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L'Afrique a besoin d'une industrie solide dans le monde d'internet.

Le business d'internet existe en Afrique, mais il n'est pas exploité à sa juste valeur pour pouvoir profiter des revenus qu'il engendre, a indiqué le Président-directeur général de la plateforme "Afrinic", Adiel Akpologan.
M. Akpologan s'exprimait dans un entretien avec l'APS en marge de la 42-ème réunion d'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), qui s'est tenue à dakar, au Sénégal et qui a réuni  1.500 participants en provenance de 130 pays.

Selon lui, les Africains doivent transcender leur façon de faire et voir qu'internet est un business global. "Il faut que nous arrêtions de voir internet en tant que pays en voie de développement. Nous devons le voir en termes de business. Le marché du business d'internet existe, sauf que nous ne nous attelons pas, nous ne nous attardons pas vraiment sur le modèle. C'est-à-dire, voir ce qui marche pour l'Afrique. Nous avons besoins d'industrie d'internet qui génèrent des sous", a expliqué le PDG d'"Afrinic qui, invitant les Africains à se poser la question de comment faire pour vendre plus de noms de domaines pour que les coûts ne soient pas prohibitifs, a souligné: "Nous ne devons pas être la partie du monde où tous se fait au rabais. Nous devons définir notre business pour qu'on nous écoute. Dans ce business, chacun vient avec des moyens imaginatifs pour pouvoir jouer sur ce marché".

Adiel Akpologan a rappelé que l'Afrique a besoin d'une industrie solide dans le monde d'internet.

Le paludisme, la maladie la plus répandue dans le monde devrait bientôt être la moins meurtrière.

En effet, les premiers résultats d'une étude à grande échelle de Phase III du vaccin appelé RTS,S vont contribuer, après une injection, à la protection des enfants africains en bas âge contre les accès palustres simples et les formes sévères. Les résultats de cette étude ont été révélé à l'occasion d'un forum sur le paludisme organisé par la Fondation Bill & Melinda Gates à Seattle, à Washington.

Selon les résultats d'un essai clinique de phase 3 dévoilés aux États-Unis, un vaccin anti-paludéen réduirait le risque de contracter la maladie d'environ 50% chez les enfants africains en bas âge.

L'essai clinique de ce vaccin dénommé RTS,S et mis au point par le groupe britannique GlaxoSmithKline dans un laboratoire situé en Belgique le plus avancé contre le paludisme--, a été mené dans 7 pays d'Afrique subsaharienne. 
Il a montré que trois doses permettent de réduire le risque de paludisme de 56% et de 47% pour la forme la plus grave quand la maladie touche des organes comme le cerveau ou les reins et devient alors fatale. 

L'analyse de ces résultats, portant sur une période de 12 mois suivant la vaccination, a été effectuée sur des données provenant des 6.000 premiers enfants âgé de six à 17 mois vaccinés. 

La publication de ces premiers résultats "marque une étape clé dans le développement de ce vaccin (...) et devrait susciter de nouveaux espoirs que le paludisme soit vaincu", souligne le Dr Tsiri Agbenyega, le principal chercheur. 
"Ces résultats prouvent l'efficacité de travailler en partenariat pour créer un vaccin antipaludéen capable de protéger des millions d'enfants contre cette maladie dévastatrice", ajoute Bill Gates, co-président de la la fondation créée avec son épouse Melinda qui finance le PATH Malaria Vaccine Initiative créé en 2001. 

Malgré des progrès importants ces dernières années pour réduire la mortalité résultant du paludisme, cette maladie tue encore 781.000 personnes par an, dont une grande majorité des enfants en bas âge en Afrique sub-saharienne, selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). 

Les résultats de l'essai clinique du vaccin RTS,S ont été présentés au Forum sur le paludisme organisé cette semaine à Seattle (Etat de Washington, Nord-Ouest) par la Fondation de Bill et Melinda Gates. 
Ils sont également publiés dans la version en ligne du New England Journal of Medicine.

 

 

Annonce du Fond des Nations Unies pour la Population.

"Le 31 octobre constitue un jalon qui présente des défis et des opportunités sans précédent à l'humanité entière", indique le FNUAP qui, de concert avec une vaste coalition de gouvernements, d'organisations, de sociétés et d'individus, mène une campagne baptisée: "Sept milliards d'actions".

"Sept milliards d'habitants - compter les uns sur les autres" est le thème de cette campagne, selon le communiqué.
La campagne veut, par le biais d'une diversité d'activités, inciter les gouvernements, les ONG, le secteur privé, les médias, les milieux universitaires et les individus à prendre des mesures qui auront un impact positif sur le plan social, explique le FNUAP.

