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Protection invoquée contre la violence aux réfugiés et travailleurs migrants.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, António Guterres, a lancé un appel pressant pour que les Africains sub-sahariens soient protégés en Libye. Des informations affluent depuis Tripoli sur des personnes visées pour leur couleur de peau, alors que les villes tombent aux mains des rebelles.

«S'ils voient que vous êtes Africain, que vous êtes noir, ils vous attaquent. Pour les rebelles, tous les noirs sont contre eux. La situation est vraiment désespérée», a indiqué Ahmed, un somalien professeur universitaire, joint par le HCR.

Les Africains sub-sahariens, tout spécialement ceux originaires du Niger, du Tchad et du Soudan, sont visés par les deux parties au combat après que des Africains sub-sahariens aient été signalés comme étant des mercenaires à la solde du régime de Kaddhafi.

Le Haut Commissaire a lancé un appel à la retenue aux forces rebelles et aux civils libyens.

«Nous avons vu précédemment dans cette crise que ces personnes, tout spécialement les Africains, peuvent être particulièrement vulnérables à l'hostilité ou à des actes de vengeance», a-t-il expliqué, soulignant qu'il est «essentiel que la législation humanitaire soit prépondérante dans un contexte d'instabilité et que les étrangers (y compris les réfugiés et les travailleurs migrants) puissent pleinement et correctement bénéficier d'une protection contre la violence».

Sacrée guerre humanitaire... et pauvres gens sacrifiés sur l’autel du mensonge.

Les "rebelles" de Misrata en Libye ont chassé toute la population noire de la ville, selon un article du "Wall Street Journal "intitulé «La ville libyenne déchirée par des luttes tribales», qui fait froid dans le dos.

Quand les  "rebelles" se préparaient à prendre la ville de Tawergha, ils se proposaient de la nettoyer de tous les noirs, dès qu’ils l’auraient conquise. Est-ce que ce n’est pas ce qu’on appelle d’habitude un "génocide"?
Selon l’article du Journal les "rebelles" se considèrent comme des «brigades dont la mission est de purger le pays des esclaves à la peau noire». Le Journal cite un commandant rebelle Ibrahim al-Halbous qui aurait dit, en parlant des Libyens noirs: «Il faut qu’ils fassent leurs valises» et aussi  «Tawergha n’existe plus, il ne reste que Misrata».

Vous ne lirez pas cela dans le "New York Times" qui est devenu un journal aussi corrompu que la vieille Pravda pendant l’ère soviétique. Depuis le début du conflit libyen, les éditoriaux du "Wall Street Journal" insistent sur le fait que les "rebelles" sont racistes et se sont servi des allégations comme quoi Mouammar al-Kadhafi avait employé des mercenaires d’autres pays d’Afrique pour massacrer les Libyens noirs.

Les preuves de lynchage public de noirs sont disponibles sur le net en faisant une simple recherche sur Google ou Youtube même si le "New York Times" a complètement ignoré ce fait capital.

Au contraire, le "New York Times" se vante de soutenir la campagne de bombardements de l’OTAN, qui a causé la mort de civils. Le Times n’a pas non plus mentionné que le réprésentant Dennis Kucinich (Démocrate – NdR)  avaiit demandé que le tribunal criminel international (ICC) mette en examen des commandants de l’OTAN qui auraient commis des crime de guerre en rapport avec les meurtres de civils.

Le "Times" ne peut pas parler du nettoyage ethnique des Libyens et des immigrants noirs en provenance d’autres pays d’Afrique parce que cela entacherait la réputation des "rebelles" que le Times soutient inconditionnellement bien que le ICC ait rapporté qu’ils avaient commis des crimes de guerre.

Le Times préfère s’en tenir à sa narrative simpliste «Le méchant al Kadhafi» et  «Les bons rebelles» sans se soucier du fait que, toujours selon le "Wall Street Journal", les rebelles soient entraînés par d’anciens leaders d’al-Qaeda qui ont été relâchés de la prison de Guantanamo par les USA.

Le "Times" a aussi complètement passé sous silence le plan de paix de l’Union Africaine (UA), appelant notamment à un cessez-le-feu, à des négociations pour une constitution et des élections démocratiques, sous le contrôle de la communauté internationale.

