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Zone touristique protégée dans les bassins du Zambèze et de l'Okavango.
L'Angola, le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe ont signé un traité traité de création d'une vaste zone protégée dans les bassins du Zambèze et de l'Okavango, destinée à devenir le paradis de l'écotourisme.

 

D'une superficie de 278 000 kilomètres carrés, elle représente «la plus grande zone protégée à vocation touristique du monde» et doit permettre de relier entre eux 14 parcs nationaux et réserves naturelles et notamment les chutes Victoria, parmi les plus spectaculaires du monde, et le delta de l'Okavango, un des plus grands du monde après celui du Niger. Ces zones accueillent déjà des milliers de touristes qui viennent faire des safaris, tous les ans.

Le projet est très ambitieux. Il vise la conservation de la biodiversité, le développement durable des communautés locales, l'essor de l'écotourisme et le partage des ressources de la région. Ce vaste espace est particulièrement riche en espèces rares, notamment des guépards, des lycaons, des rhinocéros et des antilopes des sables. Et quelque 250 000 éléphants y vivent.

La ministre angolaise de l'Environnement, Maria de Fátima Jardim a rappelé l'importance de l'éducation environnementale auprès des communautés, afin qu'elles sachent combien il est nécessaire de préserver la faune et la flore angolaises.

Eusébio de Brito Teixeira, Gouverneur de Kuando Kubango, une province du sud de l'Angola, a abordé la question de la dissémination de mines et autres engins explosifs dans tout le pays. Selon lui, on retrouve encore aujourd'hui des traces mortelles de la guerre qui a ravagé le pays pendant près de 30 ans. Il ajoute que la province de Kuando Kubango est l'une les plus minées mais que le gouvernement déploie des efforts pour le désamorçage des mines et engins explosifs qui existent dans la région.

B. Simao

La première visite depuis le génocide de 1994 au Rwanda, qui fit 800.000 morts.

Le président Kagame fera une visite officielle en France les 12 et 13 septembre 2011 à l'invitation du président Nicolas Sarkozy. Les relations entre les deux capitales ont souvent été tendues depuis le génocide. les autorités rwandaises accusant la France d'avoir soutenu les auteurs des massacres- avant de progressivement se normaliser. Ce rapport rwandais de 2008, qui accuse la France de participation au génocide, vise nommément Alain Juppé et d'autres personnalités politiques et militaires françaises.

 

Ce sera la première visite d'un président rwandais en France depuis le génocide de 1994, qui a fait quelque 800.000 morts, selon les Nations unies.

Depuis cette date, les relations entre Paris et Kigali ont souvent été tendues, le régime rwandais accusant la France d'avoir soutenu les auteurs des massacres. Elles ont même été rompues en 2006, l'année précédant l'élection de Nicolas Sarkozy puis se sont progressivement normalisées avant d'être rétablies en 2009.

Le chef de l'Etat français s'est même rendu au Rwanda l'année dernière, en février 2010. Cette visite avait alors marqué un grand pas en avant dans les relations diplomatiques avec la France, renouées fin 2009, après une rupture de trois ans.

Nicolas Sarkozy avait alors reconnu «une forme d'aveuglement» de Paris, pour n'avoir pas «vu la dimension génocidaire» du régime de Juvénal Habyarimana.

 

L'actuel chef de la diplomatie française est hostile à ce rapprochement entre Paris et Kigali. Lors de sa prise de fonction au Quai d'Orsay en mars dernier, Alain Juppé, qui était au même poste à l'époque du génocide rwandais, a dit n'avoir aucune intention «ni de serrer la main» de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda tant qu'y circulerait un rapport accusant la France de complicité avec les génocidaires.

En juillet, Paris avait proposé au président Kagame d'effectuer début septembre une visite officielle à Paris, un déplacement à haute dimension symbolique mais délicat en raison d'un très vif contentieux entre le chef de l'Etat rwandais et le chef de la diplomatie française Alain Juppé. La date du lundi 12 septembre avait été avancée mais elle n'était pas définitive et restait toujours en attente d'une réponse officielle des Rwandais.