C'est pourquoi, poursuit-il, une plateforme (7BillionActions.org) est mise en place, pour mettre en lumière des récits individuels derrière "le chiffre de 7 milliards", avec l'intention d'inspirer une action pour le bien collectif.
A cet effet, sous le leadership de son gouvernement, le Sénégal est engagé dans ce vaste mouvement mondial et mène des activités au niveau central et décentralisé par une série de manifestations et de rencontres, lit-on dans le communiqué.

Après la soeur Filippa, le sosie de Kate Middleton: Que Harry subisse son grand-frère William?

Le Prince Harry est décidément un sacré fêtard. Actuellement aux Etats-Unis pour une mission d'entraînement, le jeune homme a une fois de plus été aperçu en boîte de nuit... en compagnie d'une charmante jeune fille, qui ressemble étrangement à Kate Middleton.

Le Prince Harry a toujours subi la comparaison avec son grand frère, le Prince William bien plus sérieux que lui. Alors à défaut de lui ressembler, il a choisi une nouvelle petite amie qui ressemble à sa belle-sœur, Kate Middleton !

Actuellement en Californie pour une mission d'entraînement de pilotage d'hélicoptère, le Prince Harry, âgé de 27 ans, ne se prive pas de sortir dès qu'il en a l'occasion. Cette semaine on a donc pu le voir en train de faire la fête dans une boîte de San Diego. Et le jeune homme a passé la soirée avec une certaine Jessica ! Une jeune femme brune, âgée de 26 ans, et qui selon le tabloïd anglais serait le sosie de celle qu'on appelle désormais la Princesse Catherine, Kate Middleton !

Le Prince Harry aurait rencontré la demoiselle il y a deux semaines à l'Hôtel Andaz de San Diego où elle travaille en tant que serveuse. Depuis ils seraient revus plusieurs fois et auraient été aperçus en train d'échanger des baisers passionnés.

Quel est prochain potin en "harry...vée? On lira peut-être bientot qu'on a vu le petit prince, à Venise sur la rive du Grand canal, remorquer sur un sKATE-board, une serveuse du fameux Harry's Bar?

 

Milton Kwami

Réintégration des 3 pays d'Afrique de l'Ouest au sein du programme de coopération économique américain AGOA.

Une réhabilitation qui vient récompenser les progrès démocratiques effectués récemment. Chacun de ces pays avait auparavant perdu son éligibilité aux bénéfices de l'AGOA (Programme Américain d'Aide au Développement) en raison de changements non-démocratiques dans leur gouvernement.

Dans son communiqué, le Conseil national américain de sécurité note qu'en 2010, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Niger «ont organisé des élections présidentielles considérées comme libres et justes».
Et le texte explique que c'est à ce titre que «le président Obama a signé un décret restaurant les privilèges commerciaux et d'autres bénéfices» de ces trois pays au sein de l'AGOA.


Instauré en l'an 2000 par l'administration de George Bush, l'AGOA avait sanctionné la Côte d'Ivoire dès 2005, alors que le pays était en proie aux violences politiques. Conakry et Niamey, quant à eux, s'étaient vus écartés en janvier 2010, à l'occasion du putsch en Guinée et alors que Mamadou Tandja refusait de remettre son mandat en jeu au Niger.
Le gouvernement ivoirien a déjà salué sa réhabilitation par les Etats-Unis, la jugeant «de bon augure», après la sanglante crise post-électorale subie par le pays.

Prévu pour durer jusqu'en 2015, l'AGOA facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique mais également les réformes dans les pays subsahariens. La liste des pays membres est révisée annuellement. La Côte d'Ivoire, le Niger et la Guinée ont retrouvé leur statut et le conserveront au moins jusqu'à fin 2012.

Le "Dream Act" est devenu réalité! Bourses d'études aux sans-papier aussi.

La loi est une mise à jour d'une mesure de 2001 qui garantissaient aux étudiants sans-papiers le paiement des frais universitaires équivalents à ceux des étudiants califirniens, à condition qu'ils aient:

■ fréquenté un lycée californien pour au moins 3 ans;

obtenu un diplôme;

et démontré d'être disposé à prendre la nationalité américaine.

Habituellement, les frais de scolarité des étudiants étrangers ou non résidents en Californie arrivent à être 5 fois plus élevés que ceux des résidents.


Ainsi à partir de janvier 2012, les jeunes immigrés irréguliers en Californie pourront demander des bourses d'études des fonds non gouvernementaux tandis qu'à partir de janvier 2013, seront également à disposition des aides financières de l'Etat.

«L'avenir de la Californie dépend de la capacité de ces étudiants de se diplomer, atteindre d'excellents résultats et contribuer à notre économie. Cette loi va créer de nouvelles opportunités», a déclaré Gil Cedillo, membre du Congrès de Californie et promoteur de la disposition qui entrera en vigueur, au début de l'année prochaine.

