Musique - Africa Nouvelles

La Tshimangologie décuple!

Depuis son spectaculaire show du samedi 5 avril à l'Institut français, le musicien a confirmé l'annonce faite à la conférence de presse tenue trois jours avant la grande première de son spectacle

altRien ne semble pouvoir arrêter Olivier Tsimanga. Son séjour à Kinshasa a assurément ajouté à son inspiration déjà riche. En effet, son premier concert, "Ma guitare et moi", au profit des enfants de rue, dont Kinshasa avait eu la primeur le 5 avril, marque le point de départ d'une aventure qu'il veut longue.

S'il élabore déjà un agenda de tournée dans les provinces, après la phase expérimentale réussie de Kinshasa, il envisage de couvrir plusieurs dates sur le continent.

Lorsqu'il en aura fini, notamment avec Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi et Kananga, il entend s'essayer avec 10 fois plus de guitaristes sur scène. Il l'a clairement annoncé: «Après cette tournée, je mettrai en place 600 guitaristes pour une symphonie. »

Et de solliciter aussi un appui de l'Institut français pour une tournée régionale, quitte à « ajouter au répertoire le côté folklore de la guitare congolaise ».

Conforté par le succès de sa nouvelle création et surtout surpris par l'accueil chaleureux des Kinois, Olivier Tshimanga se dit encore plus déterminé à faire davantage. Trois jours avant son concert, le tout premier qu'il livre en RDC, il lui paraît relever un vrai défi.

Mais le guitariste avait aussi prévenu qu'il était de ceux qui osent braver les lois établies, quitte à se frayer une voie en dehors des sentiers battus.

Lors de sa conférence de presse à l'Institut, il avait déclaré: «J'aime la perfection, j'aime la différence, apporter ce que l'on a pas coutume d'entendre, faire ce que les gens n'osent pas ou négligent en disant il ne faut pas essayer car c'est trop difficile».

Également chanteur, le musicien se réjouit qu'à ce jour «certains s'inspirent de la guitare de Tshimanga» et lui emboîtent le pas. À reconnaître son « empreinte dans certains albums», il dit son ravissement de la sorte:

«J'ai eu du plaisir à entendre des guitaristes faire comme moi. Cela veut dire que je suis parvenu à influencer une certaine génération. Et je pense que ce sera bon pour la génération future, car l'esprit de la Tshimangologie est de former des guitaristes et leur faire comprendre que seul le travail paye».

Par ailleurs, dans son optique qui consiste à «accompagner et encourager les jeunes talents», Olivier s'est dit enclin à donner un coup de pouce aux talents émergents. L'occasion offerte à Jewel Kanku d'assurer la première partie de son concert s'inscrit dans cette démarche.

Une façon de faire qui manifeste aussi à quel point il est demeuré plus patriote que jamais, même s'il a choisi la France comme seconde patrie. Pour autre preuve, Olivier arbore toujours les couleurs nationales, à chaque fois qu'il fait une apparition en public, signe visible de son attachement à ses origines et à sa nation, la RDC.

Par ailleurs dans son répertoire, avec des titres comme "Stop au viol" ou "Oh Congo", il a trouvé le moyen de dire qu'il se sent concerné par les événements qui l'ébranlent.

Une arrestation qui fait du bruit!

L'arrestation du célèbre chanteur et compositeur Kizito Mihigo est sur toutes les lèvres au Rwanda. Ce rescapé du génocide est accusé aux côtés de trois autres personnes, dont un journaliste, d'avoir fomenté une attaque à la grenade au Rwanda et d'avoir eu pour objectif de renverser le gouvernement.

altCes derniers jours sur les radios rwandaises, nombreux ont été les auditeurs à faire part de leur incompréhension après l'arrestation pour complot contre l'État de celui qui est considéré, par tous au Rwanda, comme un héros de la réconciliation. «Si la culpabilité de Kizito Mihigo est avérée, à qui désormais le peuple rwandais peut-il faire confiance?», s'interrogeait par exemple un auditeur d'une radio locale.

