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Elle était ancienne miniustre de la Justice dans sa Gambie natale.

"L'Assemblée des Etats parties" qui rassemble les pays quelque 120 pays ayant ratifié le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale, se sont accordés sur l'élection de la Gambienne Fatou Bensouda comme procureur de la CPI, qui succédera à l'Argentin Luis Moreno-Ocampo en juin 2012.

La liste des candidats est passée de 4 à 2 candidats, après les retraits du Britannique Andrew Cayley et du Canadien Robert Petit. Seuls Fatou Bensouda et le juge tanzanien Mohamed Chande Othman restaient en lice pour succéder à Luis Moreno-Ocampo, dont le mandat s'achève en juin 2012, après 9 années à la tête de la CPI.

"La réunion visait à obtenir un consensus et ce consensus s'est fait sur le nom de Mme Bensouda. C'est elle qui va être nommée", a déclaré un diplomate. Cette décision a été confirmée par d'autres responsables. L'annonce officielle de la nomination du nouveau procureur général interviendra jeudi 8 décembre. Fatou Bensouda est l'actuelle procureur-adjointe de la CPI.

"L'Assemblée des Etats parties" élira le successeur du procureur Ocampolors de sa prochaine session, du 12 au 21 décembre à New York. Elle devra également élire 6 juges, parmi 19 candidats, lors de sa prochaine session.

Mme Bensouda, une ancienne ministre de la Justice dans sa Gambie natale, était considérée comme la favorite par de nombreux diplomates. La successeur de procureur Ocampo aura du pain sur la planche. La CPI cherche actuellement à mettre la main sur le président soudanais Omar al-Bachir pour génocide au Darfour. Des responsables kenyans de premier plan et des chefs de milices en République démocratique du Congo sont aussi sur la liste de la CPI.

Un'Africana alla testa dell'organisme giudiziario internazionale a giugno 2012!

La gambiana Fatou Bensadou è la designata come procuratore della CPI, per sostituiree Luis Moreno-Ocampo, a giugno 2012 quando questi lascerà, dopo 9 anni.

Più di uno sospetta che la scelta di un’africana (unica candidata) potrebbe essere dettata dal fatto che la Corte Penale Internazionale, sotto la guida del giudice spagnolo, è sempre, con fondato sospetto, stata accusata dagli Africani di aver solo una attenzione unilaterale contro il continente nero, dove attualmente ben 7 paesi sono sotto processo.

Con la partenza di Luis, certo è che più di un africano sarà contento che finalmente Luis avrà lasciato…. O’ CAMPO!

Le PIB par habitant en Afrique augmenterait de 30%.

Les chefs d'Etat africains ont des plans ambitieux visant à créer une zone de libre-échange, regroupant 26 pays et plus de 600 millions de personnes sur le continent.

 

Au début de cette année, les chefs d'Etat africains avaient annoncé des plans pour une zone de libre-échange (FTA) d'un trillion de dollars dans trois communautés économiques régionales existantes, notamment le Marché commun pour l'Afrique orientale et australe, la Communauté d'Afrique de l'est et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

Cette FTA, qui dispose actuellement d'un produit intérieur brut (PIB) de 650 milliards de dollars, facilitera le mouvement sans droit de douane et sans contingentement des biens d'ici à 2014, des services et des hommes et femmes d'affaires d'ici à 2016 ainsi qu'une zone économique et monétaire dans toute l'Afrique d'ici à 2025.

Des partisans du projet, comme le ministre sud-africain du Commerce et de l'Industrie, Rob DaviesDavies, espèrent que cet accord renforcera considérablement le commerce interrégional et atteindra un PIB de 1,5 trillion de dollars au sein de la zone d'ici à 2015.

"Cette FTA nous conduira sur une nouvelle voie de croissance, ce qui est important en termes de création d'emplois et de développement industriel", estime Davies. Il espère que la production économique au sein de la zone augmentera de 50% au cours des 5 prochaines années, avec une croissance économique annuelle moyenne de 5,5%.

"Le PIB par habitant en Afrique augmentera de 30%", a en outre prédit le ministre.

Il y a quelques avantages évidents pour une zone de libre-échange en Afrique. Plusieurs économies africaines sont si minuscules qu'elles ne sont pas viables seules. Les recettes des pays comme le Malawi, le Mozambique et le Lesotho représentent moins de 4% des recettes totales de la SADC, par exemple. Le regroupement des marchés régionaux peut aider à tirer profit des nouvelles opportunités de croissance.

"A l'échelle régionale, nous aurions une importante poussée", a affirmé Davies qui a également reconnu un certain nombre de défis que la zone de libre-échange aura à relever, notamment des structures de production peu diversifiées et sous développées, des infrastructures inadéquates, la prévalence des barrières non tarifaires et le manque de structures de gouvernance commerciale.

