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Après les gouvernements sénégalais et somalien, les lettres d'intention pour l'expérimentation de la technologie HYST sur le continent se multiplient.

L'Afrique réclame avec vigueur la technologie HYST, comme l'a montré la conférence "Philantropie: une course à obstacles", tenue, le 23 mai 2011, à l'Auditorium de l'Hotel Divino Amore, à Rome, réalisée par l'Association "Scienza per l'Amore" (Science pour l'Amour), et au cours de laquelle ont été  présentés les associés (environ 200) ainsi que le système organisationnel et la variété synergétique de toutes ses activités, vouées à des fins exclusivement philantropes et humanitaires, en faveur des couches nécessiteuses, dans divers domaines de la société humaine.

 

Le système HYST (Hypercritical System Technology) est un traitement révolutionnaire, inventé par le savant italien Umberto Manola, après 40 ans de recherches scientifiquement documentées et attestées, et qui permet la récupération totale des biomasses végétales en produits destinés tant à l’alimentation humaine qu'animale et à la production de bioénergies.

Suivant l'esprit du projet "Bits of Future: Food for All", promu par "Scienza per l'Amore" en collaboration avec la société BioHyst, la technologie HYST, commercialisée dans les pays riches, sera au contraire, conformément à l'objectif visant la sécurité alimentaire, offerte gratuitement en prêt pour l'utilisation, dans les pays africains y intéressés.

Et à telle enseigne, la conférence a également été l'occasion de présenter les lettres d'intention des Gouvernements sénégalais et somalien, premières actions vers l'introduction du système HYST dans leurs pays.

Mais attention! A côté des bonnes nouvelles, il a émergé que le chemin de ce projet en faveur de l'Afrique est et sera semée de tackles, comme nous ne nous surprenons plus d'ailleurs, pour y avoir malheureusement toujours été habitués.

En effet, à notre avis, la technologie HYST révolutionnerait le destin de l'Afrique, relevant sa dignité et l'affranchissant des gueules de tant de profiteurs, qui verraient du coup sérieusement minés leurs super rodés systèmes de spéculations qui, depuis belle lurette, continuent à les engraisser au détriment des populations et des économies du continent, pourtant si riches de ressources de tous genres. Tout le contraire de l'esprit des objectifs philantropiques de "Scienza per l'Amore".

On a ainsi pris connaissance des embuches judiciaires qui ont frappé notamment Danilo Speranza (fondateur de l'Association "R.E. Maya", mouvement qui démarra ce projet humanitaire en faveur de l'Afrique), arrêté sous l'accusation de pervers gourou d'une secte, et à qui, plusieurs illustres intervenants, de tous les rangs sociaux, ont cependant, dans leur pleine autorité, tenu à témoigner leur solidarité, repoussant avec force et dédain toute ombre sur l'honnêteté de la personne,  et prêts même à mettre leurs deux mains sur le  feu pour en défendre l'intégrité morale.

La conference, ouverte par Dott.ssa Stefania Adiutori, a presenté une video sur l'histoire des associations Maya et de leur fondateur Danilo speranza, une salade qui alignait des reportages farfelus de divers medias allant jusqu'à mettre en doute la technologie HYST, l'efficacité de la machine et l'existence même de l'Ingénieur Umberto Manola.

A ces absurdes dénigrations (notre rédaction et moi personnellement avons maintes fois parlé avec l'Ingénieur Manola et assisté directement au bon fonctionnement de diverses usines Hyst en Italie), a répliqué l'intervention du président de "Science pour l'Amour", l'ingénieur Pierpaolo Dell'Omo, qui a fait une brillante relation sur les indiscutables résultats techniques publiés par l'Université de Milano (Département des Sciences Animales), qui ont pleinement confirmé les précédents résultats des analyses effectuées par l'Université Catholique de Piacenza, déjà en 2008.

Tout cela démontre l'absolue validité de la technologie HYST et suggère que le soi-disant "gourou" est en réalité le financeur d'un projet philantropique auquel les associés ont adhéré en pleine autonomie.

La "phantomatique" machine, erronément définie par les medias tantôt comme "déstructeur", "distructeur" ou "déstructurateur" moléculaire, est en réalité une concrète opportunité pour combattre la faim dans le monde.

Elle permet en effet l'exploitation des biomasses et des déchets des biomasses, pour la production de farine pour l'alimentation humaine et animale, à haute teneur de protéines et vitamines, ainsi que  la production de bioénergies.

