Editorial - Africa Nouvelles

Le Dossier Caritas indique que  les immigrés laissent à l’Italie beaucoup plus de sous qu’ils ne reçoivent comme services et dépenses en leur faveur.

 Ils contribuent à 11,1% du PNB (Produit National Brut) et versent un milliard d’euros de taxes.

Donnant un coup de main à assainir le bilan de l’INPS (Institut National de Prévoyance Sociale), ils  garantissent ainsi les pensions futures des Italiens.

Les étrangers occupent les boulots dans les secteurs de la production peu appétissants pour les Italiens.

Que peut-on alors désirer en plus de ce cadre qui a tous les ingrédients pour démystifier les préjudices, les peurs et les fermetures d’une partie de la population italienne.

Vu ces données, il y a de quoi se demander si les immigrés sont le problème de la crise ou pas plutôt la contribution pour sa solution: ce sont des «immigrati» à qui être «grati»!

 

Milton Kwami

 

 

Les derniers événements qui ont marqué la politique dans les pays comme la Libye et la Côte d’Ivoire mettent à nu la peur de l’application d’une nouvelle sorte de théorème plutôt dangereux, pour ne pas dire même déstabilisateur de ce qu’on nous avait présenté comme principe inaliénable: le droit de chaque peuple à l’auto détermination.

Sans avoir la prétention de juger les figures politiques qui ont été forcées à déloger, sous couvert de l’alibi de raisons «démocratiques» soufflées de l’extérieur, ce qui choque, c’est le fait même qu’un auto proclamé(?) «tout-puissant» se lève un matin et décide qui  doit commander dans tel ou tel pays et pas dans tel autre, surtout que le même alibi, avancé comme «justification» de ces interventions armées, unilatérale et sectariste, est le même qu’on retrouve dans tout l’ensemble de ces scénarios.

La France, avec empressement suspect, a bombardé la Libye, à peine votée la résolution 1973 de l’ONU autorisant l’action armée «pour la protection des civils». Vu la distance de la France à la Libye, même «shuttle» n’est pas éclair comme ça. Décision déjà prise unilatéralement?

Scénario similaire en Côte d’Ivoire où les forces françaises se sont carrément rangées aux côtés d’un camp (peu importe qui) des deux factions en lutte, refusant les revendications de l’autre. Le compte électronique du vote aurait levé tout suspect sur la victoire du vainqueur, qui fût-il. Mais la France a dit non: «Sar... kozy non va!»

Milton Kwami

 

«Toutes les morts ne sont pas les mêmes», chantait le congolais feu Franklin Boukaka. Et jamais chanteur ne fut tant prophète.

Mai 2007: la jeune italienne, Vanessa Russo est tuée dans le métro par la roumaine Doina Matei, qui lui flanqua son parapluie dans l’oeil: un sale geste à condamner. Et ainsi fut-il, à l’unanimité.

Octobre 2010: toujours dans le métro, cette fois, c’est une mère roumaine, Maricica Hahaianu, qui est tuée par le coup de poing asséné par le jeune italien Alessio Burtone: autre sale geste à condamner. Sauf que  l’unanimité n’est pas totale. Comment oublier les tentatives maladroites de minimiser et même justifier ce vil acte. On a encore pleins  les yeux et les oreilles qui bourdonnent des slogans qui  hurlaient: «Alessio libero!»

Nul doute qu’Alessio n’avait pas l’intention de tuer Maricica mais les gestes insensés comme ceux de ses «amis» pousseraient à penser que, dans ce pays, il y en a qui pensent que tous les meurtres ne sont pas pareils.

Et à Prato, le maire avait refusé le deuil citadin à la mémoire de trois femmes chinoises, uniques victimes des inondations.

On ne voudrait pas qu’à égalité de morts, celle de l’immigré soit traitée avec comme une mort de mineure importance, pour le seul «tort» d’être né... étranger.

Milton Kwami

Chers lecteurs, retenons tous ce précieux nom, BIOHYST, que vous propose votre journal Afri-Nous, après avoir eu la chanceuse occasion de faire partie, ainsi que le prestigieux quotidien «Il Sole 24 Ore», des témoins privilégiés de la  géniale invention du savant italien qu’est le Professeur Umberto Manola.
Le système BIOHYST est, à notre avis, de ces pierres qui révolutionnent l’histoire de l’humanité, autant pour la simplicité de sa conception que par la potentielle efficacité de son exploitation sous toutes les latitudes de la planète.
BIOHYST permet en effet la récupération biologique des déchets écartés, à un niveau jamais réalisé tant du point de vue quantitatif que qualitatif. 
Ce procédé fait actuellement l’objet d’un projet pilote au Sénégal et il serait une panache pour l’Afrique, notamment pour les économies rurales.
On partage cette expérience pour stimuler la diaspora africaine sur les possibilités d’exploitation du système BIOHYST, révolution  qui se résume en une phrase: «Plus d’écarts à écarter!»

