Musique - Africa Nouvelles

La musique "Brazza-bras" avec la lutte au Sida!

Cette première édition du Festival des Musiques Urbaines (FMU), lancée le 1er novembre, s'est achevée le 1er décembre à Pointe-Noire. L'évenement organisé par la maison MCRTV (Média concept radio télévision) avait pour thème: «Réunissons la jeunesse autour de la sensibilisation et la lutte contre le VIH/sida».

altLa finale de cette édition a connu la présence de Philippe Mvouo, président du Conseil supérieur de la communication, des directeurs départementaux des Arts et des Lettres, Médard Milandou, manager des Tam-Tams d'or, Hugues Ondaye, membre du Comité international des musiques, manager des Feux de Brazza, ainsi que des noms de la musique congolaise tels que Quentin Mouyasco.

La finale de ce festival est intervenue après les présélections du 1er novembre, les quarts et demies finales ayant eu lieu les 16 et 17 novembre. Sur les 105 groupes et artistes, répartis en 3 catégories (rap, danse urbaine et DJ), embarqués dans le bateau du FMU, 11 ont pu accéder à la finale. Il s'agit de: Black Royal, Poudrière industrie, Young Millions, Racines, Clan ZBX et Dib Man 06 (catégorie rap), Coup fatal, Version Partouze, Team Strong (catégorie danse), Bonbon et Mbanza Kongo (catégorie DJ).

Les artistes, pleins d'ardeur, ont épaté les spectateurs venus nombreux et se sont affrontés pendant plus de deux heures, chacun décidé à l'emporter. À l'issue des prestations qui se sont avérées en général satisfaisantes, Young Millions (rap), Coup fatal (danse), et Mbanza Kongo (DJ) ont été sacrés vainqueurs, chacun dans sa catégorie. Ils ont chacun reçu une médaille, un trophée, un diplôme et un chèque de 500.000 CFA comme récompense. Cette somme d'argent est destinée à encourager les artistes à réaliser un premier produit en studio, avait précisé Euloge Patrick Mvoumbi, président du comité d'organisation du FMU, le jour de son lancement.

Les secondes places sont occupées par le Clan ZBX (rap), Version partouze (Danse) et Bonbon (DJ) qui a présenté une chanson sur le thème du VIH/sida, avec un texte bien structuré, selon les spectateurs. Mais le DJ Mbanza Kongo l'a emporté, pour avoir presté en live (exercice difficile pour les jeunes artistes) plutôt qu'en play-back. Team Strong, qui était favori en danse, n'a pas fait intervenir son joker très apprécié du public depuis le début de la compétition.

Le premier de chaque catégorie est d'office nominé aux Tam-Tams d'or, a annoncé Médard Milandou, avant d'informer du déroulement de la prochaine édition de cet événement culturel à Pointe-Noire. Félicitant les initiateurs ainsi que les artistes pour le travail fourni, Hugues Ondaye a souhaité un appui des pouvoirs publics du FMU.

Au terme du festival, quelques artistes ayant marqué le domaine de la musique à Pointe-Noire ont été décorés à titre honorifique: Chab Jo, Beauderman, Jheff, Moustique de Dol, MLG Mochristo.

Le prix spécial Promoteur culturel a été décerné à Pierre Claver Mabiala; le prix spécial Révélation du FMU à BW one, et le prix spécial de l'Expression féminine du FMU à Kiny Annie.

Géant de la musique africaine!

L'artiste musicien a quitté la terre des hommes depuis le 28 novembre 1998 à Kinshasa.

altLes 15 ans de la disparition du fondateur de l'orchestre Empire Bakuba sont commémorés par ses anciens musiciens au cours d'un concert, samedi 30 novembre dans la salle 1-2-3 à Kasa-Vubu.

De son vrai nom, Kabasele Yampanya Wa Ba Mulanga, Pépé Kallé était surnommé «l'éléphant de la musique africaine». Né le 30 décembre 1951, il a débuté sa carrière en chantant au sein des chorales avant de faire partie des orchestres Bamboula et Lipualipua. Sa voix particulière est mise en valeur par Kiamuangana Mateta «Verckys» qui l'intègre dans son groupe Vévé.

En 1972, Pépé Kallé rejoint l'orchestre Bella Bella qu'il quitte rapidement pour créer son propre ensemble l'Empire Bakuba avec les chanteurs Dilu Dilumona et Papy Tex Matolu. Le trio évolue ensemble pendant plus de 20 ans. Une longévité rare dans un environnement où la dislocation des orchestres semble être la règle. Le style musical d'Empire Bakuba est un mélange de Rumba, de Soukouss et d'afro zouk.

