Musique - Africa Nouvelles

Bénie au Bénin!

«La première diva africaine», selon e-Time Magazine; «La reine de la musique africaine», pour le Daily Telegraph: «On ne présente plus Angélique Kidjo!»

alt"Eve" n'est pas seulement un hommage à la première femme, c'est aussi le nom de sa mère. Ce nouvel album, Angélique Kidjo le dédie à celle qui lui a donné la vie et le goût de la musique, mais aussi à toutes les femmes et au pouvoir de la féminité.

La chanteuse béninoise chante à travers 16 nouveaux titres celles qui font la fierté, la beauté, la force et l'influence de la culture africaine dans le monde. Appuyé par des chœurs féminins issus de plusieurs villages du Bénin et du Kenya, ce nouveau disque produit par Patrick Dillet a été composé avec un amour et une passion certaine pour la musique.

L'artiste s'est entourée de musiciens dont la réputation n'est plus à faire. Parmi eux, le guitariste jazz Lionel Loueke, le batteur Steve Jordan (Cat Stevens, Neil Young... ), le bassiste jazz Christian McBride et le percussionniste Magatte Sow, venu du Sénégal. On retrouve également sur "Eve", Rostamm Btmanglij de Vampire Weekend, Dr John, Krono Quartet et l'Orchestre philharmonique du Luxembourg. Un cocktail efficace.

Angélique Kidjo sort ce 12ème disque, le 28 janvier, et entamera dans la foulée une tournée nord-américaine.

Un disque et une tournée donc, mais aussi une autobiographie, parus le 7 janvier! Angélique Kidjo ne chôme pas. Dans "Spirit Rising: My Life, My Music", elle raconte, aidée par la plume de Rachel Wenrick, sa vie tumultueuse de femme et d'artiste.

Née à Cotonou en 1960 d'un père receveur des postes et d'une mère directrice d'une troupe de théâtre, Angélique Kidjo se retrouve rapidement sous les projecteurs, sur les planches et en studio pour l'enregistrement de son premier disque, Pretty.

Sa carrière, qui semble pourtant bien partie, se retrouve rapidement troublée par le climat politique et les conflits qui frappent le Bénin. Dans son autobiographie, la chanteuse révèle sa fuite risquée vers la France en 1983 pour vivre son rêve.

De sa rencontre avec Chris Backwell, tête pensante d'Island Records (Bob Marley, U2... ) à son Grammy Awards en 2007 en passant par son arrivée aux États-Unis et sa relation avec le public, cette autobiographie est l'occasion de (re)découvrir une artiste complète et une femme engagée.

Ambassadrice de l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance) depuis maintenant 12 ans, Angélique Kidjo s'est aussi illustrée dans la lutte contre le sida et pour la promotion du commerce équitable. Elle a également créé la "Fondation Batonga", soutenant les études secondaires des jeunes filles africaines. Angélique Kidjo est une grande femme, que l'on retrouve avec beaucoup de bonheur.

Un musicien qui... compte!

Il aurait pu être comptable… Anselmo Ralph Andrade Cordeiro, le roi du R’n'B angolais qui est né le 12 mars 1981 dans la province de Luanda, a fait des études en comptabilité dans une fac de New York.

altC’est à Madrid en Espagne que ce grand fan de Juan Luis Guerra commence à percer de 1991 à 1992.

En 1995, il connait le succès dans son pays natal avec  le groupe de hip-hop NGB (Nova Geração Bantu). L’album “Tá-se Bem” fait un carton.

Anselmo Ralph retourne vivre à New York en 1998, il intègre alors un groupe de rock latino, avant de se produire en solo en espagnol. Il est produit par le producteur portoricain Chicky Demus. Leur collaboration est difficile. Il décide alors de chanter en anglais.

Il chante avec la chorale de l’Église du Christ internationale de New York et donne plusieurs concerts dans des universités de New York.

Après un parcours un peu chaotique, il revient en 2003 en Angola, où il sort un album en portugais, “Histórias de Amor”, destiné au marché angolais et celui des pays lusophones.

