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L'accusation est pour assassinat et tentative d'assassinat!
L'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, a porté plainte, à Paris contre l'armée française pour « assassinat et tentative d'assassinat », lors de l'offensive menée en avril contre sa résidence par les forces de son rival Alassane Ouattara, avec l'appui de la France et l'ONUCI. Un juge d'instruction a été nommé, jeudi 15 septembre 2011.

 

Un juge d'instruction vient d'être nommé, suite à la plainte des avocats de Laurent Gbagbo, déposée le 5 juillet 2011 auprès du tribunal des armées de Paris. Une plainte avec constitution de partie civile des avocats de l'ancien président, Me Jacques Vergès, Roland Dumas et Marcel Ceccaldi,

Le 11 avril dernier, l'arrestation de Laurent Gbagbo avait mis fin à plus de quatre mois d'une crise violente déclenchée suite à son refus de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle.

La semaine précédant sa chute, les moyens aériens et blindés de la force française Licorne et de l'ONUCI avaient apporté un appui décisif aux forces pro-Ouattara pour faire tomber Gbagbo. Mais Paris s'était défendu de toute participation directe des militaires Français à l'arrestation de Gbagbo.

Les représentants de l'ex-Président ivoirien lui font dire que «c'est dans la douleur qu'il a été contraint d'engager des poursuites contre » l'armée française, qu'il est tout simplement à la recherche de la vérité. La sienne étant qu'il a gagné l'élection de l'année dernière.

En réaction à cette plainte de Laurent Gbagbo contre l'armée française pour assassinat et tentative d'assassinat, Bruno Koné porte-parole de l'actuel gouvernement ivoirien a déclaré que «ce sera à la justice française de se prononcer», avant d'ajouter qu' «il ne faut pas chercher à déformer l'histoire, tout a été fait pour protéger la vie de Laurent Gbagbo».

Le ministère français de la Défense a pour sa part indiqué ne pas vouloir «faire de commentaire sur une procédure en cours».

 

Bénoit C.

Les révélations de Robert Bourgi torpillent l'Alliance franco-africaine.

Ah, la politique! Laurent Gbagbo disait de la politique que c'était un métier, et que tout métier nécessite un apprentissage. Lui, ayant beaucoup appris dans l'opposition et auprès des socialistes français se donnait le titre ronflant de meilleur et de grand politicien après feu Félix Houphouët-Boigny, le premier Président de la Côte d'Ivoire.

 

Selon toujours lui, être un grand politicien, c'est être capable de tuer en soi tout sentiment humain, de rouler partisans et adversaires politiques dans la farine, en vue de se maintenir au pouvoir. La fin justifiant les moyens, aucune alliance politique n'était mauvaise, pourvu qu'elle nous amenât au pouvoir.

Cependant, d'autres personnes ne voient pas la chose de la même manière. Pour l'Ivoirien lambda, la politique ce sont les moyens que des politiciens mettent en oeuvrent en vue d'accéder au pouvoir et les abandonner après. Au regard de toutes les mauvaises expériences vécues, c'est l'art du mensonge et de la mauvaise foi. Néanmoins, tout le monde ne voit pas la politique de cette façon, parce qu'ayant été témoin d'une autre manière de la faire.

Cette politique, la forme moderne, nous est enseignée par l'Occident dans les écoles de sciences politiques. Alors que dans nos villages, nos sages et anciens l'ont appris et l'enseignent aux autres, de générations en générations, selon des critères qui sont propres à nos coutumes et traditions. Et il nous a été donné de voir des chefs dignes qui se sont dévoués à la cause de leurs communautés. Il ne suffit pas de faire les sciences politiques pour dire qu'on est grand politicien. Selon nous, le grand politicien c'est cet homme politique qui respecte la volonté du peuple, et surtout sa parole. Or trouver aujourd'hui en Afrique un chef d'Etat qui respecte sa parole, c'est une denrée rare, c'est ce qui fait que les Européens, l'occident, et surtout la France manipule à souhait ces chefs d'Etat africains selon leurs intérêts et les abandonne dès qu'ils ont été pressurés comme une orange.

