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Cérémonie présidée par les chefs d'Etat Ali Bongo Ondimba et Teodoro Obiang. 
Ce pont sous régional, situé entre entre la Guinée et le Gabon, fait office d'une frontière, afin de faciliter la fréquentation des populations, surtout en période de la CAN 2012 que les deux Etats co-organisent.

 

L'objectif est de favoriser une meilleure circulation des personnes et des biens entre les deux pays membres de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale). En ce sens, un accord de coopération relatif à la circulation des personnes et des biens avait déjà été signé le 13 mai 1983, à Malabo.

Ce pont est une étape supplémentaire dans le processus d'intégration des 6 Etats de la CEMAC:  le Cameroun, la Guinée Equatoriale, la République Centrafrique, le Congo, le Gabon et le Tchad. 
Le Gabon et la République soeur de la Guinée Equatoriale entretiennent les bonnes relations depuis de longue date, renforcées d'ailleurs dans le cadre des organismes sous-régionaux: 
● CEEAC (Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale); 
● et CICIBA (Centre International des Civilisations Bantoues).


Norbert Ngouma

 

Ariella Airlines est une filiale du groupe Sophia dirigée par Samuel Laogo Karambiri.
Le paysage du transport aérien a été enrichi par la naissance d'une nouvelle société de droit burkinabè, en l'occurrence Ariella Airlines, qui a son siège social à Ouagadougou, sa base d'exploitation à Bobo-Dioulasso et compte desservir 22 destinations dont 17 villes africaines.

La vision d'Ariella Airlines consiste à servir autrement à travers une prestation unique pour un tarif unique dont celui de la ligne Ouaga-Bobo pourrait être de 15 000 F CFA en semaine et 12 500 F CFA les week-ends en aller simple.

Responsable du groupe Sophia composé des sociétés Ariella Voyages et Ariella Jet Services, Samuel Laogo Karambiri nourrissait la secrète et noble ambition de donner des ailes à l'intégration sous-régionale. Il ne tardera pas à concrétiser son projet par la création d'une compagnie de transport aérienne adaptée au contexte socioéconomique africain.


Mais en quoi cette nouvelle société est-elle différente des autres ?

A en croire son promoteur, celle-ci est une société de droit burkinabè au capital de 260 millions CFA dont le siège social est à Ouagadougou et sa base d'exploitation à Bobo- Dioulasso.

Conformément à sa vision qui consiste à servir autrement, la nouveau-née dans le paysage du transport aérien a opté pour le principe du service unique pour un tarif unique.

En d'autres termes, les prestations seront délestées des services annexes non nécessaires, ce qui permettra de les rendre plus accessibles au plus grand nombre en réduisant les dépenses au simple coût du transport.

Pour ce faire, Ariella Airelines a choisi d'adopter le modèle «middle cost» (coûts moyens) qui repose sur une standardisation et une simplification à l'extrême du processus de production.

Pour ce faire, elle jouera sur des leviers comme le recours intense à Internet comme canal de distribution, l'optimisation des trajets et des avions, les vols de point à point et sans correspondance, des services simplifiés au client qui doit désormais payer les services supplémentaires en option.

Les autres innovations apportées par Ariella Airlines sont le maintien du tarif sur une destination donnée tout au long de l'année quelles que soient la durée du séjour du passager et la date d'achat de son billet.


Les billets de la nouvelle compagnie aérienne seront non remboursables mais cessibles et celle-ci compte desservir la ligne Ouaga-Bobo-Ouaga au minimum deux fois par jour dont les tarifs en aller simple peuvent varier entre 12 500 les week-ends à 15 000 F CFA en semaine.

Et l'administrateur général de la société de préciser que cette recherche d'économie et de bas coûts ne se fera jamais au détriment de la sécurité des vols. Vingt-deux destinations seront desservies dont 17 en Afrique par des avions de la gamme «Nouvelles générations».


Quant au choix de Bobo-Dioulasso comme base principale, l'animateur de la conférence de presse l'a justifié par le fait que la capitale économique burkinabè est plus rentable de par sa position géographique.

En effet, celle-ci est plus proche des autres villes africaines desservies que Ouagadougou dont l'aéroport est d'ailleurs trop concentré. En plus de cela, les installations techniques de l'aéroport de la ville de Sya seraient assez performantes. La période probable retenue pour le vol inaugural d'Ariella Airelines est le mois de septembre prochain.


