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C'est son 3ème mandat à la tête du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Son nouveau mandat de 3 ans et 3 mois a pris effet le vendredi 15 septembre 2011 et expirera le 31 décembre 2014, date théorique de fin des travaux du TPIR.

 

Le Conseil de Sécurité a reconduit dans ses fonctions le procureur en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), le Gambien Hassan Bubacar Jallow, précisant aussi par la résolution 2006, adoptée à l'unanimité, qu'il «se réserve le droit de mettre fin» à ce mandat «lorsque le tribunal achèvera ses travaux».

Par sa résolution 1966 du 22 décembre 2010, l'ONU avait exhorté le TPIR à tout faire pour achever rapidement ses travaux, y compris les jugements en appel, au plus tard le 31 décembre 2014.

Six procès en première instance impliquant 10 accusés sont à différentes étapes devant le TPIR. Parmi ces procès, figure celui de quatre anciens ministres dont le jugement est attendu le 30 septembre.

Par ailleurs, un accusé attend toujours de comparaître tandis qu'un autre a saisi la chambre d'appel après le renvoi de son dossier devant la justice rwandaise. Dix-neuf accusés sont en instance d'appel dont deux attendent l'arrêt le 28 septembre.

Le renouvellement du mandat de Hassan Bubacar Jallow avait été proposé par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans une lettre en date du 7 septembre, au Président du Conseil de sécurité.

Nommé le 4 septembre 2003, pour un premier mandat de 4 ans, le magistrat gambien avait déjà été reconduit dans ses fonctions pour une période de 4 ans, à compter du 15 septembre 2007.

Le TPIR a été mis en place le 8 novembre 1994 par le Conseil de sécurité afin de juger les principaux auteurs présumés d'actes de génocide et d'autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda, ou par des citoyens rwandais sur le territoire d'États voisins, entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994.

Il a son siège à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.

 

S. Mabiala

Action légale du SNAP (Réseau des Victimes Survivantes des Prêtres).

Les victimes d'abus sexuels par le clergé ont demandé à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye d'engager des poursuites contre le pape Benoît XVI et d'autres membres du Vatican pour crimes contre l'humanité. Un réseau mondial des victimes accuse le souverain pontife et trois cardinaux, de complicité et d'incitation aux violences sexuelles sur des enfants.

Pam Spees, avocate des droits de l'homme, a transmis des caisses contenant 20.000 pages de preuves à la CPI et a demandé au procureur d'ouvrir une enquête. Le Pape et les cardinaux Angelo Sodeno, Tarcisio Bertone et William Levada y sont accusés d'avoir délibérément étouffé les affaires d'abus sexuels.

Lors d'une conférence de presse près de La Haye, 8 adultes brandissant leurs portraits d'enfants, ont révélé à la presse le nom des prêtres catholiques qui les ont abusés. Tous sont membres du SNAP, le Réseau des Victimes Survivantes des Prêtres.

Ce réseau regroupe des Américains, Allemands, Belges et des Congolais de RDC. Les avocats du SNAP affirment que tous les cas avaient été tenus secrets par le Vatican, ce qui pourrait constituer un crime contre l'humanité.

Parmi les victimes présentes, se trouvait Wilfried Fesselmann (43 ans), abusé à l'âge de 11 ans à Essen, en Allemagne, par un prêtre transféré ensuite à Munich par Joseph Ratzinger alors archevêque et aujourd'hui Pape. L'affaire était connue des hautes instances du Vatican. Le prêtre est cependant resté impuni jusqu'à ce que le scandale des abus sexuels de l'église en Allemagne soit rendu public en 2010.

Une autre victime, en provenance de la République démocratique du Congo s'est exprimée au cours de la conférence de presse, via une connection Skype. Benjamin Kitobo (44 ans) a confié aux journalistes avoir été abusé à l'âge de 11 ans par un prêtre belge au petit séminaire de Kanzenze, à Komwezi en RDC. Selon Kitobo, le prêtre n'a jamais été puni et continue de travailler avec des enfants dans une école près de Kigali, au Rwanda voisin.

