Musique - Africa Nouvelles

Pour une agriculture qui en...chante!

19 artistes. 11 pays. 10 langues. 1 seul message aux dirigeants africains - "Do Agric. L'agriculture, ça paye!"

altL'organisation non gouvernementale ONE.org lance un titre suite à l'une des plus importantes collaborations musicales que le continent ait jamais connue: «Cocoa 'na chocolate». Cette collaboration vient soutenir la campagne «Do Agric. L'agriculture, ça paye» qui vise à redynamiser les investissements dans l'agriculture.

19 stars africaines, dont D'Banj du Nigéria, Fally Ipupa du Congo, RD et Tiken Jah Fakoly de la Côte d'Ivoire, Rachid Taha, de l'Algérie se sont réunies pour contribuer à redorer l'image de l'agriculture et dire à la jeunesse africaine que leur avenir se trouve sous leurs pieds, dans leurs mains.

Les artistes participant sont: A.Y.,  Diamond (Tanzanie), Bufallo Souljah (Zimbabwe), D'banj, Dontom, Femi Kuti, Kunle Ayo, Omawumi (Nigéria), Dama Do Bling (Mozambique), Fally Ipupa (R. D. Congo), Judith Sephuma, Vusi Nova (Afrique du Sud), Juliani, Liz Ogumbo, Victoria Kimani (Kenya), Nancy G (Swaziland), Tiken Jah Fakoly (Côte d'Ivoire), Rachid Taha (Algérie) et Wax Dey (Cameroun).

A travers cette chanson, les artistes font entendre leur voix pour mobiliser les jeunes, les appeler à  rejoindre ONE.org et à soutenir la campagne « Do Agric » qui appelle les dirigeants africains à adopter de meilleures politiques agricoles qui permettront de créer des emplois pour les jeunes, d'apporter un meilleur soutien aux petits exploitants, de dynamiser la productivité, de diversifier la chaine de valeurs agricole et de contribuer à sortir des millions d'Africains de l'extrême pauvreté.

La chanson «Cocoa 'na chocolate» vise à montrer l'importance de l'agriculture tant pour l'avenir de l'Afrique que pour la lutte contre l'extrême pauvreté. L'exemple du cacao illustre un paradoxe : alors que des tonnes de fèves de cacao sont produites en Afrique, le chocolat y est vendu à un prix exorbitant. En effet, les fèves exportées pour transformation le sont à un prix insignifiant par rapport à celui du produit fini, le chocolat. Ce qui montre clairement que l'Afrique rate ainsi une opportunité économique clé, celle de la transformation et le marketing du produit fini. L'avenir de l'Afrique est donc dans l'agriculture. Une chaine de valeurs agricole prospère est un excellent moyen de créer des emplois et des opportunités entrepreneuriales viables, générer de meilleurs revenus pour les agriculteurs et atteindre une productivité efficace qui permettra de réduire les prix des denrées alimentaires.

Ces artistes populaires se sont engagés aux côtés de ONE.org, pour dire aux jeunes que non seulement l'agriculture est « tendance » mais que c'est aussi un bon moyen de gagner sa vie. Mais, en l'absence d'une volonté politique forte et du soutien du plus grand nombre de citoyens, la jeunesse africaine ne sera pas en mesure de jouir du potentiel de l'agriculture. C'est pour cette raison que ONE.org et les voix africaines les plus populaires s'associent pour dire aux dirigeants africains, aux investisseurs et aux jeunes «Do Agric, l'agriculture, ça paye.».

« Cocoa 'na Chocolate » a été co-produite par Cobhams Asuquo et DeeVee de DB Records. Godfather Productions a tourné le clip vidéo qui sortira le 3 avril. Les couplets ont été écrits par chaque artiste et le refrain par D'Banj. DKM Media et ONE sont partenaires dans ce projet. La chanson est disponible pour téléchargement gratuit sur ONE.org après que les internautes ont signé la pétition «Do Agric».

ONE remercie chaleureusement RFI et CFI pour leur soutien dans la promotion et la distribution de «Cocoa 'na chocolate».