Les destinations desservies par Ariella Airlines sont: Bobo-Dioulasso Ouagadougou Abidjan Bamako Conakry Dakar Niamey N'Djamena Accra Lomé Cotonou Douala Malabo Libreville Pointe Noire Brazzaville Luanda Johannesburg Bruxelles Paris Genève Rome.

A. Sawadogo

 

Bons baisers de Caracas de la part de Chavez à Kadhafi. 
Alors que la coalition va-t-en-guerre et l'Otan s'enlisent dans le bourbier libyen, ce sont Kadhafi et ses partisans qui boivent du petit lait. Après l'assassinat de l'un des leaders de la rébellion, Abdel Fatah Younes, transfuge du camp du Guide libyen, ce dernier marque un précieux point qui lui permet de reprendre du poil de la bête sur un terrain qu'il semblait perdre jusque-là.


Le Conseil National de Transition (CNT) avait promis de ne pas respecter une quelconque trêve de ramadan. Curieusement, ce sont ses troupes qui essuient le pire des revers.

Même si la communauté européenne et les autres alliés du CNT ne veulent pas reconnaître l'évidence d'un certain échec en Lybie, c'est du lointain Caracas que leur vient finalement la leçon. Et Hugo Chavez n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. Dans une lettre adressée à son «ami» et diffusée par les médias vénézuéliens, il a déclaré que le CNT est simplement illégitime et qu'il faut se départir de «cette pantomime».

Avec son légendaire franc-parler, le leader bolivarien trouve incongru de soutenir des «terroristes». «C'est très dangereux, on peut faire la même chose à d'autres présidents; demain cela peut être n'importe lequel d'entre nous!».


En clair, Chavez se démarque de tout projet de renversement du leader libyen ainsi que de tout soutien au CNT. Pour lui, tout cela n'est que l'expression de «l'impérialisme» qu'il a toujours combattu.

Compatissant, le chef de la révolution bolivarienne achève sa lettre par ces mots on ne peut plus aimables, qui valent leur pesant d'or pour un Kadhafi seul contre tous: «Merci Mouammar, où que tu sois, en train de résister à une nouvelle agression impérialiste, que Dieu te protège, te donne santé et longue vie, à toi et au peuple libyen». 

De bons baisers venus de Caracas qui ne manqueront pas d'apporter du baume au coeur du «Roi des rois traditionnels d'Afrique», à la recherche d'une nouvelle boussole contre ce qu'il définit «une agression impérialiste néo-coloniliste».


D'un pro Gbagbo à un pro Ouattara.
L'Ivoirien Tiémoko Meyliet Koné, nommé gouverneur de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) au mois de mai, lors de session extraordinaire de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine), succède à son compatriote Henri-Philippe Dacoury-Tabley, un proche de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, contraint à la démission au plus fort de la crise post-électorale ivoirienne.


Tiémoko Meyliet Koné a été directeur de cabinet du Premier ministre Guillaume Soro et ministre de la Construction et de l'Urbanisme, dans le dernier gouvernement avant l'élection présidentielle de 2010.

Ancien adjoint au directeur national de la BCEAO pour la Côte d'Ivoire, le nouveau gouverneur était, depuis décembre 2010, le conseiller spécial du président ivoirien Alassane Ouattara chargé des affaires économiques et monétaires.

Fondée en janvier 1994 à Dakar, la BCEAO est la banque d'émission des 8 membres de l'UEMOA que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

La Côte d'ivoire est l'Etat membre le plus prospère de l'UEMOA. Son produit intérieur brut (PIB) est de 10.925 milliards CFA sur les 32.637 milliards accrédités à l'ensemble de l'union, soit environ un tiers.


Alimata Sidibé 

Un lapsus de M. Juppé: la Côte d’Ivoire et la métropole?
On a souri de la pauvre ministre Mme Dati dont la langue a fourché du mot "nflation" à … "fellation". Revenait-elle alors d’une rencontre torride dont elle n’était toujours pas remise, pour commettre pareil lapsus? Nul n’a su ce qu’il en était. Suscitera-t-il le même succès celui plus austère de M. Juppé, ministre de la Défense? Mais, au juste, est-ce bien un lapsus ou s’agit-il d’un mot propre sciemment choisi? Va savoir, vas-y voir!

