Africulture - Africa Nouvelles

12 lustres illustres!

"La Saison au Congo" d'Aimé Césaire poursuit sa marche sur les podiums de France. L'œuvre a été, une fois de plus, présentée  le 19 novembre, à la Librairie-Galerie Congo à Paris.

altAu total, 3 des 38 artistes qui interprètent la pièce en ce moment du côté de Sceaux sont venus parler de cette création artistique. Une rencontre entre les acteurs majeurs de la création et le public permettant de découvrir l'œuvre dans son envergure pluridimensionnelle. Le metteur en scène, Christian Schiaretti, bien qu'absent à la soirée, est resté présent dans les discours comme celui qui a su réunir cet ensemble d'artistes. Trente-huit au total, en majorité originaires d'Afrique, représentant des compagnies diverses, dont le collectif des artistes du Burkina-Faso, Béneeré.

Moment de création théâtrale, de littérature et d'engagement, des lectures par les comédiens Paul Zoungrana, Safourata Kaboré et Marcel Mankita faisaient entendre les voix des personnages principaux: discours du roi des Belges, conversation Mobutu-Lumumba, Hélène Bijoux-Lumumba... Véritables mises en scène à partir des mots d'Aimé Césaire: Césaire le poète, Césaire le politicien... et Daniel Maximin scrutait l'homme dans toutes ses dimensions.

«Le théâtre concilie l'écrivain et l'homme politique qu'était Césaire. C'est son désir de partager avec le peuple, non pas un discours, mais une dimension artistique», évoquant ainsi l'homme venu accompagner les artistes. Lui-même, poète, romancier et essayiste qui vient de publier Aimé Césaire, frère volcan, paru en juin dernier, dans lequel il fait à voix libre et nue le récit de leurs échanges fervents durant plus de quarante ans entre Paris et leurs Antilles natales.

"Une saison au Congo", ce sont les 6 mois de l'ascension fulgurante de celui qui deviendra le héros de toute une nation: Émery-Patrice Lumumba. Une aventure qui part de la période d'avant l'indépendance à l'assassinat de l'ancien Premier ministre, traduisant la quête ambitieuse du pouvoir par Mobutu, l'un des principaux personnages de la pièce.

Parmi les personnes venues assister à la soirée, Gaylord, jeune femme originaire de Kinshasa, évoque une rencontre de grande nécessité. Un moment de rappel sur une histoire qu'elle essaie désormais de voir de plus près: «J'apprécie cette conscience citoyenne des artistes dans l'interprétation de ce moment sensible de notre histoire congolaise, au-delà de la dimension panafricaine qui peut lui être assignée».

L'histoire continue. "Une saison au Congo" continue sa marche. Après les Antilles et aujourd'hui Paris, c'est vers l'Afrique et le monde que les 38 et leur metteur en scène voudront désormais tourner les regards. Peut-être pour donner vie à ces mots d'un certain Patrice Lumumba: «Je sais que l'histoire dira son mot. Et ce ne sera pas l'histoire écrite à Bruxelles, Paris ou Washington. Ce sera celle des fils et filles d'Afrique, celle d'une nouvelle Afrique...».

Dans le cadre des festivités organisées en France et au Congo par l'association AGORA afin de célébrer les 60 ans de la littérature congolaise, la Librairie-Galerie Congo organise une rencontre, mardi 10 décembre, autour des pères fondateurs de la littérature congolaise. De Jean Malonga à Henri Lopes en passant par Sylvain Bemba ou Tchicaya U Tam'si, les différents intervenants reviendront sur les figures tutélaires de ce patrimoine littéraire exceptionnel qui fait la particularité du Congo en Afrique.

Il s'agit des écrivains Antoine Matha, Itoua Ndinga, Obambé Ngakosso et Virginie Mouanda et du critique littéraire Zacharie Acafou. La rencontre sera animée par Martin Lemotieu, universitaire et critique littéraire. Cette table ronde sera suivie d'une rencontre avec les artistes congolais Nzongo Soul et Soum Carol, animée par Armand Mandziono.