Selon le SNAP, le Vatican a toléré et permis la pratique répandue et systématique de dissimulation des crimes sexuels à travers le monde pendant des dizaines d'années. Le Vatican n'a que rarement donné une punition conséquente aux prêtres coupables d'abus. Les accusés sont généralement affectés à de nouvelles paroisses où la pratique de la pédophilie. Les abus sexuels ne sont presque jamais rapportés à la police.

Pam Spees, l'avocate du SNAP, affirme qu'elle fournira suffisamment d'éléments prouvant que la dissimulation des viols et la protection des agresseurs sexuels par le Vatican est une pratique répandue et systématique. Cette pratique remplit donc les conditions nécessaires à une prise en charge de la CPI et constitue donc bien un crime contre l'humanité.

Pam Spees déclare en outre que la plainte rentre bel et bien dans la compétence territoriale de la CPI, bien que le Vatican ne fasse pas partie des États signataires du Traité de Rome à l'origine de la création de la CPI.

"Étant donnée la présence de l'église à l'échelle planétaire, ces actes se produisent au quotidien dans les pays membres du Traité de Rome. Par ailleurs, la Cour a autorité sur tous les citoyens des pays du Traité. Comme ces hauts responsables du Vatican gardent leur citoyenneté dans des pays tels que l'Italie et l'Allemagne, ils peuvent être poursuivis par la CPI", ajoute Pam Spees.

 

C. F.

L'accusation est pour assassinat et tentative d'assassinat!
L'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, a porté plainte, à Paris contre l'armée française pour « assassinat et tentative d'assassinat », lors de l'offensive menée en avril contre sa résidence par les forces de son rival Alassane Ouattara, avec l'appui de la France et l'ONUCI. Un juge d'instruction a été nommé, jeudi 15 septembre 2011.

 

Un juge d'instruction vient d'être nommé, suite à la plainte des avocats de Laurent Gbagbo, déposée le 5 juillet 2011 auprès du tribunal des armées de Paris. Une plainte avec constitution de partie civile des avocats de l'ancien président, Me Jacques Vergès, Roland Dumas et Marcel Ceccaldi,

Le 11 avril dernier, l'arrestation de Laurent Gbagbo avait mis fin à plus de quatre mois d'une crise violente déclenchée suite à son refus de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle.

La semaine précédant sa chute, les moyens aériens et blindés de la force française Licorne et de l'ONUCI avaient apporté un appui décisif aux forces pro-Ouattara pour faire tomber Gbagbo. Mais Paris s'était défendu de toute participation directe des militaires Français à l'arrestation de Gbagbo.

Les représentants de l'ex-Président ivoirien lui font dire que «c'est dans la douleur qu'il a été contraint d'engager des poursuites contre » l'armée française, qu'il est tout simplement à la recherche de la vérité. La sienne étant qu'il a gagné l'élection de l'année dernière.

En réaction à cette plainte de Laurent Gbagbo contre l'armée française pour assassinat et tentative d'assassinat, Bruno Koné porte-parole de l'actuel gouvernement ivoirien a déclaré que «ce sera à la justice française de se prononcer», avant d'ajouter qu' «il ne faut pas chercher à déformer l'histoire, tout a été fait pour protéger la vie de Laurent Gbagbo».

Le ministère français de la Défense a pour sa part indiqué ne pas vouloir «faire de commentaire sur une procédure en cours».

 

Bénoit C.

Le gourou australien a révélé le nouveau visage de la géopolitique mondiale.

Mr Jules Assange et l'organe d'information Wikileaks ont révolutionné le monde de la communication, de l'information et des mass medias.
Mr Assange a illustré les techniques d'avant garde de l'information et de l'investigation. Une illustration par la preuve matérielle et la véracité des faits.
Une illustration basée sur l'apport fondamental d'internet pour comprendre, decortiquer, analyser les relations internationales.

