Musique - Africa Nouvelles

Grand succès du tube "Yes Sir" du musicien angolais.

Le chanteur angolais Vladimiro H.de Jesus "Vlado Coast" vivant en Namibie, a remporté le concours de la radio Top Spin au Festival de Windhoek, avec sa chanson "Yes Sir".

Se confiant à la presse, Vlado Coast s'est montré heureux de la conquête avant de signaler que sa chanson intitulée "Yes Sir" a été tirée au sort, pour avoir été la plus votée au show qui a eu lieu en août 2011.

Le thème "Yes Sir", c'est une expression anglaise qui signifie"Sim senhor" en langue portugaise, figure parmi les dix les plus joué à la radio namibienne NG.

Un producteur réclame de l'argent au Zangaléwa.
L'un des membres du groupe réfute les accusations portées vendredi dernier à Douala par le nommé Nde Ndifonté.


«Je ne suis pas venu réclamer quoi que ce soit, mais juste clarifier cette situation et dire ce qui s'est réellement passé au sujet des droits de la chanson 'Wakawaka', chanson officielle de la Coupe du monde 2010. Les Zangaléwa ont bien perçu de l'argent pour cette chanson. J'avais fait un arrangement avec Sony, la maison de production qui devait verser 45.000 euros (environ 30 millions Fcfa) à ce groupe».

Tels sont les propos tenus par le nommé Nde Ndifonté alias "Wax", qui se présente comme un artiste, producteur et éditeur de nationalité camerounaise, basé en Afrique du Sud.

Il a soutenu être la personne qui aurait mis en contact les Zangaléwa et la chanteuse Shakira, et qui aurait entrepris les démarches pour permettre au groupe camerounais de rentrer dans ses droits.

Selon Wax, tout commence au début de l'année 2010, lorsqu'il est informé que c'est la chanson du groupe «Zangaléwa» qui sera retenue comme chanson officielle de la Coupe du monde 2010.

«J'ai informé le groupe, notamment Ze Bella, et nous avons eu des contrats de management, d'édition et de possession dans lequel je devais gérer les droits de Zangaléwa et la chanson "Waka Waka". Dès que l'annonce a été officielle, j'ai fait des négociations avec Sony, la maison de production», affirme-t-il.


Dans la foulée, un contrat de management d'une durée de 3 ans aurait été signé, le 3 avril 2010, avec les Zangaléwa. D'après les négociations qu'il dit avoir fait avec Sony, 33% des ventes de cette chanson devaient être reversées au groupe comme droits d'auteurs, et 5% devaient lui revenir. La maison de production devait aussi verser au groupe camerounais une avance de 60.000 euros (environ 40 millions CFA).

Une proposition qui a pourtant été rejetée par les Zangaléwa. Ces derniers ont préféré traiter directement avec la maison de production basée aux Etats-Unis puisque Sony leur proposait 45.000 euros. «Le contrat que leur proposait Sony n'incluait pas les droits mécaniques qui devaient revenir à Shakira», s'indigne Wax.

Une version pourtant démentie par le groupe Zangaléwa. «Nous avons été informé du choix de notre chanson par Emile Kojedie, un ami qui vit aux Etats-Unis d'Amérique», informe Guy Dooh, joint au téléphone par Mutations.

Ce membre du groupe Zangaléwa soutient par contre que «Wax a mis tout en oeuvre pour nous empêcher de signer le contrat avec Sony. Il a néanmoins touché un cachet qu'il n'aurait pas dû lui revenir».

Ce dernier explique que la procédure s'était enclenchée grâce à Emile Kojedie, un ancien membre du groupe qui vit aux Etats-Unis depuis 15 ans. Emile Kojedie avait saisi un avocat qui a rencontré le conseil de Shakira. Les pourparlers ont duré quelques jours, et un terrain d'entente a été trouvé, explique t-il.

N. P.

11ème édition du festival national de musique gnawa.
Le 11ème festival national de musique gnawa a été lancé, samedi soir au quartier Yacoub Al Mansour à Rabat, par des concerts et des chorégraphies des troupes traditionnelles marocaines gnawies.

Initiée par l'association Bilal pour la culture, le patrimoine gnawi et le folklore sous le signe "musique gnawa: Histoire et créativité", cette manifestation, qui est organisée dans le cadre des festivités célébrant la Fête du Trône, vise à préserver le patrimoine de ce genre musical qui a contribué à l'enrichissement du patrimoine culturel et artistique du Royaume.

