Musique - Africa Nouvelles

Le 27 décembre! 

Le Palais des congrès de Brazzaville va accueillir un concert live qui sera animé par l'une des grandes artistes de la musique nigériane du moment, Chidinma, et le célèbre duo togolais le 27 décembre prochain.  

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Le Palais des congrès de Brazzaville va accueillir un concert live qui sera animé par l'une des grandes artistes de la musique nigériane du moment, Chidinma, et le célèbre duo togolais le 27 décembre prochain. Ces artistes partageront la même scène et feront déhancher le public brazzavillois au rythme de la célèbre Kedike et du fameux Gweta. Un cadeau qu'offre le réseau mobile Airtel aux Congolais à l'occasion des festivités de fin d'année. 

Après avoir envahi les salles d'Afrique de l'Ouest, la nouvelle perle de la musique nigériane dont le succès n'est plus à démontrer, mettra son incroyable talent et sa sublime voix à la disposition des mélomanes congolais. Son single «Kedike», véritable succès au Nigeria en particulier et en Afrique en général, est une belle chanson d'amour. Mêlé à son joli timbre vocal, «Kedike» laisse transparaître le naturel dans sa voix loin des artifices vocaux des «voice coders» dont beaucoup d'artistes se parent. Se démarquant par son style, Chidinma a su apporter une certaine fraîcheur au paysage musical nigérian, qui a tendance à être dominé par la gente masculine. On y retrouve dans sa musique des influences de RNB et de la pop américaine, de la musique traditionnelle nigériane, des rythmes afrobeat, le tout chanté en anglais et yoruba. Un bon mélange de tradition et de modernité qui met du baume au cœur de ses mélomanes.

Au Togo, ils sont actuellement les meilleurs. Les sociétaires du groupe Toofan Barabas et Master Just, donnent depuis 2005, à la musique togolaise une nouvelle identité. De «Gueta» en passant par «Cool Catché», les "Fils du Vent", comme on les surnomme, ont conquis l'Afrique. L'originalité de leurs concepts fascine plus d'un. Elle leur a permis de faire bouger l'Afrique et les principales capitales occidentales

Dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, «Aloledji» un de leurs titres à succès, le groupe a séduit sans appel le public mexicain. Nominé au BET Awards 2014, le groupe a également été honoré lors de l'édition de MTV Africa Music Awards de cette année. 2014 a été particulièrement riche pour le groupe togolais Toofan. Leur présence à Brazzaville, grâce à Airtel, ravira plus d'un.

VIDEOS 

Chidinma 

"Ketika" - https://www.youtube.com/watch?v=4N2my7aSjlM

"Oh Baby" - https://www.youtube.com/watch?v=4tLEGhvKQN0

Toofan  

"Gueta"  - https://www.youtube.com/watch?v=RJ2e_V_2XAk

L'esprit de la poétesse! 

Avec ce 7e album, l'artiste poursuit sa quête de son moi profond et son voyage à la rencontre de l'autre. 

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Avec ce 7e album, l'artiste poursuit sa quête de son moi profond et son voyage à la rencontre de l'autre. «Mó ngone metame mezeï». «Fille des moustaches du tigre», une fois traduit de l'Eton. Le nom de mvet de Sally Nyolo, ses origines. Toute une matière qu'elle a mise dans son 7e opus, «Tiger Run», une autoproduction sortie cette année 2014 chez Riverboat UK Music. Un album de 10 titres, riche d'au moins deux ans de préparation, qui vient confirmer ses talents de poétesse, elle qui fait de l'Eton une langue lyrique à souhait. Même si ce n'est pas la seule langue présente dans «Tiger Run», le titre à lui seul sert d'exemple. Anglais donc, Eton, français aussi. Peu importe, parce que comme dit Sally Nyolo, «je suis une ambassadrice des langues... Je ne me pose jamais la question de la langue dans laquelle je chante, je chante». 

Et elle chante sur la société de surconsommation, l'amitié, les malheurs du vin, le dépassement des tabous, le dépassement de soi, la préservation de la paix, la préservation de l'environnement, l'importance du salut, qui est comme donner un peu de sa personne, ce dernier point qu'on retrouve aussi dans le besoin de solidarité, l'attention à porter aux autres. Notamment avec le titre «Elle regarde passer». Autant de messages tissés dans une étoffe faite d'authenticité et de rencontres.

Rencontres de rythmes, où le mvet et les instruments classiques se mêlent à d'autres plus exotiques, venant d'Asie du Sud-est par exemple. Où des sonorités orientales font corps avec leurs sœurs équatoriales.

Rencontre humaine aussi, avec celui qu'elle nomme «la Bible du rock», Boris Bergman, avec qui elle collabore sur «Le faiseur de pluie par tous les temps». Rencontre aussi avec James Sanger, l'homme aux 18 Grammy awards, producteur et réalisateur de studio, qui aura entre autres travaillé avec Madonna, Phil Collins, U2, Dido. 

