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Contentieux sur les dettes de la précédente compagnie Air Sénégal.

La compagnie Senegal Airlines dénonce la décision unilatérale et brutale des autorités guinéennes de bloquer l'un de ses vols en direction d'Abidjan.

"Le vol DN019 effectuant la liaison régulière entre Dakar-Conakry et Abidjan a été bloqué après son arrivée à Conakry par les autorités de Guinée au motif d'arriérés de paiement" à payer par "la défunte Air Senegal Airlines à la société Roberts FIR, qui gère et contrôle la navigation et la sécurité de l'espace aérien en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia", indique un communiqué de la compagnie.

Considérant cette mesure comme totalement illégale, injuste et inacceptable, la compagnie sénégalaise qui "déplore vivement la décision unilatérale et brutale des autorités guinéennes, sollicite l'intervention des plus hautes autorités de l'Etat du Sénégal, en vue d'une résolution de cette crise grave aux répercussions multiples sur le développement des échanges dans la sous-région. La situation d'Air Senegal International et de Senegal Airlines est totalement différente sur le plan statutaire et juridique", fait valoir la compagnie sénégalaise, qui explique que "le règlement des dettes éventuelles d'Air Senegal International (ASI) est du ressort exclusif du liquidateur d'Air Senegal International désigné par voie judiciaire".

Senegal Airlines est le fruit d'un "partenariat innovant" entre l'Etat du Sénégal et le secteur privé national. Elle dispose d'une flotte de trois Airbus A320 et d'un ATR 42-500.

Le Prix Kadima, institué par l'Organisation internationale de la Francophonie depuis 1989.
Présidé par l'écrivain Cheikh Hamidou Kane et Jean Tabi Maga, recteur de l'université de Yaoundé II, le jury de la 8e édition du Prix Kadima a décerné trois prix dans les catégories langue et description linguistique, traduction et littérature.


«Le verbe en peul: formes et valeurs en pulaar du Fuuta-Tooro» par Aliou Mohamadou (Cameroun), catégorie Prix des langues. Cet ouvrage de 238 pages décrit le verbe dans l'une des variantes dialectales du peul, le pulaar du fuuta-tooro, parlé en Mauritanie, au Sénégal et dans l'Ouest du Mali. Il contribue au vaste chantier qui s'ouvre devant les langues africaines, celui de l'élaboration d'outils pédagogiques de référence qui leur font souvent défaut, tout particulièrement en peul.

«Les pérégrinations des descendants d'Afri Kara», par Marie-Rose Abomo-Maurin (Cameroun), catégorie Prix de la traduction. Traduction du boulou en français de l'oeuvre d'Ondoua Engutu «Dulu Bon be Afri kara», texte mythique et fondateur de la communauté fan-boulou-béti inspiré d'un récit oral, cet ouvrage se prêtera aisément à une utilisation didactique et à sa vulgarisation. «Dulu Bon be Afri kara» constitue pour cette communauté une véritable référence culturelle et identitaire.

«Gasharu», par François Xavier Gasimba Munezero (Rwanda), catégorie Prix de littérature. Cette oeuvre de fiction écrite en kinyarwanda dresse le portrait de la société rwandaise contemporaine, vue à travers la vie d'une petite paroisse où les intrigues mettent en exergue la crise morale que connaissent des institutions de référence telles la famille et l'Église. Elle relance le défi de l'éducation morale et invite à une réflexion pour la promotion des valeurs spirituelles et socioculturelles.

Le Prix Kadima, institué par l'Organisation internationale de la Francophonie depuis 1989, a pour but de valoriser et de promouvoir les langues africaines et créoles en encourageant les recherches appliquées et les efforts de création littéraire et de traduction. Il est décerné tous les deux ans aux auteurs d'oeuvres inédites rédigées dans l'une de ces langues - ou en français s'il s'agit d'une traduction. Les lauréats bénéficient d'une bourse de 4 600 € et de la prise en charge de la publication de l'oeuvre primée.

Pour cette 8ème édition du Prix, une douzaine d'ouvrages ont été présentés, représentant 6 langues africaines et créoles: le peul, le wolof, le boulou, le tshiluba, le kinyarwanda, le créole seychellois.

La France a dit «oui». Fureur d’Israël et des USA.
Les Palestiniens obtiennent le statut de membre à part entière de l’Unesco. Une adhésion « prématurée » pour de nombreux diplomates. Les Américains et les Israéliens menacent de couper leur financement aux activités de l’Unesco.

Les Palestiniens ont réalisé une percée diplomatique significative. Les Etats membres de l’Unesco ont majoritairement choisi de leur donner le statut de membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture de l’ONU, lors d’un vote à Paris.