Dans les colonnes du New Times, le journal réputé proche du gouvernement, certains se disent consternés par ce qu'ils considèrent comme un acte de traitrise de la part du chanteur. D'autres, de manière plus anonyme, poussent le scepticisme jusqu'à la théorie du complot: le gouvernement chercherait-il à faire taire l'auteur d'une chanson très critique?

Certaines réactions - plus officielles - ont par ailleurs été fustigées parce qu'elles ne tenaient pas vraiment compte du principe de présomption d'innocence. Lors d'une cérémonie de commémoration, le ministre rwandais de la Culture et des Sport, Protais Mitali, a appelé les Rwandais à considérer Kizito Mihigo «comme n'importe quel autre criminel». La Commission rwandaise d'autorégulation des médias a par ailleurs déploré le traitement médiatique réservé à cette affaire, estimant que certains journalistes avaient tendance à confondre leur travail avec celui d'un juge.

Reste que l'arrestation de ce rescapé du génocide, réputé proche du régime, a provoqué une onde de choc et l'inquiétude au Rwanda. La police a prévenu que d'autres pourraient suivre.

Sing for King!

La mort de l’artiste congolais King Kester Emeneya (de son vrai nom Jean-Baptiste Emeneya Mubiala), le 13 février 2014 à Paris suscite encore des réactions dans l’univers musical africain. Papa Wemba, un de des mentors de l’artiste décédé a sorti, il y quelques jours, «Blessure» une chanson pour rendre hommage à celui qu’il qualifie «un des généraux de Molokaï». 

altLe patron du groupe "Viva La Musica" dans lequel King Kester Emeneya avait fait ses premiers pas, garde toujours un bon souvenir de ce dernier.

«Kester Emeneya quand il est venu, il a changé les données. Il a bouleversé quelques données dans le répertoire de "Viva La Musica". Je le dis sincèrement, il a amené quelque chose en lui», a indiqué Papa Wemba.

D’autres artistes de renommée internationale à l’instar de Reddy Amisi ont devancé Papa Wemba en sortant des titres exclusifs pour honorer la mémoire de l’illustre disparu.

Né le 23 novembre 1956 à Kikwit, King Kester Emeneya débute sa carrière musicale à 17 ans, avec le groupe musical «Les Anges noirs».

Après l’obtention de son baccalauréat, il fait des études en Science politique et administrative avant de rejoindre le groupe Viva La Musica en 1977.

Le 24 décembre 1982, il crée "Victoria Eleison" et devient, 8 ans plus tard, l’artiste africain le plus populaire des années 1980-1990.

 DISCOGRAPHIE

Miléna (1977, Viva La Musica)
Kaba Zonga (1978, Viva La Musica)
Ndako Ya Ndélé (1978, Viva La Musica)
Kayolé (1979, Viva La Musica)
Ata Nkalé (1979, Viva La Musica)
Dikando (1980, Viva La Musica)
La Runda (1980, Viva La Musica)
Dembela,Ngonda (1980, Viva La Musica)
Mishueni, Fleur d’été, Horoscope (1981, Viva La Musica)
Naya (1982)
Ngabelo (1982)
Okosi ngai Mfumu (1982)
Surmenage (1983)
Kimpiatu (1985)
Willo Mondo (1985)
Wabelo (1986)
Ambenzo (1987)
Manhattan (1987)
Deux Temps/Kwassa Kwassa (1987)
Nzinzi (1987)
Mokusa (1990)
Djo Kester (1991)
Polo Kina (1992)
Everybody (1993)
Live in Japan (1994)
Live (1995)
Pas de contact (1996)
Succès Fous (1997)
Mboka Mboka (1997)
Never Again Plus jamais (1999)
Longue Histoire (Volume 1 & 2) (2000)
Live au Zénith de Paris (2001)
Live à l’Olympia (Bruno COQUATRIX) de Paris (2002)
Rendre à César … … ce qui est à César. (2002)
Nouvel Ordre (2002)
Skol (2006)
Le Jour Le Plus Long (2007)

(Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=N6a3pk7jRBk)

