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Investissement pour un coût d'un million d'euros.

A l'occasion de la signature d'une convention de partenariat entre DHL Deutshe Post et l'Office de la Poste Guinéenne (OPG), à Conakry, devant Mamadou Aw (Directeur géneral de DHL Guinée) et , Patrick Assi (DG de DHL d'Afrique Francophone) ainsi que de nombreux autres responsables de la multinationale de logistique et de l'express, le patron de DHL Afrique SSA, Charles Brewer a dévoilé, devant les autorités guinéennes en charge des postes et télécommunications, son projet de construction d'un siège à l'aéroport international de Conakry pour un coût d'un million d'Euros.

 

Parlant de cet accord de convention qui lie désormais la poste guinéenne (OPG) à DHL Deutshe Poste, M. Alsainy Taran Diallo, directeur général de l'OPG a soutenu que les deux parties ont décidé d'unir leurs compétences pour satisfaire les besoins de la clientèle, indiquant que "cette convention permettra à la facilitation d'expédition des courriers en Guinée et dans le monde".

S'agissant du contenu de l'accord, le patron de l'OPG a souligné que le but essentiel de ce partenariat est "de profiter de 42 ans d'expérience de DHLDeutshe Poste pour développer la poste guinéenne. Elle s'attèle aussi à faire bénéficier l'OPG de l'expérience de DHL acquise durant plusieurs années", a-t-il martelé.

De son coté le directeur DHL Afrique, Charles Brewer est revenu reviendra sur l'importance de cette convention pour les deux parties.

"Si nous unissons nos efforts, nous pourrons satisfaire la clientèle, cette convention va dans ce sens, c'est un partenariat gagnant-gagnant. Cette facilité permettra d'ouvrir la Guinée au reste du monde et le reste du monde à la Guinée" poursuit-il. Dans cet accord, la formation des cadres de la poste guinéenne occuperait une bonne place.

Le ministre des Postes et Télécommunications, Oyé Guilavogui, n'a pas caché sa satisfaction pour cette convention.

Avec cette signature, DHL Deutshe Poste, qui dit avoir connu un grand progrès ces derniers temps en Guinée, en tant que leader, entend conserver son leadership dans le pays.

Côté emploi, M. Brewer n'a pas caché ses intentions. Pour lui, il a y a des ooportnunités d'emploi qui s'offrent aux guinéens avec la nouvelle situation du pays, qualifiée de stable et propice aux investissements.

La cérémonie a été clôturée par un cocktail pour marquer le point de départ de ce partenariat "gagnant-gagnant" DHL Deutshe Poste, avec ses 500.000 employés dont 50 en Guinée et l'OPG.

 

Des valises pleines d'argent provenant de chefs d'Etat africains à Chirac et Villepin...

Après l'annonce faite par la justice française du classement sans suite de l'affaire Bourgi, quelques réactions se sont étonnées d'une telle décision suite aux révélations de l'avocat. En Afrique, la déception domine dans la société civile.


La justice française a classé sans suite l'enquête ouverte, après les révélations de l'avocat Robert Bourgi. Et ce, faute de preuve. Dans la presse, l'ancien conseiller de l'ombre de l'Elysée avait expliqué avoir transporté à plusieurs reprises des valises pleines d'argent et provenant de chefs d'Etat africains pour les remettre à l'ex-président Jacques Chirac et son Premier ministre Dominique de Villepin.

Maître William Bourdon est l'avocat de l'ONG Transparency International France, et président de l'association Sherpa, partie civile dans l'affaire des biens mal acquis. L'avocat dénonce le fait que l'on ne se soit pas donné les moyens de savoir exactement ce qui s'était passé.

Pour lui, ce sont des faits très graves qui «entâchent gravement l'image d'un certain nombre de décideurs publiques, voir l'image de la France elle-même», et qui nécessitaient donc de ne pas être bâclés par une enquête préliminaire.

Des reproches partagés par la société civile africaine notamment par les associations qui se battent contre la corruption et la transparence des ressources publiques nationales.