Un grand intérêt a été montré par les délégations des gouvernements africains présentes: Sénégal, Somalie, Burkina Faso, Congo, Côte d'Ivoire, Ouganda.

L'intention commune est celle de soutenir et promouvoir, auprès de leurs gouvernements respectifs, l'introduction et l'expérimentation de la technologie HYST dans leurs pays.

En particulier, les représentants des gouvernements sénégalais et somalien ont officialisé, à travers  la remise de lettres d'intention, l'intérêt de leurs pays à démarrer au plus tôt le projet humanitaire.

Pour les innovations du système HYST, le président du "Comité promoteur du Prix Nobel de la Physique à Umberto Manola", Dott. Renato Pagliaro, a expliqué les raisons de cette initiative:

«Nous retenons que la technologie réalisée par l'Ingénieur Umberto manola puisse apporter une importante contribution pour une meilleure compréhension de la structure moléculaire de la matière et de son comportement dans certains contextes environnementaux».

La conférence a été conclue par le président de "Scienza per l'Amore", Pierpaolo Dell'Omo, qui a rappelé que «depuis le 16 mai, Danilo Speranza est en train de faire la grève de la faim, dans l'objectif d'une justice meilleure. La grève continuera sans relâche afin que le projet pour l'utilisation de la technologie HYST en Afrique ne puisse pas être bloqué: "la faim pour la faim!"».

 

SOUS L'ARBRE A PALABRES

S.E. Papa Cheick Saadibou 
(Ambassadeur du Sénégal près le Quirinal)

La technologie HYST est une invention révolutionnaire. Je tiens à remercier son inventeur, l'Ingénieur Umberto Manola et qui a oeuvré pour la valoriser.
Cette technologie arrive au moment opportun pour continuer le combat contre la faim, là où des personnes courageuses et fières luttent chaque jour pour donner à manger à leurs enfants et leur offrir une vie digne.
Je réaffirme la détermination et la disponibilité du gouvernement sénégalais à accompagner la réalisation du projet pour que les choses s'accomplissent dans les plus brefs délais.



S.E. Haji Shukri Sheikh Ahmed

(Président de la Commission Affaires Etrangères pour l'Europe du Parlement du Gouvernement de Transition de la Somalie)

Au nom de mon Gouvernement, avec la délégation du Ministre de l'Agriculture, nous avons souscrit une lettre d'intention par laquelle nous officialisons le démarrage du projet "Bits of Future: Food for All". Ça fait plusieurs années que je connais le Prof. Danilo Speranza dont j'ai personnellement constaté et apprécié l'engagement dans le projet pour la technologie HYST. Pour toutes les actions réelles qu'il a accomplies au fil des années, c'est avec un immense plaisir que je propose, au nom de mon gouvernement, l'octroi de la nationalité honoraire somalienne à Danilo Speranza.

 

Milton Kwami

L'affaire Dominique Strauss-Kahn attise les tensions ethniques en Guinée.
Dominique Strauss-Kahn, toujours poursuivi par la justice américaine, a rendez-vous le 1er août avec le procureur de New-York. Depuis son arrestation du 14 mai dernier, la classe politique française n'a cessé de commenter cette affaire. Mais qu'en est-il du côté de la Guinée, pays d'origine de la plaignante Nafissatou Diallo?


C'est le 14 mai dernier que la jeune guinéenne de 32 ans, Nafissatou Diallo, aura quitté définitivement l'anonymat à cause d'une affaire de moeurs. Femme de chambre dans un hôtel luxueux de New York, Nafissatou Diallo a accusé l'ex-directeur général du Fonds Monétaire International, le Français DSK, de l'avoir agressée sexuellement dans la suite de ce dernier.

Aussitôt, la nouvelle du soi-disant "viol", qui serait commis par l'un des hommes les plus puissants de la planète, s'est répandue comme une traînée de poudre, provoquant une cascade de réactions à travers le monde.

Curieusement, en Guinée, pays d'origine de la présumée victime, les réactions de l'ensemble de la classe politique se sont fait longtemps attendre avant que le président Alpha Condé ne brise le silence.

En juin dernier, se disant «doublement touché» par l'agression sexuelle que DSK aurait commise sur la guinéenne Nafissatou Diallo, le président Alpha Condé avait soutenu que l'affaire DSK était une «une grande tristesse pour nous. Nous sommes doublement touchés: d'abord en tant que socialistes, mais aussi le fait que ça soit une compatriote».  Voilà en gros ce que pense Alpha Condé de l'affaire DSK/Nafissatou Diallo.