Paix à son ame!

Le poète égyptien, Ahmed Fouad Najm, s'est éteint à l'âge de 84 ans, à son domicile au Caire. Il a succombé à une grave et longue maladie. Il était connu pour ses poèmes révolutionnaires et ses critiques virulentes contre les présidents égyptiens, notamment Gamal Abdel Nasser, Anouar al-Sadate et Hosni Moubarak, ainsi que certains leaders politiques. Ce qui lui a valu de nombreuses années d'emprisonnement.

altEn tout, il aura passé 18 années de sa vie derrière les barreaux. C'est la guerre des Six jours en 1967 qui aura fait connaître ses poèmes à travers le monde arabe. Sa collaboration au générique du célèbre film «Al Ard» (La terre), de l'Egyptien Youssef Chahine, lui conférera plus d'allant.

 

«Elève tes châteaux»

Tu peux élever tes palais sur nos champs

avec notre labeur et le travail de nos mains,

tu peux installer tes tripots près des usines

et des prisons à la place des jardins,

tu peux lâcher tes chiens dans les rues

et refermer sur nous tes prisons,

tu peux nous voler notre sommeil

nous avons dormi trop longtemps,

tu peux nous accabler de douleurs

nous avons été au bout de la souffrance.

A présent nous savons qui cause nos blessures,

nous nous sommes reconnus et nous sommes rassemblés,

ouvriers, paysans et étudiants ;

notre heure a sonné et nous nous sommes engagés

sur un chemin sans retour.

La victoire est à la portée de nos mains,

la victoire point à l'horizon de nos yeux.

En voilà un poème, «Elève tes châteaux», qui résume toute la créativité, le talent, le sens artistique et la virulence des textes de Ahmed Foued Najm, le poète égyptien qui nous a quittés dans la matinée du mardi 3 décembre. Un poème qui résonne encore dans les têtes des démunis, des opprimés et des assoiffés de liberté et de démocratie.

Ahmed Foued Najm est connu pour ses textes engagés et ses poèmes révolutionnaires, surtout après la guerre des Six Jours en 1967. Engagé et révolutionnaire, Najm a été, tout au long de sa carrière, une épine dans la gorge des dictateurs. Sa virulence et sa ténacité à critiquer les pouvoirs successifs en Egypte lui ont valu 18 ans de prison. Mais même les barreaux n'ont pas eu raison de son talent et n'ont pas pu l'empêcher d'écrire pour les pauvres, lui qui a été désigné en 2007 par les Nations unies en tant qu'«Ambassadeur des pauvres». Une distinction qui rend hommage à ce farouche défenseur des plus démunis.

Tenace et résistant, Ahmed Foued Najm a continué son combat au nom des pauvres malgré son âge avancé.

En 2012, et alors qu'il avait 83 ans, Najm a été accusé par la justice égyptienne d'atteinte à l'islam, lors d'une intervention télévisée. Il a également été accusé d'avoir tenté de détourner les soldats égyptiens des commandements du maréchal Tantaoui, suite à ses critiques incessantes à l'égard du régime militaire. C'est dire à quel point ce poète est resté fidèle à ses principes et à son art engagé. Certains ne peuvent pas être achetés, heureusement!

Ahmed Foued Najm a constitué un tandem incroyable avec son ami Cheikh Imam. Leur musique a fait le tour du monde et est devenue un symbole pour tous les opprimés, surtout dans le monde arabe.

Ce ne sont pas uniquement les artistes qui ont perdu un collègue et un maître en la matière, ce sont également les étudiants, les agriculteurs et les travailleurs qui ont perdu leur voix si pure et si virulente. Ses textes resteront à jamais des slogans et des symboles pour les pauvres et les assoiffés de liberté. Paix à son âme!

