Musique - Africa Nouvelles

Paix à son ame!

Le musicien tchadien d'inspiration traditionnelle Moustapha Ngaradé alias Diego est décédé, dimanche 29 décembre 2013, apparemment des suites d'un arrêt cardiaque. Ancien membre du groupe Tibesti, il a par la suite entrepris une brillante carrière solo.

altIl venait de sortir un double album de 27 titres dont il s'apprêtait à lancer la promo en début 2014, mais la mort en a décidé autrement.

Dans RM Show l'année dernière, il n'avait pas hésité de dire à quel point il voulait voir la justice s'accomplir dans tous les pays Africains. Diego Mustapha Ngarade était né d'une mère pleureuse et cantatrice, il est bercé par le chant dès son plus jeune âge.

Diego, on l'appelait «Le Maestro», car durant plusieurs années il a consacré ses recherches aux rythmes traditionnels utilisés dans diverses pratiques rituelles et cérémoniales qu'il recompose dans une vision tradi-moderne.

Ainsi, il mêle les instruments traditionnels tchadiens tels que le balafon, le chékéré, la corne ou les couteaux de jeu à la guitare folk et électrique.

Diego a toujours exprimé ainsi l'intention de faire redécouvrir la musique tchadienne à travers son expression la plus riche et ouverte aux sonorités actuelles.

Cette figure emblématique de la musique tchadienne avec une carrière musicale de plus de vingt ans a été invitée à chanter aux côtés de nombreux artistes internationaux. Il laisse une femme et 4 enfants.

Ô cher Rochereau! Rocher... de la rumba!

L'inhumation du corps de l'artiste musicien Pascal Tabu Rocherau, dit Seigneur Ley, décédé en Belgique le 30 novembre dernier, a eu lieu, lundi 9 décembre à Kinshasa.

altPascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabu Ley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles en Belgique à l'âge de 73 ans. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon son fils Charles Tabu, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident vasculaire cérébral (AVC), il y a plus de deux ans.

Le palais du peuple a été spécialement aménagé pour la circonstance. Des portraits géants de l'artiste imprimés en différentes couleurs ont été affichés à l'entrée principale du siège du parlement congolais mais aussi à l'intérieur de l'édifice. Une chapelle ardente aux couleurs blanche et violet est placée au milieu du hall.

Le président Joseph Kabila et plusieurs personnalités ont rendu un dernier hommage à ce grand artiste congolais devant des centaines de personnes amassées au Palais du Peuple à Kinshasa.

Le chef de l'Etat a fait son entrée dans le hall du Palais du Peuple, peu avant 8 heures. Joseph Kabila a rendu hommage à celui qu'il a qualifié d'«innovateur et ambassadeur de la musique moderne». Juste après a débuté le dépôt des gerbes des fleurs. D'abord avec les deux présidents du Parlement, le Premier ministre ainsi que le Procureur général de la République.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, et le maire de Brazzaville, Hugues Ngolondélé ont aussi déposé leurs gerbes des fleurs. André Kimbuta a annoncé que l'avenue Tombalbaye est rebaptisée «Avenue Tabu Ley».

L'oraison funèbre a débuté avec le mot de famille, lu par Yvette Tabu. Elle a souligné que Tabu Ley était un bon père:

«Tu me parlais de l'importance des études, celle de l'excellence, du courage, de persévérance et de l'ambition. Tu me disais qu'il ne fallait pas suivre tes pas dans la chanson, [parce que] le milieu était rempli des requins. Papa, tu étais si plein de vie que rien ne semblait t'arrêter... »

Les mérites de Rocherau ont aussi été présentés par le ministre de la Culture et Arts, Banza Mukalayi. Il a loué les œuvres laissées par Tabu Ley, qui sont remarquable tant en qualité qu'en quantité.

Sur place, on diffusait de la musique, des témoignages ainsi que des interviews en rapport avec le musicien décédé.

A l'extérieur, des podiums ont été installés pour les artistes qui se sont produit tout au long des obsèques.