Le site Wikileaks démontre, confirme et certifie l'hégémonie ou la suprématie de l'empire américain sur le reste du monde. A l'exception de la Russie, de la Chine, de l'Iran et du Venezuela, le monde entier est sous l'influence américaine. Les états d'Europe, d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine demeurent sous le contrôle, l'emprise ou la tutelle des USA.

Pour les nations telles que la France ou l'Italie (grands donneurs de leçons envers le Tiers-monde), les câbles de Wikileaks rappellent que les décisions majeures et stratégiques sont prises après l'aval, le consentiment ou l'autorisation du département américain.
Les USA doivent donner leur avis pour tout projet ou initiative de grande envergure aussi bien pour la France ou l'Italie. L'attitude de ces nations envers les USA révèle que la France ou l'Italie sont sous le protectorat américain.

Les câbles de Wikileaks démontrent que tout diplomate américain est un espion en puissance au service de la patrie.
Le rôle, la fonction et la mission des ambassadeurs accrédités auprès des pays tiers consistent exclusivement à espionner le pays d'accueil. L'espionnage d'état à travers le recueil de maximum d'informations sur les projets, programmes, actions, initiatives et intentions au niveau du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.
D'éminentes autorités ont transmis des secrets d'états aux ambassadeurs américains. Des ministres, des députés, des procureurs, des membres de cabinets présidentiels, des directeurs et administrateurs civils des entreprises publiques ou para publiques.
Des informations sensibles, confidentielles ou des secrets d'états ont été révélées aux autorités américaines.
L'attitude ignoble, intolérable et inadmissible de la diplomatie américaine doit être traitée au sein de l'Organisation des Nations Unies.
Les pays doivent protester, dénoncer, fustiger, sanctionner et condamner les USA. Les révélations de Wikileaks sont d'une gravité énorme. Elles modifieront les relations internationales à court, moyen et long terme.

Désormais les nations prendront toutes les dispositions idoines pour limiter l'accès des diplomates américains, aux secrets d'états.
Les rapports confidentiels divulgués ou diffusés sur le site Wikileaks ne peuvent pas être niés ou contestés. L'évidence est flagrante.
Les câbles de Wikileaks sont reliés par des fils conducteurs. La traçabilité des faits enlève toute suspicion sur la veracité des messages.
Les professeurs des sciences de la communication et des sciences politiques doivent s'imprégner de la vaste banque de données fournie par le guru de l'information Mr Jules Assange.

Les professeurs émérites des universités ou des grandes écoles de formations professionnelles doivent reprendre, corriger, ajourner leurs cours de formation par rapport aux données nouvelles sur la realpolitik, transmises par Wikileaks.
Mr Jules Assange mérite respect, protection et sécurité. Il ne doit pas être une proie pour la justice américaine en quête de sensationnelle.

 

Abib Fall

Le chemin escarpé de la réconciliation.
L'homme mince de Kigali entend rebâtir une relation entre les deux pays, toujours marquée du sceau du contentieux autour du rôle joué par Paris avant et pendant les massacres d'environ un million de personnes. Il n'est un secret pour personne que la France est un pays que Kagamé excècre beaucoup et qu'il n'a cessé de vilipender, de combattre et de couvrir d'opprobres depuis qu'il est au pouvoir.

C'est ce qui explique qu'il ait "défrancophonisé" son pays au profit de la langue de Shakespeare ; ainsi, sous Kagamé, le Rwandais, qui était francophone, a progressivement abandonné cette langue, et on n'y parle plus que l'anglais à l'école tout comme dans l'Administration.