Les Palestiniens n’y bénéficiaient jusqu’à présent que d’un statut d’observateurs. Ce vote se déroulait dans un contexte de regain de violence entre Israël et les Palestiniens de la bande de Gaza.

La France a voté pour, tout comme la quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains: 107 des 193 Etats membres ont dit «oui», alors que 14 autres pays ont rejeté cette candidature.

Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada, par exemple, ont voté contre, tandis que l’Italie et le Royaume Uni se sont abstenu.

Le paludisme, la maladie la plus répandue dans le monde devrait bientôt être la moins meurtrière.

En effet, les premiers résultats d'une étude à grande échelle de Phase III du vaccin appelé RTS,S vont contribuer, après une injection, à la protection des enfants africains en bas âge contre les accès palustres simples et les formes sévères. Les résultats de cette étude ont été révélé à l'occasion d'un forum sur le paludisme organisé par la Fondation Bill & Melinda Gates à Seattle, à Washington.

Selon les résultats d'un essai clinique de phase 3 dévoilés aux États-Unis, un vaccin anti-paludéen réduirait le risque de contracter la maladie d'environ 50% chez les enfants africains en bas âge.

L'essai clinique de ce vaccin dénommé RTS,S et mis au point par le groupe britannique GlaxoSmithKline dans un laboratoire situé en Belgique le plus avancé contre le paludisme--, a été mené dans 7 pays d'Afrique subsaharienne. 
Il a montré que trois doses permettent de réduire le risque de paludisme de 56% et de 47% pour la forme la plus grave quand la maladie touche des organes comme le cerveau ou les reins et devient alors fatale. 

L'analyse de ces résultats, portant sur une période de 12 mois suivant la vaccination, a été effectuée sur des données provenant des 6.000 premiers enfants âgé de six à 17 mois vaccinés. 

La publication de ces premiers résultats "marque une étape clé dans le développement de ce vaccin (...) et devrait susciter de nouveaux espoirs que le paludisme soit vaincu", souligne le Dr Tsiri Agbenyega, le principal chercheur. 
"Ces résultats prouvent l'efficacité de travailler en partenariat pour créer un vaccin antipaludéen capable de protéger des millions d'enfants contre cette maladie dévastatrice", ajoute Bill Gates, co-président de la la fondation créée avec son épouse Melinda qui finance le PATH Malaria Vaccine Initiative créé en 2001. 

Malgré des progrès importants ces dernières années pour réduire la mortalité résultant du paludisme, cette maladie tue encore 781.000 personnes par an, dont une grande majorité des enfants en bas âge en Afrique sub-saharienne, selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). 

Les résultats de l'essai clinique du vaccin RTS,S ont été présentés au Forum sur le paludisme organisé cette semaine à Seattle (Etat de Washington, Nord-Ouest) par la Fondation de Bill et Melinda Gates. 
Ils sont également publiés dans la version en ligne du New England Journal of Medicine.

 

 

La petite Danica serait la 7 milliardième au monde! Mais d'autres pays revendiquent le titre.
La planète a passé le cap des 7 milliards d'habitants,. Une bataille a lieu autour de la désignation du 7 milliardième être humain. Si la petite Philippine Danica a été revendiquée très rapidement par son pays et désignée symboliquement 7 milliardième habitante de la planète, d'autres pays comme l'Inde ou la Russie veulent aussi leur champion.

Danica, Nargis, Alexandre ou Piotr? La bataille est rude pour le titre du 7 milliardième habitant de la planète. Qui pour succéder à Adnan Nevic, un bébé de Sarajevo, choisi par les Nations unies en 1999 pour être le six milliardième humain?

Cette année, alors que la population mondiale a passé le cap des 7 milliards, lundi 31 octrobre, l'ONU s'est gardée de désigner un "gagnant". Plusieurs pays sont donc en concurrence, chacun revendique la naissance, sur ses terres, de l'heureux élu.
Et ce sont les Philippines qui ont été les plus rapides à ce jeu. Le pays, qui compte parmi les plus pauvres de la planète, a annoncé la venue au monde de Danica May Camacho, petite fille de 2,5 kilos, née dimanche, 2 minutes avant minuit. Elle a été symboliquement désignée 7 milliardième habitante de la Terre. Ses parents ont été félicités par des fonctionnaires de l'ONU qui avaient apporté un gâteau pour l'occasion. La vie démarre plutôt agréablement pour Danica : elle a reçu une bourse pour ses études tandis que ses parents ont obtenu de l'argent pour ouvrir une boutique.

Mais l'Inde a aussi sa championne. Le pays, qui devrait devenir le plus peuplé au monde d'ici 2025, s'est félicité de la naissance de Nargis, née à 7h20 heure locale (soit 1h50 GMT), dans le village de Mall de l'Etat de l'Uttar Pradesh, selon l'ONG Plan International, basée au Royaume-Uni.