 

 

 

 

Le géant pharmaceutique avait testé un antibiotique sur des enfants de l'Etat de Kano.
Le laboratoire Pfizer a commencé à indemniser les familles des enfants nigérians victimes de ses essais de médicaments au Nigeria. Les parents de 4 enfants décédés ont reçu des chèques de 175 000 dollars. Ce sont les premières indemnisations au terme d'une longue bataille judiciaire. Et les quelque 200 familles qui avaient porté plainte au départ attendent la suite de la procédure.

Voilà deux ans que le géant américain a signé un accord avec l'Etat de Kano, où s'étaient déroulés les essais cliniques. Pfizer salue aujourd'hui ces quatre premiers chèques comme une «étape historique». En 1996, en pleine épidémie de méningite au Nigeria, le géant pharmaceutique avait testé un de ses antibiotiques sur des enfants de l'Etat de Kano, dans le nord du pays. Le médicament en question, le Trovan est accusé d'avoir provoqué la mort de 11 enfants et d'en avoir handicapé des dizaines d'autres.

Pour mettre fin à une longue bataille judiciaire, le groupe pharmaceutique promettait 75 millions USD au total:

■ 10 pour payer les frais de justice de l'Etat nigérian;

■ 30 pour financer des installations médicales;

■ 35 pour indemniser les victimes.

Pour mémoire, Pfizer est accusé d'avoir provoqué la mort de 11 enfants et des dommages physiologiques sur quelque 200 autres en testant sur eux un antibiotique en 1996. Or, les familles de ces enfants, elles, jugent les procédures d'indemnisation beaucoup trop lentes.

C'est que depuis 2009, le laboratoire a exigé des tests ADN sur les plaignants pour s'assurer que les fonds soient bien versés aux seules victimes. Car, selon le comité créé par Pfizer et l'Etat de Kano, pour le paiement des indemnités, les plaignants seraient beaucoup plus nombreux qu'au départ, près de 600 désormais.

Après avoir subi des tests ADN confirmant leurs liens avec les enfants décédés, 4 familles ont donc reçu 175 000 dollars chacune.

Mais des centaines d'autres attendent les résultats de leurs tests. Et, les enfants encore en vie devront se soumettre à des examens pour déterminer leur degré d'invalidité et le montant de leur compensation.

 

Okpara G.

L'IDE et les envois de fonds des migrants sont les plus importants financements du développement en Afrique.

Ce ne sont pas que les pays en développement qui en font les frais (-24%) mais ils subissent plus durement la baisse de 36,7% des flux mondiaux d'DE (Investissement Direct Etranger) qui ont tout de même atteint le montant de 1122 milliards USD, en 2009. C'est dans le Rapport économique 2011 sur l'Afrique, présenté à Dakar.

 

L'IDE et les envois de fonds des migrants représentent les flux de capitaux privés les plus importants pour le financement du développement en Afrique, compte tenu des contraintes budgétaires et du faible niveau de l'épargne nationale auxquels se heurtent la plupart des gouvernements africains. Mais la crise mondiale est passée par là et son impact notamment sur les flux mondiaux d'IED a été tel que ces derniers ont baissé de 36,7%.

La préoccupation qui ressort du rapport se situe cependant au niveau de la répartition des avantages entre l'économie d'origine et celle d'accueil. La suggestion faite par les auteurs du rapport est que «les pays africains devraient par conséquent adopter une approche sélective lorsqu'ils acceptent l'IED afin d'assurer la cohérence entre l'augmentation de l'IED et la poursuite de la stratégie de développement national».

D'avantage d'efforts doivent être déployés en Afrique pour attirer davantage d'investissements ayant un lien avec le reste de l'économie, permettant de créer des emplois et entrainant un transfert de connaissances et le renforcement des capacités locales.

Le Rapport économique sur l'Afrique 2011 dont le thème porte sur: «Gérer le développement: Le rôle de l'État dans la transformation économique», est une publication conjointe de la Commission Economique pour l'Afrique (CEA) et de l'Union Africaine (UA). Il a été établi sous la supervision générale du Secrétaire exécutif de la CEA et du Président de la Commission de l'Union Africaine (CUA).

