Africulture - Africa Nouvelles

"May ya"... rest in peace!

La poétesse américaine Maya Angelou est morte, mercredi 28 mai à l’âge de 86 ans, dans sa maison de Winston-Salem, en Caroline du Nord aux USA.

altLa poétesse américaine Maya Angelou est morte mercredi 28 mai à l’âge de 86 ans dans sa maison de Winston-Salem, en Caroline du Nord aux USA. L’écrivaine, de son vrai nom Marguerite Johnson, était également actrice et militante afro-américaine, devenue une grande figure du mouvement américain pour les droits civiques.

Avant d’écrire des best-sellers comme son récit autobiographique «I Know Why the Caged Bird Sings», elle a eu plusieurs vies: chanteuse de calypso, danseuse étoile, mère à 17 ans.

Elle a également travaillé pour Martin Luther King à New York, suivi le militant radical sud-africain Vusumzi Make en Egypte et côtoyé Malcolm X au Ghana.

Maya Angelou était devenue une institution nationale. Ses livres sont au programme des écoles, au grand dam des conservateurs. Elle avait notamment été invitée à lire un de ses poèmes  «On the Pulse of Morning» , à l’occasion de l’investiture de Bill Clinton en janvier 1993

Récemment, elle s’était prêtée à la reconstitution de l’épicerie de sa grand-mère, à Stamps, à la demande du Musée de la tolérance de San Francisco qui souhaitait recomposer l’histoire du siècle, à travers le parcours d’une demi-douzaine d’Américains.

Elle avait accepté d’être un sujet de l’expérience par laquelle des personnalités ont retrouvé leurs racines grâce à l’ADN. Les tests avaient confirmé que sa grand-mère était la fille d’une esclave de 17 ans et de son maître.

Que la terre lui soit légère!

Peintre littéraire!

Après des livres à succès couronnés par de grands prix, cette brillante écrivaine, par son récent roman "Americanah", vient de démontrer une fois de plus son talent inépuisable d´une écrivaine qui use des mots comme pinceau pour peindre et créer la réalité.

Après des livres à sualtccès couronnés par de grands prix, cette brillante écrivaine, par son récent roman "Americanah", vient de démontrer une fois de plus son talent inépuisable d´une écrivaine qui use des mots comme pinceau pour peindre et créer la réalité. 

Déjà à son jeune âge, Chimamanda NGOZI ADICHIE compte parmi les grands écrivains africains qui ont contribué/contribuent au rayonnement de la littérature: Chinua Achebe, Mariama Bâ, Werewere Liking, Mongo Béti, Wole Soyinga, C. Hamidou Kane, Calixthe Beyala, Aminata Sow Fall, Patrice Nganang, Yvonne Vera, Léonora Miano... pour ne citer que cette poignée.

Vendredi 16 Mai, la salle culturelle "Kulturbrauerei" à Berlin est archicomble. Et même dehors, une vingtaine de personnes attendent avec impatience, espérant trouver une opportunité d´entrer afin de suivre en direct la nouvelle voix emblématique de la littérature.

Il est 20 heures, lorsque Ngozi Adichie fait son entrée, accueillie par un public de toutes les cultures et de toutes les couches sociales dans l´atmosphère de la nuit du livre. Dans une sérénité absolue et agrémentée d´humour, la splendide jeune dame parle de son expérience migratoire aux USA, de la survie dans ce pays aux réalités qui sont souvent aux antipodes du "Dream", de la question de l´identité, des perspectives de retour en Afrique pour les jeunes Africains, de sa vie entre le Nigéria et les USA et de l´écriture. C´est l´actrice Anna Thalbach qui assure la lecture de la version allemande de "Americanah".

Née en 1977 au Nigéria, Chimamanda Ngozi Adichie va plus tard émigrer vers les USA où subitement elle se retrouve confrontée à la question de l´identité, laquelle ne s´était jamais posée dans sa vie au pays de Wole Soyinka. La vie au Nigéria, l´expérience migratoire, le choc culturel, les vicissitudes au pays du "Rêve": un univers bigarré qui constitue la toile de fond de ses œuvres.

Après des livres à succès couronnés par de grands prix, cette brillante écrivaine, par son récent roman "Americanah", vient de démontrer une fois de plus son talent inépuisable d´une écrivaine qui use des mots comme pinceau pour peindre et créer la réalité. Pour tout dire, une jeune écrivaine à la voix d´une "vieille conteuse", comme le lui atteste Chinua Achebe. Comme beaucoup de jeunes Africains de la diaspora qui retournent au bercail, la jeune écrivaine décide de retourner au Nigéria, navigue entre les continents et nourrit les amoureux des belles-lettres avec sa plume d´or.