L'un des termes qui ont meublé les rapports entre l'Afrique et la France est la FRANCE AFRIQUE. Combien de livres, d'articles de journaux n'ont-ils pas été écrits sur la France Afrique pour parler des rapports officieux et ombrageux entre l'Élysée et les Présidents de l'Afrique surtout francophone ! Aujourd'hui avec la sortie inattendue de Robert Bourgi, conseiller occulte de Sarkozy, sur la France Afrique, sortie faite de déclarations graves sur les éventuelles sommes d'argent dont auraient bénéficié Chirac de la part de certains chefs d'Etat africains pour financer sa campagne présidentielle, c'est le branle-bas dans les palais présidentiels. Si ces déclarations avaient été faites par une personne extérieure à l'Élysée, et qui n'avaient pas la gestion des affaires sombres de la République Française, on douterait de ces propos. Mais qu'elles viennent de Robert Bourgi, cela ne fait l'ombre d'aucun doute. Que les services de communication des Présidents africains mis en cause, s'époumonent à justifier qu'ils ne sont ni de près ou ni de loin concernés par ces allégations selon la formule consacrée en la matière, leurs peuples auront du mal à croire en ce qu'ils disent .

Voilà des chefs d'Etat, pour justifier que Robert Bourgi dit des contrevérités, envoient leurs ministres se ridiculiser sur les antennes, car, quels arguments solides et convaincants peuvent-ils donner à leurs populations qui les ont « élues? ». Donner des milliards de francs cfa à Chirac alors que des populations attendent que de l'eau potable, des écoles, et des routes leur soient offertes, par rapport aux richesses naturelles et aux impôts qui sont récoltés relève simplement de la trahison envers ceux qui l'ont élu. Cette sortie de Robert Bourgi a sans doute des arrière-pensées de règlements de compte, avec certains hommes politiques français ou africains, mais elle a le mérite d'éclairer la lanterne des Africains sur les combines de leurs Présidents.

Nous sommes tombés des nues quand nous avons appris de Mamadou Koulibaly, que Gbagbo, l'anti néo-colonialiste, le Soundiata, le Patriote, le « courageux » aurait remis la somme de 2 milliards à Chirac, au grand dam de ses suiveurs, ce Chirac, qu'il avait accusé d'être à la base de ses malheurs, la France de Chirac qui a soutenu la rébellion, et c'est à ce même Chirac, il remet l'argent du contribuable ivoirien dans l'espoir qu'il le soutienne et ferme les yeux sur tout ce qu'il fera pour se maintenir au pouvoir. Blaise Compaoré, Obiang Nguéma, Dénis Sassou Nguesso, Aboudlaye Wade, qui auraient aussi mis la main à la poche, sont devenus des « vieilleries » aux yeux de la même France aujourd'hui, après qu'elle eût profité largement des « petits cadeaux en mallettes bien rembourrées de dollars ou d'euros ».

C'est ça la politique, et c'est bien fait pour ces chefs d'Etat africains dont la déclaration de Bourgi, est annonciatrice de troubles prochains dans leurs pays par une frange de jeunes politiciens qui donneraient à la « Communauté Internationale », des gages de ne point s'éterniser au pouvoir, et d'installer la vraie démocratie. Ce n'est qu'une question de temps.

« Le printemps arabe » pour ces pays africains n'est pas loin. WAIT AND SEE

 

Bernard G.

 

 

Les présidents africains ont financé la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002.

Robert Bourgi a cité cinq présidents africains comme étant des contributeurs financiers africains de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002. Ils auraient donné en tout "environ 10 millions de dollars".


A l'approche des élections présidentielles françaises et du verdict dans l"affaire Clearstream', qui oppose principalement Nicolas Sarkozy à Dominique de Villepin, l'heure est aux révélations les plus fracassantes les unes que les autres. La dernière en date vient de Robert Bourgi, avocat, qui fut proche de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin avant de rejoindre le président Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. Dans une interview accordée au Journal du dimanche (Jdd), Robert Bourgi, l'héritier de Jacques Foccart qu'il appelle 'papa', a révélé que le président Wade a participé au financement de la campagne électorale, en 2002, de Jacques Chirac. C'est lui-même qui était le porteur de valises à billets de banque. Il jouait ainsi l'intermédiaire.