Le mot « métropole » a-t-il échappé àM. Juppé ou bien l’a-t-il employé sciemment pour désigner le pays que les ressortissants français sont invités à regagner en quittant la Côte d’Ivoire? En fait, Freud, expert en lapsus, dirait que ça ne change rien à l’affaire dans l’un et l’autre cas.

Le contexte où ce mot de « métropole » est employé, est sans ambiguïté.
■1- M. Juppé ne parle pas d’une cité qui est le siège d’un archevêché.
■2- Il n’évoque pas davantage une grande ville, centre administratif, économique et culturel d’une région.
■3- En revanche, par rapport à la Côte d’Ivoire, la France est désignée par le mot «métropole», comme l’État colonisateur qui règne sur des colonies. Le terme appartient bien à la sémantique coloniale.

Le ministre de la Défense français ne pouvait mieux trahir le cadre de référence colonial qui donne forme à sa représentation du monde: la France demeure bien la métropole par rapport à l’ancienne(?) colonie de Côte d’Ivoire.

En voudrait-on confirmation? L’usage du dispositif militaire français sur place que prévoient M. Juppé et le gouvernement français, est conforme à ce schéma de pensée : la protection des ressortissants français si besoin est.
Pour s’en convaincre, il suffit d’inverser les rôles. Imagine-t-on des troupes ivoiriennes sur le sol français et une déclaration du ministre de la défense ivoirien pour annoncer leur mission de protection des Ivoiriens en France, «si le moindre danger pesait sur eux»? Ne dénoncerait-on pas aussitôt une atteinte à la souveraineté de l’État français?

On objectera que la présence de forces militaires françaises en Côte d’Ivoire résulte d’accords bilatéraux. On ne le nie pas. On s’interroge seulement sur l’emploi du terme « métropole » que ces accords ne légitiment pas pour autant. Il semble, en revanche, que cette présence militaire sur le sol ivoirien tende à maintenir dans l’esprit d’un ministre de la Défense français une représentation archaïque de relations entre États héritée de la colonisation.

Une ancienne colonie peut être blessée par la permanence d’une sémantique de la colonisation prétendument révolue. M. Juppé aurait voulu donner corps au complot dont M. Gbagbo accuse la France, qu’il ne pouvait mieux s’y prendre.


P. V.

Le Président anméricain a salué le mois de carême musulman.
Michelle se joint à moi pour transmettre nos meilleurs voeux à toutes les communautés musulmanes aux États-Unis et de par le monde. Le mois du ramadan est une période festive qu'attendent avec joie les musulmans du monde entier.

Les familles et les collectivités se rassemblent pour partager l'Iftar et les prières. Les bazars s'illuminent dans la nuit dans des villes multiples, de Rabat à Djakarta. Et ici, aux États-Unis, les musulmans américains partagent les traditions du ramadan avec leurs voisins, leurs camarades d'études et leurs collègues.

Pour les nombreux musulmans de par le monde, le ramadan est aussi un mois de réflexion profonde et de sacrifice.
Comme pour d'autres religions, le jeûne sert à renforcer le sens de la spiritualité, la discipline, et une prise de conscience accrue de la miséricorde de Dieu. C'est aussi un moyen de se souvenir de l'importance de l'aide aux plus malheureux.
Le nombre déchirant de vies perdues et les images de familles et d'enfants en Somalie et dans la Corne de l'Afrique qui luttent pour survivre nous rappellent que nous sommes tous humains et que nous devons agir.
Il est temps que les nations et les peuples oeuvrent de concert afin d'éviter une catastrophe encore pire, en offrant soutien et assistance aux opérations d'urgence déjà en cours.

De tels événements nous rappellent la leçon transmise par toutes les grandes religions du monde, dont l'Islam: ne faites pas à autrui ce qui vous ne voudriez pas que l'on vous fasse.
C'est dans cet esprit que je souhaite à tous les musulmans du monde entier un mois béni.

H. M.

 

A nouveau dans la spirale infernale de la sécheresse et de la famine aggravée par les conflits locaux et régionaux.

Les instances internationales qui avancent d'ores et déjà le chiffre de 12 millions de personnes menacées de famine en Erythrée, en Ethiopie, en Somalie, à Djibouti, dans le nord du Kenya et jusqu'en Ouganda tentent de mobiliser les bailleurs de fonds, pourtant avertis, depuis au moins 6 mois, de la catastrophe annoncée.

