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Corée décorée!

Le jury du Festival International du Film de Marrakech, présidé par le grand réalisateur américain Martin Scorsese, a dévoilé le palmarès de la 13ème édition du FIFM lors de la soirée de clôture. C'est le long métrage sud-coréen «Han Gong-Ju» du réalisateur Lee Su-Jin qui a remporté la prestigieuse et très convoitée Etoile d'or (Grand prix du Festival).

altLe prix Ciné-Ecoles consacre «Bad», un film des jeunes réalisateurs Ayoub Lahnoud et Alaa Akaaboune de l'ESAV-Marrakech

Le jury du Festival international du film de Marrakech, présidé par le grand réalisateur américain Martin Scorsese, a dévoilé le palmarès de la 13ème édition du FIFM, lors de la soirée de clôture qui a eu lieu samedi 7 décembre soir au Palais des congrès de la ville.

C'est le long métrage sud-coréen «Han Gong-Ju» du réalisateur Lee Su-Jin qui a remporté la prestigieuse et très convoitée Etoile d'or (Grand prix du Festival).

Le jury a jeté son dévolu sur cette magnifique œuvre qui raconte l'histoire d'une jeune lycéenne, Han Gong-ju, impliquée malgré elle dans une histoire sordide qui va l'obliger à s'éloigner de ses parents et la contraindre à s'inscrire dans un autre établissement.

Projeté dans le cadre de la compétition officielle, le film coréen est interprété par les comédiens Chun Woo-hee (Han Gong-ju), Jung In-sun (Eun-hee), Kim So-young (Hwa-ok) et Lee Young-ran (la mère de l'enseignant).

Il est à rappeler que 15 films étaient en lice lors de cette édition qui rendait hommage au cinéma scandinave. Parmi les autres productions qui ont concouru pour le Grand prix, il y avait les longs-métrages américain «Blue Ruin» du cinéaste Jeremy Saulnier et cubain «The SwimingPool» de Carlos Machado Quinte. Deux excellentes productions auxquelles le jury a décerné, ex-aequo, le "Prix du jury".

Etaient également en compétition à Marrakech, les films «Medeas» de l'Italien Andrea Pallaoro et «Hotell» de la Suédoise Lisa Langseth qui ont reçu respectivement le "Prix de la mise en scène" et le "Prix d'interprétation féminine". Ce dernier récompense le magnifique rôle de la comédienne Alicia Vikander.

Egalement présent, le film marocain «Fièvres» de Hicham Ayouch s'en tire bien avec "Le prix d'interprétation masculine"  attribué, ex aequo, aux comédiens Slimane Dazi et Dédier Michon.

Un palmarès digne du festival, du pays organisateur et du jury. Comme l'avaient promis les organisateurs de la 13ème édition du FIFM tenue du 29 novembre au 7 décembre.

Il est à préciser que le jury 2013 des longs métrages était composé des cinéastes et comédiens Fatih Akin (Allemagne-Turquie), Patricia Clarkson (Etats-Unis), Marion Cotillard (France), Amat Escalante (Mexique), Golshifteh Farahani (Iran), Anurag Kashyap (Inde), Narjiss Nejjar (Maroc), Park Chan-wook (Corée du Sud) et Paolo Sorrentino (Italie).

Soulignons aussi que, la veille, le jury de la compétition Ciné-Ecoles, présidé par Noureddine Lakhmari, a consacré le film «Bad», réalisé par deux étudiants de l'Ecole supérieure des arts visuels: Ayoub Lahnoud et Alaa Akaaboune. D'un montant de 300.000 dirhams, cette récompense permettra aux heureux lauréats de réaliser leur projet de court métrage.

Salle enflamme les salles!

Les ingrédients du nouveau film de Jérôme Salle? Des hommes torturés et mutilés, des enfants cobayes drogués, des femmes et des grands-mères violées et assassinées, et la volonté du pardon qui ne résiste pas à la violence perpétuellement subie.

alt"Zulu" montre un Forest Whitaker et un Orlando Bloom au sommet de leur art et une Afrique du Sud restée hanté par les fantômes de l'apartheid. Une fiction qui enchaîne des scènes ultraviolentes au service d'un scénario aussi effroyant que réaliste.

Dans l'Afrique du Sud de "Zulu", la violence explose littéralement entre Blancs et Noirs, entre riches et pauvres, et entre trafiquants de drogues. En passant, le réalisateur français dresse un portrait saisissant de la société sud-africaine : des townships de Cape Town jusqu'aux quartiers des gangs des Cape Flats.