Le 19 juillet, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, s'était rendue à Paris pour la préparer. Elle s'était entretenue avec le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, mais pas avec Alain Juppé, le Quai d'Orsay ayant prétexté un agenda chargé du ministre pour expliquer cette non-rencontre, sans confirmer un refus de voir son homologue.

La visite du président rwandais en France constitue "une étape importante dans des relations plus étroites entre nos deux pays", a souligné la ministre rwandaise des Affaires étrangères.

Les deux pays pourront mettre cette visite à contribution afin de surmonter toutes les divergences de manière à relancer la coopération bilatérale sur de nouvelles bases.

S. Mabiala

José Eduardo Dos Santos est intervenu aussi sur la situation somalienne.

Le chef de l'Etat angolais et président en exercice de la SADC (Communauté de Développement de l'Afrique Australe) a, dans son discours de clôture du sommet de Luanda, demandé aux pays de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) à cesser avec les frappes aériennes en Libye, afin de favoriser la recherche d'une solution politique de sortie de crise. Ce sommet a permis aux Africains de faire preuve de plus des responsabilités.

Le numéro un angolais a appelé l'OTAN à cesser son intervention militaire en Libye et ouvrir l'espace pour la négociation d'une solution politique entre les belligérants, sans pré-conditions, en adoptant le "road-map" proposé par l'Union Africaine (UA).

Dos Santos a lancé cet appel, dans son discours prononcé à la cérémonie de clôture du 31ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la SADC, citant comme préoccupation, les situations de conflits qui existent dans le continent, notamment en Libye, où il est difficile de trouver une issue à la guerre que connaît ce pays.

Le Président Dos Santos a, d'autre part, appelé les pays de la région à prêter une attention particulière et à exprimer leur solidarité au peuple somalien, qui vit depuis de dizaines d'années, une guerre aggravée par la famine et la sécheresse.

Il a encouragé la Communauté Internationale à déployer ses efforts pour canaliser plus d'aide humanitaire qui permet atténuer la souffrance des populations, surtout des enfants, qui vivent cette situation dramatique.

S. Mabiala

Zapatero a réimposé le permis de travail pour les citoyens roumains.

C'était en 2009 quand, en plein boom économique, l'Espagne annula la règle qui imposait aux travailleurs roumains d'avoir un permis de travail, conformément au Traité d'adhésion de la Roumanie à l'Europe. Trois ans après, le gouvernement ibérique a fait marche arrière et, avec l'aval de Bruxelles, a reinstauré en hâte, le permis de séjour obligatoire pour les Roumains actuellement en Espagne.


La décision a été annoncée par le Commissaire européen Laszlo Andor, qui a parlé de «mesures extraordinaires pour faire face à la grave situation particuliuère de l'emploi en Espagne", où le taux de chômage a atteint un niveau record de 21,29%.


Contraires au choix du gouvernement semblent être que les seuls employeurs et les travailleurs étrangers représentés par Diana Dinu, qui a qualifié la décision comme "une norme ad hoc contre un seul peuple, les Roumains, à qui le gouvernement veut attribuer la responsabilité du taux de chômage national élevé".

 

Elvio Pasca

Hommages de Ban-Ki-Moon aux agents humanitaires.

A l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a lancé un message d'encouragement et de gratitude à celles et ceux qui viennent en aide lorsque le besoin l'impose.

En 2011, du Japon au Soudan, du Pakistan à la Corne de l'Afrique, les crises humanitaires ont été nombreuses, causées par des conflits ou des catastrophes naturelles.

Le Secrétaire général a rendu hommage aux agents humanitaires qui ont fait l'ultime sacrifice dans l'exercice de leurs fonctions, en Afghanistan, en Haïti et ailleurs. Il a déploré le nombre important d'agents humanitaires qui sont morts au cours de l'année passée et s'est engagé, en tant que chef de l'ONU, à mettre tout en oeuvre pour que le travail humanitaire puisse se faire en sécurité partout dans le monde.

