assez crus, mais la plupart des gens apprécient. Ils disent que ce sont des conversations que les gens ont tout le temps ! »

Web-série : « C’est le format idéal ! » 

Le format web-série convient parfaitement à cette jeune génération qui ne s’accorde pas de barrière artistique autant en production qu’en mode de diffusion, et la série ne s’est pas trompée : « Au Ghana, quand on a vu que les gens utilisaient leur téléphone pour regarder les shows, on s’est dit que c’était la meilleure façon de diffuser notre web-série. » Et d’ajouter : « Ils sentent que c’est pour eux. On peut le diffuser partout, c’est le format idéal ! »

Africiak! 

L'Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar accueille, du 7 au 15 octobre, "Les trophées francophones du cinéma 2014", selon un communiqué.

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L'Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar accueillera du 7 au 15 octobre "Les trophées francophones du cinéma 2014", selon un communiqué. "Au total, 22 longs métrages et cinq courts métrages en provenance de tous les horizons de la Francophonie seront projetés durant cette période", indique le communiqué. .Il précise que l'Afrique sera représentée par neuf longs métrages et quatre courts métrages en provenance de 7 pays: l'Algérie, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Maroc, la République démocratique du Congo, la Tunisie et le Sénégal.

Le président de l'Association des trophées francophones du cinéma (ATFCiné), Henry Welsh, explique que "l'ensemble des nominations (NDLR : les films nominés) représente un palmarès éloquent et très diversifié, qui témoigne de la richesse et de la créativité du cinéma francophone".

Le Sénégal sera représenté par le long métrage "Des étoiles" de Dyana Gaye, et le moyen métrage "Mille soleils" de Mati Diop. Le film de Dyana Gaye a été nominé pour le Trophée francophone du long métrage de fiction.

Pour ce même film, les actrices Marième Demba Ly et Mata Gabin sont respectivement nominés pour le Prix de la meilleure interprétation féminine et le Prix du second rôle féminin.

Concernant le même film, l'acteur Souleymane Sèye Ndiaye est nominé dans la catégorie Second rôle masculin, en même temps que l'acteur Khaled Benaïssa, du film algérien "Le repenti", ou encore Sergi Lopez du film belge "Tango libre".

Selon le texte, les 10 lauréats seront connus du public, le 3 novembre prochain, après le second tour du vote des membres jurys.

Pour le premier tour du vote, 34 longs métrages et 12 courts métrages en provenance de 20 pays avaient été soumis aux membres de l'Académie francophone du cinéma.

Africiak! 

Nollywood Tv est désormais sous le contrôle de Canal+, après le lancement officiel de leur première chaine panafricaine Francophone A+.

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Nollywood tv est désormais sous le contrôle de Canal+, après le lancement officiel de leur première chaine panafricaine Francophone A+. L'intérêt pour Canal+ s'explique par le fait que le cinéma Nigerian «est la 2ème puissance cinématographique au monde en termes de nombre de films, devant les Etats-Unis (Hollywood) et derrière l'Inde (Bollywood). Le Nigéria produit chaque année 2000 films». 

C'est en distribuant un bouquet de chaînes africaines auprès des fournisseurs d'accès Internet et des opérateurs télécoms que «Thema» se serait fait connaître en France. Canal+ réalise déjà 40% de son résultat d'exploitation à l'international dont l'Afrique est une composante importante, a précisé M. Meheut, président du groupe français Canal+ qui, après le lancement officiel de leur première chaîne panafricaine francophone A+, a racheté «Thema» l'éditrice de la chaîne panafricaine Nollywood tv. 

Au dire de M. Jacques Du Puy, président de Canal+ Overserseas, «l'acquisition du groupe "Thema"» va accélérer «notre stratégie de développement en Afrique et nous permet également d'intégrer un savoir-faire clé dans le marketing et l'édition de contenus ethniques».

Mis sur pied en 2006, le groupe «Thema» édite la chaîne Nollywood Tv qui a eu un réel succès en Côte d'Ivoire se classant parmi les 10 chaînes les plus regardées à Abidjan, selon l'étude d'audience réalisée en 2013 par la société «Tns Sofres». David Mignot, responsable de canal+ Afrique a confié que «ce projet permettra surtout à son groupe de se rapprocher du public africain en misant sur la proximité».

Présent dans 30 pays d'Afrique avec 1,3 million d'abonnés comme l'a annoncé son président Bertrand Meheut, le groupe Canal+ veut "doubler ce nombre très rapidement", a-t-il expliqué.

Africiak! 

Film qui met en scène le quotidien en banlieue parisienne de quatre jeunes filles noires: Karidja Touré, AssaSylla, Lindsay Karamoh et Mariétou Touré. 

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Film qui met en scène le quotidien en banlieue parisienne de quatre jeunes filles noires: Karidja Touré, AssaSylla, Lindsay Karamoh et Mariétou Touré. Après la présentation du film à Cannes, en mai dernier, «Bande de filles» de Céline Sciamma est sorti en salle et c’est une tornade de critiques favorables qui s’abat actuellement sur ce film, qui met en lumière quatre jeunes filles noires. Tout le monde est tombé sous le charme. Il y a que pour elles: Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh, Mariétou Touré, sont les starlettes du moment. Propulsées sous les projecteurs médiatiques par "Bandes de filles", le film de Céline Sciamma est en salle et elles sont les starlettes du moment, en France. Les critiques ont unanimement salué ce film. 