Les pagnes à l'effigie de l'artiste ont été imprimés pour la circonstance. Le musicien Shungu Wembadio alias «Papa Wemba» a publié sur les réseaux sociaux une photo de lui, vêtu de ce pagne.

S'exprimant au nom des musiciens de la RDC, Koffi Olomide a demandé que la date de la mort de Tabu Ley soit instituée «Journée de la Rumba congolaise»

Pascal Tabu Ley a entamé sa carrière musicale en tant que compositeur dans les années 1950. En 1956, il chante avec Grand Kalle, un chanteur et chef de groupe, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. C'est alors le début d'un succès fulgurant pour celui qui prend le nom de scène de Seigneur Tabu Ley Rochereau.

Comme son mentor, Rochereau va apporter avec son orchestre l'African fiesta National, beaucoup d'innovations dans la rumba congolaise. On lui attribue notamment l'adoption de la batterie.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques.

L'un des anciens collaborateurs de Tabu Ley, le guitariste et auteur compositeur Guvano Mwana Vangu a avoué qu'il a été fan de la star congolaise depuis qu'il était encore sur le banc de l'école, avant de devenir plus tard l'un de ses proches collaborateurs: «J'étudiais à l'école Sainte Anne. Et à midi, on nous laissait aller manger à la maison pour revenir à 14 heures. Mais souvent quand j'arrivais au niveau de l'avenue Tshuapa, je le voyais causer avec certaines personnes. A ce moment-là, j'oubliais que j'allais manger à la maison . Je restais là à le contempler. Et quand je rentrais à l'école c'était trop tard. Et on me collait une punition. Il ne savait pas que parfois j'allais à l'école en retard à cause de lui. Le concours de circonstance a fait qu'il y a eu séparation avec Nico. Alors il a pensé à me prendre dans son groupe».

Avant que le cortège ne se dirige au cimetière Nécropole de la N'sele, une messe d'action de grâce avait été dite en la mémoire de Pascal Tabu Ley. Dans son homélie, l'Abbé Jean-Paul Luanga a souligné le caractère immortel de cet artiste congolais.

«Vous serez présent dans nos esprits, car votre musique, vos chansons et vos textes nous permettront de gouter à la mort dont vous êtes maintenant comblé», a déclaré l'Abbé Jean-Paul Luanga.

C'est après cette étape qu'est intervenue la levée du corps pour l'inhumation.

Un long cortège funèbre est parti du Palais du peuple pour le cimetière de Nécropole entre ciel et terre où reposera désormais Pascal Tabu Ley.

La première Diva togolaise!

La cérémonie de lancement de «L'hommage à Bella Bellow», artiste pionnière de la musique urbaine togolaise et africaine, décédée il y a déjà 40 ans, a eu lieu à Lomé, lors d'une conférence de presse. C'était en présence des membres du comité d'organisation et de plusieurs hautes personnalités du monde culturel, administratif et politique.

alt«Présenter le programme des manifestations dans le cadre de la célébration des 40 ans de la disparition de la pionnière de la musique urbaine africaine, la Diva, l'immortelle Bella Bellow. Faire le lancement officiel des activités qui sont organisées en hommages à cette grande figure de la musique africaine».

C'est en substance, l'objectif de cetteconférence de presse où des témoignages émouvants sur l'illustre disparue ont été aussi faits par Gérard Akueson et Georges Benson, successivement son «impresario» et une de ses connaissances, animateur ivoirien à la radio-télévision ivoirienne.

S'agissant des manifestations, les activités se dérouleront pendant 6 jours, du 10 au 15 décembre 2013. Parmi les multitudes d'activités phares, l'on peut citer, dès le 10 décembre prochain, une messe en mémoire de la défunte, la pose de gerbe de fleurs sur sa tombe, le 13 décembre. Il est à noter que, durant toute la semaine de l'évènement, il est prévu la couverture médiatique de toutes les manifestations par les TV et les Radios nationales et internationales.