«Tiger Run» aura aussi été l'occasion de retrouvailles avec son «grand complice», le batteur ivoirien Paco Séry, 17 ans que leur amour musical dure.

Autre occasion, celle de collaborer à nouveau avec Guizmo, chanteur du groupe français Tryo. Formation fan du groupe Zap Mama, dont a fait partie Sally Nyolo. Pour Tryo, elle aura d'ailleurs été parolière. L'autre point commun avec Guizmo, c'est leur engagement en faveur de la planète. Cette conviction se traduit sur la pochette de «Tiger Run», avec la présence du label environnemental FSC. Qui prouve que le papier utilisé pour l'impression provient des Forêts gérées durablement. Et 1% de la vente de chaque album sera prélevé et ira à la préservation de l'environnement. 

The Almight Bless Almighty! 

Ange Maxime Bahoua à l'état civil, le rappeur Almighty ou le "Dieu du Swing", Chef de fil du Ministère Authentik, s'est couché dans la nuit du 24 novembre à minuit, à Abidjan, au Chu de Treichville. 

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Ange Maxime Bahoua à l'état civil, le rappeur Almighty ou le "Dieu du Swing", Chef de fil du Ministère Authentik, s'est couché dans la nuit du 24 novembre à minuit, à Abidjan, au Chu de Treichville. Après l'organisation du FI2H, son premier festival qui a réunit du 7 au 9 novembre à la Terrasse, à Adjamé, sa famille artistique, Almighty avait pris un coup de fatigue et a souffert d'un paludisme qui a eu raison de lui, ont confié des proches à lui.

«J'ai appris la nouvelle à mon réveil. En tant que frère de Mighty, c'est un gros coup. Nous étions ensemble il n'y a pas longtemps à Adjamé où il a lancé son premier Festival dénommé Festival international du Hip Hop. C'est l'un de nos mentors. C'est compliqué pour le mouvement», a confié l'animateur et promoteur du Hip Hop, Ozone (Bamba).

De façon spéciale, Fréquence 2, à travers Ozone, le manager de la rappeuse Dosky, a décidé de rendre un hommage à l'artiste disparu, Almighty. Avec FI2H, une plate-forme qu'il a dédiée au Hip Hop, Almighty voulait chaque année «permettre aux nouveaux artistes de s'exprimer véritablement».

Par ce festival, le rappeur d'Adjamé venait sonner le réveil du mouvement Hip Hop en Côte d'Ivoire et marquer, comme l'avait soutenu son alter-ego Stezo, «le retour de la construction et la maturité du Hip- Hop». Dans les années 1990, Stezo de la Flotte Impériale et Almighy du Ministère Authentik étaient les têtes fortes d'un mouvement qu'ils ont contribué à hisser vers l'avant. Le manque d'événements en vue de maintenir le flambeau et le manque d'union entre les rappeurs à l'époque avait causé la chute du mouvement. Aujourd'hui, tous se donnent la main à travers Rap Enjaillement de Nash, Rap Academy de Steezo sur RTI2, Ghetto Style et Hip-Hop Live, etc.

«Toutes ces manifestions contribuent à l'évolution du Hip-Hop dans notre pays. En le faisant, c'est de prouver aux gens que le Hip-Hop n'est pas mort», avait soutenu Almighty pendant le FI2H. 

Pour la promotion du Hip Hop en Côte d'Ivoire, Stezo et Almighty avaient, selon le premier, «beaucoup de projets ensemble à l'avenir». Avec le décès du chef de file du Ministère Authentik, le rap ivoirien perd un de ses défenseurs. 

VIDEO 

"Yes We Can": https://www.youtube.com/watch?v=-If3MvsFs0M   

"Le Rebel":  https://www.youtube.com/watch?v=rWSPc3I7YOI

 

 

 

 

Qui rappe et... qui frappe qui rappe!

Le jeune rappeur Othmane A., surnommé "Mister Crazy", fait l'objet de poursuites pour la diffusion de certains clips vidéo et se trouve actuellement dans une prison pour mineurs de Casablanca, a affirmé samedi son entourage. 

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Le jeune rappeur Othmane A., surnommé "Mister Crazy", fait l'objet de poursuites pour la diffusion de certains clips vidéo et se trouve actuellement dans une prison pour mineurs de Casablanca, a affirmé samedi son entourage. Arrêté le 9 août, ce lycéen de 17 ans est accusé de "détournement des paroles de l'hymne national", "insulte à corps constitués", "propos immoraux" et "incitation à la consommation de drogue", ont précisé ses proches. Les autorités, qui n'ont pour le moment pu être jointes, lui reprochent la diffusion de trois clips dans lesquels il simule des scènes d'agression et raconte le quotidien difficile dans les quartiers défavorisés de Casablanca.

