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Barack Obama a reçu les présidents ivoirien, béninois, guinéen et nigérien.

Après le président gabonais Ali Bongo, quatre autres chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest (l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Béninois Boni Yayi, le Guinéen Alpha Condé et le Nigérien Mahamadou Issoufou) ont eu une rencontre avecle président américain, lors d'une rencontre qui a été, pour le président américain, l'occasion de souligner le soutien de l'administration américaine pour les démocraties en développement, dans l'intention manifeste de Washington d'"encourager les transitions en cours dans trois de ces quatre pays".

 

C'est un peu la fin d'un long silence de Barack Obama vis-à-vis de l'Afrique de l'Ouest francophone. Certes Washington s'est impliqué dans la résolution des crises en Côte d'Ivoire et en Guinée, notamment. Mais le président américain n'a pas encore noué les mêmes liens privilégiés qu'il entretient avec le Nigérian Goodluck Jonathan, que Barack Obama consulte régulièrement au téléphone, ou le Ghanéen John Atta Mills, chez qui il s'est rendu en 2009.

 

Mais la multiplication des crises politiques en Afrique de l'Ouest ces dernières années, ainsi que la montée en puissance d'al-Qaïda dans le Sahel ont fait prendre conscience à Washington de la nécessité d'épauler les pays en transition.

Deux des quatre présidents reçus à la Maison Blanche reviennent de loin. L'Ivoirien Alassane Ouattara, le Guinéen Alpha Condé ont vu leur pays frôler la guerre civile. Le troisième, Mahamadou Issoufou est en première ligne du combat contre le terrorisme.

 

Dans une Afrique de l'Ouest où la stabilité politique est à consolider, c'est aussi un signal d'encouragement qu'enverra le numéro un américain à ces dirigeants nouvellement élus ou réélus.

Reste à savoir si Barack Obama offrira à ces dirigeants une prime à la démocratie. Car si les Etats-Unis ont prévu de consacrer cette année 7,5 milliards USD à l'Afrique, la grande partie de cette somme est répartie entre les pays anglophones.

 

B. H.

 

L’ancien président sud-africain a confirmé sa participation aux cérémonies du 100ème anniversaire de l’ANC, l’an prochain. 
Créé en 1912, l’ANC (African National Congress), est le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994. C’est aussi le parti où sont passées d’éminentes personnalités sud-africaines comme Oliver Tambo (qui fut le chef en exil), Nelson Mandela, Govan Mbeki (père de Thabo), Winnie Mandela, Walter Sisulu ou encore Jacob Zuma.

Thabo Mbeki avait jusqu’ici été largement absent des événements de son parti depuis qu’il avait été évincé de la présidence en 2008. Mais dans une interview accordée au Sunday Times cette semaine, il a affirmé qu’il s’impliquerait pour faire des cérémonies un succès, étant donné que le centenaire est important non seulement pour l’Afrique du Sud, mais également pour le continent africain tout entier.

Selon lui, l’ANC ne devrait pas seulement réfléchir sur les luttes passées, mais également sur le présent et le rôle futur qu’il doit jouer dans la lutte pour la libération.
Mbeki a déclaré espérer que l’ANC utiliserait l’occasion pour avoir des discussions au sujet des défis qui attendent l’Afrique, et comment, en tant que plus vieux mouvement de libération du continent, il pourrait renforcer son rôle en Afrique.

Norbert Ngouma

Des pirates prennent le contrôle d'un navire italien transportant du gasoil; 23 hommes d'équipage dont 2 italiens.

Un navire italien a été attaqué par des pirates au large du Bénin. L'armateur du bateau est basé à Naples et le dossier est géré depuis Rome.

La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Margherita Boniver, se déclare optimiste sur le sort des 23 hommes de l'équipage qui compte 20 Philippins, deux Italiens et le commandant de nationalité roumaine. Selon ses propos, les pirates qui ont réussi à grimper à bord du navire "Anema e Core", propriété d'un groupe d'armateurs napolitains, au large du Bénin, dans le golfe de Guinée, ont uniquement pour but de s'emparer du gasoil transporté par le navire.