Né en 1929, Ahmed Fouad Najm est l'un des plus grands poètes populaires d'Egypte et l'un des noms les plus illustres du « zajal » arabe. A sa sortie de prison dans les années 80, Najm sera accueilli par l'Algérie où il vécut de nombreuses années aux côtés de son compagnon de lutte, le chanteur Cheikh Imam, avant la disparition de ce dernier en 1995.

En 2007, il a été nommé « Ambassadeur des pauvres », par les Nations unies. Pendant la révolution de 2011, ses poèmes ont été déclamés sur l'emblématique place Tahrir par les jeunes révolutionnaires. Il a aussi contribué à la création des deux partis d'opposition El Ahrar et Eddoustour.

Meher KACEM

Allez Alain!

La fondation Prince Pierre de Monaco, présidée par Son Altesse Royale la princesse de Hanovre, a couronné, mardi 1er octobre soir lors d'une cérémonie salle Garnier à Monaco, Alain Mabanckou pour l'ensemble de son œuvre, à l'occasion de la publication de "Lumières de Pointe-Noire" (Seuil) dans lequel l'écrivain raconte son retour au Congo-Brazzaville de son enfance.

altDéjà couronné de nombreux prix, notamment le prix Renaudot en 2006 avec "Mémoires de porc-épic" (Seuil), Alain Mabanckou vit depuis 2007 à Los Angeles où il enseigne la littérature francophone.

Créé en 1951, le prix littéraire Prince Pierre de Monaco honore, sur proposition du conseil littéraire, un écrivain d’expression française de renom pour l’ensemble de son œuvre. Il est doté d’un montant de 15000 euros.

Qu'est-ce que la littérature ? "C'est l'art de transformer la nostalgie en un chant de bonheur", a expliqué Alain Mabanckou devant une assemblée de 200 personnes réunies, dans la salle Garnier du casino de Monte-Carlo, pour la cérémonie des prix littéraires de la principauté de Monaco.

Mardi 1er octobre, l'auteur de "Verre cassé" recevait le prix littéraire Prince Pierre de Monaco, pour l'ensemble de son œuvre et à l'occasion de la parution de "Lumières de Pointe-Noire" (Seuil). "Un livre à part dans sa biographie" a précisé l'auteur francophone puisqu'il constitue à la fois "une dette à sa mère" et "un hommage à la femme africaine".

Retourner au pays natal n'est jamais un choix facile. Pour Alain Mabanckou qui est né en 1966 au Congo-Brazzaville, "il n'est pas évident de revenir dans le vestiaire de l'enfance. Vous risquez de bousculer les meubles ou d'enlever la poussière qui fait pourtant toute la saveur des souvenirs". Dans "Lumières de Pointe-Noire", il a, en plus, entrepris le récit d'une enfance, vu uniquement à partir d'un regard adulte.

L'an passé, Alain Mabanckou faisait déjà partie des écrivains sélectionnés pour recevoir le prix Prince Pierre de Monaco, doté de 15 000 euros, mais le jury composé d'académiciens français (Hélène Carrère d'Encausse, Edmonde Charles-Roux – également présidente de l'Académie Goncourt –, René de Obaldia, Frédéric Vitoux, Jean-Loup Dabadie) et d'écrivains francophones (Dany Lafferière, Tahar Ben Jelloun) lui avait préféré l'écrivain randonneur Jean-Paul Kauffmann.

Mardi soir, le nouveau lauréat a rendu hommage à deux illustres prédécesseurs, Maurice Druon, primé en 1966, année de sa naissance, et Léopold Sédar Senghor, distingué en 1977.

De fait, le prix Prince Pierre de Monaco affiche un très joli palmarès, de Julien Green en 1951, année de la fondation de cette récompense, à Pascal Quignard en 2000, en passant par Marguerite Yourcenar (1972) et Patrick Modiano (1984) et jusqu'à Philippe Jaccottet en 2003. "Recevoir un prix pour l'ensemble de son œuvre demande d'avoir roulé sa bosse pendant longtemps, mais je ne dis pas non", a ajouté Alain Mabanckou.