Les valises bourrées de dollars sont remises, selon Robert Bourgi, à Dominique de Villepin (Directeur de cabinet, ministre des Affaires étrangères, ministre de l'Intérieur et Premier ministre de Jacques Chirac).

"Je devais me présenter à l'Elysée sous le nom de 'M. Chambertin', une de ses trouvailles. Pas question de laisser de traces de mon nom. Par mon intermédiaire, et dans son bureau, 5 chefs d'Etat africains - Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Omar Bongo - ont versé environ 10 millions de dollars", témoigne Robert Bourgi.

Robert Bourgi parle également d'un nouveau 'donateur', le président Obian Nguéma, qui a lui aussi "voulu participer. J'ai organisé un petit-déjeuner au ministère de l'Intérieur, en présence du président Wade et de son fils Karim, au cours duquel, Obian Nguéma a remis à Villepin une mallette contenant un million et demi d'euros", soutient M. Bourgi qui affirme que Dominique de Villepin ouvrait parfois les mallettes devant lui, et rangé les billets de banque dans ses tiroirs.

Si l'on ne sait pas le montant qu'aurait donné le président Wade, le défunt président gabonais, Omar Bongo, avait fait une contribution de 3 millions de dollars. De même que Laurent Gbagbo.

"Laurent Gbagbo m'a demandé combien donnait Omar Bongo, et j'avais dit 3 millions de dollars. Laurent Gbagbo m'a dit: 'On donnera pareil alors.' Il est venu à Paris avec l'argent. Nous nous sommes retrouvés dans une suite du Plaza Athénée", explique Robert Bourgi avant de poursuivre: "Nous ne savions pas où mettre les billets. J'ai eu l'idée de les emballer dans une affiche publicitaire d'Austin Cooper. Et je suis allé remettre le tout à Villepin, à l'Elysée en compagnie d'Eugène Allou, alors directeur de protocole de Laurent Gbagbo".

Les trois millions remis par Blaise Compaoré, eux, ont été mis dans des Djembé pour ne certainement pas attirer l'attention des gens, surtout la police des frontières.

"Un soir j'étais à Ouagadougou, avec Blaise Compaoré, je devais ramener pour Chirac et Villepin 3 millions de dollars. Compaoré a eu l'idée, 'connaissant Villepin comme un homme de l'art', a-t-il dit, de cacher l'argent dans 4 Djembés. Je les ai chargés dans ma voiture jusqu'à l'Elysée. C'était la seule fois où j'ai eu l'honneur de me garer dans la cour d'honneur! C'était un dimanche soir et je suis venu avec un émissaire burkinabé, Salif Diallo, alors ministre de l'Agriculture. Je revois Villepin, sa secrétaire, Nadine Izard, qui était dans toutes les confidences, prendre chacun un Djembé, devant les gendarmes de faction... Les Djembé étaient bourrés de dollars. Une fois dans son bureau, Villepin a dit: 'Blaise déconne, c'est encore de petites coupures!", révèle encore Robert Bourgi.


A. T.

Des gouvernements africains se tournent de plus en plus vers l'atome civil.

Près de deux tiers de la population de l'Afrique subsaharienne vit sans électricité. Pour y remédier, de plus en plus de gouvernements africains se tournent vers le nucléaire.

Alors que la Suisse et l'Allemagne veulent débrancher leurs centrales atomiques, l'Afrique voit dans le nucléaire son avenir énergétique. Pour l'instant, seule l'Afrique du Sud possède une centrale nucléaire civile. Mais la situation devrait radicalement changer dans les deux prochaines décennies. Des gouvernements africains se tournent de plus en plus vers l'atome civil. L'Afrique a ses propres préoccupations, le développement du continent et pour cela l'électricité est nécessaire.