Les partisans du "Dream Act" pointe maintenant sur l'objectif du permis de séjour aux immigrés irréguliers, une nouvelle étape vers la régularisation des immigrants irréguliers.

 

Elvio Pasca

Les jeunes Africains sont dans le collimateur des multinationales du tabac.

Celles-ci les attirent grâce à des activités culturelles et ludiques. Les gouvernements ferment les yeux et refusent de dénoncer le lien entre tabac et mortalité. Pourtant deux millions d’Africains en meurent par an.

Malmenées en Occident par des réglementations anti-tabac de plus en plus restrictives, les grandes firmes se rabattent sur l’Afrique, un marché de 700 millions de consommateurs potentiels, constitué pour moitié de jeunes de moins de 20 ans.

“Pour elles, l’Afrique est un territoire vierge, il n’y a pratiquement pas de règlements et très peu de programmes publics de lutte anti-tabac. En Afrique francophone par exemple, seuls le Sénégal et le Mali ont adopté des lois, peu respectées au demeurant2, affirme Me Mahamane Ibrahima Cissé, président de SOS Tabagisme-Mali, qui a dénoncé les manœuvres des multinationales du tabac en Afrique lors de la 1ère Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac, en septembre à Montréal.

Les compagnies de tabac mènent une politique agressive de parrainage d’activités culturelles et ludiques, alors que les États doivent opérer des coupes claires dans leur budget.

"Les manifestations culturelles et sportives ont besoin de sponsors mais les ministères n’ont pas d’argent, dit Elhadj Adam Daouda, secrétaire général de l’Association de défense des consommateurs du Tchad. Elles se tournent vers les fabricants de cigarettes!"

Les gouvernements ferment les yeux, arguant que les cigarettiers donnent du travail à beaucoup de monde: cultivateurs, employés de manufacture, vendeurs à la criée, etc.

Ces emplois qui aident à résorber un chômage endémique n’expliquent pas tout, selon Inoussa Saouna, président de SOS Tabagisme-Niger: "Il y a beaucoup d’affinités entre les compagnies de tabac et les politiciens, dit-il. Avec les brasseries, elles sont les plus importants bailleurs de fonds des partis politiques en Afrique. Elles exercent aussi une forte influence sur l’administration publique".

En Afrique , malgré le cri de détresse du mouvement anti-tabac, les autorités rechignent à légiférer sur le commerce et la consommation du tabac. Aucune mesure n’a été prise pour interdire sa publicité dans les rues, les médias et autres lieux publics. Les état se contentent de multiplier les taxes à l’importation pour renflouer leurs caisses. Il sont en effet parmi les grands bénéficiaires: au Togo par exemple, les droits et taxes sont passés de 41,56 % à 58,29 % entre 2000 et 2001, atteignant la somme 2,5 milliards CFA (3,75 millions d’euros). Au Tchad, le tabac rapporte à l’État 4 milliards CFA (6 millions d’euros).

 

En face, les organisations anti-tabac s’activent, sur les terrains éducatif, législatif et judiciaire. Mais leurs  slogans et affiches (tels que: "Luttons pour un monde sans tabac", "Vivre sans tabac est meilleur", "Le tabac, la mort"… ) paraissent bien timides, à côté des panneaux géants des fabricants de cigarettes.  "Jusqu’à tout récemment, il n’y avait même aucune mention du caractère dangereux de la cigarette sur les paquets", explique Elhadj Adam Daouda. Une mention que, de toute façon, la partie illettrée de la population ne sait pas lire.

Pire, les médecins n’y voient rien de mal. "En RD Congo, bien des médecins ne savent même pas que le tabagisme est un problème", affirme le Dr. Anik Mulwane, qui a exercé 15 ans à Kinshasa avant de s’établir au Québec.

L’action législative et judiciaire est elle aussi aléatoire. Les firmes ne chôment pas pour entraver toute évolution de la législation qui nuirait à leur expansion.

Les associations sont parfois rejointes par l’administration, mais on trouve souvent, d’un côté, un ministère de la Santé qui a conscience du problème et veut préserver la jeunesse, malgré le manque de moyens. Et de l’autre, un ministère du Commerce qui, calculette en main, estime que toute nouvelle marque qui s’implante, c’est autant d’argent à prendre.

Finalement, la santé des populations est rarement prise en compte. Pourtant, l’OMS estime que près de deux millions d’Africains meurent chaque année à cause du tabac. Beaucoup de fumeurs sont fatalistes. "Après tout, on doit bien mourir de quelque chose", disent-ils.

Le cow-boy américain de Marlboro risque de galoper longtemps encore dans les plaines calcinées du Sahel.

André L.