Milton Kwami

 

Les hésitations de l’Occident ont en un certain sens «aidé» Kadhafi à rester au pouvoir,  malgré qu’ait été acclamée, d’une façon suspectement précipitée, la forte tempête de démocratie qui aurait enivré la population libyenne.

Après les fortes déclarations de soutien inconditionné des «combattants de la liberté», on a assisté à une sorte de surplace, typique de qui s’est rendu compte, après avoir posé le pied, d’avoir peut-être fait un pas trop hasardeux vers une position qui n’est pas aussi sure qu’elle pouvait sembler au départ.

On a entendu les annonces de bombardement, no-fly-zone, embargo,  ultimatum pour un sauf-conduit à l’exil ainsi que d’autres punitions, mais  le «dictateur» libyen est toujours bel et bien là!

Preuve d’un échec de l’usage par les pays forts de l’alibi de la démocratie pour s’ingérer dans les affaires politiques des autres pays souverains, pour mieux se positionner afin d’en en tirer leur propre profit?

Cette fois-ci, avec Mouammar Kadhafi, «l’alibye» semble en tout cas n’avoir pas fonctionné jusqu’au fond.

Milton Kwami

 

Au début on était parti de «vu cumprà», appellation collée à tout ce qui bouge et qui est étranger, reprise au péjoratif de la gymnastique linguistique des frères ambulants pour se débrouiller à bazarder leur pacotille aux italiens, dans la jungle d’un idiome qu’ils n’ont pas pu étudier.

Cette expression est ensuite entrée dans le vocabulaire non seulement populaire, jusqu’à en engendrer d’autres de la même teneur, plus ou moins assaisonnées d’humour. 

C’est ainsi qu’on a eu donc, suivant la saison, «vu votà?», «vu viaggià?» «vu giocà?» «vu lavorà?» "vu giocà?" pour arriver à «vu rimpatrià?» (Zut!), pour ne citer que ceux-là.

Le Mondial d’Afrique du Sud 2010 a rehaussé le lustre de l’Afrique, la démontrant tout à fait capable d’organiser au mieux un évènement planétaire de telle envergure et surtout de fêter le sport, dans la gaîté, au-delà des résultats, comme cela se doit, dans l'esprit de Pierre De Coubertin.

Cet esprit de joie a une reine: la "vuvuzela", élue symbole d’une Afrique qui s’amuse de façon franche et spontanée, malgré qu'elle ait peu, là où ailleurs, sous d'autres latitudes, on n’arrive plus à s’amuser malgré qu’on ait beaucoup, pour ne pas dire trop, poussant même jusqu’à s’irriter de voir le voisin qui, lui (comment ose-t-il?), s’amuse!!! 

On nous a collé, comme malheureusement souvent ça se passe, un nom qu’on n’a pas demandé et alors, pour une fois, créons-nous en un nous-mêmes, invitant à la contagion du sourire et du «be cool and easy»: cette énergie que la reine vuvuzela a transmise au monde.
Au lieu de "vu cumprà", je serais bien au contraire fier d’accepter de me faire appeler plutôt «vu vuzela?»

Milton Kwami

Ça y est! Le mois du Mondial africain est enfin arrivé! Pour la première fois, la Coupe du monde de football débarque dans l’accueil du Continent noir. Pour la première fois, l’Afrique aligne un total de six équipes nationales, chargées de porter très haut l’étendard du football continental.
La réussite de l’évènement est déjà en soi une victoire pour l’Afrique, qui a démontré de pouvoir organiser et gérer une manifestation de telle portée planétaire.
Au fil de ces années, le football africain a eu une croissance constante, tant du point de vue des champions individuels que des sélections nationales.
Ce qui lui a d’ailleurs valu la progression de ses effectifs à la phase finale de la Coupe du monde: d’une seule équipe, il y a environ 40 années, à ce sextet actuel qui défendra les couleurs continentales en Afrique du Sud. 
L’espoir de tout un peuple, de tout un continent unifié, est qu’au moins une, peu importe laquelle, de ces 6 sélections «réu...6» à ne pas faire repartir la coupe du monde, après qu’elle ait foulé,  pour la première fois,  notre sol.
Milton Kwami