Sous son propre label, Sososilo, le groupe sort bientôt quelques tubes comme «Kinalo», «Vie ya moto» et «Kombe Dilu» qui assoient leur réputation dans toute l'Afrique francophone. Le titre «Nazoki» sorti en 1973 est un succès continental. «Article 15 Beta Libanga», l'un de ses plus grands succès composé en 1985, sera classée première de 1987 à 1990 par des dizaines de milliers d'auditeurs africains dans l'émission Canal Tropical de RFI. Les spectacles de Pépé Kallé et de l'empire Bakuba sont de véritables shows, lors de ses tournées à travers le monde. Le fameux «Bakuba Show» fonctionne essentiellement sur le contraste entre la stature gigantesque de Pepe Kallé et la petite taille de ses danseurs notamment le célèbre Emoro, Joli Bébé, Dokolos et Dominique Mabwa.

Pepe Kalle s'installe à Paris en 1985. En compagnie de son vieil ami Nyboma (qu'il apprécie depuis l'époque où ils chantaient ensemble dans Bella Bella) et sous la houlette du producteur Ibrahima Sylla, Kalle s'intéresse au public antillais avec des titres comme «Zouke Zouke» et «Moyibi» qui le rendront célèbre dans toute la Caraïbe en 1987.

L'un de ses plus grands chefs d'œuvre demeure également la danse «Masasi calculé».

Pépé Kallé a collaboré avec de nombreux musiciens dont Lutumba Simaro notamment dans le titre «Diarrhée verbale» et Tshala Muana dans la chanson «Mpokolo».

Avant sont décès, Pépé Kallé a créé l'orchestre "Delta Force" avec lequel il a sorti son dernier album à succès intitulé "Cocktail", mis sur le marché quelque temps avant son décès en 1998.

Un vrai... "Kallé" dans la musique!

Joseph Kabassélé, dit «Le Grand Kallé» est l'un des principaux créateurs de la rumba congolaise au milieu du 20ème siècle.

altaltUn double CD sort mardi 19 novembre en France rassemblant, pour la première fois, son oeuvre : ses principaux morceaux, dont certains épuisés, et un livret de 100 pages pour raconter 20 ans de carrière qui ont marqué la musique populaire africaine.

"Indépendance Chacha", ce morceau, devenu l'hymne des indépendances africaines, est certainement le plus connu du Grand Kallé. A l'époque, au tournant des années 60, le chanteur et son orchestre de rumba, African Jazz, avaient une influence considérable en Afrique.

Le double cd reprend leurs tubes mais raconte aussi toute la carrière du Grand Kallé, de 1951 à 1970, avec entre autres 8 enregistrements épuisés depuis longtemps...

"Mal"...heur aux envieux!

Le prix «Protège le goal» 2013 du Programme des Nations unies sur le Vih/Sida (ONUSIDA) a été décerné au chanteur Baaba Maal pour son travail exceptionnel dans le cadre du sport et de la culture pour le développement social.

altL'annonce a été faite par Dr Djibril Diallo, Conseiller principal auprès du directeur exécutif de l'ONUSIDA pour l'Afrique, à l'issue de la conférence de presse du chanteur sur les préparatifs du 28e anniversaire de son groupe, Daande Leñol .

Le prix, selon M. Diallo, lui a été décerné pour son travail exceptionnel dans le cadre du sport et de la culture pour le développement social. En outre, pour sa contribution à la campagne «Protège le goal», laquelle avait commencé aux derniers Jeux olympiques de Londres à travers une caravane d'artistes et pour le concert gratuit qu'il prévoit d'organiser, dimanche 10 novembre, à Thiès pour promouvoir la campagne.

«Nous sommes heureux que l'Onusida ait porté son choix sur Baaba Maal pour recevoir le Prix spécial "Protège le goal" pour l'Afrique», a soutenu Djibril Diallo selon qui, la cérémonie du Prix "Protège le goal" aura lieu le 15 janvier au Grand Théâtre national, lors de la soirée du 4ème Sommet panafricain des jeunes leaders des Nations unies pour l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

En effet, le sommet se tiendra du 13 au 17 janvier 2014 à Dakar, avant le lancement de la campagne «"Protège le goal", prévu le 13 juin 2014 à Salvador de Bahia, au Brésil, à l'occasion de la Coupe du monde de football.