Il n'y a aucune motivation politique derrière cette attaque et l'affaire devrait se résoudre rapidement, a assuré Margherita Boniver en charge du dossier.

Cette affaire relance la question sur la présence d'hommes armés, militaires ou gardes privés, à bord des bateaux commerciaux pour les protéger des attaques des pirates. Depuis 10 jours, le gouvernement mené par Silvio Berlusconi a d'ailleurs autorisé le ministère de la Défense à stipuler avec des armateurs privés des conventions de protection des navires battant pavillon italien.

I. A.

Après les gouvernements sénégalais et somalien, les lettres d'intention pour l'expérimentation de la technologie HYST sur le continent se multiplient.

L'Afrique réclame avec vigueur la technologie HYST, comme l'a montré la conférence "Philantropie: une course à obstacles", tenue, le 23 mai 2011, à l'Auditorium de l'Hotel Divino Amore, à Rome, réalisée par l'Association "Scienza per l'Amore" (Science pour l'Amour), et au cours de laquelle ont été  présentés les associés (environ 200) ainsi que le système organisationnel et la variété synergétique de toutes ses activités, vouées à des fins exclusivement philantropes et humanitaires, en faveur des couches nécessiteuses, dans divers domaines de la société humaine.

 

Le système HYST (Hypercritical System Technology) est un traitement révolutionnaire, inventé par le savant italien Umberto Manola, après 40 ans de recherches scientifiquement documentées et attestées, et qui permet la récupération totale des biomasses végétales en produits destinés tant à l’alimentation humaine qu'animale et à la production de bioénergies.

Suivant l'esprit du projet "Bits of Future: Food for All", promu par "Scienza per l'Amore" en collaboration avec la société BioHyst, la technologie HYST, commercialisée dans les pays riches, sera au contraire, conformément à l'objectif visant la sécurité alimentaire, offerte gratuitement en prêt pour l'utilisation, dans les pays africains y intéressés.

Et à telle enseigne, la conférence a également été l'occasion de présenter les lettres d'intention des Gouvernements sénégalais et somalien, premières actions vers l'introduction du système HYST dans leurs pays.

Mais attention! A côté des bonnes nouvelles, il a émergé que le chemin de ce projet en faveur de l'Afrique est et sera semée de tackles, comme nous ne nous surprenons plus d'ailleurs, pour y avoir malheureusement toujours été habitués.

En effet, à notre avis, la technologie HYST révolutionnerait le destin de l'Afrique, relevant sa dignité et l'affranchissant des gueules de tant de profiteurs, qui verraient du coup sérieusement minés leurs super rodés systèmes de spéculations qui, depuis belle lurette, continuent à les engraisser au détriment des populations et des économies du continent, pourtant si riches de ressources de tous genres. Tout le contraire de l'esprit des objectifs philantropiques de "Scienza per l'Amore".

On a ainsi pris connaissance des embuches judiciaires qui ont frappé notamment Danilo Speranza (fondateur de l'Association "R.E. Maya", mouvement qui démarra ce projet humanitaire en faveur de l'Afrique), arrêté sous l'accusation de pervers gourou d'une secte, et à qui, plusieurs illustres intervenants, de tous les rangs sociaux, ont cependant, dans leur pleine autorité, tenu à témoigner leur solidarité, repoussant avec force et dédain toute ombre sur l'honnêteté de la personne,  et prêts même à mettre leurs deux mains sur le  feu pour en défendre l'intégrité morale.

La conference, ouverte par Dott.ssa Stefania Adiutori, a presenté une video sur l'histoire des associations Maya et de leur fondateur Danilo speranza, une salade qui alignait des reportages farfelus de divers medias allant jusqu'à mettre en doute la technologie HYST, l'efficacité de la machine et l'existence même de l'Ingénieur Umberto Manola.