Sa notoriété dépasse rapidement l’Afrique puisqu’il arrive à conquérir cette fois plus facilement les Etats-Unis.

En 2006, il a été nominé par une chaîne de télévision d’Afrique du Sud « meilleur chanteur de R’n'B » et aussi aux « MTV Europe Music Awards 2006″ dans la catégorie « meilleur artiste africain », dont le gala se tenait au Danemark, à Copenhague.

Son deuxième album, As Ultimas Historias de Amor, en portugais sort le 14 février 2007, jour de la Saint-Valentin. Il triomphe avec le tube « Um Dois ».

En 2008, il signe avec la plus grande maison de disques angolaise, LS Produções, un contrat de trois albums.

A croire que la Saint-Valentin lui porte chance : le 14 février 2009, il sort son troisième album O Cupido (double CD et DVD), vendu à 22 600 exemplaires en seulement neuf heures.

Son quatrième album A Dor Do Cupido sort fin mars 2011, en collaboration avec le label suisse KLASSZIK du producteur Nellson Klasszik, et Dji Tafinha. Il donne plus de 50 concerts en 2011.

Depuis il est considéré comme l’une des plus grandes stars musicales africaines.

Ce n’est pas un hasard s’il est devenu un ambassadeur de Coca-Cola et de la marque Samsung. Il possède une ligne de parfum, une marque de vêtements, un bus de tournée de plusieurs millions de dollars. Il est aujourd’hui chez Sony Music.

Discographie :
2006 : Historias De Amor
2007 : As Ultimas Historias De Amor
2009 : O Cupido
2011 : « A dor do cupido »
2012 : Team De Sonho
2012 : AR : Best-of Anselmo Ralph (live)
2012 : Por Tras dos Albuns

Paix à son ame!

D’Orchestra Baobab à Baaba Maal et de Salif Keita à Alpha Blondy, en passant par Oumou Sangaré, Koffi Olomidé ou Zaïko Langa Langa et par tant d’autres artistes. Le monde de la musique africaine est en deuil quelques semaines après la disparition de Tabu Ley Rochereau, le roi de la rumba congolaise, la star aux 68 enfants !

altLe célèbre producteur Ibrahima Sylla est décédé, lundi 1er janvier à Paris, des suites d’une longue maladie. Il avait 57 ans. Il officiait chez Syllart Productions. En 30 ans, on ne compte le nombre de talents révélés grâce à son intuition.

Le sénégalais Ismaël Lô se souvient: «C’est grâce à lui que le monde m’a découvert. On n’était lié que par un contrat moral, mais il m’a dit: “Sama rakk, denga doff!» ["Petit frère, tu es fou ou quoi !"] Il m’a presque tordu la main pour que je signe avec eux!»

Il restera comme l’un des grands producteurs  africains: «À part le rap. Ce n’était pas de sa génération,  il n’y comprenait rien». 

Le parcours de ce fils d’un dignitaire religieux du Sénégal n’a pas été facile: «J’avais 24 ans quand mon père m’a giflé et ne m’a plus parlé pendant trois ans. Je lui avais demandé de l’argent pour me lancer dans la musique ».

Il a été formé à la finance, son père l’ayant envoyé faire gestion et droit à Tolbiac à Paris.

«Ce que je retiens surtout de l’expérience, c’est qu’il faut connaître les différences culturelles africaines, les tempéraments des divers pays».

Son diplôme en poche, il rentre à Dakar avec la ferme intention de réussir dans la musique! Il commence à produire, avec Francis Senghor, fils du célèbre président l’époque.

«Je travaillais avec les musiciens sénégalais, qui m’ont fait confiance. Ma première production en 1979 est celle de l’Orchestre Baobab, groupe de salsa sénégalaise. Cela a marché. Puis, l’Etoile de Dakar avec Youssou N’Dour, Ismaël Lô… Je suis revenu à Paris en 1981 parce qu’en Afrique, la seule musique que tout le monde écoute, c’est la rumba congolaise. La plupart des artistes congolais vivent entre Kinshasa et Paris.»