Le chanteur camerounais, figure même de l'artiste engagé, avait été emprisonné 3 ans pour son rôle supposé dans les émeutes de février 2008 contre le pouvoir en place, avant de s'exiler aux Etats-Unis. C'est là qu'il est mort, dimanche 16 mars, dans les environs de New York, à l'âge de 57 ans.

altLapiro de Mbanga, de son vrai nom Pierre Roger Lambo Sandjo, est né en novembre 1957. Il débute sa carrière en 1978 au Nigeria, mais ses plus grands succès sont enregistrés au milieu des années 80, avec des titres qui vont le hisser comme l'artiste le plus populaire du pays. Il chante en pidgin et dénonce les travers de la société.

Paradoxalement, c'est pendant la même période que commencent les ennuis. L'artiste se mue en leader d'opinion et tient un rôle controversé au début des années 90, pendant les événements qui ont conduit à l'ouverture démocratique. Certains, dans l'opposition naissante, vont l'accuser de pactiser avec le pouvoir.

Mais ces dernières années, il s'est plus fait entendre par ses critiques acerbes du pouvoir en place. Il a même pris une carte du SDF, le principal parti de l'opposition, qu'il a investi deux fois dans les élections locales, dans sa ville natale de Mbanga. « C'était un artiste qui était le porte-parole de ceux qui n'ont pas de voix, se souvient Billy show, animateur culturel sur la Cameroon Radio Télévision. Et Lapiro de Mbanga essayait autant que faire se peut, de sensibiliser l'homme politique, le décideur pour prendre en compte les desideratas de ces populations. Cela ne lui a pas valu que des amis, et on n'était pas toujours assez mûr, à gauche et à droite, pour comprendre la pertinence de ses positions. »

Lapiro de Mbanga s'exile aux Etats-Unis en 2012, après avoir purgé une peine d'emprisonnement de trois ans ferme entre 2008 et 2011, accusé d'avoir été l'un des instigateurs des violentes émeutes de février 2008, qui firent 40 morts selon les chiffres officiels. Il quitte la scène avec plus de dix albums à son actif.

Sous le signe du 4 avril!

Le ministre-conseiller du président sénégalais Macky Sall ne rate jamais l’occasion de valoriser le génie qui sommeille en lui.  Après avoir sorti une chanson pour la paix en Centrafrique, Youssou Ndour vient de lancer le 04 avril, date historique du Sénégal «Fattéliku» (Souvenir en français), un album de 4 titres plein de nostalgie.

altLa place du souvenir était pris d’assaut, 04 avril, par les inconditionnels du «Roi du mbalax». Ndour n’a pas seulement joué sur la date et le cadre où se tient l’évènement. L’artiste a également puisé du riche répertoire sénégalais des  années 60 et 70.  L’album «Fattéliku»  a redonné vie aux  chansons populaires et aux tubes des vielles gloires Samba Diabaré Samb, Ndiaga Mbaye, et Lalo Kéba Dramé.

Youssou Ndour avec ce nouvel album rend hommage à la jeunesse battante. Il fait également l’apologie de l’éducation de base fondée sur la politesse. Le magna de la presse sénégalaise a annoncé la sortie chaque année, à la même date, d’un album de 4 titres. «Notre objectif est de sortir une série de dix albums», précise-t-il.

Ndour ne s’est pas empêché d’appeler le public à la promotion de la musique sénégalaise. «Vous devez encourager les artistes en payant leurs albums. Même avec l’évolution de la culture et des Tics, l’Occident a toujours des usines musicales pour la vente d’albums. C’est très important et je crois que l’économie de la culture doit être encouragée au Sénégal», a-t-il indiqué.

Youssou Ndour prévoit organiser un spectacle dont les recettes seront partagées entre les familles des artistes Samba Diabaré Samb, Ndiaga Mbaye, et Lalo Kéba Dramé.

Femmes contre la discrimination!