A ces absurdes dénigrations (notre rédaction et moi personnellement avons maintes fois parlé avec l'Ingénieur Manola et assisté directement au bon fonctionnement de diverses usines Hyst en Italie), a répliqué l'intervention du président de "Science pour l'Amour", l'ingénieur Pierpaolo Dell'Omo, qui a fait une brillante relation sur les indiscutables résultats techniques publiés par l'Université de Milano (Département des Sciences Animales), qui ont pleinement confirmé les précédents résultats des analyses effectuées par l'Université Catholique de Piacenza, déjà en 2008.

Tout cela démontre l'absolue validité de la technologie HYST et suggère que le soi-disant "gourou" est en réalité le financeur d'un projet philantropique auquel les associés ont adhéré en pleine autonomie.

La "phantomatique" machine, erronément définie par les medias tantôt comme "déstructeur", "distructeur" ou "déstructurateur" moléculaire, est en réalité une concrète opportunité pour combattre la faim dans le monde.

Elle permet en effet l'exploitation des biomasses et des déchets des biomasses, pour la production de farine pour l'alimentation humaine et animale, à haute teneur de protéines et vitamines, ainsi que  la production de bioénergies.

Un grand intérêt a été montré par les délégations des gouvernements africains présentes: Sénégal, Somalie, Burkina Faso, Congo, Côte d'Ivoire, Ouganda.

L'intention commune est celle de soutenir et promouvoir, auprès de leurs gouvernements respectifs, l'introduction et l'expérimentation de la technologie HYST dans leurs pays.

En particulier, les représentants des gouvernements sénégalais et somalien ont officialisé, à travers  la remise de lettres d'intention, l'intérêt de leurs pays à démarrer au plus tôt le projet humanitaire.

Pour les innovations du système HYST, le président du "Comité promoteur du Prix Nobel de la Physique à Umberto Manola", Dott. Renato Pagliaro, a expliqué les raisons de cette initiative:

«Nous retenons que la technologie réalisée par l'Ingénieur Umberto manola puisse apporter une importante contribution pour une meilleure compréhension de la structure moléculaire de la matière et de son comportement dans certains contextes environnementaux».

La conférence a été conclue par le président de "Scienza per l'Amore", Pierpaolo Dell'Omo, qui a rappelé que «depuis le 16 mai, Danilo Speranza est en train de faire la grève de la faim, dans l'objectif d'une justice meilleure. La grève continuera sans relâche afin que le projet pour l'utilisation de la technologie HYST en Afrique ne puisse pas être bloqué: "la faim pour la faim!"».

 

SOUS L'ARBRE A PALABRES

S.E. Papa Cheick Saadibou 
(Ambassadeur du Sénégal près le Quirinal)

La technologie HYST est une invention révolutionnaire. Je tiens à remercier son inventeur, l'Ingénieur Umberto Manola et qui a oeuvré pour la valoriser.
Cette technologie arrive au moment opportun pour continuer le combat contre la faim, là où des personnes courageuses et fières luttent chaque jour pour donner à manger à leurs enfants et leur offrir une vie digne.
Je réaffirme la détermination et la disponibilité du gouvernement sénégalais à accompagner la réalisation du projet pour que les choses s'accomplissent dans les plus brefs délais.



S.E. Haji Shukri Sheikh Ahmed

(Président de la Commission Affaires Etrangères pour l'Europe du Parlement du Gouvernement de Transition de la Somalie)

Au nom de mon Gouvernement, avec la délégation du Ministre de l'Agriculture, nous avons souscrit une lettre d'intention par laquelle nous officialisons le démarrage du projet "Bits of Future: Food for All". Ça fait plusieurs années que je connais le Prof. Danilo Speranza dont j'ai personnellement constaté et apprécié l'engagement dans le projet pour la technologie HYST. Pour toutes les actions réelles qu'il a accomplies au fil des années, c'est avec un immense plaisir que je propose, au nom de mon gouvernement, l'octroi de la nationalité honoraire somalienne à Danilo Speranza.