Comme pour se racheter du mutisme dans lequel il s'était réfugié depuis le début de l'affaire, le numéro 1 guinéen s'est voulu solidaire avec la présumée victime en indiquant que l'Etat guinéen ne va pour rien au monde abandonner sa fille Nafissatou Diallo, confrontée à l'un des hommes les plus puissants du monde au moment des faits.

Et de conclure: «On ne peut pas la rencontrer actuellement. Mais la Guinée apportera son assistance à tout citoyen guinéen, ou citoyenne. Chaque fois qu'un citoyen guinéen ou guinéenne se trouvera en difficulté quelque part, l'Etat guinéen sera à ses côtés, mais en respectant la loi».

Et au sein su gouvernement, silence radio. Ni le Premier ministre, Saïd Fofana, ni le chef de la diplomatie guinéenne, et pire, encore moins la ministre chargée des Guinéens de l'extérieur, Rouguy Barry, n'ont commenté l'affaire qui a dominé l'actualité internationale à la mi-mai.

Même son de cloche, côté opposition. Les différents poids lourds de l'opposition ont brillé par leur silence sur l'affaire DSK/Nafissatou Diallo. Même si Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) et candidat malheureux à la présidentielle de novembre 2010, a été contraint de sortir de sa réserve, le 26 juin dernier à Bruxelles, se contentant toutefois de juste dire jqu'il «croit en la justice américaine».


Au contraire plus virulent sur l'affaire. son vice-président, Bah Oury, a confié que le cas Nafissatou est en train d'exacerber la haine entre l'ethnie de Nafissatou Diallo (les peuls) et leurs "ennemis" de toujours, les malinkés.

 

Justement, dans les grandes villes du pays, notamment Conakry, la capitale, les commentaires vont bon train. Seule fausse note, les profondes divergences aux relents "ethnicistes" entre les deux principales communautés du pays: les Peuls et les Malinkés.

Pour la majorité des Peuls, justice doit être rendue à la victime. Il y en a d'ailleurs qui sont catégoriques : "Nafissatou a été agressée sexuellement par l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn".

De l'autre côté, les malinkés estiment que Nafissatou est une «menteuse». La plupart d'entre eux croient dur comme fer que la victime présumée a accusé DSK d'agression sexuelle dans le but de «se taper des sous».

 

Pour la petite histoire, depuis l'accession de la Guinée à l'indépendance en 1958, il y a toujours eu de la tension entre les Peuls et les Malinkés, deux communautés qui se sont toujours regardées en chiens de faïence pour la conquête du pouvoir. Et cette rivalité s'est traduite par une flambée de violence, lors de la présidentielle de 2010.

Ces tensions, nées des élections de l'an passé, ont eu des répercussions sur la lecture faite par les Guinéens sur l'affaire DSK/Nafissatou Diallo.

 

A. C.

La Russie refuse de reconnaître le CNT libyen comme unique représentant légitime.
La Russie continue d'avoir plusieurs interlocuteurs en Libye et refuse de reconnaitre l'instance dirigeante de la rébellion libyenne, le Conseil national de transition (CNT), comme autorité de ce pays, indique son chef de la diplomatie, Serguei Lavrov.

Les pays qui ont pris part à la réunion du groupe de contact sur la Libye, à Istanbul, ont reconnu le CNT comme seule instance représentative du peuple libyen. C'est notamment le cas des Etats-Unis, mais Moscou refuse de leur emboîter le pas, précisant, à travers Serguei Lavrov, son Ministre des Affaires Etrangères, que "la bonne entente affichée entre la Russie et les Etats-Unis ne signifiait pas que les deux pays étaient d'accord sur tout".

Le dossier libyen en est une illustration. Moscou continue de jouer sa propre partition en refusant de reconnaitre le Conseil national de transition comme autorité du pays.

Le chef de la diplomatie russe estime que cela équivaudrait à se mettre du côté de l'une des parties en conflit, tout en isolant les forces qui représentent Mouammar Kadhafi. La Russie s'efforce de maintenir le dialogue aussi bien avec Tripoli qu'avec Benghazi.

Le mois dernier, le représentant du président russe pour l'Afrique, Mikhaïl Marguelov, avait effectué le un voyage à Tripoli, où il avait alors rencontré des membres de la direction libyenne. Quelques jours auparavant, il s'était rendu à dans le fief des rebelles à Benghazi.