5 programmes européens de coopération de 125 millions d'euros (82 milliards  CFA).

Le président ivoirien, Alassane Ouattara a rencontré le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.



L'Union européenne veut prouver le maintien de son aide à la Côte d'Ivoire. Ce soutien de 125 millions d'euros servira dans les domaines de la santé, de l'éducation ou encore dans les infrastructures. Alassane Ouattara:

«Le soutien substantiel que l'UE vient d'apporter à la Côte d'Ivoire contribuera à l'effort de redynamisation de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. Le soutien important de l'Union européenne permettra également de renforcer l'entretien du réseau routier et de réhabiliter l'axe reliant le Ghana et la Côte d'Ivoire afin d'assurer la fluidité du commerce et l'intégration régionale»,

Mais pour les Européens, il faut aller au-delà, comme l'a souligné José Manuel Baroso : «Il faut aussi soutenir la consolidation de l'Etat de droit qui passe par un renforcement de la participation démocratique. Les élections législatives en décembre prochain sont une étape importante», tout comme «le processus de réconciliation nationale que la Commission et l'Union européenne soutiendront également».
L'Union étudie aussi la possibilité d'augmenter son aide à la Côte d'Ivoire. Les élections législatives de décembre pourraient ainsi apporter des élements de réponses.


Le Traité d'amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d'Ivoire a reçu un coup d'accélérateur, à l'occasion de la récente visite officielle du président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (ADO), à Ouagadougou, dans le cadre de la deuxième conférence au sommet pour la mise en oeuvre dudit Traité.

Accueilli dans une ambiance à gogo, les premiers mots d'ADO ont été ceux de remerciement et de reconnaissance au Burkina Faso, mais aussi et surtout au Président du Faso, Blaise Compaoré.

«Avant toute chose, je voudrais remercier le président du Faso. M. le président, merci pour votre engagement pour la paix! Si nous avons la paix aujourd'hui en Côte d'Ivoire, nous vous le devons en grande partie, parce que c'est grâce à vous que nous avons pu organiser des élections démocratiques. La crise postélectorale a été dure, mais maintenant, elle est derrière nousIl s'agit de renforcer la coopération entre nos deux pays. Et je crois que les choses sont sur une bonne voie», a  indiqué ADO, pour qui la page est tournée.

Pour le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire et pour la sous-région, notamment au niveau du Conseil de l'entente, «nous avons de grandes ambitions, parce que le monde est totalement globalisé, les turbulences sont grandes et nous avons des Etats qui doivent s'intégrer d'avantage pour résister à toutes ces perturbations», a-t-il signifié, remerciant le président du Faso «mon frère, mon ami pour tout».
Pour ceux qui pensent que le Traité d'amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire a été victime d'un relâchement, ADO les invite à la patience et d'attendre de voir.
Il est optimiste et l'affirme haut et fort: «Je pense qu'il n'y a pas eu un relâchement ! Il y a eu des difficultés en Côte d'Ivoire, avec les élections présidentielles, donc il y a eu effectivement interruption, mais ceci ne veut pas dire que la reprise ne peut pas être rapide ! Notre objectif, c'est de reprendre très rapidement et je crois que nous avons la volonté et la capacité de le faire. Nous allons dévoiler de grands projets pour les années à venir et vous serez donc convaincu que nous avons un bon départ à nouveau et que les choses vont se réaliser très rapidement»!

C'est ce dynamisme que les peuples ivoiriens et burkinabè souhaitent vivement, depuis la signature du Traité d'amitié en juillet 2008 !

Plus rien ne s'oppose à ce que la BAD revienne à la maison.

Parole du président du groupe de la BAD (Banque Africaine de Dévelopement), Donald Kaberuka:  «Nous tenons au retour de la Banque africaine de développement dans les plus brefs délais».



C'est à croire que la pression a changé de camp, si l'on considère que ce discours était surtout l'apanage de la partie ivoirienne. C'est que plus rien ne s'oppose à ce que la banque revienne à la maison. Au terme de plusieurs réunions bipartites (Côte d'Ivoire-BAD), le texte signé, met en place un nouveau cadre de coopération. Le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, en dit un mot: «Quarante ans après la signature de l'accord de siège, face aux dysfonctionnements notés ces derniers temps, la partie ivoirienne n'a trouvé aucun inconvénient à analyser positivement les nouvelles propositions faites en vue de mener plus en avant l'indispensable adaptation au contexte nouveau».

En revenant à Abidjan, la BAD aura son titre de propriété définitif sur le terrain de son siège. Mieux, l'institution sera mieux logée. En effet, l'État de Côte d'Ivoire offre gracieusement et définitivement le terrain de 4.777 mètres carrés abritant le siège actuel. Un terrain avoisinant d'une superficie de 5.360 m2 s'ajoute au premier, pour l'extension du siège. Soit, au total, 10.137 m2 dont dispose désormais la Bad pour un retour définitif.