SOUS L'ARBRE A PALABRES

Dr Sipho S. Moyo (Directrice Afrique, ONE.org)

«Ces grands artistes sont des modèles pour les jeunes africains. Le fait qu'ils soutiennent l'agriculture lance un message puissant à ces jeunes. Il est temps que nos dirigeants investissent plus dans l'agriculture et mettent en place des politiques ciblées qui favorisent les petits exploitants qui produisent 80% de notre nourriture. L'augmentation des investissements publics permettra également de répondre au chômage des jeunes, d'encourager la participation du secteur privé et de déclencher le vaste potentiel économique du continent. Le continent a le potentiel de se nourrir, d'en finir avec l'extrême pauvreté et d'atteindre une transformation économique et sociale durable.

En effet, selon la FAO, la croissance agricole en Afrique subsaharienne contribue 11 fois plus à la réduction de la pauvreté que celle des secteurs non agricoles comme les services publics et le secteur minier. « Do Agric » est un mouvement qui vient de l'ensemble du continent pour appeler les gouvernements africains à respecter leur promesse d'allouer au moins 10% de leur budget national à l'agriculture à travers des investissements ciblés, une promesse faite à Maputo en 2003, et de le faire de manière transparente et redevable. Nous sommes fiers et privilégiés de collaborer avec un groupe d'individus si extraordinaires. Nous voulons passer le message qui souligne que l'Afrique peut non seulement se nourrir mais contribuer à nourrir le monde».

D'Banj (Superstar nigériane)

«En tant que musiciens africains, l'agriculture est la seule cause pour laquelle nous devons nous engager, tous ensemble, et je suis fier de dire que nous l'avons fait. Ici, au Nigéria, alors que le gagne-pain de 70% de la population dépend de l'agriculture, le budget fédéral alloué à l'agriculture est à la baisse, il est de seulement 1,7% aujourd'hui. C'est un problème très sérieux, surtout quand on sait que le Nigéria dépense, chaque année, des millions de nairas dans l'importation de denrées alimentaires.

Il y a plusieurs années, la plupart des gens regardait les musiciens de haut car ils pensaient que la musique n'était pas rentable. Aujourd'hui les musiciens gagnent bien leur vie et sont respectés. De la même manière, l'agriculture a été identifiée comme une source d'emploi et je suis convaincu que les jeunes africains la voient maintenant non seulement comme tendance et rentable, mais aussi comme le moyen le plus rapide de créer des jobs et de nourrir nos familles.

A travers cette chanson, nous demandons aux jeunes d'aller sur internet, de rejoindre ONE. org  et d'appeler nos dirigeants à agir et à augmenter leurs investissements dans l'agriculture. Et ce, pour que les jeunes aient plus de chance de réussir».

(Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=jrEX4jpVtzQ)

Happy afrobeat!

Mixage du titre «Happy» de l’Américain Pharell Williams par Dj100proof. Le mélange de la voix de l’artiste à un instrumental  du musicien nigérian Fela Kuti  (mort en 1997) donne un son afro aussi intéressant que l’original.

altIntitulé «Happy Mentality» le son fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux  et est téléchargé par de milliers d’internautes.

La musique de Pharell emportera-t-elle également les capitales africaines comme le clip? Pour rappel plusieurs villes à l’instar de Cotonou, Dakar, Ouaga, Lomé, Abidjan, ou encore Kpalimé ont déjà réalisé leur clip Happy.

Fela Kuti est considéré comme le père de l’Afrobeat, le genre musical qui fusionne à la fois des sonorités occidentales et africaines. Auteur de plus d’une trentaine d’albums, il fut longtemps censuré sur les médias nigérians  avant de rendre l’âme en 1997.

(Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Y6OT62LoJ6w)

Main basse sur la basse?