Des 11 chansons de l'album "Get Loud", 10 sont composées et interprétées par des femmes. Logique, car ce projet musical, une initiative de l'association congolaise "Mental engagé", signifie littéralement "Exprime-toi" et convie les femmes à oser parler, oser chanter, oser crier la discrimination dont elles sont victimes dans une société congolaise trop souvent encore machiste.

altL'album "Get Loud" a été créé en partenariat avec l'ambassade des Etats Unis en République Démocratique du Congo. Les artistes proviennent tous de 5 différentes villes de la RDC: Lubumbashi, Kinshasa, Kisangani, Goma et Bukavu.

Mental Engagé

Les travaux de réalisation de l'album "Get Loud" se sont étalés sur une période allant du 15 septembre au 14 décembre 2013. C'est avec un peu de retard, le 3 mars 2014, alors que l'on célèbre le mois dédié à la femme, que l'artiste musicien congolais Alesh Chirwisa dévoile le projet, en lançant en ligne cette œuvre. Alex Chirwisa est le coordinateur du centre culturel et artistique "Mental Engagé", évoluant entre les villes congolaises de Kisangani et Kinshasa et porteur de cet initiative.

Sélectionnés par leur connaissance des problèmes féminins

Les 22 artistes intervenant dans cet album ont été sélectionnés pour la connaissance qu'ils ont des réalités auxquelles font face les femmes dans leurs milieux. Il s'agit de: 

● Kinu Yoshida (Tokyo, Japon);

● Oliverman, Boule Mpanya, Celeo Scram, Jean Goubald Kalala, Fiston Mbuyi et Paul Luendo (Kinshasa),;

● Abigaël Walo, Titoubi le Populaire, Alesh et Miss Laetitia (Kisangani);

● Tegra Tumba, Mega Nellia, Angellica, Savinah Ngansebe, Carmelle, Ced Koncept et Rj Kanierra (Lubumbashi);

● Detty Darba et Voldie Mapenzi (Goma);

● Irena Moka et Altesse Iyo (Bukavu).

"Les femmes ont constitué la majorité de cette sélection puisqu'elles pouvaient encore mieux cerner cette question et apporter un plus dans la proposition de solutions aux problèmes liés à la discrimination de la femme dans la société", souligne Alesh, qui a signé le 11ème morceau, avec des interprètes masculins, et intitulé "Maman est là".

Le silence contribue à l'impunité des auteurs de violences

Pour Detty Darba, femme artiste vivant dans la ville de Goma qui est intervenue dans le morceau "Mahakamani"- Devant les tribunaux-, les femmes victimes devront faire preuve de courage pour dénoncer les abus dont elles sont victimes.

Quels que soient les actes, "la peur de dénoncer constitue un frein à la lutte et contribue au fait que les auteurs ne soient pas poursuivis par la justice" regrette cette chanteuse à la voix lourde. Aussi elle se déplore la démarche incomplète des ONG qui œuvrent dans le domaine de la promotion des droits de la femme. "Ces organisations ont bien sûr contribué à la lutte dans la promotion du droit de la femme, malheureusement ces organismes se penchent seulement sur les viols et violences sexuelles. Ce silence face à d'autres types d'abus commis sur la femme contribue à la rendre plus victime" dit-elle.

Parmi les autres types de violence dont on parle peu, Detty entend les violations des droits de la femme (droit à la scolarité, droit au travail, droit de choisir son conjoint) et violations de sa liberté (de religion, d'élection, de se présenter à une élection, de s'exprimer sans l'accord de son mari).

La parole pour la dignité

Même son de cloche entendu chez Abigaël Walo, qui a signé la chanson "Na Maloba"-Par la parole-. Pour elle, les violences domestiques et toute autre forme de discrimination dont est victime la femme doivent faire partie de la lutte des femmes pour leur dignité. "Les hommes ne doivent pas se servir des coups pour faire des reproches à leurs conjointes dans le foyer, ils peuvent le faire par la parole" confie cette star de Kisangani.

