Musique - Africa Nouvelles

Mission "Akon...plie!" 

Son passage sur la scène antique de Carthage n'est pas passé inaperçu. Akon s'est mêlé, dans les gradins, à la foule toute en délire, et l'a fait vibrer sur des rythmes endiablés. 

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L'artiste américain d'origine sénégalaise, Aliou Badara Thiam, alias Akon, s'est produit, dimanche dernier, pour la première fois sur la scène antique de Carthage. La soirée s'annonçait chaude dès le débu : un djembé et un Dj sur scène donnaient le ton de la soirée. Pour faire patienter avant l'apparition de la star, on a offert le tube «Papaoutai» du célèbre Stromae aux rythmes duquel le public a dansé. Puis, un danseur a fait son entrée entièrement peint de rouge et blanc aux couleurs du drapeau tunisien avec une inscription sur le dos «Akon love Tunisia»: un effet de scène qui a rendu l'ambiance encore plus chaude.

Du suspense et rien que du suspense ... et voilà qu'une musique frénétique battait son plein. Akon apparaît enfin à 22h00 tapantes. Léger, de bonne humeur, en costume de scène gris avec capuche, il a réservé pour ses fans pleins de surprises qui ont d'ailleurs fait le charme d'une soirée totalement réussie. Ses fans, nombreux, étaient debout, prêts à danser dès les premières notes de musique. Les gradins se sont transformés de suite en un dance-floor où on se déhanchait sur des rythmes vibrants et la musique déchaînée qui faisait résonner les murs de l'amphithéâtre pendant plus d'une heure d'attente.

On enchaîne immédiatement avec des tubes, à l'instar de «Right now», «I wanna love you», «Sorry Blame It On Me»... La température augmente, et l'ambiance devient de plus en plus chaude. Notre star internationale, dynamique, énergique sur scène, séduit encore plus ses fans. Il a même pris le risque, à un certain moment de la soirée, et est allé à la rencontre du public en faisant un véritable bain de foule en pleins gradins. Dingue, Akon, tout d'abord entouré de son staff de sécurité, a rejoint ses fans prêt à tout pour l'approcher, le toucher et se prendre en photo avec lui ! La température monte encore, les fans se déchaînent encore plus, on avait même peur à un certain moment que ça tourne au drame, qu'il y ait des bousculades dans les gradins... Au bout d'un moment, Akon rejoint la scène et tout rentre dans l'ordre. Plus calme, il change de registre et offre des titres-hommage à l'Afrique tels que «Mama Africa» et «Freedom» chantant la paix et la liberté.

 

 

 

 

 

 

Retour ensuite au show, Akon, encore plus fol, a encore mis le feu sur la scène. Il invite cette fois-ci un groupe du public pour l'accompagner dans une danse. Le show a rendu le public fou et avait tendance à penser qu'on assistait à une dance-party. Le concert d'Akon a fait vivre au public présent plusieurs moments enflammés, notamment sur des titres phares comme Smack That, ou Sexy Beach mais disons-le, l'usage du play-back par notre artiste, dans certains extraits n'a pas été apprécié par l'assistance. Néanmoins, le concert d'Akon à Carthage restera un moment exceptionnel gravé dans les mémoires de ses fidèles.

Paix à son ame! 

Yves Luamba Mfumu Makanda, alias Demukuse, Demukwata,  est décédé le 22 mai à l’Hôpital Bicêtre en France à l’âge de 51 ans. C’est un cancer du poumon contre lequel il se luttait, depuis plusieurs mois qui l’a emporté. 

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Né en 1964 à Boma dans la province du Bas-Congo en République démocratique du Congo, ce guitariste talentueux intègre le groupe Viva la Musica de Papa Wemba dans les années 1980. Et c’est dans ce groupe qu’il se révèle au grand public en imposant sa marque à la guitare solo. Yves Demukuse figure alors dans la délégation de Viva la Musica lors d’une tournée en Europe, alors que le groupe s’installe pendant quelques années sur le Vieux continent. Il participe à l’enregistrement de plusieurs albums de Viva la Musica en Europe. Auteur de la chanson « Réponse ya ba venants », il fait alors partie d’une dissidence dans Viva la Musica qui aboutit à la formation du groupe Nouvelle Génération avec des chanteurs comme Lidjo Kwempa, Maray Maray, Luciana de Mingongo, Maestro Fanfan, du guitariste Bongo Wende, et du batteur Awilo Longomba, etc. Mais ce groupe n’existera que le temps d’un album intitulé « Porokondo », avant de se désintégrer. Et Demukuse retourne dans Viva la Musica.