Sur YouTube, un des clips du jeune rappeur a été visionné plus de 900.000 fois. Vendredi 10 octobre, le jeune homme a de nouveau été présenté devant un juge pour mineurs et sa prochaine comparution est prévue le 18 octobre. 

Deux de ses amis, un caméraman et un jeune figurant dans un des clips, ont également été interpellés avant d'être relâchés quelques jours après, a déclaré un autre rappeur qui lui est proche, Mouad Belghawat, plus connu sous le nom de « Lhaqed » (le rancunier), selon qui, Othmane A. est un "jeune qui n'a fait que raconter sa réalité. On ne peut pas le juger pour sa créativité, comme s'il s'agissait d'un voleur".

"Lhaqed" avait lui aussi purgé plusieurs peines de prison, dont une d'un an pour "outrage à la police", à la suite d'un clip diffusé sur YouTube.

"Mon fils ne comprend pas pourquoi il a été arrêté. Quand je vais le voir, il ne fait que pleurer", a commenté Nezha Aït Addi, mère d'Othmane A., tout en reconnaissant qu'il était "traité correctement".

Fantastique Fantani! 

Le Mali pleure, depuis mercredi 3 décembre, l'une de ses plus grandes voix. Fantani Touré s'est éteinte à Paris à l'âge de 50 ans. Couronnée par plusieurs distinctions dont la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mali en 2010 et le Prix UNESCO de la paix en 2011, elle était une icône pour le pays. 

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La mort vient de frapper une fois de plus à la porte des artistes maliens. De son nom d'artiste Fantani, Fatoumata Touré épouse du comédien Aguibou Dembélé dit Guimba National n'est plus. Elle est décédée à l'aube, mercredi 3 décembre 2014 à Paris en France, de suite d'un cancer de la gorge. 

Née le 30 mai 1964 à Bamako au Mali, l'auteure, compositrice et chanteuse, Fatoumata Touré souffrait depuis peu d'un cancer de la gorge qu'elle traitait à Paris. Attirée par la musique, elle commence à chanter à l'âge de 7 ans. Formée à l'école des griottes de l'Empire de la sagesse divine, Fantani découvre la musique et la danse au travers des activités artistiques et culturelles de son quartier, Bozola. 

À l'âge de 10 ans, elle reçoit le titre de «Meilleure soliste et danseuse», lors des biennales artistiques et culturelles du Mali. Elle conserve ce titre de 1978 à 1986.

Sa passion pour les arts et la musique n'a pas été un frein à ses études. Ainsi, l'artiste décroche en 1988, son diplôme de technicienne de budget à l'Ecole d'industrie, de commerce et d'administration (Ecica) de Bamako. En 1992, Fantani décroche son diplôme de musicienne à l'Institut national des arts.

Lors du Marché des arts du spectacle africain (Masa-1995), Fantani chante en solo accompagnée par Toumani Diabaté virtuose de la kora, et est enfin révélée au grand public. En 1997, elle participe au Masa avec son propre groupe et sort son 1er album «N'tin Naari» qui est élu «Meilleur album» et «Meilleure vente». Fantani est élue «Meilleure artiste» au Mali.

Il faut attendre l'année 2000 pour entendre «Bozola» , un opus dédié à son quartier, arrangé par l'Américain Ray Lemond et sacré «Meilleur album de l'année» . Trois ans plus tard, elle enregistre, toujours avec Ray Lemond, «Soukabé Mali» (Notre Mali), un titre dédié aux Halpulaars (Peuls) maliens et dont le clip est réalisé par son mari, le comédien Habib Dembélé.

Elle participe au Festival d'Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges et au Festival de l'Hippodrome de Douai et fait la première partie de Salif Kéita à la Cité de la musique. Fantani a aussi composé la musique du film «Sia« et du feuilleton «Les Aventures de Séko». Elle a joué dans deux films, «Sia» et «La Genèse» de Cheick Oumar Sissoko.

Très concernée par les Droits de l'Homme et surtout les droits des femmes au Mali, elle fut ambassadrice de l'Unesco pour la paix. C'est elle l'initiatrice du festival au féminin «Les Voix de Bamako» qui s'étale sur plusieurs domaines avec le théâtre, l'apprentissage de la poterie, des fabrications artisanales, des courses de pirogues, etc.

Connue comme un grand talent de la musique mandingue, avec Oumou Sangaré, Ami Koïta etc. la griotte avait apporté son soutien au président IBK lors de la campagne présidentielle 2013. Avec sa disparition, le Mali perd une grande voix de sa musique. Fantani Touré laisse derrière elle 7 enfants désormais orphelins et une discographie de 4 albums.

Dors en paix Fantani Touré! 