Son grand copain Alain Josse, qui fut de toute son aventure professionnelle – Ils se sont connus pendant leurs études au lycée Lamine Guèye (ex-Van Vollenhoven) - confie: « Il avait l’œil sur toute la musique. Il a contribué à faire connaître presque toutes les têtes d’affiche de la musique africaine: notamment Youssou Ndour, Ismaila Lô, Salif Keita, Baaba Maal, Coumba Gawlo Seck, Oumar Pène, Sekouba Bambino, Nando Da Cruz, le Cabo Verde Show. Il détenait le plus grand catalogue de musiciens africains. C’était une bête de travail qui, fait rare dans le milieu du showbiz, ne fumait pas et ne buvait pas. Il ne se décourageait jamais devant les difficultés, savait garder le calme devant n’importe quelle situation et s’en remettait toujours à Dieu. C’était un homme très pieux».

Paix à son ame! 

D’Orchestra Baobab à Baaba Maal et de Salif Keita à Alpha Blondy, en passant par Oumou Sangaré, Koffi Olomidé ou Zaïko Langa Langa et par tant d’autres artistes. Le monde de la musique africaine est en deuil quelques semaines après la disparition de Tabu Ley Rochereau, le roi de la rumba congolaise, la star aux 68 enfants !

altLe célèbre producteur Ibrahima Sylla est décédé, lundi 1er janvier à Paris, des suites d’une longue maladie. Il avait 57 ans. Il officiait chez Syllart Productions. En 30 ans, on ne compte le nombre de talents révélés grâce à son intuition.

Le sénégalais Ismaël Lô se souvient: «C’est grâce à lui que le monde m’a découvert. On n’était lié que par un contrat moral, mais il m’a dit: “Sama rakk, denga doff!» ["Petit frère, tu es fou ou quoi !"] Il m’a presque tordu la main pour que je signe avec eux!»

Il restera comme l’un des grands producteurs  africains: «À part le rap. Ce n’était pas de sa génération,  il n’y comprenait rien».

Le parcours de ce fils d’un dignitaire religieux du Sénégal n’a pas été facile: «J’avais 24 ans quand mon père m’a giflé et ne m’a plus parlé pendant trois ans. Je lui avais demandé de l’argent pour me lancer dans la musique ».

Il a été formé à la finance, son père l’ayant envoyé faire gestion et droit à Tolbiac à Paris.

«Ce que je retiens surtout de l’expérience, c’est qu’il faut connaître les différences culturelles africaines, les tempéraments des divers pays».

Son diplôme en poche, il rentre à Dakar avec la ferme intention de réussir dans la musique! Il commence à produire, avec Francis Senghor, fils du célèbre président l’époque.

«Je travaillais avec les musiciens sénégalais, qui m’ont fait confiance. Ma première production en 1979 est celle de l’Orchestre Baobab, groupe de salsa sénégalaise. Cela a marché. Puis, l’Etoile de Dakar avec Youssou N’Dour, Ismaël Lô… Je suis revenu à Paris en 1981 parce qu’en Afrique, la seule musique que tout le monde écoute, c’est la rumba congolaise. La plupart des artistes congolais vivent entre Kinshasa et Paris

Son grand copain Alain Josse, qui fut de toute son aventure professionnelle – Ils se sont connus pendant leurs études au lycée Lamine Guèye (ex-Van Vollenhoven) - confie: « Il avait l’œil sur toute la musique. Il a contribué à faire connaître presque toutes les têtes d’affiche de la musique africaine: notamment Youssou Ndour, Ismaila Lô, Salif Keita, Baaba Maal, Coumba Gawlo Seck, Oumar Pène, Sekouba Bambino, Nando Da Cruz, le Cabo Verde Show. Il détenait le plus grand catalogue de musiciens africains. C’était une bête de travail qui, fait rare dans le milieu du showbiz, ne fumait pas et ne buvait pas. Il ne se décourageait jamais devant les difficultés, savait garder le calme devant n’importe quelle situation et s’en remettait toujours à Dieu. C’était un homme très pieux».

 

Zouk forever!