Depuis 2001, le jury présidé par la princesse Caroline de Hanovre remet aussi une bourse de la découverte, dotée de 6 000 euros et qui récompense un jeune écrivain francophone pour son premier ouvrage de fiction. Elle a été remise à Yannick Grannec pour "La Déesse des petites victoires" (Anne Carrière). Dans son roman, elle retrace la vie d'Adèle Gödel, la femme d'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle, Kurt Gödel, intime d'Albert Einstein, à travers les yeux d'Anna Roth, une jeune documentaliste des années 1980.

Sur les mêmes critères, un jury de lycéens de la principauté a également décerné son coup de cœur aussi doté de 6 000 euros. Il est revenu à Chloé Schmitt pour son roman "Les Affreux" (Albin Michel). Cette étudiante à Sciences Po, âgée de 21 ans, s'est mise dans la peau d'un homme qui vit dans une chaise roulante et assiste impuissant au spectacle d'un monde sur lequel il n'a plus prise.

Sur la musicalité des langues nationales!

Le 31 juillet 2013 à Ouagadougou, a eu lieu la cérémonie de dédicace de l'ouvrage «Musique moderne et langues nationales au Burkina Faso» de Jacob Daboué, actuel directeur du parc automobile de l'Etat burkinabè.

altCet ouvrage lève le voile sur un nouveau phénomène dans l'univers culturel burkinabè, notamment l'utilisation des langues nationales dans la musique moderne.

La cérémonie de dédicace de l'ouvrage a connu la présence d'éminentes personnalités du monde de la culture dont le parrain, Mahamoudou Ouédraogo, président par intérim de la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL).

Comment la musique moderne burkinabè est-elle née au pays des Hommes intègres? Comment a-t-elle été ensemencée par les langues nationales? Quels sont l'impact et les perspectives de l'utilisation des langues nationales dans la musique moderne burkinabè?

Ce sont, entre autres, des thèmes qui ont été développés dans l'ouvrage « Musique moderne et langues nationales au Burkina Faso» de Jacob Daboué et dont la cérémonie de dédicace a eu lieu le 31 juillet 2013 à Ouagadougou, en présence des ministres Djibrill Bassolet, Baba Hama, du parrain de la cérémonie, Mahamoudou Ouédraogo et de bien d'autres éminentes personnalités du monde de la culture.

D'entrée de jeu, l'auteur a abouti à la conclusion selon laquelle la langue nationale est «toute langue parlée par une entité ethnique ou sociale sur l'étendue du territoire burkinabè».

Quant à la musique moderne, il la présente comme «toute production musicale actuelle qui emploie aussi bien les connaissances musicales de l'Occident que les instruments et rythmes occidentaux».

L'objectif général est, de l'avis de l'auteur, de mettre au jour l'originalité d'une certaine révolution culturelle, à travers l'interaction des langues nationales du Burkina Faso et la musique moderne en provenance de l'Occident.

En clair, il s'agit non seulement pour lui, d'une tentative de compréhension d'un phénomène de l'univers culturel burkinabè, mais aussi d'apporter un message: celui d' «une civilisation de la paix dont le cœur sera l'Afrique, le sang la musique et les artères nos langues nationales».

Ce travail est une invite expresse à l'utilisation de la culture comme arme efficace et sûre pour sortir le Burkina Faso, l'Afrique et le monde du gouffre de la souffrance et de la sécheresse de cœur et pour amener la planète à la véritable renaissance humaine.

Aussi a-t-il lancé un appel à l'endroit des pouvoirs publics afin de mieux encadrer et canaliser le phénomène pour la constitution d'un patrimoine culturel national à même de s'imposer à la mondialisation.