On aurait préféré que la justice aille jusqu'au bout pour la manifestation de la vérité puisqu'on sait très bien que l'argent des Africains alimente les campagnes politiques en France. Nous, les Africains, nous nous interrogeons toujours sur ce que sont les dessous. Quel est le retour ? Que gagnent les dirigeants africains en retour en finançant les campagnes en Europe....C'est un rendez-vous manqué.
Ce que nous regrettons, c'est qu'à chaque fois qu'un dossier sur un responsable politique africain ou sur un responsable politique français essaie d'avancer, il y a toujours une sorte de stop de la part de la justice française. On aurait préféré que l'enquête se poursuive pour mettre un bon coup d'arrêt à la Françafrique.

Arrêté Oscar Ortega-Hernandez, un jeune homme de 21 ans.

Un homme de 21 ans a été interpellé mercredi par la police dans le cadre de l'enquête sur des coups de feu tirés vendredi dernier à la Maison blanche et deux balles ont été retrouvées sur place, dont une encastrée dans la vitre de la résidence du président américain.

Oscar Ortega-Hernandez a été arrêté dans un hôtel près d'Indiana, en Pennsylvanie, a annoncé Secret Service, le service de protection de Barack Obama.

Le président américain et sa femme ne se trouvaient pas à Washington lorsque des coups de feu ont éclaté vendredi soir à 700 ou 800 mètres au sud de la résidence, sans faire de victimes.

Selon le porte-parole de Secret Service, une balle s'est encastrée dans une vitre après avoir été stoppée par le verre blindé de la fenêtre et une autre a été retrouvée à proximité.

Les deux ont été découvertes sur la façade sud de la Maison blanche où sont situés les appartements privés et la chambre "Lincoln" de la résidence présidentielle.

 

 

 

Le Prix Ibrahim distingue et récompense le leadership d'excellence en Afrique.

L'ancien président du Cap-Vert, Pedro Verona Rodrigues Pires, a reçu le Prix Ibrahim pour le leadership d'excellence en Afrique, au cours d'une cérémonie de gala organisée par la Fondation Mo Ibrahim à Tunis et à laquelle ont pris part plusieurs journalistes venus de plusieurs pays.


Le Prix Ibrahim s'élève à un versement global de 5 millions USD sur 10 ans, complété ensuite par une dotation annuelle de 200 000 USD à vie.

En remettant son prix au Président Pires, Salim Ahmed Salim, président du Comité d'attribution du prix, a déclaré: «Notre choix a été guidé par le rôle tenu par le président Pires pour transformer son pays en un modèle de démocratie, de stabilité et de prospérité. Son leadership a permis au Cap Vert d'être aujourd'hui internationalement reconnu comme l'une des démocraties les plus stables d'Afrique. Le président Pires a rejeté catégoriquement toute suggestion de modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat. C'est exactement ce que l'on peut espérer d'un dirigeant dont la longue carrière, marquée par la modestie et l'intégrité, a été consacrée à servir son peuple et son pays».

En recevant le Prix Ibrahim, le président Pires a déclaré: «Le Cap Vert est parti de peu, mais étape par étape et grâce aux efforts des Capverdiens, nous avons atteint un niveau qui nous permet de mériter la reconnaissance du Comité d'attribution du Prix. Je pense que derrière l'initiative noble et visionnaire du Prix réside une passion franche pour l'Afrique. Il exprime à la fois une préoccupation face à l'avenir, et la confiance que le peuple africain et ses enfants peuvent construire un futur conforme à leur volonté. Je tiens à exprimer ma solidarité avec le peuple tunisien pour avoir renversé un régime autoritaire. Je tiens à rendre chaleureusement hommage au sacrifice du jeune Mohamed Bouazizi. Je souhaite le plus grand succès aux institutions politiques légitimes et nouvelles qui ont été établies en Tunisie».

Evoquant les événements en Afrique du Nord cette année, Mo Ibrahim a déclaré: «Le printemps africain est là pour durer - il n'y a pas de retour en arrière possible. Le message adressé à nos dirigeants parle haut et clair. Faites des réformes, démocratisez, développez, créez des emplois - sinon, faites valoir vos droits à la retraite avant qu'il ne soit trop tard».

Afin de célébrer les extraordinaires événements tunisiens qui ont inspiré le printemps arabe, la Fondation Mo Ibrahim a organisé un concert exceptionnel à Tunis la veille de cette cérémonie. "L'Afrique fête la démocratie" a réuni sur la même scène des artistes tunisiens et subsahariens de premier plan, et attiré plus de 4 500 Tunisiens et africains de nombreuses nationalités.