Pour Dr Leo Zekeng, directeur adjoint de l'Onusida, la distinction de Baaba Maal est le fruit, entre autres, de sa conviction, sa détermination, son humilité et de son leadership.

«Il (Baaba Maal) a permis aux jeunes d'être mieux informés, d'avoir accès aux traitements et de lutter contre la stigmatisation et la discrimination», a-t-il indiqué.

Le lauréat s'est félicité du choix qui a été porté à sa personne. C'est une façon, à l'en croire, de constater que son travail n'a pas été vain. Ce faisant, il a félicité tous les artistes qui l'on accompagné dans ce combat. L'objectif de la campagne "Protège le goal" est de sensibiliser sur le Sida et de mobiliser les jeunes afin qu'ils participent activement à la prévention contre le virus.

Le prix met en avant la valeur du football et de la culture comme outil de changement social. Aussi, il souligne l'importance de la responsabilité sociale et récompense les individus et des organisations qui jouent un rôle important dans la promotion du bien-être social, la sensibilisation et la prévention au Vih à travers la culture et le sport.

Aux côtés de Baaba Maal, il existe d'autres lauréats dont le musicien Akon, Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria et Issa Hayatou, président de la Confédération Africaine de Football (CAF).

Le «Daande Leñol» a fêté son 28ème anniversaire au Grand théâtre national, samedi 9 novembre. Nombreux ont été les artistes en présence dont notamment l'invitée d'honneur, la malienne Babani Koné. La manifestation enregistre aussi la participation, entre autres, de Coumba Gawlo Seck, Pape Diouf, du groupe Pape et Cheikh ainsi que la prestation des artistes du mouvement Hip-hop.

La soirée a servi également au lancement du nouvel label de production de Baaba Mal, qui s'appelle: «Blues connexion». L'objectif de ce dernier est de soutenir et produire sur le plan audio et visuel, les jeunes artistes qui n'ont pas la possibilité de bénéficier de la production des grands labels, et de les accompagner en outre, pour des tournées africaines et sur le plan mondial.

La soirée est aussi une occasion de sortir un nouvel album: «Lelle Olel» ou "Souvenir III". Une façon de réveiller les souvenirs des grands mélomanes.

5 ans après!

Ses fans l’attendaient depuis 5 ans, depuis son "Nigerian Wood", qui avait eu un grand succès. Le guitariste et chanteur nigérian revient avec Captain Rugged.

altPour Keziah Jones,  Captain Rugged, est un super-héros africain, «an afro Super Hero». Et il a une grande ambition pour cet album «qui doit inspirer les générations actuelles et futures en Afrique, leur redonner espoir et la conviction qu’elles peuvent changer elles-mêmes leur continent». Tout un programme!

«En réalité, il s’agit d’un album satirique sur le pouvoir, la politique et la magie. Dans "Captain Rugged", je conte l’épopée douloureuse des réfugiés, de l’immigration, de l’exil. Pour moi, tous ces gens sont “rugged”, robustes. Ils sont tous des survivants, donc des super-héros».

Keziah Jones est né Olufemi Sanyaolu à Lagos au Nigeria, le 1er Octobre 1968. Il s’est très vite imposé avec du blues, de la soul et du funk avant de créer un style propre: le blufunk.

Fils d’une grande famille de Lagos, il est élevé par son oncle qui vit dans la région de Constantine en Algérie. Il s’exile ensuite en Angleterre, où il commence à jouer du piano à l’âge de 13 ans, avant se mettre dans la guitare. Mais c’est dans le métro parisien qu’il se fait remarquer par un directeur artistique de Delabel France en 1991.

En 1993, il réalise le disque-manifeste "Blufunk Is A Fact", un mélange de funk et de blues acoustique. En 2003, nouveau succès avec "Black Orpheus". En 2007, il devient encore plus célèbre avec "Nigerian Wood".

En 2008, il enregistre la chanson "One" du groupe rock U2, disponible sur l’album "In The Name Of Love: Africa Celebrates U2", sorti en avril 2008.

Keziah Jones revient donc avec un nouvel album. Mais il a de nombreux projets, notamment de créer un festival de musique "Paris-Lagos" et de se lancer davantage dans la pédagogie du Blufunk.