«Musique moderne et langues nationales au Burkina Faso» est un ouvrage de 181 pages, paru aux Editions L'Harmattan, en octobre 2012.

Ali...ment ou ment pas? 

Le professeur Théophile Mbemba Fundu vient de publier «Aliments et denrées alimentaires traditionnels du Bandundu en RDC ; répertoire et composition en nutriments» aux éditions de l'harmattan RDC.

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L'ouvrage a été présenté, à la paroisse catholique Sacré-Cœur de Kinshasa. Pour l'auteur, il s'agit de mettre en évidence une richesse méconnue.

Sur 300 pages regroupées en 4 chapitres majeurs, le professeur Mbemba Fundu présente 163 légumes différents, 85 espèces des champignons, 35 sortes de racines et de tubercules, ainsi que 64 espèces de fruits, de noix et de graines provenant de cette province, dont il est originaire.

Le livre informe sur la composition en protéines, glucides, lipides et sels minéraux de ces produits, mettant en exergue les acides aminés contenu dans plusieurs d'entre eux, et permettant d'apprécier leur valeur nutritive en comparaison à certains aliments couramment consommés.

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Theophile Mbemba veut démontrer combien la flore traditionnelle du Bandundu, une région pourtant très limitée de l'Afrique, ainsi que ses diverses plantes, peuvent subvenir aux besoins des populations. Selon lui, cette richesse peu ou pas exploitée doit être mise en évidence.

Les analyses citées dans cet ouvrage sont présentées comme autant d'arguments scientifiques, si cela était nécessaire, pour promouvoir la production et la consommation des aliments et des denrées alimentaires traditionnels.

Le livre est préfacé par Ndiaga Gueye, représentant de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) en RDC.

Iroko de la littérature africaine!

L'écrivain, décédé il y a 12 ans, est à l'honneur d'une série d'activités culturelles à Yaoundé.

altL'éternité. Précieux don que confère une œuvre d'art à son créateur. Et dans le cas de Mongo Beti, ce sont les écrits de cet homme de lettres qui assurent sa pérennité. Durant 4 jours, des artistes et journalistes culturels se sont donnés rendez-vous à Yaoundé pour rendre hommage à l'auteur. Car pour beaucoup, Mongo Beti, décédé en octobre 2001, demeure une source d'inspiration intarissable.

Plusieurs activités commémoratives sont prévues. Au programme : conférences, débats, échanges entre écrivains et lecteurs, pèlerinage. Il s'est tenu une discussion avec les habitués de l'espace culturel "Le Clac" de Mimboman, suite à la projection d'un documentaire de 26 minutes sur l'écrivain. Ceci avec la participation de Jean Kamdem, membre de la Société des Amis de Mongo Beti (Sambe).

Le rendez-vous se poursuit à l'Othni-Théâtre, avec une scène ouverte aux écrivains. Entre autres témoignages de Jean-Claude Awono, Joseph Fumtim, Chantal Bonono, François Nkémé, sont à vivre. La séquence émotion se poursuivra avec un déplacement pour le village du regretté Mongo Beti, à Akometam (village à 10 km de Mbalmayo, Nyong-et-So'o), pour d'autres témoignages.

L'événement s'achèvera lundi  à la Librairie des peuples noirs de Tsinga à Yaoundé par une conférence intitulée : «Mongo Beti, société civile et action politique». Des orateurs comme Olivier Bilé, Mathias Owona Nguini, Ambroise Nkom... sont attendus. Un rendez-vous plein, pour revisiter la vie et le parcours de cet écrivain d'exception, parti il y a 12 ans.

Alexandre Biyidi Awala, Mongo Beti en littérature, est né le 30 juin 1932 à Akométam. Sa carrière littéraire débute avec la nouvelle « Sans haine et sans amour », publiée dans la revue « Présence Africaine », dirigée par Alioune Diop, en 1953.