 

T. H.

 

 

 



Les systèmes de santé africains pêchent par insuffisance des crédits et gaspillage des ressources allouées.

Les cadres et les politiques africains sont-ils en train de prendre conscience que l'avenir de l'Afrique se fera par les Africains et avec les Africains ? Ce sentiment était très perceptible à la 61ème session du comité régionale de l'OMS-Afrique, pour la première fois en Côte d'Ivoire, à Yamoussoukro, à la Fondation Félix Houphouet Boigny.

«Arrêtez de tendre la main. Ayons une vision, une stratégie, prenons des résolutions combattons la corruption dans nos systèmes  coordonnez vos partenaires dans le sens de votre vision. Ceux qui ne veulent pas, refusez leur argent . Nous ne sommes pas pauvres. Nous sommes riches et exploitons nos richesses», s'est révoltée Dr. Agnès Binagwaho, ministre de la santé du Rwanda, lors du débat sur le financement de la santé en Afrique.

Son intervention a été fortement saluée par la salle et notamment par Dr Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, qui a reconnu: «Le ministre de la santé du Rwanda est plein de dynamisme », a. « C'est le meilleur débat que j'aie jamais eu depuis longtemps. L'Afrique est pour moi, le continent de l'espoir», a-t-elle avoué.

En fait, selon plusieurs experts présents à Yamoussoukro, le Rwanda est cité en exemple avec quelques autres pays africains comme ayant un bon système de santé.

Pour les panélistes, s'il est vrai que les systèmes de santé des pays africains pêchent par une insuffisance des crédits alloués, ils pêchent aussi à cause du grand gaspillage des ressources allouées.

Selon Dr David Evans, directeur du Financement de la Santé à l'OMS, «beaucoup de dépenses inadéquates sont faites. Il faut savoir réduire pour mieux gérer même sans de nouveaux investissements». Et un autre pénaliste d'ajouter: «Il faut être beaucoup plus efficace dans l'utilisation des ressources disponibles».

Pour Dr. Agnès Soucat, Directeur du Développement humain à la BAD (Banque Africaine de Développement), plusieurs facteurs expliquent le retard de l'Afrique en matière de financement de son système de santé. Mais, il y a des facteurs clés:

Premièrement, il y a pas eu des ressources suffisantes pour le développement et le maintien des systèmes de santé.

Deuxièmement, les ressources disponibles ont été utilisées de manière non rationnelle, en partie à cause du manque d'utilisation systématique de processus et d'outils pour fixer les priorités dans l'utilisation des maigres ressources.

Troisièmement, les ressources supplémentaires n'ont pas été déployées de manière efficiente.

«Mais, le seul financement ne suffit pas. Si vous avez un système de santé mal structuré, le financement ne va pas régler vos problèmes. L'aide ne doit pas être la seule source de financement. Il doit y avoir une complémentarité entre l'aide extérieure et les finances internes. Mais, les donateurs internationaux doivent avoir un rôle catalyseur», soutient Dr. Soucat.

En clair, l'Afrique ne doit pas compter sur l'aide pour financer son système de santé. Elle doit compter sur elle-même.

Et selon les experts, des pistes existent rien qu'en regardant les bonnes pratiques des pays comme le Ghana, le Lesotho, le Rwanda. «On n'a pas besoin d'aller chercher les bons exemples ailleurs. Il faut faire fonctionner la coopération sud-sud», estime un expert dans la salle.

Le ministre de l'économie et des finances du Niger a révélé que son budget est financé à 60% par l'aide extérieur. «Ça veut dire que c'est le bailleurs qui fixe ses priorités. C'est dire que vous n'êtes pas libre de l'affectation des ressources», a-t-il expliqué. pour justifier qu'il est difficile d'atteindre la part de 15% du budget national à affecter à la santé selon la déclaration des Chefs d'Etat à Abuja au Nigeria en 2000.

Mais, pour le Rwanda, les 15% sont atteints dans la mesure où le calcul ne prend pas en compte les dépenses faites par d'autres ministères dans les infrastructures routières, dans l'assainissement, l'électrification qui selon elle, sont des dépenses qui profitent à la santé et à rendre le système de santé performant.