Toutes les recettes de la soirée seront reversées aux programmes pour la jeunesse du Croissant Rouge tunisien.

 

Rupture d'une politique internationale faite de tâtonnement?

Passée l'époque des errements diplomatiques qui faisaient de lui la risée sur la scène internationale, le Sénégal retrouve la sérénité et gagne des points. Cheikh Hadjibou Soumaré a, en effet, été élu Président de la Commission de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine). Ce qui rompt d'avec une politique internationale faite de tâtonnement.

 

Après avoir sacrifié son poste en 2004 et voté pour le candidat malien, espérant pouvoir remettre en cause l'accord tacite entre les présidents Houphouët Boigny de la Côte d'ivoire et Léopold Sédar Senghor du Sénégal, dont les deux les pays étaient les locomotives de l'organisation régionale, le Sénégal vient de récupérer la présidence de la Commission de l'UEMOA.

En acceptant, en effet, de voter pour Soumaïla Cissé au détriment de son compatriote, Moussa Touré, candidat sortant, le président sénégalais donnait un signal fort à la Côte d'ivoire pour revoir le système de gouvernorat de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest).
Mais, le poids lourd de l'union fit la sourde oreille. La Côte d'ivoire s'accroche à son poste et ne veut nullement remettre en cause ce 'deal' qui permet au Sénégal d'abriter le siège de l'institution et elle, la direction de la Banque centrale de l'union.

Ainsi, avec l'élection de l'ancien Premier ministre sénégalais à la tête de l'Institution, le pays de la Teranga semble se repositionner sur l'échiquier international. Cela, après la tentative avortée de placer l'ancien ministre Abdoul Aziz Sow à la présidence de la Commission de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).

Après cet échec, on a parlé de lui comme potentiel candidat du Sénégal à la présidence de l'UEMOA où un autre Sénégalais, El Hadj Abdou Sakho, Commissaire du département des politiques économiques et de la fiscalité intérieure de l'UEMOA, partait grandement favori devant la candidature nigérienne. Mais in fine, Wade a décidé, à la dernière minute, de présenter son ancien Premier ministre de 2007 à 2009, Cheikh Hadjibou Soumaré, dont le profil sied bien à l'emploi.

Un homme nu passe derrière Hillary Clinton en pleine rencontre diplomatique.

La scène a été filmée souis les regards divertis des journalistes et a provoqué une coqueluche de rires au Secrétaire d'Etat américaine. .

 

Hillary Clinton a vécu un moment assez insolite à Hawaï. Elle était en train de se faire prendre en photo avec le chef de l'exécutif de Hong Kong, Donald Tsang, lorsqu'un homme vêtu seulement d'un pagne bleu a surgi derrière eux, passant furtivement devant l'assistance.

Le Secrétaire d'état américaine a pris l'incident de manière humoristique. Surprise, elle a tout d'abord hurlé de rire en voyant l'homme. Elle ne l'a aperçu qu'une fois qu'il était complètement passé derrière eux. Les photographes et les journalistes ont bien ri en le voyant courir, ce qui lui a mis la puce à l'oreille.

Après s'être remise de cette émotion, elle s'est adressée aux journalistes: «J'espère que vous avez tout filmé…».

Effectivement la scène a bien été immortalisée, pour notre plus grand plaisir et pour la joyeuse "Hyllarité"  de Mme Clinton!

 

regarde la video de la scène

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=8Ial0-l8jIw

 

L'Afrique était l'invitée d'honneur de Paris Photo.

Quand le plus prestigieux salon de l'art photographique au monde invite l'Afrique, quelle Afrique se retrouve dans le viseur? Des photographes africains? Des galeries africaines? Des photographies qui montrent l'Afrique?


Au plus grand salon de l'art photographique au monde, il y avait une découverte majeure à faire: la photographie africaine. Elle ne vient pas forcément d'Afrique, ni de photographes africains. La 15e édition de Paris Photo avait le mérite de défier une réalité bien connue. Malgré l'inexistence de galeries sur la presque totalité du continent, il y a énormément de photographes prometteurs en Afrique. Sur 135 exposants issus de 23 pays, il n'y avait que quatre galeries africaines, toutes venues d'Afrique du Sud.