«Si "Bande de filles" est si réussi, c'est qu'il transcende un sujet a priori social, voire sociologisant. S'emparer d'une réalité contemporaine peu représentée à l'écran, tout en la stylisant, en restituer la complexité en la sublimant, voilà le tour de force de la réalisatrice, qui ose un film physique. Elle valorise la beauté des corps, jeunes, souples, athlétiques, toujours en mouvement», écrit "Télérama".

"Le Monde", pour sa part, s’extasie sur ces «amazones franches»  qui sont «belles, noires. Elles parlent et rient très fort, elles bouillonnent, de colère et de joie. Lady, Adiatou, Fily et Vic».

Et d'ajouter: «Sous ces noms, un peu magiques, qu’elles se sont choisis, ces gamines des cités réinventent leur identité, s’affranchissent des assignations et des stigmates qui leur collent à la peau depuis la naissance (cité, sexe, couleur). Toutes quatre, elles se déclarent héroïnes, libres et fortes, à l’image des joueuses de football américain qui se jettent les unes sur les autres dans la fabuleuse scène d’ouverture du film, au son d’un hymne post-new wave, apocalyptique et galvanisant. Cette tension entre un contexte inspiré par la réalité des banlieues française et un imaginaire ouvertement branché sur le cinéma américain est le nerf de "Bande de filles", 3ème long-métrage, rageur et scintillant, de la réalisatrice Céline Sciamma. Elle est en fait la profonde originalité, qui vient laver à grande eau la trame du récit d’apprentissage en lui injectant un sous-texte féministe transgenre, et le lyrisme d’une ode enflammée à la jeunesse d’aujourd’hui».

Le quotidien de droite, "Le Figaro", écrit de son côté: «Qu'on ne s'y trompe pas, Bande de filles est bien un film de cinéma, presque deux heures d'un récit à la fois intense et elliptique, qui colle aux baskets d'une adolescente noire. Marienne a 16 ans et peu d'espoirs d'échapper à un destin morose dans son quartier. Les mâles font la loi, à commencer par son grand frère, machiste, brutal. On veut l'envoyer faire un CAP. Sa mère lui propose de travailler avec elle comme femme de ménage. Marienne entre alors dans la bande de Lady et se fait appeler Vic. Les petites loubardes noires ne font pas grand-chose de mal. Une virée à Paris, une partie de mini-golf, une sortie à la Défense. Des combats de rue, aussi, pour montrer qu'elles sont des "bonhommes"».

Pour  "Des films et des mots", c’est l’émotion qui est mis en exergue: «Puissant, bouleversant, révoltant, "Bande de filles"  vous prend aux tripes et ne vous relâche que bien après le générique de fin».

Et de poursuivre: «Céline Sciamma livre un portrait plein de tendresse et sans concession de ces jeunes filles solidaires et complices, unies seules contre tous. Un film poignant dont on ne ressort pas complètement indemne».

Le "Blog du Cinéma" abonde dans le même sens: «Un film maîtrisé, qui réussit progressivement à créer empathie, suspens, description d’un contexte social inédit. Un retour en force du Girl Power ainsi que l’affirmation d’une réalisatrice, Céline Sciamma. C’est un film d’une rare maîtrise qui réussit, en passant par le soin apporté à créer une vraie connexion avec ses personnages, à nous raconter une histoire touchante sur un parcours individuel de femme, écho à la place féminine dans notre société».

A la lumière de cet accueil favorable et d’une bonne couverture médiatique, "Bande de filles" a toutes les chances de connaître un succès dans les salles.

Jean OLOHOU

Omo Sexy!

La sublime «Omo Sexy» comme l’appellent affectueusement ses fans, vient encore d’être distinguée en remportant un prix spécial national.

altLa sublime «Omo Sexy» comme l’appellent affectueusement ses fans, vient encore d’être distinguée en remportant un prix spécial national. La chanteuse et actrice nigériane, Omotola Jalade Ekeinde, a reçu une distinction qui fait d’elle, un membre d’honneur de la République fédérale (MFR).

Selon le gouvernement nigérian, ce prestigieux prix a été attribué à Omotola pour sa contribution exceptionnelle à la construction de la société et ses talents d’actrice à l’échelle internationale.

Ce prix vient s’ajouter à plusieurs d’autres que l’actrice a eu de par le passé.

Et elle s’explose de joie, une joie qu’elle exprime sur sa page Instagram en ces termes : « Certains d’entre vous ont dû entendre parler de mon prix national.  J’ai toujours écouté la voix de la sagesse. J’ai été invitée à recevoir ce prix, J’y  suis allée, j’ai  été décorée et je suis très reconnaissante ».

Mère de quatre enfants, Omotola a intégré en 2013 le top 100 des femmes les plus influentes du monde établi par le magazine américain « Time ».

Elle figure parmi les 50 africains les plus influents selon une récente sélection du magazine panafricain « Jeune Afrique ».

La star de Nollywood a à son actif quelque 300 films (diffusés partout dans le monde grâce à la télé et aux plateformes de streaming).

Elle est par ailleurs militante engagée auprès d’Amnesty International (notamment pour que le groupe pétrolier Shell nettoie le delta du Niger).

Omotola Jalade Ekeinde est également ambassadrice de l’ONU pour le Programme alimentaire mondial (PAM).

L’actrice nigériane cumule plus de 1,5 millions de fans sur sa page Facebook et plus de 400 000 abonnés sur Twitter.