Le film, d'après le roman "Zulu" de Caryl Férey, établit sa propre «Commission Vérité et Réconciliation» en écho aux commissions mise en place par le gouvernement après la fin de l'apartheid pour éviter l'engrenage de la vengeance. Jérôme Salle voulait faire un «vrai film sud-africain» pour un public sud-africain, avec une sensibilité et des acteurs sud-africains, à l'exception des rôles-titres assurés par Forest Whitaker et Orlando Bloom.

En effet, le scénario de "Zulu" ratisse large dans le subconscient sud-africain et joue avec les douleurs toujours présentes, issues de l'apartheid: les inégalités et l'injustice y sont omniprésentes, comme le processus de la réconciliation qui y fait l'impasse en donnant carte blanche à un Blanc resté raciste.

Jérôme Salle montre aussi le jeu pervers d'un industriel afrikaner qui - grâce à l'amnistie - peut perpétuer sa haine et ses expérimentations pharmaceutiques aussi lucratives que cruelles et mortelles contre les Noirs. Du début jusqu'à la fin, ce sont toutes les couches de la société qui se déchirent au grand écran au détriment d'une réconciliation acclamée par la politique. Le plus cruel du film? Les propos sonnent juste.

Jury mûri!

Le Festival international du film de Marrakech a instauré une longue histoire d'amitié entre le réalisateur américain Martin Scorcese et le Maroc: c'est au Royaume qu'il a tourné "La Dernière tentation du Christ" et "Kundun". Il a été désigné pour présider le jury du FIFM.

altLe Festival international du film de Marrakech a instauré une longue histoire d'amitié entre le réalisateur américain Martin Scorcese et le Maroc: c'est au Royaume qu'il a tourné "La Dernière tentation du Christ" et "Kundun".

Dès 2005, le Festival lui rend hommage et il se voit décerner par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le Wissam "Al Kafaa al Fikrya" récompensant son mérite intellectuel. En 2007, il présente son film "Aviator" sur la place Jemaâ El-Fna en compagnie de Leonardo di Caprio. Trois ans plus tard, il remet l'hommage au cinéma français à Catherine Deneuve, présidente de la délégation.

Président de la Film Foundation et de la World Cinema Foundation, deux organisations caritatives dédiées à la préservation, la restauration et la protection des films, Scorcese est aujourd'hui considéré par la critique internationale comme l'un des cinéastes américains les plus influents de sa génération.

Réalisateur oscarisé, il a réalisé des films acclamés par les critiques et récompensés par de nombreux prix tels que "Taxi Driver", "Raging Bull", "Gangs of New York", "Les Inflitrés", "Casino" et le thriller "Shutter Island", entre autres.

Egalement réalisateur de nombreux documentaires, il a récemment adapté en 3D le livre pour enfants de Brian Selznick "Hugo Cabret", nommé aux Oscars, pour lequel il remporte le Golden Globe du meilleur réalisateur.

Son dernier film, "Le loup de Wall Street", adaptation des mémoires d'un trader en bourse incarné par Leonardo di Caprio, est sorti aux Etats-Unis le 15 novembre 2013.

Le président du jury sera entouré du cinéaste Fatih Akin (Allemagne & Turquie), Patricia Clarkson (comédienne, USA), Marion Cotillard (comédienne, France), Amat Escalante (cinéaste, Mexique), Golshifteh Farahani (comédienne, Iran), Anurag Kashyap (cinéaste, Inde), Narjiss Nejjar (cinéaste, Maroc), Park Chan-wook (cinéaste, Corée du Sud) et Paolo Sorrentino (cinéaste, Italie).

De Madiba à... MadiBond? 

Quelques jours après la projection en avant-première du film  «Mandela, un long chemin vers la liberté», retour sur le parcours de l’acteur Idris Elba qui a eu la lourde responsabilité d’incarner le premier président noir de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela. 

altLe Britannique d’origine africaine longtemps inconnu du public s’est rapidement fait un nom et pourrait être le premier black à incarner l’emblématique James Bond.

Né 6 septembre 1972 à Londres d’un père siéra-léonais et d’une mère ghanéenne, Idris Elba  a débuté sa carrière d’acteur de cinéma  dans le soap opera britannique "Family Affairs", puis dans la série télévisée à succès "Ultraviolet".

Le rôle du baron de la drogue et homme d’affaires joué dans la série américaine de "HBO The Wire" a révélé l’immensité du talent de l’acteur et l’a propulsé au devant de la scène.  Il confirme son rang avec l’incarnation du super flic dans la série TV "Luther" dont la 3ème saison est attendue dans les prochains jours.