Ils sont connus à travers le monde. Le doigté de leur basse, les légendes de la musique, de James Brown à Miles Davis en passant par Herbie Hancock, le veulent dans leurs meilleurs succès.

altEux, ce sont les bassistes camerounais. Aladji Touré, Jean Dikoto Mandengue, Richard Bona, André Manga, sans oublier la grande saga des «Sabbal Lecco», pour ne citer que ceux-là. Ces étoiles de la basse ont la reconnaissance de New York, Los Angeles, Chicago ou Atlanta. Les Etats-Unis et l'Europe semblent être à leurs pieds.

Pourtant, ces hommes sont partis de rien pour atteindre les sommets, se formant auprès de «grands frères», dans des studios improvisés. Aujourd'hui, de jeunes bassistes marchent sur leurs traces, développant leur talent tant bien que mal auprès des aînés ou dans des cabarets. D'autres encore, gâtés par le génie, se débrouillent d'eux-mêmes, faute d'écoles de musique.

De quoi reposer la problématique de la formation des musiciens en général au Cameroun. Finalement, la musique n'est-elle pas qu'une question de talent? Bien sûr il faut des bases solides, qu'une formation (dans une école ou auprès d'un aîné) peut apporter. Mais maîtriser son art, ne faire plus qu'un avec sa guitare basse, c'est une question de vocation. Dans l'univers des bassistes camerounais, des générations naissent et se croisent, comme une évolution en chaîne.

Ils grandissent en écoutant ceux qui les précèdent, s'inspirent d'eux. Richard Epesse, Francis Mbappe, Gros Ngolle Pokossi, Hilaire Penda ou encore Stéphane Manga dit Kool bass, ont fait leurs scènes après d'autres, et après eux, d'autres viendront. Comment, malgré le chemin sinueux de la débrouille parviennent-ils à se faire un nom dans les plus hautes sphères musicales? De quoi se pencher sur le mystère.

Free Centrafreeque!

Face à la situation humanitaire dramatique en Centrafrique, de grands musiciens se sont mobilisés pour un concert de solidarité exceptionnel, lundi 10 mars, dans la prestigieuse salle du Théâtre de la Ville, à Paris. Le concert était intitulé «Le Temps de l'Ubuntu», terme qui signifie à la fois, «interdépendance», «partage», «solidarité» et «humanisme».

Le concert a réunialt plusieurs groupes de chanteurs et de musiciens issus du continent africain dont Ray Lema, Youssou N'Dour, Bonga, Lokua Kanza, So Kalmery et la chanteuse centrafricaine Idylle Mamba.

Les recettes serviront à la reconstruction de l'Espace Linga Téré, lieu de partage, de citoyenneté et d'art à Bangui, détruit au cours des récents événements.

Ce concert était organisé par l'IREA-Maison de l'Afrique et le Théâtre de la Ville de Paris.

C'est la jeune centrafricaine Idylle Mamba qui a ouvert le bal, et fait danser la salle comble du théâtre de la ville, plus de 1000 personnes.

Youssou N'dour l'a rejointe ensuite pour intealtrpréter ce morceau qu'ils ont récemment composé ensemble pour la Centrafrique, lui le musulman, elle la chrétienne: "One Africa".

(Vidéo:  Youssou Ndour & Idille Mamba "One Africa":  http://www.youtube.com/watch?v=_fOfqXq23xs)

 

A Brazza on est contents!

Le titre "Happy" de l'artiste américain Pharell Williams, numéro un dans 175 pays, dont 400 villes à travers le monde, ont déjà réalisé une version qui leur est propre, fait depuis une semaine l'objet d'un tournage de clip intitulé "Happy From Brazzaville".

altIl est réalisé par la journaliste indépendante Ifrikia Kengue-Di- Boutandou en collaboration avec le réalisateur Rufin Mbou qui a apporté son expérience technique, artistique et supporté une partie de la production.

«L'idée du clip m'est venue quand j'ai vu le clip de Pharell William. J'ai alors demandé sur mon mur Facebook, s'il y avait des gens qui voulaient le faire à Brazzaville. À ce moment-là, il n'y avait qu'Antananarivo et des villes d'Afrique du Nord qui avaient fait une version en Afrique», a expliqué l'initiatrice du projet.