En 2013, il reçoit le trophée « Franco et Nico » récompensant le meilleur guitariste solo de la nouvelle génération de la rumba congolaise, lors d’une soirée organisée par l’Association ASSCO en France. Et c’est l’illustre guitariste congolais Pépé Felly Manuaku Waku qui lui remet en main propre le trophée, en présence d’autres guitaristes de la rumba congolaise comme Papa Noël Nedule, Dino Vangu, Dally Kimoko, etc. Et comme dans un rêve prémonitoire et avec grande émotion, Yves Demukuse déclare à l’assistance : « Heureusement que j’obtiens ce prix de mon vivant. Je suis natif de Boma, je me revois encore en train de décortiquer les notes et accords de ya Pépé Felly Manuaku, jusqu’à ce que j’atteigne Kinshasa à 500 km de chez moi. Si je suis là, c’est grâce à Papa Wemba qui a tout fait pour que le monde me découvre ».

Tout en lui remettant le prix, Pepe Felly Manuaku s’adresse alors à Demukuse en ces termes : « Ce n’’est pas un honneur, mais du charme de remettre un trophée à un collègue guitariste, reçois ce pris qui symbolise la sueur de ton front et tu as pu nous égailler avec des mélodies et ces mélodies vont nous bercer jusqu’à la fin de notre vie ». Deux ans après cette cérémonie mémorable en France, le cancer de poumon a eu raison d’Yves Luamba Mfumu Makanda, dit Demukuse Demukwata  qui s’éteint en France où il s’était installé.

Affaire de palu! 

Le chanteur Stromae ne donnera pas son concert tant attendu au Rwanda, pays natal de son père. Après avoir annulé son concert en République démocratique du Congo, l'artiste belge a dû renoncer à se produire à Kigali suite à une mauvaise réaction à un traitement anti-paludique. Tous ses concerts prévus jusqu'au 2 août, en Afrique, mais aussi ensuite en Italie, Angleterre, Portugal ou encore aux États-Unis, sont annulés. 

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Stromae ne se rendra pas au Rwanda, c'était pourtant l'étape - oh combien - symbolique de sa tournée africaine débutée le 13 mai dernier à Dakar au Sénégal. En effet, le chanteur belge devait se produire le 20 juin prochain à Kigali, dans le pays natal de son père mort lors du génocide de 1994. Un événement important comme il le confiait il y a quelques jours : « Quand je vais me rapprocher de plus en plus du Rwanda, ce seront pas mal de choses en moi qui vont ressortir et je ne sais pas à quoi m'attendre, honnêtement ».

Une annulation de dernière minute en raison de problèmes médicaux. Alors que le chanteur allait se produire en RDC à Kinshasa, il a dû être rapatrié en urgence en Europe jeudi dernier. Les examens effectués depuis son retour montrent « qu'il subit les effets secondaires sérieux d'un traitement prophylactique (préventif) antipaludique », ont expliqué ce dimanche les producteurs du chanteur dans un communiqué. Son état de santé, qui « impose un suivi médical dans les prochaines semaines », ne lui permet pas de « reprendre ses activités pour le moment », ont ajouté Auguri Productions et Mosaert, sans préciser si le chanteur était actuellement hospitalisé.

En plus des étapes congolaise et rwandaise de sa tournée africaine, Stromae est contraint d'annuler plusieurs séries de concerts en Europe et aux Etats-Unis. En tout, une dizaine de représentations ne pourront être assurées par l'artiste jusqu'au 2 août prochain.

Des détenus du Malawi sont nominés pour les Grammy Awards, des récompenses décernées chaque année aux Etats-Unis aux meilleurs artistes.

Le groupe de musique s'appelle Zomba Prison Project. Il est composé de détenus de la prison de Zomba dans le sud du pays. Ils ont commencé à chanter en prison, il y a 8 ans et cette année, ils ont été retenus pour participer dans la section Musiques du monde. 