Pour mémoire, cette première visite de l'homme fort de Kigali répond à celle du président français, effectuée en février 2010 à Kigali. Au cours de sa tournée, on s'en souvient, le successeur de Jacques Chirac avait battu sa coulpe pour reconnaître, à la stupéfaction générale, une forme "d'aveuglement" de la France pour n'avoir pas vu la dimension génocidaire du régime hutu rwandais que Paris soutenait à l'époque ; des propos que Kagamé avait applaudis des deux mains. La venue du successeur de Juvenal Habyarimana à Paris est censée parachever cette réconciliation.

«Je suis venu pour parler du futur, pas du passé. J'ai demandé plus de commerces, plus de partenariats. Les Français sont libres de venir investir au Rwanda dans le tourisme, l'énergie, les infrastructures», a-t-il assuré.

Plus tôt, le matin, le président rwandais s'était fendu d'une visite à l'Institut français des relations internationales (IFRI) où il a été particulièrement question d'économie africaine.

«Le monde a changé», a déclaré Paul Kagame qui a évoqué la croissance économique en Afrique, celle des classes moyennes, et a appelé à de nouvelles relations avec l'Occident: plus de commerces et moins de dépendances à l'aide internationale. Moins de leçons de morale aussi. 

Pour une relation mutuellement bénéfique entre l'Europe et l'Afrique, il est vital que le monde développé commence à comprendre que le contexte des pays africains est différent et qu'il respecte les choix des peuples.. 

Le chef de l'Etat rwandais Paul Kagame s'est dit prêt à tourner la page des «différends du passé» entre son pays et la France, exprimant cette détermination au deuxième jour de sa visite controversée en France où il a été interpellé sur les droits de l'Homme. 

«En venant ici, nous regardons vers l'avenir plutôt que vers le passé, je suis ici pour construire l'avenir, pas le passé. Tous les sujets dont nous avons parlé ont été abordés dans le contexte de l'avenir. J'ai plaidé (auprès de Nicolas Sarkozy) pour plus de commerce, plus de partenariat», a martelé le président rwandais à l'issue d'un déjeuner avec son homologue au palais de l'Elysée.

Le président français n'a, lui, fait aucune déclaration à l'issue du déjeuner, mais l'Elysée a ensuite salué dans un communiqué cette rencontre comme "une nouvelle étape dans le processus de normalisation entre les deux pays". 

Reste que ces déclarations se traduisent en acte pour réchauffer davantage les relations franco- rwandaises.

 

S. Mabiala

Les révélations de Robert Bourgi torpillent l'Alliance franco-africaine.

Ah, la politique! Laurent Gbagbo disait de la politique que c'était un métier, et que tout métier nécessite un apprentissage. Lui, ayant beaucoup appris dans l'opposition et auprès des socialistes français se donnait le titre ronflant de meilleur et de grand politicien après feu Félix Houphouët-Boigny, le premier Président de la Côte d'Ivoire.

 

Selon toujours lui, être un grand politicien, c'est être capable de tuer en soi tout sentiment humain, de rouler partisans et adversaires politiques dans la farine, en vue de se maintenir au pouvoir. La fin justifiant les moyens, aucune alliance politique n'était mauvaise, pourvu qu'elle nous amenât au pouvoir.

Cependant, d'autres personnes ne voient pas la chose de la même manière. Pour l'Ivoirien lambda, la politique ce sont les moyens que des politiciens mettent en oeuvrent en vue d'accéder au pouvoir et les abandonner après. Au regard de toutes les mauvaises expériences vécues, c'est l'art du mensonge et de la mauvaise foi. Néanmoins, tout le monde ne voit pas la politique de cette façon, parce qu'ayant été témoin d'une autre manière de la faire.

