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Plus rien ne s'oppose à ce que la BAD revienne à la maison.

Parole du président du groupe de la BAD (Banque Africaine de Dévelopement), Donald Kaberuka:  «Nous tenons au retour de la Banque africaine de développement dans les plus brefs délais».



C'est à croire que la pression a changé de camp, si l'on considère que ce discours était surtout l'apanage de la partie ivoirienne. C'est que plus rien ne s'oppose à ce que la banque revienne à la maison. Au terme de plusieurs réunions bipartites (Côte d'Ivoire-BAD), le texte signé, met en place un nouveau cadre de coopération. Le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, en dit un mot: «Quarante ans après la signature de l'accord de siège, face aux dysfonctionnements notés ces derniers temps, la partie ivoirienne n'a trouvé aucun inconvénient à analyser positivement les nouvelles propositions faites en vue de mener plus en avant l'indispensable adaptation au contexte nouveau».

En revenant à Abidjan, la BAD aura son titre de propriété définitif sur le terrain de son siège. Mieux, l'institution sera mieux logée. En effet, l'État de Côte d'Ivoire offre gracieusement et définitivement le terrain de 4.777 mètres carrés abritant le siège actuel. Un terrain avoisinant d'une superficie de 5.360 m2 s'ajoute au premier, pour l'extension du siège. Soit, au total, 10.137 m2 dont dispose désormais la Bad pour un retour définitif.

Le gouvernement ivoirien se voulant concret en annonçant toutes ces mesures, séance tenante, le ministre de la Construction, de l'Assainissement et de l'Urbanisme, Mamadou Sanogo, a remis la lettre d'attribution des terrains au président Kaberuka. Si tout semble bouclé techniquement, psychologiquement également, l'État veut assurer un retour gagnant à la banque.

Pour cela, le ministre Duncan annonce que le gouvernement a procédé par approche pédagogique en associant toutes les entités gouvernementales impliquées.

«Le résultat obtenu est que cette approche a permis de sensibiliser davantage nos concitoyens aux objectifs, missions et rôle que joue l'institution financière africaine dans notre pays et par-delà sur le continent africain dans son processus de développement», rassure-t-il.

 

5 programmes européens de coopération de 125 millions d'euros (82 milliards  CFA).

Le président ivoirien, Alassane Ouattara a rencontré le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.



L'Union européenne veut prouver le maintien de son aide à la Côte d'Ivoire. Ce soutien de 125 millions d'euros servira dans les domaines de la santé, de l'éducation ou encore dans les infrastructures. Alassane Ouattara:

«Le soutien substantiel que l'UE vient d'apporter à la Côte d'Ivoire contribuera à l'effort de redynamisation de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. Le soutien important de l'Union européenne permettra également de renforcer l'entretien du réseau routier et de réhabiliter l'axe reliant le Ghana et la Côte d'Ivoire afin d'assurer la fluidité du commerce et l'intégration régionale»,

Mais pour les Européens, il faut aller au-delà, comme l'a souligné José Manuel Baroso : «Il faut aussi soutenir la consolidation de l'Etat de droit qui passe par un renforcement de la participation démocratique. Les élections législatives en décembre prochain sont une étape importante», tout comme «le processus de réconciliation nationale que la Commission et l'Union européenne soutiendront également».
L'Union étudie aussi la possibilité d'augmenter son aide à la Côte d'Ivoire. Les élections législatives de décembre pourraient ainsi apporter des élements de réponses.


Investissements basés de prévalence sur l'homme au lieu du virus.

En 2011, près de 50% des personnes séropositives bénéficient de traitements antirétroviraux et les  nouvelles infections ont chuté de façon significative, selon l'ONUSIDA (Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/sida).

En 2011, il y avait 21% de nouvelles infections de moins par rapport à 1997, et le nombre de décès  liées au sida a chuté de 21% depuis 2005.

Selon l'ONUSIDA et l'OMS, 47% des 14,2 millions de personnes infectées par le VIH dans les pays à revenu faible ou moyen, recevaient un traitement antirétroviral en 2010, soit une augmentation de 1,35 million depuis 2009. De nouvelles données montrent des signes précurseurs que les traitements aident aussi à éviter de nouvelles infections.

Les baisses des nouvelles infections à VIH s'expliquent aussi par des changements dans les habitudes sexuelles, particulièrement chez les jeunes qui se protègent mieux en utilisant le préservatif. La prévalence du VIH a chuté parmi les jeunes dans 21 des 24 pays avec un taux de prévalence national dépassant 1% de la population.

L'ONUSIDA a établi un cadre pour identifier les meilleurs investissements dans la lutte contre le sida et qui offrent un impact important.

«Le cadre d'investissement est basé sur les communautés et non sur les marchandises. Elle place les gens au centre de l'approche, pas le virus», a expliqué le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé.

Cette nouvelle approche stratégique pourrait apporter des résultats extraordinaires. Elle permettrait d'éviter au moins 12,2 millions de nouvelles infections, dont 1,9 million d'enfants entre 2011 et 2020 et 7,4 millions de décès causés par la maladie pourraient être évités pendant la même période.