Le personnage central de "Americanah", Ifemelu, s´évade de la dictature militaire et prend le long chemin vers l´Amérique. Étudiante aux USA, la jeune africaine vit les hauts et les bas du pays du "Rêve". Après avoir frayé un chemin comme célèbre bloggeuse sur la question raciale, Ifemelu retourne aux sources, mais va-t-elle pouvoir se renouer avec Obinze, son grand amour de la jeunesse, qui après un séjour de clandestin en Grande-Bretagne s´est taillé au Nigéria une place au soleil?

Quelques œuvres de Chimamanda Ngozi Adichie

  ● "The Thing Around Your Neck"

 "L´Autre Moitié du Soleil"

 "L´Hibiscus Pourpre"

 "Americanah"

 

Pion de champion! 

L’ancien défenseur de l’équipe de France, retraité des terrains depuis 2008, se raconte dans une BD sortie mercredi et intitulée  "Notre histoire".

altAprès son premier livre publié en 2010 et titré  "Mes étoiles noires", Lilian Thuram est au salon du Livre, à partir de ce vendredi 21 mars jusqu’au lundi 24. L’ancien défenseur de l’équipe de France, retraité des terrains depuis 2008, se raconte dans une BD sortie mercredi et intitulée  "Notre histoire". 

Inspirée de son premier ouvrage, la BD poursuit le même objectif que la fondation du champion du monde de foot 98: l’éducation contre le racisme.

Son histoire commence en 1980 et raconte notamment l’arrivée en France du jeune Guadeloupéen avec sa mère et ses 4 frères et sœurs.

«La maison d’édition Delcourt m’a proposé cette adaptation de "Mes Etoiles noires". J’ai accepté car c’est un prolongement logique qui permet de toucher une autre population de lecteurs, notamment les enfants», a confié Thuram qui se bat aussi contre l’inégalité entre le football féminin et le football masculin.

Bang! Bang! Bangui?

Alors que la Centrafrique reste en proie aux violences, et que la famine menace le pays, un auteur de bande dessinée témoigne de son quotidien, et de la terreur à Bangui, avant l'arrivée de l'armée française. Didier Kassaï, 39 ans, a publié sur le site internet de la Revue dessinée un récit à raison d'un épisode par jour. Ce témoignage en BD est disponible gratuitement sur le Net, ainsi que sur les réseaux sociaux.

altIl est chrétien, elle musulmane. Jusqu'à il y a quelques semaines, leur vie de famille était sans histoire. Seulement voilà, ils habitent Bangui, et entre les milices chrétiennes et musulmanes, la Séléka et les anti-Balaka, leur quotidien est devenu un enfer.

Didier Kassai a hésité à quitter la Centrafrique. Avant l'intervention de l'armée française, en décembre dernier, la Revue dessinée l'a contacté, à la suite de messages alarmistes postés sur les réseaux sociaux. Une fois sa sécurité assurée, l'auteur a choisi de témoigner avec son art, la bande dessinée. Un récit haletant en 5 épisodes, dans lequel on voit Didier s'inquiéter pour la vie de son frère, et risquer sa vie en partant à sa recherche.

Les couleurs sont vives: jaunes, oranges, rouges, pour décrire la terreur qui règne sur la capitale centrafricaine, tandis que des silhouettes, en vert, errent ou patrouillent dans les rues. Le récit est glaçant, mais tient les émotions à distance.

L'auteur, qui est également caricaturiste et aquarelliste autodidacte, l'affirme dès le premier épisode: il veut décrire la situation sans parti pris, mais sans prendre de risques non plus. Lui et sa famille sont pris entre deux feux, deux milices aussi meurtrières et aveugles l'une que l'autre.

Pour une littérature sans rature!

Une nouvelle maison d’édition a été lancée à Montréal par des Sénégalais établis au Canada. Comme son nom l’indique, "Presses Panafricaines" est une maison d’édition qui cible en premier lieu les Africains et tous ceux qui portent l’Afrique dans leur cœur peu importe leurs origines.

altIl s’agit d’une maison d’édition qui vise à fortifier l’idée selon laquelle l’Afrique doit d’abord compter sur elle-même et sur l’initiative de ses propres fils pour se développer.