Partisane du principe de non-ingérence, la Russie estime que le Conseil de sécurité de l'ONU doit continuer à jouer un rôle central dans le règlement de la crise libyenne. C'est au nom de ce principe qu'elle avait décliné l'invitation du groupe de contact et n'avait pas pris part à la réunion d'Istanbul vendredi.

 

Mais le refus de reconnaitre les rebelles comme seule autorité en Libye ne signifie à contrario un soutien apporté à Mouammar Kadhafi dont Moscou réclame le départ. Serguei Lavrov a d'ailleurs précisé qu'il était hors de question pour son pays d'offrir l'asile au leader libyen s'il décidait de quitter le pouvoir.

 

Ismael Ali

Enquête du cabinet britannique Mercer qui prend pour référence la ville de New York, sur la base d'un certain nombre de critères classiques. Addis-Abeba est au contraire la ville africaine la moins chère.

L'enquête, la plus complète réalisée au niveau mondial sur le coùt de la vie, pour aider les entreprises à calculer les indemnités d'expatriation. Elle couvre quelque 214 villes à travers les cinq continents et compare le coùt de plus de 200 articles dans chaque localité et dans les domaines du logement, transport, nourriture, habillement, appareils ménagers, loisirs.

 

Curieusement, l'Europe n'est pas forcément le continent le plus cher pour s'expatrier, l'Afrique et l'Asie le talonnent. Pour la 2ème année consécutive, la capitale angolaise, Luanda, est à nouveau en tête du classement des villes les plus chères du monde pour les expatriés.

La présence de l'Afrique dans le top du classement est d'autant plus remarquable:

● Luanda: 1er;

● Ndjamena: 3ème;

● Libreville (Gabon): 7ème,

● Victoria (Seychelles): 13ème;

● Niamey (Niger): 23ème;

● Dakar (Sénégal): 32ème;

● Johannesbourg et Le Cap (Afrique du Sud): 151ème et 171ème;

● Gaboronne (Botswana): 203ème;

● Windhoek (Namibie): 205ème;

● Addis Abeba (Ethiopie): 208ème, est la ville africaine la moins chère.


Les coûts liés à la sécurisation des lieux expliqueraient, selon Mercer, la présence de l'Afrique dans le peloton de tête, tout en prenant en compte les variations monétaires, déterminées par rapport au dollar américain.
Cette enquête réalisée par le cabinet britannique Mercer human ressource consulting, refléterait l'importance économique grandissante de cette région à travers tous les secteurs d'activité. Aussi, les informations qu'elle contient sont utilisées par les gouvernements et les grandes entreprises pour protéger le pouvoir d'achat de leurs salariés envoyés à l'étranger.

Par ailleurs, les tableaux des coûts liés aux loyers sont utilisés pour établir les allocations logement des expatriés alors que les villes ont été choisies en fonction des demandes de données faites par les entreprises et organisations gouvernementales.


«Nous avons observé une augmentation de la demande d'informations concernant les villes africaines, et ce dans tous les secteurs d'activité : industrie minière, services financiers, compagnies aériennes, industrie manufacturière, services publics et autres sociétés de production d'énergie», confie Nathalie Constantin-Métral, Analyste Senior chez Mercer et coordinatrice de l'enquête, qui ajoute:

«Beaucoup de gens pensent que la vie n'est pas chère dans les pays en voie de développement, alors que ceci n'est pas nécessairement vrai pour les expatriés qui y vivent et travaillent. Pour inciter les talents à s'expatrier vers ces villes, les entreprises multinationales doivent offrir le même niveau de vie et les mêmes avantages auxquels sont habitués leurs employés et leurs familles. Dans certains pays africains, le coût de cette expatriation peut s'avérer extraordinairement élevé, en particulier le coût d'un logement décent et sécurisé». l

 

Norbert Ngouma

L'Afrique est un gros marché pour les pays producteurs de médicaments mais les 95 % de sa consommation proviennent de l'importation.

Le continent ne participe que pour 3 % seulement à la production mondiale de ces médicaments. C'est le constat amer rendu par des professionnels des produits pharmaceutiques lors du 11ème Forum Pharmaceutique Iinternational, à Dakar, qui a vu 800 participants dont 400 pharmaciens venant de 21 pays.