Bella Bellow, qui est-elle? De son identité à l'Etat-Civil, Georgette Nafiatou Adjoavi Bella Bellow, l'artiste Bella Bellow est celle que beaucoup se targuent de qualifier de  "pionnière de la chanson togolaise moderne", malgré sa vie très courte passée sur cette terre.

Née le 1er Janvier 1945 à Tsévié dans la région maritime du Togo et originaire d'Atakpamé, «la Diva de la chanson togolaise» décéda le 10 décembre 1973, à l'âge de 27 ans et ceci suite à un accident de circulation.

Malgré sa vie courte, elle aurait fait le tour du monde et, selon le comité d'organisation, c'est «en 1963 par des interprétations lors des festivals et récitals scolaires qu'il faut situer les débuts de cette artiste aux multiples talents».

Elle seule sait charmer avec ses chansons comme «Blewu», «Nye Dzi» et sa chanson fétiche «Dényigban» qui est, « une ode à la mère patrie, le Togo ».

Lonlon Komlan Locoh, président du comité d'organisation des 40 ans de la disparition de Bella Bellow, a fait comprendre que « l'artiste au talent exceptionnel qu'est Bella Bello n'est pas oubliée et ne peut jamais l'être. Belle comme une rose, elle a vécu l'instant d'une matinée mais demeure encore vivante par ses œuvres exceptionnelles qui l'a permis de marquer le monde entier », a-t-il ajouté.

Pour Edoh Akakpo, directeur de cabinet au ministère de la communication, des arts et de la culture, représentant son ministre de tutelle, cette commémoration s'inscrit dans le cadre de la politique de promotion de la culture en générale et des artistes en particulier dans laquelle s'est engagé le Gouvernement.

Paix à son ame!

Pour réaliser cet album, son producteur avoue qu'il lui a fallu une dose de courage pour ne pas abandonner à la dernière minute. Car, Issa était devenu insaisissable.

altL'artiste-musicien Issa Sanogo s'en est allé dans l'anonymat le plus total, le dimanche 27 octobre dernier, à Abidjan-Treichville. « Issa est décédé aux alentours de 16h, le dimanche 27 octobre.

Et c'est à 20h que je suis arrivé sur les lieux pour constater. Il a fallu attendre un peu plus tard pour que la dépouille mortelle d'Issa soit enlevée et conduite à la morgue grâce aux hommes de culture », a confié son dernier producteur (sous le couvert de l'anonymat) qui s'apprêtait à mettre sur le marché le dernier opus de celui-ci.

Malheureusement Issa Sanogo n'aura pas le temps de voir sa dernière oeuvre « Dôrôdaga » sur le marché discographique. Un album de six (6) titres qui se décline en sonorités reggae, manding et coupé-décalé. Dans ce tube, il fustige la consommation de la drogue et de l'alcool.

Pour réaliser cet album, son producteur avoue qu'il lui a fallu une dose de courage pour ne pas abandonner à la dernière minute. Car, Issa était devenu insaisissable. « Même après avoir tout bouclé, j'ai toujours eu des difficultés pour mettre la main sur lui. Cependant, je m'apprêtais à faire rebondir Issa sur le marché », a-t-il dit.

Après avoir écouté « Dôrôdaga », Claude Bassolé, un professionnel du show-biz ivoirien, a été formel sur le retour d'Issa Sanogo sur la scène musicale avec cet album. Ce qui avait également alerté la presse qui croyait ainsi au grand retour d'Issa malgré qu'il soit visiblement diminué.

L'auteur de "Gbangban acte 1; 2 et 3", le jeune danseur qui est apparu aux côtés du roi du Ziglithy, Ernesto Djédjé dans les années 80, talentueux guitariste, Issa a raccroché définitivement.

Il laisse derrière lui des albums et des singles mais également 16 titres inédits qu'il a concoctés, et dont son dernier producteur promet de mettre sur le marché à titre posthume pour honorer sa mémoire. Et pour que les mélomanes ne retiennent de lui que son génie créateur.