 

Déjà victime au début des années 1970 de famines similaires qui avaient notamment provoqué la chute de l'empereur éthiopien Hailé Sélassié, puis en 1984/1985 les marches de la faim et la mort au bord des routes, la région n'a jamais réussi à mettre sur pied des programmes de prévention et des réserves d'eau susceptibles de contrer les effets récurrents de la sécheresse.

Mis en cause, les conflits latents ou avoués : ainsi l'Ethiopie et l'Erythrée frappées de plein fouet dans les années 1980 se sont affrontées tout d'abord dans une guerre ouverte qui s'est soldée par l'indépendance érythréenne. Celle-ci a privé Addis-Abeba de tout débouché sur la mer forçant la grande puissance de la Corne de l'Afrique à se tourner vers Djibouti qui a souvent profité des malheurs de ses voisins. Ce pays abrite aujourd'hui aussi bien des forces françaises qu'américaines qui cherchent à la fois à combattre le terrorisme international et à protéger les puissances pétrolières du Golfe.

L'Ethiopie, qui s'est battue contre la Somalie et a gagné la guerre de l'Ogaden (sud-est éthiopien) bénéficie du soutien américain et estime avoir un droit de regard sur les pays de la région.

L'Erythrée, qui a elle aussi perdu les batailles contre l'Ethiopie, joue les mouches du coche afin d'affaiblir le régime d'Addis-Abeba, qui connaît toujours des conflits entre les principales ethnies qui la peuplent.

Autre facteur déstabilisant, la mainmise sur des terres éthiopiennes comme soudanaises, par aussi bien des Arabes du Golfe, des Asiatiques et des compagnies étrangères y compris occidentales pour y cultiver des denrées alimentaires ou des biocarburants (voir encadré).

 

Les chiffres des victimes de la famine concernant l'Ethiopie et l'Erythrée sont encore imprécis en raison de l'absence de nombreuses ONG qui ont été empêchées d'agir librement. Il semble toutefois que la Somalie est cette fois-ci la plus touchée.

Victime depuis plus de 20 ans de violences et de conflits, elle comptait en 2010 plus de 1,4 million de déplacés de l'intérieur et plus de 600 000 réfugiés dans des pays voisins, Kenya en tête, suivi du Yémen, chiffres en pleine expansion.

Des dizaines de milliers d'entre eux ont risqué leur vie en effectuant la dangereuse traversée du golfe d'Aden depuis le nord de la Somalie vers ce pays du sud de la Péninsule arabique, qui lui-même connaît des troubles.

Cette région est aussi sillonnée par les pirates qui aggravent l'insécurité. "Il y a une sorte de réseau d'activités criminelles entre les pirates et les trafiquants", estime le HCNUR (Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés).

La Somalie a souffert des affrontements entre clans et chefs de guerre, souvent attisés par ses voisins. Le pays avait fini par être dominé par les shebabs, membres des tribunaux islamiques se réclamant d'al-Qaïda.

Mogadiscio, la capitale, a cependant été reprise en janvier 2007 par une alliance entre forces éthiopiennes - soutenues par les Etats-Unis - et le gouvernement fédéral de transition. Depuis, la situation de guerre civile perdure, les shebabs occupant des régions entières et décidant si oui ou non des ONG ou même le CICR peuvent s'occuper des populations affamées.

 

L'ONG Survival International relève le paradoxe de la mainmise sur des terres éthiopiennes comme soudanaises, par aussi bien des Arabes du Golfe, des Asiatiques et des compagnies étrangères y compris occidentales pour y cultiver des denrées alimentaires ou des biocarburants. Des tribus indigènes sont spoliées de leurs terres agricoles les plus productives qui sont allouées à des compagnies étrangères qui pratiquent une agriculture intensive d'exportation alors que des milliers de personnes souffrent de la famine en cette grave période de sécheresse qui affecte le sud de l'Ethiopie.

 

La Banque mondiale estime que 3,9 millions d'hectares ont été cédés au Soudan et 1,2 million en Ethiopie entre 2004 et 2009. Cette ruée touche de nombreux pays africains, y compris le Ghana, le Mozambique, la Namibie, le Cameroun, la RD-Congo ou le Congo-Brazzaville.

Les populations locales, qui n'ont jamais été consultées, ont été réduites au silence avec l'interdiction toute opposition à la spoliation de leurs terres.

 

T. D.