L'approche est basée sur six activités essentielles:

■ interventions ciblées auprès des groupes de personnes à fort risque de contamination dont les travailleurs du sexe,

■ la prévention de la contamination des enfants,

■ la promotion et la distribution de préservatifs

■ et le traitement continu des personnes infectées.

Ce cable entrera en service début 2012 et portera l'internet haut-débit dans 23 pays.

Un câble sous-marin de 17.000 km posé entre la France et l'Afrique du Sud pour desservir une vingtaine de pays d'Afrique, entrera en service "au deuxième semestre 2012", communique le groupe français France Télécom.

 

Ce câble baptisé Africa Coast to Europe (ACE) devait initialement entrer en service début 2012. Il desservira 23 pays dont il facilitera l'accès à l'internet haut-débit.

Il part du Cap, à la pointe orientale de l'Afrique du Sud et a atterri il y a un mois à Penmarc'h dans le Finistère, selon France Télécom dans un communiqué.

D'un coût de 700 millions USD, il doit offrir une alternative aux autres projets le long de la côte occidentale de l'Afrique:

■ le WACS partant de Londres et atterrissant au Cap, dont les promoteurs sont notamment MTN et Vodacom, mais n'a pas selon France Télécom de station au Sénégal, ni dans les trois Guinées (Bissau, Conakry et Équatoriale);

■ le Main One et le GLO-1 entre le Nigéria et le Royaume-Uni.

Selon France Télécom, "ACE sera le premier câble sous-marin international en accès direct pour les 7 pays suivants: Mauritanie, Gambie, Guinée, Sierra Leone, Liberia, Sao Tome & Principe et Guinée Équatoriale".

Sur le flanc est du continent africain, d'autres câbles en fibres optiques ont été posés, notamment le Seacom qui relie, depuis 2009, Marseille (France) à l'Afrique du Sud, une branche desservant Bombay en Inde.

L'internet haut-débit est peu répandu en Afrique: 0,7% fin 2008, selon une étude menée, il y a 2 ans, par Pyramid Resarch et communiquée par France Télécom, qui mise sur une croissance annuelle du nombre d'abonnements de 28%, d'ici 2013.

Pour France Télécom, le nouveau câble servira "à réduire la fracture numérique sur le continent africain" mais aussi "à la croissance du groupe et à ses filiales".

Le marché des câbles sous-marins en est plein essor, les nouvelles constructions se concentrant entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie. Le seul axe sensiblement sous-équipé reste le tronçon Amérique latine-Afrique.

Depuis 2009, la capacité internet de l'Afrique a été multipliée par 300. Le continent noir devait auparavant compter sur des liaisons satellite très lentes.

Les habitants ont cependant du mal à en profiter en raison de la lenteur avec laquelle les opérateurs installent les infrastructures de connexion, notamment dans les zones rurales.

 

La méthode employée compte sur un réseau de femmes pour la promotion et diffusion de l'énergie solaire.

L'association sans but lucratif Solar Sister part d'un principe simple: les millions d'Africains qui n'ont pas l'électricité peuvent avoir accès à l'énergie solaire, en se tournant vers une source en laquelle ils ont confiance, en l'occurrence leurs voisins.

 

Cette ONG s'emploie à construire un réseau de femmes qui sont disposées à présenter des produits solaires, dont des lampes et des chargeurs de téléphones portables, à leurs voisines et amies. Elle a ainsi recruté plus de 150 femmes à l'âme d'entrepreneur, dont la plupart se trouvent en Ouganda, et elle élargit ses opérations au Rwanda et au Malawi. Sa fondatrice et présidente, Mme Katherine Lucey, est convaincue que ce concept peut être poussé encore plus loin.

«Il y a 1,6 milliards d'habitants de la planète qui n'ont pas accès à une énergie propre, au réseau. C'est un marché de mille milliards USD par an. Et si vous cherchez qui tient les cordons de la bourse au niveau des ménages pour ce marché, vous trouverez les femmes. Ce sont les femmes qui dépensent 2 ou 4 dollars par semaine pour acheter du kérosène... La meilleure façon d'atteindre une consommatrice, en particulier quand on propose une toute nouvelle technologie, c'est de la mettre en contact avec une personne de confiance, une autre femme par exemple, qui peut lui dire: moi, je me sers de la lampe solaire à la maison. Mes enfants passent plus de temps à faire leurs devoirs le soir. Je n'ai pas eu d'incendie à la maison. Mon bébé ne s'est pas brûlé. J'économise 30 % de notre revenu parce que je n'ai plus besoin d'acheter de kérosène», dit Mme Katherine Lucey.

D'où la méthode employée par Solar Sister: elle compte sur un réseau de femmes qui montrent divers produits solaires à leurs voisines et amies de leur communauté, les vendent et touchent une commission sur chaque commande. Les femmes n'ont rien à payer, ni pour leur formation ni pour l'accès à l'inventaire dont elles ont besoin pour monter leur entreprise.