Propulsé sous les feux de l'actualité musicale à l'âge de 12 ans, Issa part à l'âge de 44 ans dans une symphonie inachevée.

Adieu Ô cher Rochereau!

Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon son fils Charles Tabu, Rochereau est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire (AVC), il y a plus de deux ans.

altNé à Bandundu-ville, Pascal Tabu Ley commence par chanter à l'église puis dans plusieurs chorales scolaires. Il rejoint ensuite le ministère de l'Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l'Athénée de la Gombe.

Pascal Tabu Ley entame une carrière musicale en commençant à composer dans les années 1950. En 1956, il chante avec Grand Kalle, un chanteur et chef de groupe, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. C'est alors le début d'un succès fulgurant pour celui qui prend le nom de scène de Seigneur Tabuley Rochereau.

Comme son mentor, Rochereau va apporter avec son orchestre l'African fiesta National pas mal d'innovations dans la rumba congolaise. On lui attribue notamment l'adoption de la batterie. Une mode qui entraînera la création de plusieurs orchestres comme les Bella Bella des frères Soki.

Très inspiré par la pop musique et le rhythm and blues des années 1960-1970, Rochereau n'hésite pas à se produire sur scène avec des pantalons«patte d'éléphant» et coiffure Afro. Il est le premier chanteur africain à se produire à l'Olympia.

Bien que très bon et grand chanteur solo, le Seigneur Tabuley a réussi quelques duos assez mémorables avec d'autres chanteurs qui l'accompagnaient avec des chansons comme «Permission» et «Rendez-vous chez là bas» avec Mujos, « Souza» et «Maguy» avec Sam Mangwana, «Ki makango mpe libala» et «Gipsy» avec NDombe Pepe.

Suite au recours de l'authenticité, lancé par le président Mobutu Sese Seko, Pascal Tabu devient «Tabu Ley».

Il s'est ensuite exilé aux États-Unis puis en Belgique, d'où il prend parti contre la dictature de Mobutu.

Après la chute du régime, il revient au Congo et se lance dans la vie politique tout en poursuivant ses activités artistiques. Il a été nommé député à l'Assemblée consultative et législative de transition et a exercé en 2005, les fonctions de vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

En 2012, lors de ses 72 ans d'âge, Tabou Ley a été décoré à Kinshasa, par le Chancelier des ordres nationaux, de deux médailles d'or dont une de mérite civique et l'autre des arts, sciences et lettres, en signe de récompense pour ses nombreuses œuvres artistiques qui ont valorisé la culture congolaise à travers le monde.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Quatre de ses fils, Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha, ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteur, compositeur.

Il a notamment chanté «Mokolo na kokufa» (Le jour où je mourrai), que nous vous proposons.

(Vidéo: "mokolo na kjokufa")

http://www.youtube.com/watch?v=ysHDF1Oywek

Main-basse sur la basse!

Un concert donné récemment à Yaoundé par ces stars de la musique internationale a ravi les mélomanes.

altDes icônes aux jeunes chanteurs de soul, pop, jazz, zouk et R'n'b. Les bassistes camerounais ont leur touche sur les meilleurs albums au monde. Et pour côtoyer le mythe de plus près, il fallait se rendre lundi dernier au Bois Sainte Anastasie à Yaoundé, où ces messieurs ont offert un spectacle venu d'ailleurs.

Jean Dikoto Mandengue, Vicky Edimo, Francis Mbappe, Richard Epesse et Gros Ngolle Pokossi ont transporté l'assistance dans une autre dimension. Les studios de New York et de Chicago, mais aussi les salles de spectacle et les podiums les plus huppés de la planète nous ont fait un cadeau, ou plutôt un prêt. Car dans leurs agendas très chargés, ces hommes ont calé une date pour partager leur talent avec Yaoundé.