Dans une interview accordée au site américain Collider, Idris Elba  explique le personnage qu’il incarne dans la série. «Nous ne voulions pas que Luther soit depuis plus en plus déprimé, qu’il prenne des drogues et qu’il ait envie de se buter (…) Les méchants dans Luther sont toujours horribles et hauts en couleur. Ceux de la saison 3 sont à un niveau encore supérieur, notamment dans la noirceur», précise-t-il.

L’acteur britannique a actuellement le vent en poupe avec le film «Mandela : Un long chemin vers la liberté » diffusé le 03 novembre à Johannesburg (Afrique du sud).  Le long métrage de 152 minutes retrace la vie  de Nelson Mandela, combattant pour les droits  des noirs en Afrique du Sud. Idris Elba l’acteur principal du film qui ému la famille de Mandela, s’est réjouit de la satisfaction du premier président noir d’Afrique du Sud après avoir visualisé le film.

«Il était très vif, il a regardé les images du film. Il est tombé sur une image de Madiba dans le film, il m’a regardé et m’a demandé: « Est-ce que c’est moi? » Je lui ai répondu: «A ton avis Madiba, est-ce que tu penses que c’est toi?» Il a souri. Je lui ai dit: « C’est Idris Elba après cinq heures et demie de maquillage ». Il a été très amusé, et quand j’ai raconté ça à Idris, il m’a dit: «C’est tout ce que j’ai besoin d’entendre», raconte le réalisateur Anant Singh, lors de la présentation des premières images du film à Mandela.

Des rumeurs persistantes annoncent depuis le départ de Daniel Craig, Idris Elba  dans le rôle de James Bond.  Les déclarations en octobre 2012 de l’actrice Naomi Harris ont tendance à confirmer les bruits de couloirs.  

«J‘ai fait un film avec Idris et il m’a dit qu’il avait rencontré Barbara Broccoli (la productrice de 007 - ndlr) et il semble qu’il y ait une possibilité pour que le prochain James Bond soit noir. Si c’était le cas je voterais pour Idris», avait-elle déclaré.

L’intéressé ne reconnait pas les faits même s’il aurait bien aimé jouer ce prestigieux rôle. «C’est une rumeur très gentille car c’est un rôle mythique. J’imagine qu’il faut certains atouts pour jouer Bond. Mes deux Bonds préférés sont Sean Connery et Daniel Craig mais je ne peux pas me comparer à eux. Ce serait un honneur, bien sûr, de jouer ce personnage. Mais c’est une énorme rumeur», a précisé Idris Elba.

FILMOGRAPHIE

TELEVISION

1994 : 2point4 Children : le parachutiste instructeur (s. 4, e. 3)

1994 : Space Precinct : le livreur de pizza (s. 1, e. 4)

1995 : Absolutely Fabulous : Hilton (s. 3, e. 3)

1997 : Affaires non classées (Silent Witness) : Charlie (s. 2, e. 1 et 2)

1998 : Family Affairs : (s. 1, e. 147 et 150)

1998 : Ultraviolet : Vaughan Rice

1998 : Le docteur mène l’enquête (Dangerfield) – Saison 6, épisodes 1 à 12 : Matt Gregory (s. 6, e. 1 à 12)

2001 : La Brigade du courage (London’s Burning) – Saison 13, épisodes 9 et 10 : Caporal Frost (s. 13, e. 9 et10)

2001 : New York, police judiciaire (Law & Order) : Lonnie Liston (s. 12, e.09)

2002 : Meurtres à l’anglaise (The Inspector Lynley Mysteries) : Robert Gabriel (s. 1, e.03)

2002-2004 : Sur écoute (The Wire) : Russell « Stringer » Bell (s. 1, 2 et 3)

2002 : Le Justicier de l’ombre (Hack) : Mac Boone (s. 1, e.04)

2003 : Soul Food : Les Liens du sang (Soul Food) : Smitty (s. 4, e.08)

2003 : Les Experts : Miami (CSI: Miami) : Angelo Sedaris (s. 2, e.05)

2005 : Girlfriends : (s. 5, e.13)

2005 : Quelques jours en avril (Sometimes in april) (téléfilm) de Raoul Peck : Augustin Muganza

2005 : Jonny Zéro : Hodge (s. 1, e. 8)

2005 : World of Trouble (téléfilm) de Stephen Hopkins

2006 : All in the Game (téléfilm) de Jim O’Hanlon : Paul

2009 : The Office (série TV) : Charles Miner

2010-2013 : Luther (série TV) : John Luther

2010 : The Big C (série TV) : Lenny

CINEMA

1999 : Belle Maman de Gabriel Aghion : Grégoire

2001 : Soldats sans bataille (Buffalo Soldiers) de Gregor Jordan : Kimborough

2003 : One Love de Rick Elgood et Don Letts : Aaron

2005 : The Gospel de Rob Hardy : le révérend Charles Frank

2007 : Les Châtiments (The Reaping) de Stephen Hopkins : Ben

2007 : 28 Semaines plus tard (28 Weeks Later) de Juan Carlos Fresnadillo : le Général Stone

2007 : American Gangster de Ridley Scott : Tango

2007 : This Christmas de Preston A. Whitmore II : Quentin Whitfield Jr.