Ce festival est animé par neuf troupes gnawies venus des quatre coins du Maroc notamment d'Agadir, Taroudant et Casablanca.

Dans une déclaration à la MAP, le président de l'association Bilal, Abderrazek Baba, a indiqué que ce festival constitue "une opportunité pour rendre hommage à ce genre musical et examiner les moyens à même de préserver ce patrimoine marocain ancestral".

Le programme de cette manifestation artistique prévoit outre des concerts de musique gnawa, la remise de prix aux troupes participantes.

 

Elvio Pasca

Forte présence de jazzmens africains et burkinabés à la 19ème édition du Festival ce musique, le plus ancien du Burkina.

Le plus ancien festival de musique burkinabè, initialement prévu pour le 27 avril 2011, "Jazz à Ouaga" s'est tenu du 27 mai au 4 juin 2011 à Ouagadougou et dans certaines villes, sous le thème «En route vers le 20e» qui fait un clin d'oeil à la prochaine édition. Il y a eu une forte participation des jazzmen africains et notamment burkinabè.

 

Dix-neuf éditions: c'est le chiffre record du nombre des festivals réalisés sans interruption dans la capitale burkinabé. Le bilan est sans doute flatteur, mais l'association organisatrice éprouve encore des difficultés à s'autofinancer, obligée comme elle est, à chaque évènement, de recourir auprès des mêmes partenaires dont certains ont même décidé de réduire leur cagnotte.
Pourtant, au regard des éditions qui se sont succédées, l'ambiance ne cesse de croître. D'autres concepts, et non des moindres, viennent se greffer à la manifestation, mais selon le comité d'organisation, elle est parfois contrainte d'user de leur sens du négoce et de la persuasion pour faire venir à prix dérisoire certains grands quartets connus de par la planète.

Pour cette 19ème édition, les artistes burkinabè ont été à l'honneur. Blues Kundé, Ablo Zon, Mariah Bissongo, Kanzai, Sissao, Bebey Prince Bissongo: 
Ils ont été de la fête aux cotés de Vieux Farka Touré (le fils) du Mali, Yakomin et O'Neil Mala de la Côte d'Ivoire, qui ont  complété le tableau africain.
La France était représentée par Fabrice Devienne Trio.

Les moments les plus attendus ont été certainement le concours intitulé "Saxo d'Or" qui a vu 6 jeunes groupes burkinabè se mesurer en  compétition.
Les férus du Jazz ont tous été très fiers de vibrer aux rythmes de cette musique dont les racines profondes se trouvent en Afrique.
A Ouaga, le festival s'est déroulé dans deux sites: l'Institut français et le Reemdoogo tandis que d'autres concerts ont été abrités à Kaya, Zorgho et Pô.

Le problème récurrent de la décentralisation gangrène le milieu culturel.
«La décentralisation politique lente affecte la décentralisation culturelle. Les autorités ont abandonné la construction des espaces culturels; pourtant l'on devrait associer les artistes et les opérateurs culturels dans la construction d'une salle de spectacles», disent les organisateurs. 
Le festival ne souffre d'aucune contestation mais l'Association, leader dans l'organisation de festivals, n'a pas de siège.

 

Protagoniste avec son orchestre le "Daande Le-ol", en Angleterre.  

Pour cette édition, l'évènement a mis l'Afrique en vedette avec la participation d'autres sommités de la musique du continent noir.

Avec de nouveaux concepts de spectacles, le leader de l'orchestre le "Daande Le-ol" a enflammé un public de 35 000 spectateurs, lors de la 29ème édition du Festival WOMAD 2011, qui s'est tenu en Grande Bretagne.

"Accompagné par Barry Reynold à la guitare, le musicien sénégalais a su fusionné la kora d'Afrique et le saxophone de l'Occident, le tout dans une chorégraphie d'une dizaine de ballets et de danseurs", indique le communiqué du WOMAD.

Lors de ce festival, ajoute le texte, l'artiste sénégalais a lancé des messages à l'endroit des organisations internationales.

"Sur la situation des enfants ou encore la promotion de la femme, Baaba Maal a demandé une meilleure prise en charge de ces couches vulnérables souvent d'objet d'injustice", précise la même source.

Ndèye Fatou Seck