Cette politique, la forme moderne, nous est enseignée par l'Occident dans les écoles de sciences politiques. Alors que dans nos villages, nos sages et anciens l'ont appris et l'enseignent aux autres, de générations en générations, selon des critères qui sont propres à nos coutumes et traditions. Et il nous a été donné de voir des chefs dignes qui se sont dévoués à la cause de leurs communautés. Il ne suffit pas de faire les sciences politiques pour dire qu'on est grand politicien. Selon nous, le grand politicien c'est cet homme politique qui respecte la volonté du peuple, et surtout sa parole. Or trouver aujourd'hui en Afrique un chef d'Etat qui respecte sa parole, c'est une denrée rare, c'est ce qui fait que les Européens, l'occident, et surtout la France manipule à souhait ces chefs d'Etat africains selon leurs intérêts et les abandonne dès qu'ils ont été pressurés comme une orange.

L'un des termes qui ont meublé les rapports entre l'Afrique et la France est la FRANCE AFRIQUE. Combien de livres, d'articles de journaux n'ont-ils pas été écrits sur la France Afrique pour parler des rapports officieux et ombrageux entre l'Élysée et les Présidents de l'Afrique surtout francophone ! Aujourd'hui avec la sortie inattendue de Robert Bourgi, conseiller occulte de Sarkozy, sur la France Afrique, sortie faite de déclarations graves sur les éventuelles sommes d'argent dont auraient bénéficié Chirac de la part de certains chefs d'Etat africains pour financer sa campagne présidentielle, c'est le branle-bas dans les palais présidentiels. Si ces déclarations avaient été faites par une personne extérieure à l'Élysée, et qui n'avaient pas la gestion des affaires sombres de la République Française, on douterait de ces propos. Mais qu'elles viennent de Robert Bourgi, cela ne fait l'ombre d'aucun doute. Que les services de communication des Présidents africains mis en cause, s'époumonent à justifier qu'ils ne sont ni de près ou ni de loin concernés par ces allégations selon la formule consacrée en la matière, leurs peuples auront du mal à croire en ce qu'ils disent .

Voilà des chefs d'Etat, pour justifier que Robert Bourgi dit des contrevérités, envoient leurs ministres se ridiculiser sur les antennes, car, quels arguments solides et convaincants peuvent-ils donner à leurs populations qui les ont « élues? ». Donner des milliards de francs cfa à Chirac alors que des populations attendent que de l'eau potable, des écoles, et des routes leur soient offertes, par rapport aux richesses naturelles et aux impôts qui sont récoltés relève simplement de la trahison envers ceux qui l'ont élu. Cette sortie de Robert Bourgi a sans doute des arrière-pensées de règlements de compte, avec certains hommes politiques français ou africains, mais elle a le mérite d'éclairer la lanterne des Africains sur les combines de leurs Présidents.

Nous sommes tombés des nues quand nous avons appris de Mamadou Koulibaly, que Gbagbo, l'anti néo-colonialiste, le Soundiata, le Patriote, le « courageux » aurait remis la somme de 2 milliards à Chirac, au grand dam de ses suiveurs, ce Chirac, qu'il avait accusé d'être à la base de ses malheurs, la France de Chirac qui a soutenu la rébellion, et c'est à ce même Chirac, il remet l'argent du contribuable ivoirien dans l'espoir qu'il le soutienne et ferme les yeux sur tout ce qu'il fera pour se maintenir au pouvoir. Blaise Compaoré, Obiang Nguéma, Dénis Sassou Nguesso, Aboudlaye Wade, qui auraient aussi mis la main à la poche, sont devenus des « vieilleries » aux yeux de la même France aujourd'hui, après qu'elle eût profité largement des « petits cadeaux en mallettes bien rembourrées de dollars ou d'euros ».

C'est ça la politique, et c'est bien fait pour ces chefs d'Etat africains dont la déclaration de Bourgi, est annonciatrice de troubles prochains dans leurs pays par une frange de jeunes politiciens qui donneraient à la « Communauté Internationale », des gages de ne point s'éterniser au pouvoir, et d'installer la vraie démocratie. Ce n'est qu'une question de temps.

« Le printemps arabe » pour ces pays africains n'est pas loin. WAIT AND SEE

 

Bernard G.