2008 : Le Bal de l’horreur (Prom Night) de Nelson McCormick : Détective Winn

2008 : RocknRolla de Guy Ritchie : Mumbles

2008 : The Human Contract de Jada Pinkett Smith : Larry

2009 : Unborn (The Unborn) de David S. Goyer : Arthur Wyndham

2009 : Obsessed de Steve Shill : Derek Charles

2010 : Takers de John Lussenhop

2010 : The Losers : Roque

2011 : Thor de Kenneth Branagh : Heimdall

2012 : Ghost Rider 2 : L’Esprit de vengeance (Ghost Rider: Spirit of Vengeance) de Mark Neveldine et Brian Taylor : Moreau

2012 : Prometheus de Ridley Scott : Capitaine Janek

2013 : Pacific Rim de Guillermo del Toro : Stacker Pentecost

2013 : Thor : Le Monde des ténèbres (Thor: The Dark World) d’Alan Taylor : Heimdall

Prochainement

2013 : Mandela, Long Walk to Freedom de Justin Chadwick : Nelson Mandela

2014 : The Gunman de Pierre Morel : Dupond

 

DISTINCTIONS

BET Award 2010 : meilleur acteur pour The Losers2

NAACP Image Awards 2011 : meilleur acteur d’un téléfilm, mini-série télévisée ou programme spécial dramatique pour Luther

BET Awards 2011 : meilleur acteur pour Takers et Luther

Golden Globes 2012 : meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm dans Luther

Jab de jap!

La 3ème journée du Festival international du film de Marrakech a été dominée par deux importants rendez-vous: la remise de l'Etoile d'or au grand réalisateur, scénariste et producteur japonais Hirokazu Kore-Eda et la projection du long métrage "La Marche" de Nabil Ben Yadir.

altAprès les hommages émouvants rendus aux comédiennes américaine Sharon Stone et française Juliette Binoche, le Festival international du film de Marrakech (FIFM) a remis l'Etoile d'or à Hirokazu Kore-Eda.

Le réalisateur, scénariste et producteur japonais a reçu son trophée, qui consacre l'ensemble de son œuvre cinématographique, des mains d'une des figures emblématiques du cinéma européen, Gharlotte Rampling.

Comme pour les deux précédentes icones du cinéma international, la cérémonie d'hommage s'est déroulée au Palais des congrès de Marrakech. En présence de nombreux et prestigieux invités venus saluer le talent d'un cinéaste hors pair.

Natif de Tokyo (Japon) en 1962, Hirokazu Kore-Eda est considéré comme l'un des cinéastes les plus célèbres du Japon.

Le réalisateur a signé de magnifiques productions souvent bien accueillies par la critique à l'instar de «Nobody knows» (Dare mo shiranai), «Still Walking» (prix du meilleur réalisateur d'un festival de films asiatiques en 2009), «I Wish» (meilleur scénario au Festival de San Sebastian en Espagne, en 2011) et «The message from Fukushima» (Fukushima kara no messêji)...

La cérémonie s'est achevée par la projection de son récent film «Like father, like son» (Tel père, tel fils) interprété par les comédiens Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky, entre autres.

Sorti cette année, ce long métrage relate l'histoire de Ryoata, un architecte à la tête d'une famille idéale dont les «repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance», suggère le synopsis.

Documentaires à la Une!

La cérémonie d'ouverture officielle de la 8ième édition des Escales Documentaires de Libreville (EDL) a eu lieu,  lundi 25 novembre soir à l'Institut Français du Gabon, en présence du ministre de l'Economie numérique et de la Communication, Blaise Louembet, de nombreux diplomates et de plusieurs artistes. Les EDL sont devenues un rendez-vous annuel «remarqué» où se retrouvent de nombreux réalisateurs du monde.

altEn lançant la 8ième édition des Escales Documentaires de Libreville, Imunga Ivanga, Délégué général du festival et Directeur général de l'Institut Gabonais de l'Image et du Son, a fait référence au caractère historique de Libreville, ville où embarquèrent et débarquèrent pendant des siècles des hommes libres et des esclaves, ville ouverte au monde, pour rappeler à tous que le festival initié par Charles Mensah est un lieu de rencontres, de richesses où les documentaristes peuvent «s'arrêter pour se ravitailler, pour embarquer et débarquer» en une escale qui dure le temps de la création du monde.