Elle se positionne comme un véhicule supplémentaire pour la démocratisation du savoir et sa diffusion à travers le monde. Ses promoteurs espèrent offrir de réelles opportunités aux chercheurs et créateurs africains de faire connaitre leurs travaux au reste du monde dans le respect de leurs convictions profondes, de leurs origines et de leur originalité. Sur l’autel de toutes sortes de considérations, les productions des Africains sont souvent sacrifiées au nom d’une compétition déloyale où des raisons économiques et des préjugés prennent le dessus sur la qualité et le droit à la promotion des idées africaines.
De ce fait, pour ces raisons précitées, et pour d’autres, Presses Panafricaines arrive à point nommé comme un médecin au chevet de son patient. Elle ambitionne ainsi d’apporter un souffle nouveau qui revigore la flamme et la fierté de la création en Afrique, replaçant définitivement à l’endroit, le vieux Continent, vis- à-vis du reste du monde. Pour ce qui est des promoteurs de Presses Panafricaines, ce sont des intellectuels engagés qui ont sillonné le monde pour se former dans les prestigieuses universités.

Leur culture en bandoulière et des rêves pleins la tête, ces fils d’une Afrique qui se cherche, se sont tous retrouvés à Montréal comme par la magie d’un rendez-vous prédestiné. Ensemble, ils ont décidé, pour cette Afrique qui leur a tout donné, de lancer Presses Panafricaines…

A la découverte de la bande dessinée africaine!

A la Librairie-Galerie Congo, le caricaturiste congolais Al'Mata vient de représenter son pays, la RDC, à l'exposition «A la découverte de la bande dessinée africaine», à Paris. Son inspiration, feu Mobutu, président de l'ex-Zaïre (actuelle RDC).

altOriginaire de la République démocratique du Congo, le caricaturiste Al'Mata vient d'exposer à la Librairie-Galerie Congo à Paris. Jeune Afrique est allée à sa rencontre, le 13 mars 2014, lors de la clôture de l'exposition «A la découverte de la bande dessinée africaine». S'inspirant de Mobutu pour le chef du village, il a déclaré: «Si j'étais Hergé, Mobutu serait mon Tintin». A la Librairie-Galerie Congo à Paris, le caricaturiste congolais n'était pas seul. Il était accompagné de son collègue Tchadien Adjim Danngar, tous deux réfugiés politiques en France.

Ils reviennent sur leur passé de caricaturiste dans la presse africaine. Deux styles différents, la même passion ; deux parcours mais un destin semblable. Quelques-unes de leurs planches originales. Si la bande dessinée reste leur premier amour, ils se sont aventurés sur le chemin, parfois dangereux, de la caricature de presse. Pour Al'Mata, l'idée de dessiner lui est venue quand il était tout petit.

«Mes deux grands-frères dessinaient déjà et nous achetions beaucoup de bandes dessinées. Vers 6-10 ans, avec mes amis, je m'amusais à reproduire les affiches de cinéma. J'ai continué sur ma lancée en m'inscrivant aux Beaux-Arts de Kinshasa, puis avec un stage de BD avec le dessinateur belge Turk ("Léonard", "Robin Dubois"), alors présent en RDC», a-t-il témoigné.

Adjim Danngar a connu un peu le même scénario qu'Al' Mata. «J'ai commencé quand j'étais tout petit. Je lisais alors beaucoup "Astérix", "Lucky Luke", "Tintin", et puis les Comics américains comme "Spawn" de Todd McFarlane, ou ceux de Marvel. En classe de 4ème, j'ai inventé mon premier personnage, un super héros africain, une première. Il détruisait les "super-méchants", tous ces gens au pouvoir et qui faisaient la guerre! Enfant, au Tchad, j'ai vécu la dictature d'Hissène Habré, la guerre et la peur quotidienne de ne pas voir mon père, enseignant et syndicaliste, rentrer le soir», a déclaré le dessinateur tchadien.

A 17 ans, il est entré dans l'atelier «Bulles du Chari» à N'Djamena. Il a pu y rencontrer de nombreux auteurs et dessinateurs, et apprendre le b-a-b de la bande dessinée.

Une belle histoire africaine!
"Les soeurs Koumba" raconte un voyage initiatique à travers la savane sénégalaise.
altLes deux jeunes filles, Koumba avec maman et Koumba sans maman, ont deux caractères bien différents.
L'une est méchante et irrespectueuse, l'autre douce et gentille.
Elles vont parcourir de longs chemins jusqu'à la grande mer et devront ramener un coquillage à deux couleurs pour pouvoir se marier avec le guerrier de leur choix.
Lors de cette épopée, elles vont faire de multiples rencontres: un baobab qui cueille ses pains de singe, une vieille dame qui pile du mil, un homme lion...