 

Milton Kwami

Nafissatou Diallo rompt le silence devant les médias américains.

Enfin le timbre de sa voix et son visage, que l'on présumait joli, au regard des commentaires de ceux qui l'ont côtoyée! Pour la première fois, depuis l'éclatement de la présumée affaire d'agression sexuelle dont elle aurait été victime de la part de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011, Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel Hôtel, livre elle-même sa version des faits, jusque-là narrée par ses avocats.

Dans l'entretien, qui intervient une semaine avant le retour de l'ex-patron du FMI devant la justice américaine, la Guinéenne de 32 ans maintient ses accusations contre DSK, qu'elle entend voir payer pour son acte.

«Je veux qu'il aille en prison. Je veux qu'il sache qu'il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil», a-t-elle déclaré, qualifiant au passage son "agresseur" «d'homme fou, nu et à la chevelure grise», les larmes pleins les yeux.

 

Les détracteurs parlent d'une opération de com, dans le but de jouer sur la sensibilité des jurés qui viendront à trancher l'affaire, et d'une campagne médiatique visant à renforcer l'accusation, «dégonflée» par les récentes révélations du procureur de New York, qui ont sérieusement entamé la crédibilité de la jeune femme ou de stratégie pour reconquérir l'honneur d'une femme qu'«on est arrivé à traiter de prostituée»?

En tous les cas, l'interview aura-t-elle une incidence sur l'issue du procès? Qui vivra verra!

 

C. E.

La Chine derrière l'Afrique du Sud pour résoudre la crise libyenne.
Voilà un coup de fil qui aura sûrement son importance dans la résolution de la crise libyenne. Le président chinois Hu Jintao a pris son téléphone pour appeler son homologue sud-africain Jacob Zuma. Pékin travaillera avec l'Union Africaine (UA) pour trouver une solution au conflit en Libye, a indiqué le chef de l'Etat chinois, alors que son pays  boude désormais les réunions du groupe de contact sur la Libye.


Après avoir refusé de participer aux réunions du groupe de contact en Turquie la semaine dernière, c'est donc vers une solution africaine que se tourne Pékin.

«L'Afrique du Sud et l'Union Africaine ont joué un rôle important en tentant de chercher une solution politique au dossier libyen», a indiqué Hu Jintao, ce qui montre leur détermination à ce que les pays africains usent une méthode africaine pour résoudre un problème africain».

Que chacun se mêle de ses affaires et les vaches seront bien gardées, la politique de non-ingérence de la Chine n'est pas nouvelle mais ce coup de téléphone témoigne bien ici d'une certaine impatience du pouvoir chinois.

Après s'être abstenu, tout comme la Russie, lors du vote de l'ONU autorisant les frappes sur la Libye, Pékin a consulté tour à tour les représentants du gouvernement libyen et les rebelles. Et Hu Jintao répète aujourd'hui sa demande de cessez-le-feu immédiat.


A noter que ce coup de fil est intervenu aussi alors que le président camerounais Paul Biya est en visite à Pékin. Le chef de l'Etat camerounais a lui aussi condamné les frappes de l'OTAN et réclame un règlement du conflit libyen par le dialogue.


Norbert Ngouma

 

L'affaire Dominique Strauss-Kahn attise les tensions ethniques en Guinée.
Dominique Strauss-Kahn, toujours poursuivi par la justice américaine, a rendez-vous le 1er août avec le procureur de New-York. Depuis son arrestation du 14 mai dernier, la classe politique française n'a cessé de commenter cette affaire. Mais qu'en est-il du côté de la Guinée, pays d'origine de la plaignante Nafissatou Diallo?