Thomas Binamo est chanteur et gardien de prison. Il y a 8 ans, il a créé le Zomba Prison Project dans une prison de haute sécurité. Au départ, il s'agissait d'occuper les prisonniers en leur apprenant à jouer d'un instrument, ou à chanter pour passer le temps: «C'est une bonne chose parce que ça les aide à changer leur comportement en prison. Et quand ils sortiront, ça les aidera, ils auront quelque chose à faire. Et ça leur permettra de laisser leur ancienne vie derrière eux». 

 

Aujourd'hui, ils sont une quinzaine et ont formé un groupe. Stefano, condamné pour vol, est à la basse, Elias, condamné pour meurtre, chante et Thomasi aux percussions. 

Ils ont reçu une aide financière pour enregistrer le premier album sorti il y a deux ans qui s'intitule: «Je n'ai rien ici». Parmi les titres des chansons, on trouve «Je ne tue plus», «Prendre ma vie» ou encore «Prison de voyous». 

Tous sont heureux de cette nomination même s'ils ne connaissent pas les Grammy, explique Thomas, le gardien: «Je suis très content parce que je ne m'y attendais pas. Et eux non plus, ils sont très heureux. On ne le savait même pas, ce sont des journalistes qui nous l'ont appris». 

Aucun d'eux ne s'est rendu à Los Angeles pour la cérémonie mais ils sont contents d'avoir rejoint la liste des artistes nommés, aux côtés de Ladysmith Black Mambazo ou Angélique Kidjo.

Il fut un  "trait d'union" entre les deux pays!

Le musicien sénégalo-gambien Moussa Ngom est décédé, dimanche 11 octobre, à l'hôpital Le Dantec de Dakar, à l'âge de 62 ans des suites d'un malaise.

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Le chanteur et compositeur sénégambien était connu pour sa belle présence scénique et ses tenues vestimentaires faites de Patchwork, de chaussures et chaussettes de couleurs différentes invitant à l'unité africaine. Le musicien aux rastas remarquable par sa voix et ses compositions tirées de l'héritage mandingue et ouoloff et marquées par la philosophie mouride s'est notamment imposé sur les scènes gambienne au sein du Guelewar Jazz Band de Banjul et sénégalaise avec le Super Diamono de Dakar. 

L'artiste avait lui-même appelé à la télévision nationale (RTS), le 19 août dernier, pour démentir la rumeur sur sa mort qui s'était alors répandue, rappelle-t-on. 

L'artiste chanteur a toujours été le trait d'union entre le Sénégal et la Gambie contribuant ainsi au raffermissement des deux peuples de même culture et deux pays frères, a salué dans un communiqué le ministre de la Culture et de la Communication Mbagnick Ndiaye. 

"Patriote sénégambien, partisan de l'unité africaine, homme de foi, créateur fécond, auteur-compositeur de talent, humble, Moussa Ngom ne cessait de prôner dans ses créations, l'unité africaine, la Sénégambie, la paix, la cohésion sociale", a dit le ministre, rendant hommage à un artiste "à la dimension de son talent et de son fervent souhait de voir la Gambie et le Sénégal se développer dans une Afrique unie".

Une voix poignante s'est éteinte! 

En pleine agitation suite au coup d'État de la semaine dernière au Burkina Faso, le guitariste et chanteur Victor Démé est mort, lundi 21 septembre, du paludisme dans sa ville de Bobo-Dioulasso. Il avait 53 ans. 

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Il avait hérité la musique de sa mère, une griotte de Bobo-Dioulasso. Toute sa vie, Victor Démé aura aussi entretenu le savoir-faire légué par son père, la couture, transmise de génération en génération. Tailleur et chanteur, né à Bobo-Dioulasso en 1962, Victor Démé s'est produit pendant 30 ans dans les maquis du Burkina et de Côte d'Ivoire.

Recruté par de grands orchestres sur place, il lui faudra attendre 2008 et sa rencontre avec le label français Chapa Blues pour sortir son premier album: du folk blues mandingue, une voix poignante... Vendu à 40.000 exemplaires, l'album lui avait ouvert les portes d'une carrière internationale. En remixant l'un de ses titres, "Djon Maya Maï", le duo électro Synapson en avait même fait un tube sur Internet l'an dernier.