De son côté, le HCNUR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) a rappelé pour sa part que l'année écoulée a été pleine de défis pour l'agence onusienne.

«Les crises qui ont éclaté dans la Corne de l'Afrique, en Afrique de l'Ouest, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont mis à l'épreuve les capacités du HCNUR et d'autres organisations des Nations Unies, a noté le Haut commissaire adjoint pour les réfugiés, T. Alexander Aleinikoff dans un message au personnel.

Le HCNUR a rendu hommage à tous les collègues des organisations humanitaires qui ont perdu la vie alors qu'ils s'efforçaient d'aider les populations les plus vulnérables du monde.

M. Aleinikoff a rappelé que les agents humanitaires sont de plus en plus pris pour cible dans les conflits contemporains et qu'ils se trouvent en première ligne dans le cadre des interventions humanitaires. L'année dernière 242 travailleurs humanitaires ont été tués, enlevés ou blessés dans l'exercice de leurs fonctions. Au moins 780 ont été tués durant la dernière décennie.

 

H. R.

Projet de loi adopté par 54 voix pour, 5 contre et 6 abstentions.

La République du Bénin vient de ratifier le projet de loi portant autorisation de son adhésion au deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Un protocole qui a affirmé l'abolition de la peine de mort.

Cette abolition a été proclamée par l'Assemblée générale dans sa résolution 44/128 du 15 décembre 1989. Ce protocole comporte un prologue et 11 articles.

L'article premier dispose que "aucune personne relevant de la juridiction d'un Etat partie du présent protocole ne sera exécutée. Chaque Etat partie prendra toutes les mesures voulues pour abolir la peine de mort dans le ressort de sa juridiction», selon les dispositions de l'article 2, en dehors de la réserve formulée lors de la ratification ou de l'adhésion et prévoyant l'application de la peine de mort en tant de guerre à la suite d'une condamnation pour un crime de caractère militaire, d'une gravité extrême, commis en temps de guerre, il n'est admis aucune réserve au présent protocole.

L'Etat partie formulant une telle réserve communiquera au Secrétariat général de l'Organisation des Nations Unies, lors de la ratification ou de l'adhésion, les dispositions pertinentes de sa législation interne qui s'appliquent en temps de guerre.

Ce protocole d'accord bien qu'ayant été adopté par le Parlement, a connu quelques résistances des députés. Le député Jonas Gbénamèto a dit ne pas comprendre «comment la loi peut protéger les assassins au dépens des assassinés».

La même idée a été développée par le député Nicaise Fagnon. Finalement, le projet de loi a été adopté par 54 voix pour, cinq contre et six abstentions.

 

A la suite de l'adoption de ce protocole, trois autres ont été votés par le Parlement.
Il s'agit de l'examen des rapports relatifs aux projets de loi portant autorisation de ratification des:

■ Accord pour l'encouragement et la protection réciproque des investissements, signé entre la République du Bénin et l'Etat du Koweït, le 08 juin 2008. Adopté à l'unanimité;

■ Traité de Singapour sur le droit des marques, adopté à Singapour, le 27 mars 2006;

■ Statuts de l'Association des Organisations africaines de promotion commerciale, signés à Addis-Abeba (Ethiopie), le 18 janvier 1974.

C. Ayaovi

Le nombre des professions consenties passe de 30 à 14.

Le Gouvernement français a réduit de la moitié la liste des professions ouvertes aux étrangers résidents dans les pays extra UE et qui donnent droit à un permis de séjour. C'est ce qu'a fait savoir le Ministère du Travail.

 

Le nombre des professions pour lesquelles on pourra embaucher des immigrés extracommunautaires, a été donc porté de 30 à 14.

De la nouvelle liste ont disparu des professions liées au secteur des constructions, des travaux publics et de l'informatique.

La disposition ne concerne pas les immigrés extra UE qui résident de manière stable en France, dans les pays comme la Tunisie et le Sénégal, avec lesquels la France a signé des accords spécifiques sur les flux migratoires.

Elvio Pasca