Œuvre sans but lucratif

Les artistes qui ont pris part à ce projet se sont engagés bénévolement pour apporter leurs voix à cette campagne. Ainsi, cet album est distribué gratuitement sur les plateformes internet de téléchargement de musique. Il sera présenté officiellement le 26 mars prochain à la résidence de l'ambassadeur des USA en RDC au cours de la soirée "Femme de Courage", cérémonie au cours de laquelle l'ambassade des Etats-Unis récompense une femme congolaise qui s'est distinguée par une action particulière au cours de l'année.

 D'Alpha à.. omega du MASA!

La star ivoirienne de la musique, Alpha Blondy, a assuré, samedi 8 mars soir une fin en apothéose à la 8ème édition du MASA (Marche des Arts du Spectacle Africain) en livrant au nombreux public venu le suivre au Palais de la culture de Treichville un message de paix et de réconciliation.

altLui-même, s'adressant à des journalistes sénégalais, a qualifié de "thérapie culturelle" la rencontre d'artistes de divers horizons venus participer à cette édition censée relancer une manifestation en veilleuse depuis 7 ans, du fait d'une crise sociopolitique.

La reprise du MASA est "une très bonne chose, même s'il y a eu quelques dérapages", a-t-il indiqué, espérant que les organisateurs vont apprendre, après cette édition, à corriger leurs erreurs.

"C'est encore nouveau, a-t-il ajouté. Je suis très tolérant, je pense qu'ils peuvent mieux faire et que les erreurs vont permettre aux organisateurs de faire mieux." Pour lui, "le but recherché a été atteint. C'est une thérapie musicale, une thérapie culturelle dont le pays avait besoin après la crise que nous avons vécue".

Devant environ 5.000 spectateurs, et pendant près de deux heures, Blondy a joué plusieurs de ses tubes, dont le premier a été "Jérusalem". Visiblement très heureux de communier avec un public qui reprenait ses chansons, il s'est donné à fond comme aux premières années de sa carrière.

Après le titre "Les chiens", "Multipartisme", il chante "Crime spirituel" sur lequel il dit : "Il ne faut pas mêler Allah à vos actes criminels, parce qu'Allah n'est pas un Dieu criminel". Alpha Blondy remonte plus loin dans son histoire discographique, pour offrir au public "Cocody Rock", "Politiqui", "Tere".

La prestation de la star du reggae en Afrique a été fortement teintée d'une bonne dose de spiritualité avec des références aux rapports entre peuples de croyances différentes et à des enseignements des livres saints, des prophètes des religions révélées.

Dans ce contexte, "Peace In Liberia", sorti en 1992, prend un sens nouveau au regard de la situation de la Côte d'Ivoire où les populations sont engagées à panser les plaies nées d'une crise sociopolitique de plus de 10 ans.

Alpha Blondy a estimé que la culture est un facteur de réconciliation, soulignant que les artistes du MASA, avec leurs prestations en musique, conte, danse, humour, théâtre, etc., ont posé "des actes forts de paix. Aussi vrai que la politique perturbe en Afrique, la culture réconcilie. C'est un de nos trésors premiers, c'est un peu le ciment de notre unité. La thérapie musicale, la thérapie de tous ces artistes venus de partout, ça aide. Aux politiques de comprendre qu'ils n'ont pas intérêt à emmerder. Ils ont un devoir de bonheur. Ils doivent donner ce bonheur aux gens".

Quelque 440 artistes, dont 118 ivoiriens, ont participé à cette édition du MASA, dans les disciplines suivantes: danse, théâtre, musique, conte, humour, marionnettes.

Côté sénégalais, les compagnies Saky Tchébé Bertrand et "1er Temps" de Andreya Ouamba, et le groupe de Noumoucounda Cissoko (musique) ont pris part au MASA.

L'objectif de la manifestation est de "renforcer les capacités des professionnels africains des arts vivants (musique, théâtre, danse) et permettre l'accès des productions africaines et de leurs artistes au marché international".

Les sept premières éditions se sont déroulées en 1993, 1995, 1997, 1999, 2001, 2003 et 2007. Depuis, la situation d'instabilité politique notée en Côte d'Ivoire a provoqué une interruption dans l'organisation régulière du MASA.