 

Les responsables d'industries pharmaceutiques et les professionnels du secteur se sont concertés autour de la problématique du médicament dans le monde, dans l'objectif de cerner le thème crucial de «la pharmacie du 3ème millénaire», comme indiqué par le Professeur Bara Ndiaye, chargé du Programme scientifique.

Des sous thèmes ront également été développés portant notamment sur le rôle du pharmacien face aux maladies comme le paludisme, le Sida, la tuberculose et la santé maternelle. De quoi démontrer que les pharmaciens ont un grand rôle à jouer dans l'atteinte des OMD (Objectifs Du Millénaire) 4, 5 et 6.



Sur la question cruciale de la production mondiale de médicaments, les professionnels de ce secteur n'ont pas pris de gants pour mettre à nu le fossé qui existe entre les pays du Nord et ceux du Sud. Ainsi, il est établi que le continent ne produit que 3 % de la production mondiale en médicaments.

Ce qui signifie que plus 95 % des approvisionnements de ces produits proviennent d'Europe et d'ailleurs. Une situation préoccupante qui fera dire aux professionnels de ce secteur que seuls quelques pays d'Afrique du Nord s'illustrent exceptionnellement dans leur production nationale. Par exemple:

■ la Tunisie fabrique 75 % de son approvisionnement;

■ le Maroc satisfait à 67 % ses besoins propres;

■ et l'Algérie en est à 33 %.

Pour l'Afrique subsaharienne, le retard accusé dans le domaine est déplorable. C'est le cas notamment du Sénégal qui importe 80 % de ses médicaments.

 

Ainsi la rencontre de Dakar a servi de cadre de rupture par rapport aux réponses sur autant de questions touchant les médicaments.

L'autre défi que le deuxième forum de Dakar a eu à relever concerne l'application des recommandations. Car selon, le chargé de communication de cette rencontre, tout ce qui a été édicté pendant les 11 ans d'existence de ce forum n'a pas été suivi d'effet.

Comme quoi il faudra surtout porter remède à cela aussi.

 

Afri-Nous

Le laboratoire pharmaceutique a signé le premier accord avec le Medicines Patent Pool.

Gilead Sciences est le premier laboratoire pharmaceutique à avoir signé un accord de licence avec la Fondation Medicines Patent Pool (Communauté de Brevets pour les Médicaments), afin d'élargir l'accès aux traitements contre le VIH et l'hépatite B dans les pays en développement.

 

Gilead, certes en cédant de brevets sur quatre antirétroviraux va pouvoir améliorer l'accès aux médicaments mais toutefois beaucoup de de pays, où vivent de nombreux séropositifs restent exclus de cet accord

«L'annonce d'aujourd'hui constitue une étape importante dans la gestion des brevets pour la santé publique. L'accord de licence négocié avec Gilead Sciences permettra de produire sans délai des médicaments disponibles à moindre coût et avec des formulations d'une utilisation plus facile», a déclaré Ellen 't Hoen, la directrice exécutive du Medicines Patent Pool.

 

L'accord prévoit:

la production de plusieurs médicaments contre le VIH développés par  Gilead, comme le tenofovir et l'emtricitabine

N.B.: Le tenofovir est aussi approuvé pour le traitement de l'hépatite B

deux inhibiteurs de l'intégrase, qui bloquent la réplication rétrovirale;

le cobicistat et l'elvitegravir (tous deux toujours en développement);

et des combinaisons de molécules qui incluent ces médicaments.

.

«Les pays en développement doivent souvent attendre des années avant de pouvoir accéder aux nouvelles technologies sanitaires. L'accord d'aujourd'hui remédiera à cette situation», a dit Mme Hoen

 

Les licences permettront de distribuer:

● le tenofovir et l'emtricitabine dans 111 pays;

● le cobicistat dans 102 pays;

● l'elvitegravir et le Quad, dans 99 pays.

 

La Fondation Medidines Patent Pool, qui a été établie en 2010 par l'UNITAID (Agence Internationale de Financement de la Santé) a pour objectif de favoriser l'innovation et d'améliorer l'accès aux médicaments contre le VIH, grâce à la négociation de licences volontaires avec les détenteurs de brevets de médicaments, afin de permettre l'émergence des médicaments génériques concurrentiels et de faciliter le développement de nouvelles formulations.

 

Le National Institutes of Health américain a été le premier titulaire de brevets à conclure un accord avec la communauté: il a en effet partagé le brevet du darunavir, un médicament antirétroviral qui prolonge la vie (ARV), en octobre 2010.