La cérémonie d'ouverture officielle de la 8ième édition des EDL a eu lieu, lundi 25 soir à l'Institut Français du Gabon, en présence du ministre de l'Economie numérique et de la Communication, Blaise Louembet, de nombreux diplomates et de plusieurs artistes dont le photographe Kiripi Katembo auteur d'une exposition photographique sur le quotidien des Kinois et dont le thème est «Mutations».

Peu après l'inauguration de l'exposition photo, la salle de l'IFG a servi de cadre au spectacle d'ouverture, avec en vedettes le danseur et chorégraphe, Peter Nkoghé, qui a présenté un acte de son nouveau spectacle intitulé «Circulation inattendue» et Lé, artiste musicien qui sort d'un long silence et qui prépare la sortie de son nouvel opus.

S'en sont suivis une série de discours dont celui du directeur de l'IFG qui a rappelé à tous que l'établissement qu'il dirige et l'IGIS sont partenaires depuis le début des EDL, mais aussi celui du directeur culturel de l'IFG, qui a expliqué le thème du portrait qui a été choisi par les deux partenaires.

Imunga Ivanga est revenu sur cette année 2013, marquée par le succès du Gabon au FESPACO et aux Ecrans Noirs de Yaoundé, et l'honneur fait au pays au festival de Cannes. Il a donné le sens de l'engagement de l'IGIS dont l'ambition de rendre au Gabon la place qui fut la sienne quand le cinéma débarqua en Afrique subsaharienne.

Françoise Assengone Obame, ministre déléguée à la communication, a ouvert officiellement le festival après avoir indiqué que le cinéma est une préoccupation majeure pour le gouvernement.

Les EDL sont devenues un rendez-vous annuel «remarqué» où se retrouvent de nombreux réalisateurs du monde. Pour cette année, les EDL accueillent William Mbaye, Pascale Obolo, Jean-Marie Teno, Thierry Michel et d'autres. Tous prennent le temps de débarquer leur savoir-faire et de se ravitailler comme l'a d'ailleurs indiqué Kiripi Katembo, «Libreville est une ville pleine d'énergie et forte de symboles».

(Vidéo annonce des 8èmes EDL)

http://www.youtube.com/watch?v=kQpM5O92uXQ

Parôle du rôle!

Idris Elba, plus connu pour son personnage de Stringer Bell dans la série "The Wire", incarne Nelson Mandela dans "Mandela, Un long chemin vers la liberté", présenté au festival de cinéma de Toronto. Le biopic se veut une fresque historique à la mesure du destin exceptionnel d'un homme ordinaire, devenu une icône mondiale en luttant contre l'apartheid.

altDans une nouvelle bande-annonce, les fans auront reconnu l'acteur britannique tête d'affiche d'une autre série télévisée: "Luther". Au cinéma, Idris Elba a multiplié les seconds rôles dans des blockbusters comme "Thor", "Prometheus" ou "Pacific Rim", sorti cet été.

Dans ce biopic, Idris Elba marche dans les pas de "Madiba", de son enfance dans un village de l'ethnie xhosa, à son rôle d'avocat défendant la cause des Noirs, des manifestations pacifiques puis violentes à son arrestation à Robben Island pour terrorisme d'État.

L'équipe du film Mandela a décrit une nouvelle fois, lors de la présentation du film au Canada, la responsabilité qui a été la sienne pour réaliser ce projet dont l'origine remonte à 25 ans, compte tenu de la stature de Mandela, premier président noir de l'Afrique du sud.

"Je ne connais pas d'autre exemple dans l'histoire où une minorité oppressée a pris le pouvoir, sans bain de sang", a relevé le scénariste William Nicholson devant la presse. "C'est parce que Mandela a été capable de le faire que nous voyons en lui un modèle qui résonne dans le monde, et doit encore résonner. C'est cela la responsabilité du film que nous avons fait".

"Il fallait être sûr que tout soit authentique", a souligné le réalisateur britannique Justin Chadwick, qui a rencontré à plusieurs reprises les proches de l'ancien président et tourné notamment à Soweto. Le cinéaste s'est dit aussi ému en pensant que, parmi les figurants du film, "certains avaient été présents, lors de discours à la foule de Mandela".

Le film s'appuie sur le propre livre de "Madiba, Un long chemin vers la liberté", publié après sa sortie de prison en février 1990, après 27 ans d'enfermement. Il sort le 18 décembre en France.

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