 

 

Les présidents africains ont financé la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002.

Robert Bourgi a cité cinq présidents africains comme étant des contributeurs financiers africains de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002. Ils auraient donné en tout "environ 10 millions de dollars".


A l'approche des élections présidentielles françaises et du verdict dans l"affaire Clearstream', qui oppose principalement Nicolas Sarkozy à Dominique de Villepin, l'heure est aux révélations les plus fracassantes les unes que les autres. La dernière en date vient de Robert Bourgi, avocat, qui fut proche de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin avant de rejoindre le président Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. Dans une interview accordée au Journal du dimanche (Jdd), Robert Bourgi, l'héritier de Jacques Foccart qu'il appelle 'papa', a révélé que le président Wade a participé au financement de la campagne électorale, en 2002, de Jacques Chirac. C'est lui-même qui était le porteur de valises à billets de banque. Il jouait ainsi l'intermédiaire.

Les valises bourrées de dollars sont remises, selon Robert Bourgi, à Dominique de Villepin (Directeur de cabinet, ministre des Affaires étrangères, ministre de l'Intérieur et Premier ministre de Jacques Chirac).

"Je devais me présenter à l'Elysée sous le nom de 'M. Chambertin', une de ses trouvailles. Pas question de laisser de traces de mon nom. Par mon intermédiaire, et dans son bureau, 5 chefs d'Etat africains - Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Omar Bongo - ont versé environ 10 millions de dollars", témoigne Robert Bourgi.

Robert Bourgi parle également d'un nouveau 'donateur', le président Obian Nguéma, qui a lui aussi "voulu participer. J'ai organisé un petit-déjeuner au ministère de l'Intérieur, en présence du président Wade et de son fils Karim, au cours duquel, Obian Nguéma a remis à Villepin une mallette contenant un million et demi d'euros", soutient M. Bourgi qui affirme que Dominique de Villepin ouvrait parfois les mallettes devant lui, et rangé les billets de banque dans ses tiroirs.

Si l'on ne sait pas le montant qu'aurait donné le président Wade, le défunt président gabonais, Omar Bongo, avait fait une contribution de 3 millions de dollars. De même que Laurent Gbagbo.

"Laurent Gbagbo m'a demandé combien donnait Omar Bongo, et j'avais dit 3 millions de dollars. Laurent Gbagbo m'a dit: 'On donnera pareil alors.' Il est venu à Paris avec l'argent. Nous nous sommes retrouvés dans une suite du Plaza Athénée", explique Robert Bourgi avant de poursuivre: "Nous ne savions pas où mettre les billets. J'ai eu l'idée de les emballer dans une affiche publicitaire d'Austin Cooper. Et je suis allé remettre le tout à Villepin, à l'Elysée en compagnie d'Eugène Allou, alors directeur de protocole de Laurent Gbagbo".

Les trois millions remis par Blaise Compaoré, eux, ont été mis dans des Djembé pour ne certainement pas attirer l'attention des gens, surtout la police des frontières.

"Un soir j'étais à Ouagadougou, avec Blaise Compaoré, je devais ramener pour Chirac et Villepin 3 millions de dollars. Compaoré a eu l'idée, 'connaissant Villepin comme un homme de l'art', a-t-il dit, de cacher l'argent dans 4 Djembés. Je les ai chargés dans ma voiture jusqu'à l'Elysée. C'était la seule fois où j'ai eu l'honneur de me garer dans la cour d'honneur! C'était un dimanche soir et je suis venu avec un émissaire burkinabé, Salif Diallo, alors ministre de l'Agriculture. Je revois Villepin, sa secrétaire, Nadine Izard, qui était dans toutes les confidences, prendre chacun un Djembé, devant les gendarmes de faction... Les Djembé étaient bourrés de dollars. Une fois dans son bureau, Villepin a dit: 'Blaise déconne, c'est encore de petites coupures!", révèle encore Robert Bourgi.


A. T.