 

Le Maroc ambitionne de faire son entrée dans l'atomique en 2017 et la Namibie en 2018. Au Nigeria et en Egypte, les premières centrales électronucléaires devraient fonctionner d'ici à 2020. Le gouvernement kényan a investi 2 millions USD pour la construction d'un réacteur qui devrait produire 1.000 mégawatts, d'ici à la fin de cette décennie. Le Ghana, l'Angola, l'Algérie, la Tunisie et l'Ouganda envisagent aussi d'opter pour l'énergie nucléaire. Même les nations les plus pauvres d'Afrique comme le Burundi, la République démocratique du Congo et le Cap Vert ont fait un pas vers le nucléaire en rejoignant l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Sur le continent, l'Afrique du Sud reste le leader incontesté en termes d'énergie nucléaire: le pays veut construire d'ici à 2023 six nouvelles centrales et couvrir ainsi près d'un quart de ses besoins énergétiques.

«L'Afrique du Sud veut aussi exporter son savoir-faire dans la région», affirme David Fig, un expert nucléaire sud-africain. Premier client, l'Algérie qui a décidé de confier à l'Afrique du Sud la création de deux réacteurs nucléaires.

Face à cette vague pro-nucléaire, le Sénégal semble bien isolé. Ce pays d'Afrique de l'ouest est revenu en arrière sur ses plans de construire une première centrale après la catastrophe du Fukushima, au Japon. En avril 2011, le président sénégalais Abdoulaye Wade a même soumis une résolution à l'Union africaine (UA) pour déclarer le continent «zone zéro nucléaire». Mais ses chances de succès sont minces.

Le combustible nucléaire est pour de nombreux pays africains (riches en matière première) le moindre de leur souci. Le continent regorge d'uranium.

Le Niger, la Namibie et l'Afrique du Sud ont d'énormes gisements d'uranium qui représentent ensemble, environ 15% des ressources connues d'uranium dans le monde. Et beaucoup de leurs voisins extraient eux aussi ce métal radioactif.

Les risques engendrés par le nucléaire ne font guère l'objet de débats en Afrique. Combler le déficit énergétique passe en premier. Les risques de catastrophe nucléaire et le problème du stockage des déchets ne font pas le poids face aux promesses du lobby nucléaire de croissance économique et d'emploi.

La propagande pro-nucléaire est particulièrement acharnée, car le marché africain attise les convoitises des entreprises nucléaires qui peinent désormais à vendre leur technologie dans les pays du Nord. La concurrence est rude entre les firmes russes, françaises et chinoises pour séduire les dirigeants africains. «Les sociétés d'énergie nucléaire tentent désespérément de trouver de nouveaux clients et d'attirer les gouvernements africains avec des offres alléchantes», ajoute Fig.

Pour faire son entrée dans le nucléaire, l'Afrique doit toutefois passer encore quelques obstacles. Posséder son réacteur a un coût, des millions de dollars, que de nombreux gouvernements africains, sans l'aide d'investisseurs étrangers, ne peuvent se permettre.
Mais, la barrière la plus forte reste le manque de connaissances techniques. Entre 200 et 1.000 scientifiques et ingénieurs spécialisés sont nécessaires pour faire fonctionner une centrale nucléaire. Or, moins de 10.000 personnes travaillent actuellement dans l'ensemble du secteur nucléaire en Afrique.

«Il faudra encore longtemps avant que l'Afrique ait les compétences nécessaires. Sans compter que la plupart des pays ne disposeraient, pour l'instant, même pas d'un réseau électrique suffisamment dense et puissant pour raccorder un réacteur» confie Tristen Taylor, expert en environnement à l'organisation Earthlife.

K. P.

Le gourou australien a révélé le nouveau visage de la géopolitique mondiale.

Mr Jules Assange et l'organe d'information Wikileaks ont révolutionné le monde de la communication, de l'information et des mass medias.
Mr Assange a illustré les techniques d'avant garde de l'information et de l'investigation. Une illustration par la preuve matérielle et la véracité des faits.
Une illustration basée sur l'apport fondamental d'internet pour comprendre, decortiquer, analyser les relations internationales.

Le site Wikileaks démontre, confirme et certifie l'hégémonie ou la suprématie de l'empire américain sur le reste du monde. A l'exception de la Russie, de la Chine, de l'Iran et du Venezuela, le monde entier est sous l'influence américaine. Les états d'Europe, d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine demeurent sous le contrôle, l'emprise ou la tutelle des USA.