Vidéos  

(Décès de Fantani Touré Bamako en deuil (2014) R.I.P)

 

https://www.youtube.com/watch?v=HKSiFzVfki8 

(Ali Farka Touré)

https://www.youtube.com/watch?v=hJrWcDvLLsg 

 

Virer le virus! 

Le Collectif de musiciens africains s'est réuni autour de Tiken Jah Fakoly pour enregistrer une chanson afin de sensibiliser les opinions sur le virus Ebola. 

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Le Collectif de musiciens africains s'est réuni autour de Tiken Jah Fakoly pour enregistrer une chanson afin de sensibiliser les opinions sur le virus Ebola. La chanson, intitulée "Africa Stop Ebola", met en vedette les chanteurs Tikken Jah Fakoly, Amadou & Mariam, Salif Keita, Oumou Sangaré, Kandia Kouyaté, Mory Kanté, Barbara Kanam, Didier Awadi, Marcus et Mokobé.

«Africa stop Ebola», c'est le nom du single du collectif des musiciens africains. Chanté en français et en langues vernaculaires des régions concernées, cet album a un seul objectif : sensibiliser les populations plus ou moins touchées par ce virus surtout quand on sait que l'analphabétisme est un facteur de risque. 

Ce collectif est composé de douze artistes musiciens africains sous la direction de l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly . Face à ce désastre, les musiciens africains n'ont pas croisé leurs bras. Ils ont pensé jouer leur partition pour dire "Stop" à cette pandémie.

"Ébola tue et n'a pitié de personne", clament ces artistes qui, en choeur, affichent leur optimisme: «Ebola est notre ennemi invisible, il faut avoir confiance aux docteurs car, ils vont vous aider. Il y a de l'espoir d'arrêter Ebola».

Un chant qui reprend les consignes d'experts sur les précautions sanitaires et hygiéniques à respecter. Ebola ne se transmet pas à l'air libre mais uniquement par contact des liquides tel que le sang, la sueur et, éventuellement lors des relations sexuelles.

Le single «Africa stop Ebola» véhicule aussi le message d'abstinence. Il incite les populations à se protéger contre le virus, à ne pas toucher les malades, ne pas se rapprocher des morts, ne pas avoir de contact avec la sueur de la personne infectée, ne pas avoir des rapports sexuels avec le malade, ne pas manger la viande de chasse, ne pas manipuler les animaux morts, ne pas embrasser ni saluer le malade, etc.

Plusieurs chanteurs africains ont participé à l'enregistrement de ce single à savoir : Amadou et Mariam, Salif Keita, Didier Awadi, Barbara Kanam, Mory Kanté, Tiken Jah Fakoly, Oumou Sangaré, Kandia Kora, Sia Tolno, Marcus de Banlieuzart et Mokobé.

«L'enregistrement de cette chanson s'est passé avec beaucoup de passion. Nous étions tous motivés, contents et heureux de le faire», a indiqué Mory Kanté. 

(Vidéo: "Africa Stop Ebola" - https://www.youtube.com/watch?v=ruYQY6z3mV8

 

Adieu l'artiste!

Le chanteur congolais Babia Ndonga Shokoro est décédé, mercredi 8 octobre dans la matinée, des suites d'un accident vasculaire cérébral (AVC) dans une polyclinique de la commune de Prenda à Luanda (Angola). 

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Le chanteur congolais Babia Ndonga Shokoro est décédé, mercredi 8 octobre dans la matinée, des suites d'un accident vasculaire cérébral (AVC) dans une polyclinique de la commune de Prenda à Luanda (Angola). L'artiste a été victime d'un malaise mardi matin, a déclaré Julia Tebwa sa belle-sœur jointe au téléphone depuis Luanda. Conduit d'urgence à la polyclinique de la commune de Prenda, Babia Ndonga a rendu l'âme ce matin des suites d'un AVC, selon les médecins qui l'ont soigné.

Ancien musicien de Quartier Latin, où il a prêté sa belle voix ténor dans plusieurs compositions de Koffi Olomidé, Babia s'était expatrié en Angola depuis plus d'une année. Il livrait des concerts en plein air et préparait en même temps son tout premier album.

Babia s'est lancé dans la carrière solo en 2012, après 18 ans de service au sein de Quartier Latin International de Koffi Olomide.

Le programme des funérailles n'est pas encore communiqué. Certains de ses proches souhaitent que le corps soit rapatrié en RDC pour des obsèques dignes de son rang.

Babia Ndonga est le 2ème artiste-musicien congolais qui meurt depuis le début de cette année, après King Kester Emeneya, décédé en février à Paris (France).

(Vidéo - "Amen", l'un des titres de Babia Ndonga dans l'album V12 de Quartier Latin): 

https://www.youtube.com/watch?v=81VZptCVonw