Une trentaine de personnes se sont prêtées au jeu dans cette version made in Brazzaville dans plusieurs endroits comme des restaurants, des bureaux et des ruelles.

«Je ne suis pas réalisatrice et je me suis dit que je devais demander à des gens de s'exprimer. Après, nous avons dû recadrer les choses au fil du tournage, et l'idée naissait. Nous avons travaillé avec des professionnels des nouvelles technologies», a poursuivi Ifrikia Kengue-Di-Boutandou.

«Happy From Brazzaville» est un clip free avec en fond sonore le morceau original de l'artiste. La version made in Brazzaville est en train d'être montée et sera ensuite postée sur internet via le site Tech 24, mais aussi envoyée aux producteurs du clip initial. «On aimerait que notre version fasse le buzz», espère la réalisatrice.

Une page internet Happy from Congo

À côté du concept du clip s'est également créée une page Facebook intitulée Happy From Congo. À partir du phénomène Happy qui fait son incursion en Afrique, notamment à travers la vidéo We are Happy From Dakar, le jeune administrateur et fondateur de Congo Tech, Estime Sandza, anime cette page qui remporte un franc succès auprès des internautes congolais.

Le principe est simple. «Montrons au monde qu'au Congo, il existe 4 millions de raisons d'être joyeux. Cliquez sur "J'aime" et envoyez-nous votre photo en train de rire ou sourire!», peut-on lire sur cette page.

«Nous avons mis en place une équipe pour voir si une page congolaise allait reprendre le concept afin que nous puissions l'appuyer. Nous avons longtemps attendu, mais en vain. Au final, nous nous sommes dit pourquoi on ne se lancerait pas nous-mêmes ? La réponse à cette question est le résultat que vous avez aujourd'hui». Cette page est animée dans le but de propager la bonne humeur, comme c'est le cas pour tous les autres qui ont repris ce concept inspiré du tube de Pharrel Williams.

En créant la page internet Happy From Congo, ses administrateurs espèrent réunir tous les Congolais présents sur Facebook, quelles que soient leurs tendances politiques, leurs ethnies, leurs villes.

«C'est un défi que nous aimerions bien relever, et nous ferons de notre mieux pour que notre but soit atteint. C'est assez difficile, il faut l'avouer. Nous restons tout de même optimistes. Attendons voir ce que ça va donner! La fièvre Happy passera, mais les sourires, les rires demeureront. Le top a été donné, et les Congolais garderont la joie aussi longtemps que possible. Pourvu que nous ne nous désorientions pas, heureusement pour nous, nous le serons jamais», ont-ils conclu.

(vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=SkxdD29xShY)

Virtuoses de la "6 cordes"!

L'artiste congolais va livrer un spectacle, le 5 avril prochain, au profit des enfants de la rue.

altOlivier Tshimanga se produira en acoustique à l'Institut français de Kinshasa en compagnie de soixante autres guitaristes pour un concert humanitaire dénommé «Tshimangologie guitare». Les violonistes de l'Institut national des arts seront également de la partie. Virtuose de la guitare et artiste éclectique, olivier Tshimanga utilise sa guitare et sa voix pour délivrer un message de paix et d'amour à travers le monde. Il est particulièrement sensible aux personnes vulnérables et œuvre en leur faveur à travers sa musique.

C'est ainsi qu'il a enregistré un album intitulé «Espoir», une œuvre censée consoler les cœurs brisés et redonner de l'espoir aux peuples minés par le désespoir.

En outre, l'artiste a pris part l'année dernière à un concert humanitaire à Paris, organisé en faveur des enfants drépanocytaires.

Bien plus, le guitariste avait séjourné à Brazzaville, du 25 février au 7 mars 2013, dans le cadre de la solidarité aux victimes du drame du 4 mars à Mpila. Il avait pris à la réalisation du titre «Brazza j'y crois», organisé au profit des victimes.

Olivier Tshimanga a également livré des concerts humanitaires aux Comores, dans une tournée organisée par l'Alliance française en partenariat avec le groupe comorien Chebli.