«Il n'y a pas une photographie africaine, mais des artistes. Chacun a un style, Notre salon est l'occasion de montrer l'exhaustivité de la scène africaine. Il ne s'agit surtout pas de montrer l'Afrique prise en photo au sens d'une vision illustrative. Ce sont des photographes issus du continent ou de la diaspora du continent dont on montre le travail. Et ce travail n'est pas à ghettoïser et à enfermer sous un label. Il est au contraire à mettre en relation avec les différentes pratiques et approches à travers le monde», souligne Julien Frydman, le directeur de Paris Photo.

«Pour moi, il n'y a pas de photographie africaine. Il y a des personnes qui voyagent et maintenant les photographes nés en Afrique voyagent autant à l'étranger qu'en Occident, comme les photographes occidentaux. Maintenant tout s'égalise», dit le français Philippe Bordas (50 ans), qui  parcourt depuis une vingtaine d'années son Afrique "héroïque", à l'opposé de l'Afrique "victimisée" qu'on voit habituellement en photo. Co-auieur avec le photographe Sidiki Traoré d'une série époustouflante qui capte les Chasseurs du Mali en habit de Moyen Age avec des hyènes en laisse, des serpents sur les épaules ou devant une tête de biche empaillée. Ces photos valent aujourd'hui entre 3.500 et 10.000 euros.

Pascal Martin Saint Léon de la galerie de la Revue noire se montre résolument convaincu en exposant fièrement 50 photographes africains allant du trésor vivant Malick Sidibé, né en 1936 au Mali, jusqu'aux jeunes artistes d'aujourd'hui: Alain Polo, né en 1985 à Kinshasa, qui esquisse des fragments d'un autoportrait, Dorris Haron Kasco, né en 1966 à Abidjan, qui poursuit Les Fous d'Abidjan et Joel Andrianomearisoa, né en 1977 à Madagascar, qui joue plutôt avec des doubles de lui-même.

«Le face-à-face Nord-Sud, Afrique-Europe ou Afrique-Occident, est passé, proclame Pascal Martin Saint Léon. La plupart des jeunes artistes vont plus facilement en Asie ou en Amérique latine, surtout au Brésil à cause des liens historique profonds. Le rapport n'est plus Nord-Sud. L'Afrique à la fois regarde et s'intègre à l'ensemble du monde. Les photos de Joel Andrianomearisoa ont été prises à Istanbul, d'autres à Bamako, d'autres en France, d'autres à Madagascar ou à New York. Il n'y a plus cette limitation, il n'y a plus ce face-à-face frontal. Cette époque est finie ou sur le point de se terminer. »

Néanmoins, le seul pays africain capable, pour l'instant, d'envoyer une galerie à Paris Photo est l'Afrique du Sud. La Gallery MoMo de Monna Mokoena à Johannesbourg est l'une des quatre galeries qui démontrent la vivacité de la création et la réalité d'un marché sud-africain. Depuis 2003, MoMo ne défend pas un éventuel passeport africain mais le message universel des jeunes artistes.

«Ici vous voyez une oeuvre d'Ayana V. Jackson. Elle est Américaine mais elle vit depuis 7 ans en Afrique du Sud. La réflexion dans sa photographie contient à la fois l'histoire de la route de l'esclavage et ses liens vers l'Afrique. Mais en même temps, elle utilise une autre métaphore et une autre iconographie: les images de la guerre au Vietnam ou le lynchage des noirs aux Etats-Unis pendant la ségrégation raciale. Le Congolais Sammy Baloji habite à Bruxelles. Il montre des atrocités que les Belges ont commis pendant la colonisation en Afrique. Sammy mixe ce sujet avec des paysages contemporains. Ainsi, il montre que jusqu'à aujourd'hui le pillage continue au Congo. Il regarde le passé et parle ainsi du présent», explique Monna Mokoena.

L'Afrique doit investir dans ses propres artistes. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a aucun photographe africain dans le Top 10 des photographies les plus chères, dominé par les Américains et les Allemands comme Cindy Sherman, Richard Prince ou Andreas Gursky. Quand entrera le premier Africain dans le Top 10 ?

«Quand l'Afrique commencera à investir dans ses propres artistes et développera leurs valeurs pour obtenir ces prix-là.  Nous n'attendons pas que les Européens fassent ce travail pour nous. Nous Africains devons soutenir et obtenir ce niveau de prix», avance Monna Mokoena avec un grand sourire.

A Paris Photo, les tirages africains les plus chers plafonnent entre 45 000 et 70 000 euros.