Un premier roman « Ville cruelle », sous le pseudonyme d'Eza Boto suit en 1954, publié aux éditions Présence Africaine.

En 1991, Mongo Beti retourne au Cameroun, après 32 ans à l'étranger. Il publie en 1993 « La France contre l'Afrique, retour au Cameroun ».

En 1994, il prend sa retraite de professeur. Il ouvre alors à Yaoundé la Librairie des Peuples noirs. Mongo Beti a également publié plusieurs romans, dont « L'histoire du fou » en 1994 puis les deux premiers volumes, « Trop de soleil tue l'amour » (1999) et « Branle-bas en noir et blanc » (2000), d'une trilogie restée inachevée.

Les amateurs d'histoires poignantes racontées façon Mongo Beti, sont les bienvenus aux différentes articulations de cet hommage à lui rendu.

Ces "fourbes" de Forbes!

Le titre est une légende dans le monde entier. Forbes est connu pour le sérieux de ses infos économiques et ses célèbres classements. Une vraie référence. L’Afrique a son édition !

altElle vient d’être lancée par Lucien Ebata, Président Directeur général de Forbes Afrique. « Il y a un Momentum fort en faveur de l’Afrique. Alors que le monde est confronté à une grave crise économique et financière, l’Afrique accélère sa mutation ».

La revue américaine Forbes a été créée en 1917. Juillet 2013, elle est lancée à Brazzaville. Forbes Afrique sera diffusé dans 23 pays francophones d’Afrique et sur d’autres continents, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada.

Le rédacteur en chef est Michel Lobé Ewané. Le titre est pour le moment un bimensuel mais il peut vite devenir mensuel.« Nous mettons au cœur de cette nouvelle édition francophone, les femmes et les hommes qui bâtissent quotidiennement l’Afrique de demain. Rédacteur en chef délégué. Forbes Afrique invite surtout à un voyage sur le continent, pour détecter ce qu’il y a de meilleur à offrir. »

Le rédacteur en chef a une grande ambition pour sa marque  : « Forbes Afrique va respecter l’esprit et la philosophie de Forbes qui est le magazine de référence des créateurs d’entreprise et des créateurs de richesse. C’est une publication qui cultive les mythes et les réalités des milliardaires avec son classement annuels fort prisé des plus grandes fortunes de la planète. Nous allons tout naturellement mettre en place un classement annuel des plus riches en fixant des critères objectifs basés avant tout sur la transparence. Ce qui veut dire que pour être fiables et crédibles nous allons classifier les plus riches de notre zone sur des critères transparents et vérifiables. Nous écarteront les fortunes supposées réelles mais qui relèvent de la rumeur et du fantasme et nous n’inscrirons sur nos listes que les personnes dont on aura pu vérifier et recouper les données constituant leur patrimoine. Nous exclurons également par principe les hommes politiques, du moins ceux qui se sont enrichis pendant et grâce à leur position au sein de l’appareil d’Etat.

La rédaction en chef de Forbes a conscience d’avoir un boulevard devant-elle. Comme le constate son rédacteur en chef, « il y a peu de publications dédiées au business dans notre zone. Celles qui existent sont d’une faible qualité et le traitement de l’actualité économique s’y résume très souvent à du publi-reportage. Forbes va apporter son expérience, sa connaissance, son expertise, sa crédibilité. Mais surtout il va  contribuer à valoriser des modèles d’hommes d’affaires en racontant leur itinéraire, leur parcours, en mettant en évidence leur équation personnelle, c’est-à-dire en expliquant comment ils ont pu s’en sortir en dépit des obstacles, des blocages ou de l’adversité que l’on peut rencontrer dans notre environnement. »

Michel Lobé Ewané était auparavant Directeur Général de South Media Corporation, éditeur du quotidien Mutations. Il reste Directeur de Mutations Multimedia, le pôle multimédia du groupe de presse.

Ce journaliste camerounais est né en 1959. Il est diplômé de l’IFP de Paris.