Pour les nations telles que la France ou l'Italie (grands donneurs de leçons envers le Tiers-monde), les câbles de Wikileaks rappellent que les décisions majeures et stratégiques sont prises après l'aval, le consentiment ou l'autorisation du département américain.
Les USA doivent donner leur avis pour tout projet ou initiative de grande envergure aussi bien pour la France ou l'Italie. L'attitude de ces nations envers les USA révèle que la France ou l'Italie sont sous le protectorat américain.

Les câbles de Wikileaks démontrent que tout diplomate américain est un espion en puissance au service de la patrie.
Le rôle, la fonction et la mission des ambassadeurs accrédités auprès des pays tiers consistent exclusivement à espionner le pays d'accueil. L'espionnage d'état à travers le recueil de maximum d'informations sur les projets, programmes, actions, initiatives et intentions au niveau du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.
D'éminentes autorités ont transmis des secrets d'états aux ambassadeurs américains. Des ministres, des députés, des procureurs, des membres de cabinets présidentiels, des directeurs et administrateurs civils des entreprises publiques ou para publiques.
Des informations sensibles, confidentielles ou des secrets d'états ont été révélées aux autorités américaines.
L'attitude ignoble, intolérable et inadmissible de la diplomatie américaine doit être traitée au sein de l'Organisation des Nations Unies.
Les pays doivent protester, dénoncer, fustiger, sanctionner et condamner les USA. Les révélations de Wikileaks sont d'une gravité énorme. Elles modifieront les relations internationales à court, moyen et long terme.

Désormais les nations prendront toutes les dispositions idoines pour limiter l'accès des diplomates américains, aux secrets d'états.
Les rapports confidentiels divulgués ou diffusés sur le site Wikileaks ne peuvent pas être niés ou contestés. L'évidence est flagrante.
Les câbles de Wikileaks sont reliés par des fils conducteurs. La traçabilité des faits enlève toute suspicion sur la veracité des messages.
Les professeurs des sciences de la communication et des sciences politiques doivent s'imprégner de la vaste banque de données fournie par le guru de l'information Mr Jules Assange.

Les professeurs émérites des universités ou des grandes écoles de formations professionnelles doivent reprendre, corriger, ajourner leurs cours de formation par rapport aux données nouvelles sur la realpolitik, transmises par Wikileaks.
Mr Jules Assange mérite respect, protection et sécurité. Il ne doit pas être une proie pour la justice américaine en quête de sensationnelle.

 

Abib Fall

Ça a été! Dominique Strauss Kahn libre! Au grand désespoir de Nafissatou Diallo et des siens.

Sans nécessairement verser dans une quelconque célébration ostentatoire de sa victoire sur la pauvre Nafi, DSK confiait tout simplement sa hâte de "retrouver sa patrie" et qu'il se serait exprimé plus longuement par la suite. Pourtant, même en l'acquittant, le procureur Cyrus Vance demeure convaincu que tout le mystère de la chambre 2806 du Sofitel de New York, n'aura pas été élucidé. Limite de la justice humaine ou impact de la puissance de l'ancien ministre français de l'économie ou du directeur général du FMI ?...

Quelque soit la réponse à cette question, elle n'arrange pas la situation actuelle de Nafissatou Diallo. En effet, pour la femme de chambre guinéenne, l'essentiel est que son agresseur est aujourd'hui libre et qu'il n'existe désormais aucune chance pour qu'un jour, sur le plan pénal, Dominique Strauss Kahn soit jugé pour ce qu'il aurait commis à son encontre.

Mais cette affaire, si elle est finie pour DSK, elle ne l'est certainement pas pour l'ensemble de ceux qui sont dévoués à la manifestation de la vérité, via des procédures à la dimension humaine. Comme cela est arrivé dans l'histoire, beaucoup croient que Dominique Strauss Kahn est ainsi libéré, sans nécessairement être innocenté des faits à lui reprochés. Habituellement, on appelle cela, un déni de justice...

Dans le cas d'espèce, le procureur Cyrus Vance Jr est le premier à reconnaître que rien ne lui permet de dire que les accusations portées contre DSK sont fausses ou non. Selon lui, vu que c'est parole contre parole, il est difficile de se déterminer sur ce qui s'est réellement passé, semble dire Cyrus Vance Jr. Si on est amené à le croire, la conclusion c'est que la justice humaine n'aura pas réussi à rendre justice. Aussi paradoxalement.