 

Quelque 6,6 millions de personnes ont accès au traitement ARV; parmi elles, 1,6 millions prennent des médicaments génériques ou des médicaments contre le VIH développés par Gilead.

 

Toutefois des réserves ont été avancées.

«L'accord de licence est une étape positive, mais nous avons quelques réserves ; il exclut les pays à revenu intermédiaire, comme le Brésil et la Chine, qui devront désormais émettre des licences obligatoires s'ils veulent fabriquer les médicaments toujours en développement», a dit Tido von Schoen-Angerer, le directeur exécutif de la campagne pour l'accès aux médicaments essentiels de Médecins Sans Frontières (MSF), qui indique également que l'accord de licence limite la «concurrence destinée à casser les prix en restreignant la production à l'Inde, ce qui implique une limitation des sources d'approvisionnement en principes pharmaceutiques actifs nécessaires à la fabrication des médicaments. Il s'agit d'une forme de concurrence plus encadrée qui laisse de côté les pays qui ont la capacité de produire les médicaments, comme le Brésil. A l'avenir, nous espérons que le Medicines Patent Pool pourra améliorer les accords pour permettre la production et l'approvisionnement des matières premières dans différents pays».

 

Selon Chan Park, conseiller général du Medicines Patent Pool, si l'accord n'est pas parfait, il constitue un début enthousiasmant et encourageant pour la communauté.

«Certains problèmes peuvent sans aucun doute être résolus, et au cours de nos négociations nous nous sommes assurés que les pays exclus de l'accord pourront utiliser des méthodes non volontaires (comme les licences obligatoires) pour accéder aux médicaments. En ce qui concerne le choix de l'Inde comme producteur, il faut savoir que l'Inde produit déjà quelque 90% des médicaments génériques dans le monde ; l'Inde est très compétitive dans la fabrication des médicaments génériques. Nous sommes activement impliqués dans des négociations avec les autres laboratoires pharmaceutiques et nous espérons assister à une amélioration progressive des termes et conditions des licences», a-t-il ajouté.

Et de conclure: ««Certains problèmes peuvent sans aucun doute être résolus... La licence d'aujourd'hui n'est pas une fin en soi, mais un début».

 

Afri-Nous

 

Décaissement d'un financement de 129 millions USD au nouveau gouvernement du président Alassane Ouattara, au titre de la Facilité de crédit rapide.

Le Fonds Monétaire International reprend son aide à la Côte d`Ivoire, suspendue pendant la crise politique qui avait suivi l`élection présidentielle de novembre.

L`institution a indiqué que son Conseil d`administration avait donné son accord à un décaissement de 129 millions de dollars au titre de la Facilité de crédit rapide.
Le Fonds avait accordé en mars 2009 un prêt de quelque 330 millions d`euros au pays, dont trois tranches seulement ont été versées sur les sept prévues à l`origine.

Après l'élection présidentielle de novembre 2010, cette aide s'était arrêtée à cause de la crise provoquée par la décision du sortant Laurent Gbagbo de s`accrocher au pouvoir malgré sa défaite. Le prêt a finalement été annulé.

Le vainqueur de l`élection, Alassane Ouattara, un ancien économiste du FMI, a été investi le 21 mai. C`est avec lui que l`institution coopère désormais.

"Cette crise a pratiquement paralysé l`activité économique du pays et entraîné une contraction brutale en 2011, qui d`après les projections provisoires devrait représenter 6 à 7% du produit intérieur brut", a indiqué le Fonds.

Le FMI compte travailler avec la Côte d`Ivoire sur un nouveau prêt.

"Les autorités ont fait part de leur intention de solliciter un nouvel accord, d`ici fin 2011, dès qu`elles seront en mesure d`élaborer un programme économique à moyen terme", a-t-il souligné.

 

L'annonce de ce financement, premier "geste" du FMI auquel devraient en suivre d'autres, a donné du punch à tous ceux qui saluent l'avènement du nouveau gouvernement ADO comme la solution ivoirienne, tout comme témoignerait le commentaire du frère Axel L.: "Alors où sont ceux qui accusaient la France, l'ONU et la communaute internationale de tous les maux pendant que la communaute du monde de la raison deracinait Gbagbo et ses complices qui avaient mis la Cote d'Ivoire a feu et a sang? N'est ce pas que l'argent du FMI va maintenant au secours de nos freres et soeurs Ivoiriens?".

 

 

Afri-Nous