EUROPE - Contrôles préventifs et 5 euros pour entrer en Europe sans visa - Africa Nouvelles

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La Commission Européenne présente le "Système Européen d'Information et d'Autorisation de Voyager" (ETIAS). Demandes en ligne et des enquêtes avant de pouvoir voyager dans l'espace Schengen. 

Voici ce qui attend les voyageurs des pays non-UE qui actuellement n'ont pas besoin d'un visa pour venir en Europe, mais sur lesquels l'Union Européenne veut braquer un phare pour éviter les entrées «potentiellement dangereuses du point de vue de la migration illégale, de la sécurité ou de la santé publique»

La Commission Européenne a proposé la mise en place d'un "Système Européen d'Information et d'Autorisation de Voyager" (ETIAS) pour les étrangers exemptés du visa. 

Avant de rejoindre l'espace Schengen, ils devront présenter une demande via Internet, fournissant un ensemble de données: 

● coordonnées personnelles; 

● documents de voyage; 

● destination; 

● niveau d'éducation; 

● emploi; 

● antécédents criminels; 

● expulsions; 

● maladies infectieuses; 

● voyages en zones de guerre... .

REMARQUE: La demande pourra être compilée en une dizaine de minutes et aux adultes, il sera aussi  demandé une taxe de 5 euros. 

Après l'envoi, la demande sera traitée par un logiciel qui croisera les données avec les bases de données européennes (SIS, VIS, Europol, Interpol, Système d'entrées / sorties, Eurodac, ECRIS ...) et, s'il n'émergera pas des éléments qui nécessitent une ultérieure analyse, en quelques minutes, sera émise via e-mail l'autorisation de voyage. 

«Ce sera une procédure simple, économique et rapide» assure la Commission. 

RAPPEL: L'étranger devra présenter l'autorisation avant de commencer le voyage à: 

♦ celui qui le porte dans l'Espace Schengen (exemple: compagnie aérienne); 

♦ (et une fois arrivé) à la police de frontière du pays UE de première entrée. 

N.B.: Il suffira de la demander et l'obtenir une seule fois pour l'utiliser ensuite pour plusieurs voyages, durant une période de validité de 5 ans. 

À ce jour, les citoyens d'une soixantaine de pays non-UE n'ont pas besoin de visa pour entrer dans l'Espace Schengen. Certains d'entre eux sont aussi les pays d'origine de très nombreuses communautés d'immigrants qui sont présentes sur le territoire italien, comme: l'Albanie, la Moldave, le Pérou et l'Ukraine. 

«Sécuriser les frontières et protéger les citoyens, c'est notre priorité», a déclaré le premier vice-président de la Commission Frans Timmermans, expliquant que«l'ETIAS comblera une carence d'information, permettant des contrôles croisés sur les demandeurs exemptés du visa dans tous les autres systèmes à notre disposition. Dans le même temps, l'ETIAS futur sera simple, rapide, économique et efficace». 

Le Commissaire à la Migration et aux Affaires Intérieures, Dimitris Avramopoulos, lui, a dit: «L'ETIAS est le chaînon manquant dans notre gestion des frontières, ce qui permet de créer un lien avec nos politiques de migration et de sécurité et renforcr les entrées conformes au code des frontières Schengen pour au moins 95% des voyageurs exemptés du visa. L'Europe doit être ouverte, mais pas au détriment de la sécurité». 

Elvio Pasca 

 

 

 

 

Des contrôles préventifs, une autorisation et une taxe de 5 euros. Voici ce qui attend les voyageurs des pays non-UE qui actuelement n'ont pas besoin d'un visa pour venir en Europe, mais sur lesquels l'Union Européenne veut braquer un phare pour éviter les entrées "potentiellement dangereuses du point de vue de la migration illégale, de la sécurité ou de la santé publique".

La Commission Européenne a proposé la mise en place d'un «Système Européen d'Information et d'Autorisation de Voyager" (ETIAS) pour les étrangers exemptés du visa. Avant de rejoindre l'espace Schengen, ils devront présenter une demande via Internet, fournissant un ensemble de données allant des coordonnées personnelles, documents de voyage, destination, niveau d'éducation, emploi, antécédents criminels, expulsions, maladies infectieuses, voyages dans des zones de guerre.

La demande pourra être compilée en une dizaine de minutes et aux adultes. il sera également demandé de payer une taxe de 5 euros. Après l'envoi, la demande sera traitée par un logiciel qui va croiser les données avec les bases de données européennes (SIS, VIS, Europol, Interpol, Système d'entrées / sorties, Eurodac, ECRIS ...) et, s'il n'émergera pas des éléments qui nécessitent une ultérieure analyse, en quelques minutes, sera émise via e-mail l'autorisation de voyage. 

"Ce sera une procédure simple, économique et rapide» assure la Commission. Le ressortissant étranger devra présenter l'autorisation avant de commencer le voyage à celui qui le porte dans l'Espace Schengen, la compagnie aérienne par exemple, et une fois arrivé, à la police des frontières du pays européen de première entrée. Il suffira de la demander et l'obtenir une seule fois pour l'utiliser ensuite pour plusieurs voyages, durant une période de validité de 5 ans. 

À ce jour, les citoyens d'une soixantaine de pays non-UE n'ont pas besoin de visa pour entrer dans l'Espace Schengen. Certains d'entre eux sont aussi les pays d'origine de très nombreuses communautés d'immigrants en Italie, comme l'Albanie, la Moldavie, le Pérou et l'Ukraine. 

«Sécuriser les frontières et protéger les citoyens, c'est notre priorité. L'ETIAS comblera une carence d'information, permettant des contrôles croisés sur les demandeurs exemptés du visa dans tous les autres systèmes à notre disposition. Dans le même temps, l'ETIAS futur sera simple, rapide, économique et efficace», a déclaré le premier vice-président de la Commission Frans Timmermans.

Pour le Commissaire à la Migration et aux Affaires Intérieures, Dimitris Avramopoulos, "l'ETIAS est le chaînon manquant dans notre gestion des frontières, ce qui permet de créer un lien avec nos politiques de migration et de sécurité et renforcr les entrées conformes au code des frontières Schengen pour au moins 95% des voyageurs exemptés du visa. L'Europe doit être ouverte, mais pas au détriment de la sécurité".