Victor Démé devait bientôt sortir son 3ème disque et participer au festival Africolor à Paris. Le paludisme ne lui en a pas laissé le temps. 

(Vidéo: "Djon Maya Mai") 

https://youtu.be/SdPsJw5DVJA 

(Vidéo: "Djon Maya Mai" - Version par Electro Synapson) 

https://youtu.be/l8A2-hNvlBk

 

«Mon rêve s'est réalisé!»

L'adolescente de 15 ans fait la fierté de Maurice, après avoir remporté, vendredi 25 octobre, la finale de «The Voice Kids». Dans cette interview, juste après son triomphe, elle raconte son aventure...

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Qu'est-ce tu as fait après la finale de «The Voice Kids»?

Je me suis amusée à mort avec les enfants de TheVoice Kids. Je suis allée me coucher à 5 heures du matin et me suis levée à 6 heures. Nous nous sommes dit au revoir. Et ma journée et ma soirée d'hier (NdlR ; samedi), c'était avec des amis de la famille à Blois (NdlR; à 200 kilomètres de Paris). Ils m'ont toujours soutenue et ils ont organisé une réception très intime à mon intention. J'étais très contente. Ils m'ont donné plein de cadeaux.

Puisque tu es fatiguée, on va faire court et parler de la finale direct...

(Elle coupe) mais je ne suis pas fatiguée. Je suis contente de discuter avec toi. J'ai bien dormi hier (Elle éclate de rire). Lors de la finale, je me suis aussi bien amusée. J'ai profité de ce moment à fond. Je n'étais pas stressée. J'ai donné tout ce que j'avais. Je savais ce que je devais faire et je l'ai fait même si j'étais grippée. Voilà, mon rêve s'est réalisé.

Dans l'équipe de Patrick Fiori, tu concourais avec Phoebe et Swany. Sont-ils tes nouveaux amis?

Phoebe, Swany et moi sommes de très bons amis. Dans les restaurants, nous mangeons ensemble. Nous chantons tout le temps. On s'amuse, on rit. Avant la compétition vendredi, nous nous sommes fait une énorme accolade. On s'est dit bonne chance et c'était extraordinaire. On a promis de s'écrire et de toujours rester en contact.

À un moment, il fallait choisir entre vous trois. Comment as-tu vécu ce moment-là?

Je suis venue à The Voice pour m'amuser. Bien sûr tout le monde veut gagner. Je voulais aussi gagner. Tout pouvait arriver. Phoebe pouvait gagner, Swany aussi. Au final, c'était moi. Je remercie les Français qui ont voté pour moi. Cela fait plaisir. Je suis mauricienne et pas française. Je redoutais cela. J'ai chanté avec mon coeur et voilà ce que ça a donné. J'ai appris, j'ai écouté les coachs. Et voilà le résultat.

En parlant des coachs, à chaque fois que tu étais sur scène, Patrick Fiori était au bord des larmes. Faute de le voir, est-ce que tu le ressentais?

(Large sourire) Il me le dit tout le temps. Il ne cesse de me répéter: «Tu me touches beaucoup. Tu touches mon coeur, mon âme, mon esprit». J'ai adoré ces moments-là. Lors des répétitions, il me demande de chanter à fond. Il est d'une sincérité incroyable. Bien sûr quand je chante, je ressens l'émotion qu'il ressent. Maintenant, nous allons nous écrire, nous envoyer des e-mails.

● Ne pas voir les décors autour de toi a-t-il diminué ton plaisir?

Non, Patrick Fiori m'a dit que j'étais la plus belle des lumières sur scène. À un moment donné, durant les répétitions, j'ai vu un flash derrière moi. J'ai imaginé que c'était joli. Patrick m'a tout décrit. Il m'a dit à quel moment la rose allait apparaître et il m'a dit de chanter plus fort quand la rose allait apparaître. C'est vrai, je n'ai pas vu. Mais j'ai eu la plus belle part du spectacle.