DISCOGRAPHIE

Blufunk Is a Fact! (1992)

live ep (live) (1993)

African Space Craft (1995)

Liquid Sunshine (1999)

Black Orpheus (2003)

Black Orpheus Limited Edition (2004)

Rhythm Is Love (Best Of) (2004)

Nigerian Wood (2008)

Afronewave (2013)

 

 

Where's Life? -  http://www.youtube.com/watch?v=5qBTJRW5qJc

Femiliarise - http://www.youtube.com/watch?v=8RZ6ylBaDDo

Rythm is lovehttp://www.youtube.com/watch?v=1i_Hpi-P8uc

Décoré en Corée!

Il s'appelle Armand Diangienda. Ce jeune congolais séjourne depuis le 6 novembre dernier à Seoul où il a été invité à diriger les musiciens de l'orchestre symphonique de Corée.

altLe groupe coréen a livré un concert classique, vendredi 15 novembre, à l'occasion du 40ème anniversaire du Festival des Arts de Corée. Une consécration pour le chef d'orchestre symphonique noir de toute la planète qui étonne plus d'un professionnel de la musique classique. Parmi les œuvres au programme, la célèbre symphonie "Tata Kimbangu", écrite par le premier violoniste Héritier Mayimbi de l'Orchestre Symphonique Kimbanguiste (OSK).

«Diriger un grand orchestre à Séoul, pour moi c'est vraiment un grand honneur. Et puis, c'est une très bonne expérience, parce que, au départ, je ne suis pas musicien de formation, je suis pilote d'avion. Ce serait un grand concert, parce que j'aurais à diriger plus de trois œuvres. Une symphonie composée par deux de mes musiciens, deux autres œuvres composées par deux jeunes coréens et la dernière œuvre, ce sera une œuvre populaire que les Coréens aiment beaucoup. C'est une musique qui est basée sur le bruitage et je n'ai jamais eu l'occasion de diriger une telle œuvre. Donc, pour moi ce sera un défi...», a déclaré le maestro Armand Diangienda

Rappelons que le Festival des Arts de la Corée a été créé en 1973 pour promouvoir la créativité culturelle en Corée. Il consacre les talents et les encourage de ce fait d'aller de plus en plus vers l'excellence. Ce volet a énormément incité les professionnels de la culture et des arts d'innover le système administratif traditionnel pour être plus sensible et adapté au modernisme.

Pour ceux qui ne les savent pas, Armand Diangienda est le fils du feu Diangenda Kutima Joseph (fils ainé du prophète noir Simon Kimbangu). Ancien pilote converti musicien, il dirige à Kinshasa l'OSK, le seul groupe d'Afrique Centrale, fondé il y a 19 ans.

Ce congolais au parcours extraordinaire vient de franchir une nouvelle étape dans sa carrière après l'Europe (Monaco) et les USA. Aujourd'hui, le continent du soleil levant, le talent et le leadership du petit fils de Simon Kimbangu ne sont plus à démontrer.

Bravo l'artiste!

Rappel à la solidarité!

Après 5 années de préparation, son nouvel album "L'étranger" est sur le marché musical. Le titre de l'opus correspond au 10ème morceau de son Cd. Il traite de l'absence de solidarité dont sont victimes "les Sénégalais une fois en Europe". 

altSelon Sektor Tektor, la faute est à ses compatriotes qui cherchent à tout prix à exclure par tous les moyens les nouveaux arrivants. Une situation que le rappeur a vécue et dont l'histoire est relatée dans le titre.
Les sonorités, qu'il offre bien qu'elles baignent dans le rap, sont diverses et variées. La musique ragga est perçue dans "Pain of life".

Dans "Meneni Sektor", c'est une touche traditionnelle qui est décelée avec le riti (instrument qui s'apparente au violon).
Le rappeur est en duo avec chanteur Makhtar le Kagoulard dans "Rap underground". Makhtar est connu pour son engagement dans ses lyriques au sein du mouvement Hip-hop Sénégalais. L'artiste parle de faits sociaux, mais aussi d'amour dans "Baname debbo". Il chante en Wolof et en Pulaar.

L'album "L'Etranger", composé de 20 titres, est travaillé par des musiciens belges et américains. Le rappeur vise les planches internationales pour propulser sa musique au-delà des frontières de son pays.
L'artiste n'est pas à ses débuts dans le milieu du rap sénégalais. Il a côtoyé de près le groupe Bmg 44 de Thiaroye où il était établi avant de voyager pour la Belgique.

Haji Sy est originaire du Fouta. Sektor Tektor vit depuis 3 ans entre le Sénégal et la Belgique.