Jean Dikoto Mandengue, le doyen, s'est lancé sur la piste le premier. Dans la nuit, sous le ciel étoilé de Yaoundé, on s'est pourtant cru en plein «Sunday Afternoon». Tant le bassiste a dégagé de la chaleur et de la passion. Défiant ses 82 ans, il a même exécuté des pas de danse. Que du bonheur pour les mélomanes. Ces derniers savouraient d'ailleurs le spectacle, encerclés par 10 portraits de ces grandes figures de la scène internationale, dans le cadre de l'expo-photos intitulée: «Génération bassistes».

Sur des clichés en noir et blanc nuancés de rouge, ces artistes ne faisaient qu'un avec leur guitare basse. Malicieux et concentrés, 5 des 10 musiciens immortalisés sur ces portraits, l'étaient aussi sur le plateau du Bois Sainte Anastasie.

Francis Mbappe a fait du... Francis Mbappe, en servant son style cool, peace and love. Les spectateurs ont pu goûter à quelques morceaux du dernier album de Richard Epesse «Afrojazzmix», sorti en 2012.

Gros Ngolle Pokossi, le plus jeune de la bande des cinq, a déjà du chemin. Sur son CV, l'on retrouve des noms comme James Carter, Ayo, Nneka, Sophie Ellis-Bextor, Keziah Jones... Excusez-du peu! Et la liste n'est pas exhaustive.

L'idée de réunir ces seigneurs de la basse en photos d'abord et sur scène dans leur meilleur élément, vient de Patricia Dika Nsangue Akwa. Cette connaisseuse et passionnée de musique a voulu partager un moment de générosité, et ainsi ramener plus près des fans des bassistes si loin, mais finalement si près de nous. Le show a continué. Ils se sont retrouvés à Douala Bercy, pour un autre spectacle. A ne manquer sous aucun prétexte.

 

Six lustres illustres!

24 jours de manifestations organisées à partir de novembre à Yaoundé, Douala et Foumban.

altDu 28 novembre au 21 décembre 2013 à Yaoundé, Douala et Foumban, l'artiste Claude Ndam, considéré comme « griot moderne » par certains de ses pairs, va célébrer ses 30 ans de carrière musicale.

L'annonce a été faite à Douala le 11 octobre dernier, au cours d'une conférence de presse donnée par le comité d'organisation de l'évènement. Durant ce moment d'échange, Claude Ndam, qui s'est remis d'une assez longue maladie, a notamment rassuré l'assistance sur son état de santé et sa capacité à tenir physiquement durant les concerts programmés. Il a également profité de l'occasion pour remercier le gouvernement camerounais et le ministère des Arts et de la Culture, pour leur soutien moral ainsi que pour la prise en charge matérielle durant ce moment délicat de sa vie.

Au programme des célébrations dont la thématique portera sur la contribution de l'art musical à l'émergence du Cameroun à l'horizon 2035, des cérémonies religieuses, sportives, caritatives et culturelles à partir du 28 novembre à Yaoundé. Dans la capitale politique, les célébrations seront ponctuées par un spectacle live au palais des Congrès le 7 décembre. Puis, la caravane va s'ébranler du côté de Douala où un autre concert live va être donné à Douala-Bercy le 14 décembre. Enfin, les festivités vont se conclure à Foumban, terre d'origine de l'artiste, le 22 décembre 2013.

Né dans les années 50 à Yaoundé, Claude Ndam reçoit sa première guitare de son père, artiste. Aujourd'hui, l'intéressé est un guitariste émérite et un chanteur de charme qui compte parmi les artistes de renom camerounais. L'auteur de «U Nguo Ya» et de «Mona la veve» entre autres, mettra à la disposition des fans et des mélomanes un coffret regroupant l'ensemble de ses œuvres.

Dans ses albums, il prône notamment l'amour, la paix, la solidarité, la tolérance, etc. Claude Ndam s'inspire de la riche tradition séculaire du peuple bamoun pour s'épanouir et élargir l'harmonie des chants de ce terroir. Ses styles sont le jazz, le rock, la folk-music...