● Les adultes disent que ton âge, 15 ans, pour une jeune fille, c'est l'âge le plus difficile. Toi en plus tu es une star. Tes parents n'ont pas tendance à te surprotéger depuis vendredi soir?

Mes parents sont fiers de moi. Nous avons toujours été très proches. Mon papa me dit que j'ai beaucoup travaillé. C'est vrai, j'ai enchaîné les cours de chant pendant dix ans. Wow, ce qui m'arrive c'est extraordinaire. Mais moi, je veux rester une fille humble. J'ai beaucoup à apprendre des autres. Je vais partager mon expérience bien sûr, mais je veux être à l'écoute pour apprendre, c'est mon but.

● Tu restes donc la petite Jane chérie de ton petit papa?

Bien sûr (rires).

● Mais il est tout de même un peu inquiet. Les médias t'arrachent depuis vendredi. À l'aéroport demain (NdlR ce matin), les journalistes mauriciens seront nombreux à te solliciter. Est-ce que tu ressens déjà le poids de cela?

Non au contraire, je suis impatiente. Je vais rester celle que je suis. Je vais rester humble. J'ai hâte de rentrer au bercail. Mais je sais que je dois gérer mon emploi du temps entre les études et le chant.

● Tu aimes les interviews donc?

(Rires) Oui, c'est amusant. Mais je me prépare à chaque fois. J'essaie de ne pas répondre au pif et de bien réfléchir. Et maintenant, c'est encore plus facile. Avant, il y avait le contrat avec la production. Les interviews étaient délicates. Maintenant, je suis soulagée, je peux tout dire.

● Une fois que tu rentres, qu'est-ce que tu prévois ?

Mardi, je reprends l'école. La semaine prochaine, j'ai des examens. Mais je ne vais pas arrêter de chanter. C'est ce qui me donne du courage. Je vais apprendre en chantant.

● Dans les battles, tu as chanté «Vieillir avec toi». Est-ce que tu as l'impression d'avoir grandi - pas vieilli - avec cette émission?

J'ai gagné en maturité musicale et vocale surtout. Le coaching de Patrick Fiori m'a été très bénéfique. Pour le reste, je reste une petite fille.

● Une petite fille comme tout le monde? 

Tout à fait. Ce n'est pas parce que j'ai gagné The Voice Kids que je suis une adulte. Surtout pas. Comme tout enfant, je veux être avec mes cousins et mes cousines, aller à l'école, jouer avec mes camarades de classe. Ce sont mesvéritables moments de bonheur.

● Que représente cette victoire par rapport à ton handicap? 

Avoir un handicap n'est pas un obstacle. Nous sommes tous différents et chaque être est unique. La plus grande leçon de The Voice pour moi, c'est qu'il faut être fier de ce que l'on est.

● Ton papa nous a parlé de la difficulté d'être non voyante surtout à Maurice. Tu le ressens? 

Comment ne pas le ressentir! Mais il faut qu'on en parle. La communication, c'est la clé de tout. Nous n'allons pas évoluer si on ne parle pas de ce qui ne va pas à Maurice. Je dédie cette victoire à tous les enfants handicapés. J'espère que cela les motive à cultiver leur talent.

Retour au bercail! 

Le chanteur belge d'origine rwandaise Stromae a enflammé la capitale du Rwanda, Kigalin lors d'un concert très attendu au cours duquel il a multiplié les références à ses origines, pour le plus grand plaisir du public. 

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Ce concert avait une portée hautement symbolique. Le père de l'auteur de «Papaoutai» est en effet mort assassiné, lors du génocide de 1994.

Ces origines rwandaises, Stromae ne les évoque que rarement en public. Mais ce samedi à Kigali, le ton était tout autre: «Une venue à Kigali, ça se fête n'est-ce pas?» ; «Comme vous le savez, je suis à moitié belge... et à moitié rwandais!», a lancé le chanteur, ponctuant sa prestation de petits mots en kinyarwanda.

Devant un public venu en nombre et conquis, Stromae a même rapidement esquissé des pas de danse traditionnelle rwandaise.