Les garçons participent aussi à la lutte pour le sacre du 7 milliardième habitant de la Terre. Deux provinces de Russie, Kamtchatka et Kaliningrad, contestent également le titre. Péninsule isolée et peu peuplée sur les rives de l'océan Pacifique, le Kamtchatka a vu naître un petit Alexandre lundi à 0h19 heure locale (soit 16h19 GMT dimanche).

"Notre pays, comme on le sait, commence avec le Kamtchatka, c'est pourquoi nous considérons que [ce bébé] est le premier à être né en Russie le jour où la population mondiale atteint 7 milliards", a déclaré dans un communiqué le dirigeant de cette région. Alexandre devra composer avec son compatriote Piotr présenté comme le candidat officiel de la région de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie. Le bébé de 3,6 kilos a vu le jour lundi à 0h02 locale soit (21h02 GMT dimanche).

Au delà d'une concurrence accrue pour le titre du 7 milliardième terrien, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU (qui marquera l'évènement mondial par  une conférence de presse) a estimé que le cap des 7 milliards n'était pas à prendre à la légère. Les nouveau-nés seront confrontés à des défis majeurs notamment en matière de nourriture, d'environnement, d'éducation et d'emploi.

Et au rythme de deux naissances par seconde, ils seront rejoints par plus de 2 milliards d'hommes, d'ici à 2050. En effet, selon les prévisions de l'UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population), la Terre comptera 9,3 milliards d'habitants en 2050 et plus de 10 milliards d'ici la fin du siècle.

L'Afrique a besoin d'une industrie solide dans le monde d'internet.

Le business d'internet existe en Afrique, mais il n'est pas exploité à sa juste valeur pour pouvoir profiter des revenus qu'il engendre, a indiqué le Président-directeur général de la plateforme "Afrinic", Adiel Akpologan.
M. Akpologan s'exprimait dans un entretien avec l'APS en marge de la 42-ème réunion d'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), qui s'est tenue à dakar, au Sénégal et qui a réuni  1.500 participants en provenance de 130 pays.

Selon lui, les Africains doivent transcender leur façon de faire et voir qu'internet est un business global. "Il faut que nous arrêtions de voir internet en tant que pays en voie de développement. Nous devons le voir en termes de business. Le marché du business d'internet existe, sauf que nous ne nous attelons pas, nous ne nous attardons pas vraiment sur le modèle. C'est-à-dire, voir ce qui marche pour l'Afrique. Nous avons besoins d'industrie d'internet qui génèrent des sous", a expliqué le PDG d'"Afrinic qui, invitant les Africains à se poser la question de comment faire pour vendre plus de noms de domaines pour que les coûts ne soient pas prohibitifs, a souligné: "Nous ne devons pas être la partie du monde où tous se fait au rabais. Nous devons définir notre business pour qu'on nous écoute. Dans ce business, chacun vient avec des moyens imaginatifs pour pouvoir jouer sur ce marché".

Adiel Akpologan a rappelé que l'Afrique a besoin d'une industrie solide dans le monde d'internet.

Réintégration des 3 pays d'Afrique de l'Ouest au sein du programme de coopération économique américain AGOA.

Une réhabilitation qui vient récompenser les progrès démocratiques effectués récemment. Chacun de ces pays avait auparavant perdu son éligibilité aux bénéfices de l'AGOA (Programme Américain d'Aide au Développement) en raison de changements non-démocratiques dans leur gouvernement.

Dans son communiqué, le Conseil national américain de sécurité note qu'en 2010, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Niger «ont organisé des élections présidentielles considérées comme libres et justes».
Et le texte explique que c'est à ce titre que «le président Obama a signé un décret restaurant les privilèges commerciaux et d'autres bénéfices» de ces trois pays au sein de l'AGOA.


Instauré en l'an 2000 par l'administration de George Bush, l'AGOA avait sanctionné la Côte d'Ivoire dès 2005, alors que le pays était en proie aux violences politiques. Conakry et Niamey, quant à eux, s'étaient vus écartés en janvier 2010, à l'occasion du putsch en Guinée et alors que Mamadou Tandja refusait de remettre son mandat en jeu au Niger.
Le gouvernement ivoirien a déjà salué sa réhabilitation par les Etats-Unis, la jugeant «de bon augure», après la sanglante crise post-électorale subie par le pays.

Prévu pour durer jusqu'en 2015, l'AGOA facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique mais également les réformes dans les pays subsahariens. La liste des pays membres est révisée annuellement. La Côte d'Ivoire, le Niger et la Guinée ont retrouvé leur statut et le conserveront au moins jusqu'à fin 2012.