Entre la Guadeloupe et Dakar, via Paris, Jacob Desvarieux un des leaders du groupe Kassav' répond à quelques questions. Il livre ici des réflexions sur Kassav', sur les liens avec le Sénégal et formule des voeux pour la nouvelle année tout en donnant rendez-vous à leurs fans les 27 et 28 décembre à Dakar.

altVous avez fêté les 30 ans du groupe, Kassav' est-il inoxydable ?

« On dirait bien. »

Votre dernier album « SONJE » se porte bien puisque vous êtes en tournée, à travers le monde depuis plus d'un an.

« Et en plus cet album vient d'être certifié disque d'or. »

Comment vivez-vous les mutations de l'industrie musicale notamment depuis l'avènement des Tic ?

« Il est très surprenant de constater que la reproduction non autorisée de musique est le seul exemple de faux et usage de faux toléré par les gouvernements du monde entier. Il faudra bien que l'industrie s'adapte. »

Kassav' connait-il « la crise » pour autant ?

« Bien sûr, comme toutes les entreprises. »

Et les crises internes au groupe ?

« Par contre on arrive très bien à gérer cela, pour preuve nous fêtons nos 35 ans. »

Après votre participation au dernier Festival Mondial des Arts Nègres (Fesman), Kassav' revient à Dakar pour deux concerts. Quel est le lien affectif que Kassav' entretient avec le Sénégal et celui de Jacob Desvarieux de manière plus personnelle ?

« Le lien est simple: nous sommes des africains, et quant à moi j'y ai vécu une partie de mon enfance. »

Au delà des titres du dernier album, qu'allez-vous réserver au public dakarois ?

« Une sélection des plus grands succès du groupe, de quoi mettre le feu... »

Votre message personnel et celui de Kassav' en cette fin d'année pour le Sénégal ?

« Une très bonne année 2014 »

Et que souhaitez-vous pour vous même et pour Kassav' en 2014 et plus tard ?

« Pouvoir continuer à exercer notre métier dans toutes les religions du monde (comme en 2013) voire mieux. »

Kinsha...stars!

Mine de rien, l'attente qui commençait un tant soit peu à se faire longue ne va plus durer, maintenant l'on est à moins d'une semaine du show des deux stars, annoncés pour ce 21 décembre au Shark Club.

altLes méga stars mondialement reconnues, Me Gims et Zaho, livreront deux concerts géants successifs les 20 et 21 décembre à Brazzaville et Kinshasa. Au vu du succès dont ils jouissent chacun, et peut-être même plus encore le fis de Djanana, en l'occurrence Me Gims, le Shark Club ne manquera pas de connaître une grande ébullition ce samedi-là. L'organisation ne pouvait pas trouver meilleur cadeau pour les festivités de fin d'année, pensent plusieurs.

Mais, l'Agence ICONProd, partenariat avec la firme Time Out, sont les deux coorganisateurs à qui les jeunes Brazzavillois et Kinois doivent cette heureuse initiative. Cependant, ceux-ci n'y voient pas seulement un moment festif, en effet, ils veulent imprimer à l'événement un caractère encore plus solennel. À la jeunesse des deux rives, à qui ils dédient tout spécialement cette grande occasion, ils demandent de le considérer de manière particulière. C'est dire que, affirment-ils: «au-delà du festif, les concerts de Brazza et de Kinshasa sont à placer sous le double signe du leadership et du partage». L'accent mis le leadership ici repose sur «la qualité des partenaires et des artistes» qui sont au cœur de la manifestation, expliquent ICONProd et Time Out. Quant au partage, il se rapporte «au bonheur et à la solidarité» générés dans le coeur de chacun des jeunes mélomanes et des démunis auxquels les promoteurs destinent une partie des recettes.

«Au-delà de la joie et de la chaleur africaine, il y a le cœur», pensent ICONProd et Time Out. Aussi, se proposent-ils dans le cas d'espèce de donner l'occasion à d'autres jeunes moins favorisés de profiter de l'événement, une façon d'en jouir différemment mais néanmoins avec un bonheur presqu'égal à ceux qui assisteront aux concerts. De commun accord, ils ont dès lors choisi de «reverser une partie des recettes dans les œuvres caritatives, notamment celles qui s'occupent de l'enfance en détresse», font-ils savoir.