«Quand elles vendent ce qui est en stock et qu'elles touchent de l'argent, elles gardent leur commission et remboursent le prix des produits vendus», explique-t-elle.

Les premiers produits sont faciles à vendre. Il s'agit de lampes solaires qui évitent aux ménages d'acheter du kérosène ainsi que de chargeurs solaires qui leur évitent de payer une redevance pour recharger leurs portables.

«Dans l'Ouganda, où nous sommes, 75 % des habitants ont un portable; 5 % seulement ont l'électricité. Ils doivent se déplacer pour le faire recharger, et cela leur coûte de l'argent», précise Mme Lucey.

Ce qu'espère Solar Sister, c'est vendre des produits plus coûteux quand elle aura gagné la confiance de ses clients. Elle propose en effet des systèmes d'éclairage pour toute la maison, des pompes d'arrosage, des purificateurs d'eau et des fours de cuisson.

«Si vous avez un four non polluant, cela veut dire que vous n'avez pas besoin de faire de longues marches pour aller chercher du bois de chauffage, et vous gagnez du temps. Ce temps gagné, vous pouvez l'utiliser pour faire quelque chose de plus productif», commente-t-elle.

à ses débuts, Solar Sister a été financée par la famille et les amis de Mme Lucey. La société ExxonMobil, par le biais d'une initiative visant à encourager les possibilités économiques des femmes, assume les frais de l'élargissement de ce programme ougandais et de son calque en Afrique de l'Ouest. Chaque programme est censé devenir autonome.

«Nous avons des ambitions à l'échelle mondiale, assure Mme Lucey. La pauvreté énergétique est un enjeu planétaire. La nécessité d'offrir des possibilités économiques aux femmes en est un autre».

 

De base de l'économie cubaine, le sucre a chuté à 5% des revenus en devises étrangères.

La nouvelle est venue du quotidien "Granma" du Parti Communiste.

La décision semble être le dernier chapitre de la baisse spectaculaire de l'industrie à Cuba, où le sucre était une fois la base de l'économie et ne représente plus que 5% des revenus en devises étrangères.

Cuba a été l'un des plus grands exportateurs de ce produit dans le monde, produisant 8 millions de tonnes de sucre brut par an, mais la dépression, qui a commencé en 1992 avec la désintégration de l'Union Soviétique, ancien bienfaiteur de l'île,  qui payaient le sucre cubain à des prix gonflés, pour stimuler l'économie de l'île. L'effondrement de l'Union soviétique a été un coup mortel pour l'industrie du sucre dont la production prévue, cette année, baissera drastiquement au niveau plus bas du siècle. L'année dernière à Cuba, il a été enregistré la pire récolte de sucre, depuis 1905 et le Ministre du sucre a été limogé.

Cuba est à court de devises fortes et la perte de recettes d'exportation pour le sucre est un coup dur aux efforts d'accroître les exportations et réduire les importations.

Le ministère du sucre est substitué par une société d'État, le "Grupo Empresarial de la Agroindustria Azucarera" (Groupe d'Entreprise de l'Agricuilture Sucrière), similaire à ceux qui opèrent avec des partenaires étrangers dans l'industrie du nickel (Cubaniquel) et le pétrole (Cubapetroleo).

L'objectif est celui de "créer un système d'affaires capable de transformer les exportations en devises fortes pour l'auto financementi".

Il n'a pas encore été défini si, dans l'organisme, il y aura des investissements privés ou étrangers.

Le sucre a été relégué comme une source de revenus étrangers pour Cuba. Il est actuellement derrière les exportations de services techniques, l'aviation, le tourisme, les communications, le nickel, le raffinage du pétrole, les produits pharmaceutiques et des cigarettes.

Cuba a fermé 71 de ses 156 usines en 2002, subsituant l'allocation de 60% de leurs récoltes à d'autres cultures.

Plus de la moitié des 400 000 travailleurs ont été relocalisés dans d'autres régions et de nombreuses personnes consacrées à la canne à sucre sont restés au chomage. Les industries secondaires telles que les équipements de fabrication et les pneus ont été touchés et n'ont pas encore été récupéreés.

L'année dernière à Cuba, il a été enregistré la pire récolte de sucre, depuis 1905 et le Ministre du sucre a été limogé.

 

 

200 passagers transportés de Mexico à Madrid.

Le premier vol commercial transatlantique utilisant du biocarburant a aterri à Madrid. Parti la veille de Mexico, ce Boeing 777 de la compagnie Aeromexico fonctionne avec 30% de biocarburants et 70% de kérosène. Plus de 200 passagers se trouvaient à bord.


D’autres compagnies avaient déjà effectué des vols commerciaux de ce type. Mais ce premier vol transatlantique est la preuve que les biocarburants peuvent être utilisés pour des vols long-courrier.

Nous essayons d’aider un peu la planète. Nous sommes dans les dernières étapes du programme ‘paperless’ grâce auquel nous allons sauver beaucoup d’arbres”.

Ce vol commercial fait partie d’un accord de collaboration entre l’Espagne et le Mexique pour développer l’utilisation des biocarburants dans l’aviation.