Le gouvernement ivoirien se voulant concret en annonçant toutes ces mesures, séance tenante, le ministre de la Construction, de l'Assainissement et de l'Urbanisme, Mamadou Sanogo, a remis la lettre d'attribution des terrains au président Kaberuka. Si tout semble bouclé techniquement, psychologiquement également, l'État veut assurer un retour gagnant à la banque.

Pour cela, le ministre Duncan annonce que le gouvernement a procédé par approche pédagogique en associant toutes les entités gouvernementales impliquées.

«Le résultat obtenu est que cette approche a permis de sensibiliser davantage nos concitoyens aux objectifs, missions et rôle que joue l'institution financière africaine dans notre pays et par-delà sur le continent africain dans son processus de développement», rassure-t-il.

 

La méthode employée compte sur un réseau de femmes pour la promotion et diffusion de l'énergie solaire.

L'association sans but lucratif Solar Sister part d'un principe simple: les millions d'Africains qui n'ont pas l'électricité peuvent avoir accès à l'énergie solaire, en se tournant vers une source en laquelle ils ont confiance, en l'occurrence leurs voisins.

 

Cette ONG s'emploie à construire un réseau de femmes qui sont disposées à présenter des produits solaires, dont des lampes et des chargeurs de téléphones portables, à leurs voisines et amies. Elle a ainsi recruté plus de 150 femmes à l'âme d'entrepreneur, dont la plupart se trouvent en Ouganda, et elle élargit ses opérations au Rwanda et au Malawi. Sa fondatrice et présidente, Mme Katherine Lucey, est convaincue que ce concept peut être poussé encore plus loin.

«Il y a 1,6 milliards d'habitants de la planète qui n'ont pas accès à une énergie propre, au réseau. C'est un marché de mille milliards USD par an. Et si vous cherchez qui tient les cordons de la bourse au niveau des ménages pour ce marché, vous trouverez les femmes. Ce sont les femmes qui dépensent 2 ou 4 dollars par semaine pour acheter du kérosène... La meilleure façon d'atteindre une consommatrice, en particulier quand on propose une toute nouvelle technologie, c'est de la mettre en contact avec une personne de confiance, une autre femme par exemple, qui peut lui dire: moi, je me sers de la lampe solaire à la maison. Mes enfants passent plus de temps à faire leurs devoirs le soir. Je n'ai pas eu d'incendie à la maison. Mon bébé ne s'est pas brûlé. J'économise 30 % de notre revenu parce que je n'ai plus besoin d'acheter de kérosène», dit Mme Katherine Lucey.

D'où la méthode employée par Solar Sister: elle compte sur un réseau de femmes qui montrent divers produits solaires à leurs voisines et amies de leur communauté, les vendent et touchent une commission sur chaque commande. Les femmes n'ont rien à payer, ni pour leur formation ni pour l'accès à l'inventaire dont elles ont besoin pour monter leur entreprise.

«Quand elles vendent ce qui est en stock et qu'elles touchent de l'argent, elles gardent leur commission et remboursent le prix des produits vendus», explique-t-elle.

Les premiers produits sont faciles à vendre. Il s'agit de lampes solaires qui évitent aux ménages d'acheter du kérosène ainsi que de chargeurs solaires qui leur évitent de payer une redevance pour recharger leurs portables.

«Dans l'Ouganda, où nous sommes, 75 % des habitants ont un portable; 5 % seulement ont l'électricité. Ils doivent se déplacer pour le faire recharger, et cela leur coûte de l'argent», précise Mme Lucey.

Ce qu'espère Solar Sister, c'est vendre des produits plus coûteux quand elle aura gagné la confiance de ses clients. Elle propose en effet des systèmes d'éclairage pour toute la maison, des pompes d'arrosage, des purificateurs d'eau et des fours de cuisson.

«Si vous avez un four non polluant, cela veut dire que vous n'avez pas besoin de faire de longues marches pour aller chercher du bois de chauffage, et vous gagnez du temps. Ce temps gagné, vous pouvez l'utiliser pour faire quelque chose de plus productif», commente-t-elle.

à ses débuts, Solar Sister a été financée par la famille et les amis de Mme Lucey. La société ExxonMobil, par le biais d'une initiative visant à encourager les possibilités économiques des femmes, assume les frais de l'élargissement de ce programme ougandais et de son calque en Afrique de l'Ouest. Chaque programme est censé devenir autonome.

«Nous avons des ambitions à l'échelle mondiale, assure Mme Lucey. La pauvreté énergétique est un enjeu planétaire. La nécessité d'offrir des possibilités économiques aux femmes en est un autre».