Selon Dr Chan, le meilleur moyen pour accéder à l'universalité, c'est de mettre l'accès sur la santé de la mère et de l'enfant.

Les participants ont abondamment présenté l'assurance maladie comme l'une des solutions à encourager pour arriver à un accès universel. Le Ghana, le Rwanda ont très souvent été cités en exemple pour ce cas de figure.

A. T.

Aux titres des Républiques de Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Niger et Togo.

C'est devant la Cour de justice de l'UEMOA que les quatre nouveaux commissaires de l'Union ont prêté serment, hier jeudi 1er septembre 2011 au siège de la Commission à Ouagadougou.


Les 4 nouveaux commissaires sont: Augustin Tompieu-Zouo (Côte d'Ivoire) qui remplace Ibrahim Tampone au poste de Commissaire chargé du Département de l'Aménagement du territoire communautaire, des Transports et du tourisme; Ibrahima Dieme (Guinée-Bissau) qui prend la place d'Ismaïl Kpandja Binguitcha-Fare au poste de Commissaire chargé du Département du Développement rural, des Ressources naturelles et de l'environnement ; Abdallah Boureima (Niger) qui occupe le poste de Commissaire chargé du Département du Développement social et culturel en lieu et place de Jérôme Bro-Grebe et Essowè Barcola (Togo), Commissaire chargé du Département des Services administratifs et financiers en remplacement de Rui Duarte Barros.

Notons que El hadj Abdou Sakho, Christophe Joseph Marie Dabiré et Guy-Amédée Ajanohoun (Commissaires chargés respectivement du Département des Politiques économiques et de la fiscalité intérieure, du Département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération, et du Département du Développement de l'entreprise, des télécommunications et de l'énergie) conservent leurs attributions actuelles.

 

Par la voix de leur représentant, Ibrahim Tampone, les commissaires sortants, en rappelant aux entrants les acquis engrangés, les ont exhortés à avoir une vision prospective en vue de relever les challenges qui les attendent. Faire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine un outil de développement au profit des populations des 8 Etats-membres.

 

C'est là le leitmotiv des nouveaux commissaires si l'on en croit leur porte-parole, Essowè Barcola, qui a souligné qu'il oeuvreront au renforcement de l'intégration sous-régionale, voie incontournable pour le développement des pays membres. Chose entrant en droite ligne de la volonté du président de la Commission de l'UEMOA, Soumaïla Cissé, qui, à quelques semaines de la fin de son mandat, n'a pas manqué d'inviter leurs collaborateurs à poursuivre les chantiers en cours.

La sympathique cérémonie divisée en deux actes (la cérémonie de prestation de serment et celle d'au revoir et d'accueil) a pris fin par un cocktail.

 

Béma Traoré

 

L'ONUCI a reçu des allégations d'exploitation et d'abus sexuels impliquant ses éléments.

La mission a «immédiatement saisi les services compétents au siège de l'ONU à New York pour que les pays contributeurs de troupes concernées en soient informés, étant donné que toute investigation se rapportant aux membres de leurs contingents relève avant tout de leur responsabilité», a fait savoir l'ONUCI.

 

L'ONUCI ajoute que «si ces allégations s'avéraient fondées, il reviendrait aux pays dont sont originaires les casques bleus de prendre les actions appropriées à l'encontre des personnes impliquées».

De son côté, l'ONUCI a informé les autorités ivoiriennes et a également déployé des fonctionnaires dans la région concernée, afin d'évaluer la situation, de préciser les allégations et effectuer une inspection des camps, l'objectif étant «d'empêcher des membres de la mission de s'impliquer dans des actes inappropriés».

 

Cette mission a été appuyée par l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance)) et l'organisation non gouvernementale "Save the Children". Des actions de prévention ont été recommandées par la mission et une campagne de sensibilisation renforcée est en train d'être mise en place.

«En attendant, l'ONUCI tient à exprimer ses regrets les plus profonds aux victimes potentielles et tient également à réaffirmer sa volonté de poursuivre l'application de la politique des Nations Unies, de tolérance zéro concernant l'exploitation et les abus sexuels», a conclu la mission.

A. K.