Interrogé un peu plus tôt dans la journée, lors d'une conférence de presse, sur son état d'esprit alors qu'il s'apprêtait à entonner «Papaoutai» (chanson parlant de son père, basée sur un trompe-oreilles entre «papa où t'es» et  «empapaouter») à Kigali, le chanteur avait reconnu redouter «verser une petite larme».

Face à la foule, pas de larmes finalement, mais l'émotion était palpable. «Pour la première fois, j'aimerais faire une grosse dédicace à mon papa», a déclaré le chanteur. «Merci papa!», a-t-il répété à plusieurs reprises.

Visiblement touché, un spectateur commente: «Il chante ce qu'il ressent et sa vie a parfois des choses en commun avec certains membres du public rwandais. On n'a pas toujours un père à nos côtés».

Retour au bercail! 

Vendredi 25 septembre, la star belge partageait une photo sur Facebook annonçant la clôture de sa tournée avec deux dates. Il y mettra un terme le 17 octobre au Rwanda, une semaine tout juste après son show en RDC, au Parking de l'Hôtel Pullman. 

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Kinshasa sera l'avant-dernière date de Racine Carrée Tour1 qui tire à sa fin. Du Théâtre de Verdure où il était prévu la première fois, soit le 16 juin dernier, le concert de Stromae a été délocalisé vers l'Hôtel Pullman. Plus modeste que le premier site, celui qui devrait accueillir le prochain show a l'avantage d'être situé à proximité du centre-ville, à la Gombe. Après avoir été contraint au remboursement des billets vendus en prévente, l'Agence Pygma, organisateur de l'événement a également fait des réaménagements au niveau du droit d'entrée. Désormais, ne sont disponibles que deux catégories de billets, à savoir le standard et le premium qui peuvent s'obtenir respectivement à 30$ et 100$.

En fait, Kinshasa n'est pas le seul à avoir revu à la baisse ses ambitions avec la tenue du concert dans un cadre avec une capacité d'accueil inférieure cette fois. Kigali a fait pareil en passant du Stade Amahoro prévu précédemment à l'ULK Stadium. Pour l'heure, l'on ne sait dire ce qui aurait motivé les organisateurs à ce changement qui pourrait trouver son explication dans la peur que les ardeurs des mélomanes se sont refroidis entretemps avec la déception causée par l'annulation des précédents concerts à quelques heures près, du moins pour le cas de Kinshasa.

Signalons au passage que la troisième et dernière partie du Racine Carrée Tour1, ce long périple que Stromae avait entrepris depuis le 9 novembre 2013 au Paloma de Nîmes. Il est un fait que le 1er décembre 2014, une prolongation avait été annoncée jusqu'au 1er octobre 2015 dans la mythique salle du Madison Square Garden à New York. Ce, à la suite de la dernière date prévue en France. La nouvelle prolongation, car ce n'était pas la première, incluait des dates en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, etc.

Après les annulations des dernières dates africaines et carrément de la suite de l'ensemble de la tournée jusqu'en août, Stromae avait repris son périple le 12 septembre, à Miami. Cette date relançait la tournée en Amérique du Nord mais là, après avoir assuré normalement les premières dates, il a été contraint à une nouvelle annulation de dernière minute, mardi 22 septembre à Minneapolis, suite à un petit incident. Le magazine people Voici rapportait dans ses lignes qu'un «membre de l'équipe du chanteur» en avait fait la suivante annonce «devant un parterre de fans très déçus»: «Il a eu un petit incident cet après-midi. Il va bien, il n'est pas en danger mais le show est annulé». Plusieurs médias ont tout de suite fait le rapprochement avec l'annulation de juin. Ce rappel de l'arrêt précédent de la tournée aurait peut-être motivé Stromae à poster le message à destination de ses fans d'Afrique.

 

 

Quoi qu'il en soit, Stromae déjà remis de sa vilaine chute de bus, c'était cela le petit accident selon Le Huffington Post, devait jouer vendredi, hier soir donc à Detroit. Ce samedi même 26 septembre, ce soir donc, il devrait se produire à Toronto, puis joindre Montréal pour des shows successifs les 28 et 29, soit lundi et mardi. Ce, avant l'apothéose prévu au célèbre Madison Square Garden de New York le 1er octobre. Et, pour boucler la boucle Kinshasa le 10 octobre et Kigali le 17 octobre.