C'est le 14 mai dernier que la jeune guinéenne de 32 ans, Nafissatou Diallo, aura quitté définitivement l'anonymat à cause d'une affaire de moeurs. Femme de chambre dans un hôtel luxueux de New York, Nafissatou Diallo a accusé l'ex-directeur général du Fonds Monétaire International, le Français DSK, de l'avoir agressée sexuellement dans la suite de ce dernier.

Aussitôt, la nouvelle du soi-disant "viol", qui serait commis par l'un des hommes les plus puissants de la planète, s'est répandue comme une traînée de poudre, provoquant une cascade de réactions à travers le monde.

Curieusement, en Guinée, pays d'origine de la présumée victime, les réactions de l'ensemble de la classe politique se sont fait longtemps attendre avant que le président Alpha Condé ne brise le silence.

En juin dernier, se disant «doublement touché» par l'agression sexuelle que DSK aurait commise sur la guinéenne Nafissatou Diallo, le président Alpha Condé avait soutenu que l'affaire DSK était une «une grande tristesse pour nous. Nous sommes doublement touchés: d'abord en tant que socialistes, mais aussi le fait que ça soit une compatriote».  Voilà en gros ce que pense Alpha Condé de l'affaire DSK/Nafissatou Diallo.

Comme pour se racheter du mutisme dans lequel il s'était réfugié depuis le début de l'affaire, le numéro 1 guinéen s'est voulu solidaire avec la présumée victime en indiquant que l'Etat guinéen ne va pour rien au monde abandonner sa fille Nafissatou Diallo, confrontée à l'un des hommes les plus puissants du monde au moment des faits.

Et de conclure: «On ne peut pas la rencontrer actuellement. Mais la Guinée apportera son assistance à tout citoyen guinéen, ou citoyenne. Chaque fois qu'un citoyen guinéen ou guinéenne se trouvera en difficulté quelque part, l'Etat guinéen sera à ses côtés, mais en respectant la loi».

Et au sein su gouvernement, silence radio. Ni le Premier ministre, Saïd Fofana, ni le chef de la diplomatie guinéenne, et pire, encore moins la ministre chargée des Guinéens de l'extérieur, Rouguy Barry, n'ont commenté l'affaire qui a dominé l'actualité internationale à la mi-mai.

Même son de cloche, côté opposition. Les différents poids lourds de l'opposition ont brillé par leur silence sur l'affaire DSK/Nafissatou Diallo. Même si Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) et candidat malheureux à la présidentielle de novembre 2010, a été contraint de sortir de sa réserve, le 26 juin dernier à Bruxelles, se contentant toutefois de juste dire jqu'il «croit en la justice américaine».


Au contraire plus virulent sur l'affaire. son vice-président, Bah Oury, a confié que le cas Nafissatou est en train d'exacerber la haine entre l'ethnie de Nafissatou Diallo (les peuls) et leurs "ennemis" de toujours, les malinkés.

 

Justement, dans les grandes villes du pays, notamment Conakry, la capitale, les commentaires vont bon train. Seule fausse note, les profondes divergences aux relents "ethnicistes" entre les deux principales communautés du pays: les Peuls et les Malinkés.

Pour la majorité des Peuls, justice doit être rendue à la victime. Il y en a d'ailleurs qui sont catégoriques : "Nafissatou a été agressée sexuellement par l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn".

De l'autre côté, les malinkés estiment que Nafissatou est une «menteuse». La plupart d'entre eux croient dur comme fer que la victime présumée a accusé DSK d'agression sexuelle dans le but de «se taper des sous».

 

Pour la petite histoire, depuis l'accession de la Guinée à l'indépendance en 1958, il y a toujours eu de la tension entre les Peuls et les Malinkés, deux communautés qui se sont toujours regardées en chiens de faïence pour la conquête du pouvoir. Et cette rivalité s'est traduite par une flambée de violence, lors de la présidentielle de 2010.

Ces tensions, nées des élections de l'an passé, ont eu des répercussions sur la lecture faite par les Guinéens sur l'affaire DSK/Nafissatou Diallo.

 

A. C.