Mais pour d'autres intervenants, dans cette affaire, s'il y a eu insuffisance humaine, elle aura été comme "intentionnelle". Cette insuffisance aurait été dictée notamment par le refus du procureur de risquer de perdre le procès. Ce qui aurait été préjudiciable à sa carrière... politique! Il pourrait cependant avoir été aidé dans sa prise de décision, par la puissance financière et relationnelle de l'accusé qu'il devait avoir en face de lui.

Il faut dire qu'aussi bien aux Etats-Unis qu'en France, l'ancien directeur général du FMI conservait un grand pouvoir de "nuisance". C'est par excellence l'adversaire qu'il ne faut pas avoir en face si on a le moindre espoir de l'emporter. Sinon les conséquences risquent d'être monumentales. Des facteurs socio-économiques pourraient d'autant plus rendre compte de la décision que le mensonge ayant provoqué le doute et la décrédibilisation des propos de Nafissatou est, lui-même dicté par une condition sociale évidente.

 

Maimouna F.

«Des milliers et des milliers de morts» ont été évités en Libye grâce à l’intervention militaire, selon Nicolas.

Ces chiffres fantaisistes avaient déjà été démentis par des sources indépendantes qui ont enquêté sur place http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110617.OBS5317/libye-amnesty-conteste-le-nombre-de-victimes-et-accuse-les-rebelles.html.

De même, les fameux 6000 morts du début de la crise Libyenne, chiffre qui a justifié la résolution 1973, proposée par la France et prise en urgence au Conseil de Sécurité, ne sont que le résultat de la propagande du Conseil National de Transition http://www.algerie-plus.com/actualite/libye-6000-morts-avant-lintervention/, reprise à son compte par la France.

La Cour Pénale Internationale vient elle-aussi de contredire ces chiffres et confirme ainsi le véritable mensonge d’état auquel se sont livrés le président français et son gouvernement pour justifier une intervention dont les résultats s’avèrent maintenant catastrophiqueshttp://www.lalumieredesracailles.net/?p=339.

En se livrant à un inventaire morbide mais nécessaire quand il s’agit de rendre la justice, la CPI a relevé 208 morts a Benghazi et 775 sur l’ensemble de la Libye, imputables aux forces gouvernementales et à la responsabilité de Kadhafi.

C’est énorme, et Kadhafi doit être jugé pour ces crimes, pour autant, on est loin, très loin des massacres annoncés.

Si le mandat d’arrêt lancé par la CPI à l’encontre de Kadhafi est indiscutable, l’action de la CPI pose d’autres questions.

En effet, le CPI intervient en Libye dans le cadre de la résolution 1970 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui lui demande d’enquêter sur tous les crimes relevant de sa responsabilité (crimes de guerre et crimes contre l’humanité), quelle que soit la personne coupable de ces crimes.

Or, il semble bien que Luis Moreno-Ocampo, le procureur chargé du dossier, ait préféré limiter son enquêtes aux crimes commis par le camp Kadhafi. Il a bien annoncé que les crimes commis par les rebelles relèvent aussi de son mandat, mais sans lancer de véritable enquête pour l’instant.

De leur côté, Amnesty International et Human Rights Watch, dénoncent les crimes commis par les rebelles, notamment envers les immigrés africains, ainsi que le choix du Conseil National de Transition et de la "coalition" de laisser faire ….

Du côté de l’ONU, Lynn Pascoe, secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l’ONU, en réponse aux critiques des pays africains contre l’intervention de l’OTAN, vient de faire un curieuse déclaration en soulignant que Kadhafi était «responsable de la grande majorité des pertes civiles».

Comme quoi, on peut être un criminel de guerre, l’important selon l’ONU est de ne pas être le criminel majoritaire.

Au vu des charges qui pèsent contre lui, lancer un mandat d’arrêt contre Kadhafi, oui. Mais il est sûr que si la justice internationale était un peu plus équilibrée, on n’aurait moins l’impression que la décision de la CPI n’est qu’un nouvel élément de propagande pour diaboliser le dirigeant libyen.